Bonsoir/bonjour tout le monde! :)

Si vous saviez à quel point je suis contente de vous écrire en ce moment-même (1h00 du mat')... j'ai cru que cela n'arriverait pas si tôt! x)

En effet, je me réjouissais de ne pas avoir attrapé cette sale grippe qui roule et fait des dégâts mais j'ai parlé trop vite apparemment... la semaine passée a été affreuse et je n'avais rien pu traduire! Ces deux derniers jours ont été très éprouvants également puisque j'ai fait mon maximum pour vous poster la suite de cette histoire.

Vous avez vraiment l'air de l'adorer donc je me vois mal vous priver du plaisir de la lire! Et voilà, j'ai un petit jour de retard enfin quelques heures, mais j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur! ;)

Merci encore pour vos nombreux commentaires, vos mises en favoris et en alertes! On approche d'ailleurs dangereusement de la barre des 100 reviews et je vous avoue que ce sera une première, j'en suis toute excitée! ;D

Allez, j'arrête là mon babillage et je vous laisse découvrir ce chapitre 8 dans la tête d'Edward... j'en connais un dont les hormones font le yo-yo! :P

Je vous souhaite une très bonne lecture et surtout, prenez bien soin de vous!

ValouPili


Disclaimer: Twilight appartient exclusivement à Stephenie Meyer mais ce petit bijou provient de l'imaginaire très foisonnant de Johnnyboy7! Retrouvez le lien de sa fiction sur mon profil!


CONFÉRENCE DE PRESSE: PREMIÈRE PARTIE

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Point de vue d'Edward
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Cette femme essayait-elle de me tuer? Je crois que oui!

C'était le tout premier match de Démétri et Will, et j'aurais pu tout aussi bien être au sommet d'une montagne que j'en m'en serais moqué. Dès que j'avais vu Bella, je ne crois pas avoir pu ôter mes yeux de ses jambes crémeuses qui étaient dans une paire de shorts et qui devraient être interdites. L'innocence qu'elle dégageait la rendait davantage sexy et cela me tuait. Elle était le démon et l'ange en un seul et unique magnifique paquet.

Je fus distrait un instant lorsque le chien mordit à sang Mike Newton et ce fut dix minutes bien marrantes. Que cela lui serve de leçon. Bordel, pour qui se prenait-il? Bien joué César. Il faudrait que je lui achète un énorme os à moelle parce qu'il venait de me sauver d'une situation que je ne connaissais que trop bien. Je n'avais donc pas à tuer Mike de mes propres mains pour avoir osé demandé à Bella de sortir avec lui. Si quelqu'un avait un rendez-vous avec elle, ce serait moi.

Elle était trop bien pour lui. Bon sang, pour moi aussi mais je la traiterais correctement si elle m'en donnait la chance, alors que Mike l'utiliserait comme un vulgaire déchet, comme il le faisait toujours. Mes sentiments pour Bella n'étaient pas que sexuels mais cela jouait un grand rôle. Ce n'était pas la peine de nier qu'il s'agissait de quelque chose de plus fort qu'une simple tension sexuelle. Je voulais être avec elle d'une façon que je n'avais plus ressentie depuis bien longtemps. J'allais devenir fou si je gardais mes émotions pour moi.

Mais pour l'instant, je devais me contenter de mes fantasmes. Je n'arrivais pas à m'enlever de la tête les pensées de son corps contre le mien, sous le mien, se presser dans mes draps… et cela me tuait.

oOoOoOoOo

Je me réveillai ce matin avec une putain de tâche humide sur le lit, là où j'avais eu mon petit accident. C'était l'évidence même de mon rêve humide. Je n'en avais plus fait depuis mes quatorze ans et là, je me comportais comme un foutu adolescent. Elle me rendait dingue. Ma queue me faisait constamment souffrir à cause des fantasmes dont elle faisait l'objet et sa tenue vestimentaire d'aujourd'hui ne faisait qu'empirer la chose.

"Papa. Je peux aller chez Michelle?" Demanda ma fille en rebondissant et elle me ramena à la réalité.

"Tu es sûre de ne pas vouloir rester avec nous le reste de la journée?"

"Non, les garçons vont sentir mauvais et la maman de Michelle a dit que je pouvais dormir. Je peux?"

"Je suppose que oui. Pense à prendre un sac." Lui répondis-je.

"Tante Alice vient me chercher pour me conduire à la maison. Elle est là." Dani pointa du doigt la Porsche jaune d'Alice garée dans le parking. Je pouvais voir d'ici son petit sourire en coin démoniaque lorsqu'elle me vit avec Bella.

"D'accord, mais appelle-moi quand tu arrives à la maison." Dis-je en l'embrassant.

"Au revoir papa. Salut Bella." Dani grimpa dans la voiture d'Alice et elles repartirent vite.

"Elle est gentille." Dit Bella tout près de moi.

"Merci. Elle l'a toujours été mais ces derniers temps, elle est un peu plus agressive."

"Comme toutes les filles. Nous avons tendance à exagérer les choses." Elle rit et je me jurai de toujours la faire rire parce que mon cœur en papillonnait

Papillonner? Mon Dieu, je ressemblais à une foutue fille.

Je laissai à nouveau mes yeux descendre sur le corps de Bella et je dus calmer ma région inférieure parce qu'elle était trop sexy pour son propre bien.

"Edward, mes yeux sont plus haut." Dit-elle en souriant en coin mais mes yeux restèrent sur ses jambes crémeuses et qui semblaient briller au soleil.

"Pardon… quoi?" Bégayai-je.

"Tu aimes ce que tu vois?" Dit-elle en arborant un grand sourire.

Sexy/Confiante/Dragueuse Bella était de retour pour jouer.

Elle savait à quel point son attitude m'affectait, elle jouait juste avec moi mais j'étais heureux de m'y forcer. Quelque part dans mon esprit, Je savais qu'il fallait que je passe à l'étape supérieure et lui demander de sortir avec moi, mais j'étais heureux de flirter avec elle.

"Tu vas attraper la grosse tête si tu continues Bella." Lui répondis-je en souriant de la même façon.

"Comment faire autrement quand tu me regardes de cette manière. Tu penses que je suis un mannequin ou autre." Rit-elle.

"Bien mieux." Dis-je à voix basse.

"Alors, quand est-ce que le match se termine?" Demanda-t-elle, reprenant ainsi une conversation normale.

"Dans dix minutes. Pourquoi, tu dois aller quelque part?"

"Non, pas vraiment", dit-elle en haussant les épaules, "je dois ramener César à la maison pour qu'il se calme après cette attaque." Répondit-elle en lui tapotant la tête.

"Tu n'aimes pas passer du temps avec moi?" Demandai-je, hésitant, mais je gardai mon expression espiègle.

"Tu as peur?" Dit-elle en tapant mon épaule de la sienne.

"Tu n'as pas répondu à ma question." Souris-je.

"J'aime passer du temps avec toi mais ce serait mieux si nous le passions à l'intérieur. Je brûle assez facilement."

"Ta peau ne cesse de m'émerveiller. Tu ne bronzes pas et elle est parfaite. Si je ne te connaissais pas, j'aurais pu jurer que tu portais du maquillage." Je passai mon doigt sur sa cuisse découverte et elle trembla.

Je t'ai eue. Je savais qu'un jour, elle craquerait.

"Et toi Edward? Tu aimes passer du temps en ma compagnie?" Demanda-t-elle en chassant ma main.

"Bien sûr. Tu es… spéciale." Lui répondis-je et je la regardai dans les yeux pour qu'elle sache que j'étais sérieux.

"Et bien, merci." Souffla-t-elle.

Nous ne nous quittâmes pas du regard pendant je ne sais combien de temps. Je ne parvenais pas à ne plus la regarder. J'enregistrais chaque petit détail de son visage et je réalisai qu'elle n'avait aucun défaut. Elle était parfaite, comme un ange peint par Botticelli ou une sculpture faite par de Vinci. Qui étaient ses parents et comment pouvaient-ils posséder d'aussi incroyables gènes pour créer une telle beauté?

"Je crois que le match est terminé." Dit-elle calmement alors qu'aucun de nous deux ne bougea.

"Quel match?" Demandai-je, sincère.

"Papa, papa. On a gagné!" Démétri se lança dans mes bras et je dus revenir à mon état normal pour vraiment prêter attention à mon fils.

Tu te souviens de lui Edward?

"Vraiment? Ouah. J'ai vu que tu avais marqué le dernier essai." Mentis-je.

"Ouai, Will et moi courions tellement vite. Tu nous a vus Madame Bella?" Lui demanda-t-elle.

"Bien sûr, et je pense que vous méritez tous les deux une récompense."

"Je veux aller chez Démétri maman. Je peux?" Demanda Will.

"Si Edward est d'accord."

"S'il te plaîîîîît?" Supplièrent les deux garçons.

"Ok, d'accord mais nous allons d'abord vous offrir deux glaces. Vous avez très bien joué, je ne peux pas le nier." Je passai la laisse de Coco à Bella et je pris dans mes bras les deux garçons qui sifflèrent avant de les jeter sur mes épaules. Ils frappèrent dans mon dos en me suppliant de les remettre par terre mais je ne cédai pas.

"Edward, ne lâche pas mon bébé." Me réprimanda Bella derrière moi, dans un ton joueur.

"Ce n'est pas mon intention." Dis-je en roulant des yeux.

Je m'assurai que les garçons étaient bien assis à l'arrière de ma Volvo avant de fermer la portière.

"Bon, tu peux me suivre." Dis-je.

"A quel magasin de glaces allons-nous?" Demanda-t-elle en sortant ses clés de voiture.

"Celui où tu as renversé ta glace Oreo sur nous." Ris-je.

Elle rougit légèrement, "ne commence pas Edward. Ce n'est arrivé qu'une fois." Souffla-t-elle. "Et je dois d'abord aller déposer les chiens."

"Toujours est-il que cet incident a fait ma journée. Je n'arrête pas de rire en y repensant et on peut déposer les chiens chez moi. C'est plus près." Elle ouvrit sa portière arrière et Coco suivi par César montèrent dans sa voiture.

"Bien. Je te suivrai." Coupa-t-elle et elle s'installa derrière le volant avant de claquer sa portière.

Merde.

Je ne savais pas si je devais rectifier la situation maintenant ou attendre mais Will décida pour moi lorsqu'il cria au travers de la vitre de ma voiture.

"Allez Monsieur Edward. On doit partir avant qu'il n'y ait plus du tout de glaces."

"Très bien. Gardez votre calme." Je montai en voiture et sortis du parking.

Bella me suivait de près et je pouvais voir son air renfrogné grâce à mon rétroviseur. Elle restait sacrément sexy et je dus me rappeler qu'il y avait des enfants assis dans la voiture sinon, j'allais me ranger sur le bas côté pour soulager la tension qui montait dans mon estomac.

Mon Dieu, cette femme me fait redevenir un véritable adolescent bourré d'hormones.

Je remarquai les paparazzis qui roulaient derrière sa voiture et cela me rendit incroyablement nerveux. Je virai presque de bord pour essayer de les éviter mais ils deviendraient d'autant plus agressifs si j'essayais de leur échapper. J'espérais que Bella ne les avait pas remarqués et qu'elle prenne peur mais cela ne semblait pas être le cas.

"Monsieur Edward, vous êtes acteur, c'est ça?" Demanda Will à l'arrière, tout excité alors que je conduisais jusqu'à la maison.

"C'est bien ça, et combien de fois t'ai-je dit de m'appeler Edward?"

"Désolé, mais maman dit que je dois appeler les vieilles personnes Monsieur et Madame."

"Je ne suis pas vieux." Ris-je.

"Je suppose que non." Les deux garçons rigolèrent et mon cœur se remit de nouveau à papillonner bizarrement.

"Alors, quel genre de films vous faites?" Continua-t-il.

"De tous les styles mais je m'assure de tourner dans des films que vous pouvez regarder. Je viens justement d'en faire un à propos de ninja."

"C'est vrai? C'est trop cool! Je veux faire ça un jour." Dit Will en sautant sur son siège. "N'est-ce pas Démétri?"

"Non, je veux être jouer de football américain." Dit Démétri en gonflant la poitrine.

"Mais c'est si cool d'être un acteur. Tu m'apprendras Edward?"

"Je ne peux pas vraiment t'apprendre. Soit tu sais le faire, soit tu ne sais pas." Dis-je en haussant les épaules et je le vis perdre un peu son sourire, "mais attend, tu peux venir un jour avec moi sur le plateau de tournage et tu pourras voir quelques acteurs au travail et rencontrer mon père."

"Oh oui, papy est réalisateur. Il fait faire des tas de trucs aux acteurs, pas vrai papa?" Rayonna Démétri.

"C'est juste." Je m'arrêtai devant la grille de la maison et l'ouvris alors que les paparazzis se garaient en bas de la rue et s'apprêtaient sans doute à attendre que nous sortions à nouveau.

"Super. J'ai hâte d'être plus grand. Alors je pourrais peut-être devenir acteur," dit Will. "Maman faisait du théâtre lorsqu'elle était à l'université, sur une grande scène. Elle m'a montré des photos.

Je le savais.

"Vraiment? Elle jouait bien?" Demandai-je en regardant dans le rétroviseur.

"Papy a dit que oui mais papa n'aimait pas qu'elle fasse ça. Il a dit qu'elle est mieux quand elle reste à la maison."

Je ressentis du feu sortir de ma gorge alors que Will parlait de son père. Bordel, pour qui ce Jacob se prenait-il?

"Et bien, je suppose que si elle voulait rejouer, elle serait douée." Dis-je en me calmant.

"Je pense aussi. Peut-être que vous pourriez tous les deux jouer dans un film."

Je l'espère mon garçon.

J'aidai Bella à emmener les chiens à l'intérieur et elle semblait toujours aussi furieuse contre moi d'avoir ri d'elle et je préférais donc ne pas commencer une conversation.

Je me rassis dans la voiture et nous repartîmes. Démétri et Will parlèrent de leur match et je tournai juste à l'angle du magasin de glaces lorsque je vis Bella bouger la tête au rythme de la musique dans sa voiture. Je n'entendais pas ce que c'était mais elle semblait très insouciante. Elle avait un air peu commun aux habitants de Los Angeles parce que tout le monde ici était tellement stressé. Je ne pus me retenir de rire en voyant à quel point elle était pure.

"Qu'est-ce qui te fait rire comme ça papa?"

"Rien." Ricanai-je et j'aidai les garçons à descendre du siège arrière. Ils coururent à l'intérieur du magasin alors que j'attendais Bella.

Elle se gara à côté de ma Volvo et j'en sortis.

"Tu es toujours fâchée contre moi?" Je pris l'air d'un chien triste et elle rigola.

"Arrête ça Edward. Tu as une tête bizarre."

"C'est ce visage qui m'a fait gagner un Oscar l'année dernière." Dis-je alors que nous pénétrions dans le magasin.

"Non, je suis désolée de te l'annoncer mais ce visage n'est pas ce qui t'a fait gagner."

"Et qu'est-ce que c'est alors, Madame Je Sais Tout?"

"Nous regarderons le film plus tard et je te le dirai." Elle me frappa dans l'estomac malicieusement et attendis devant le comptoir où les garçons essayaient de se décider à savoir quoi prendre. Sur notre chemin vers le comptoir, elle trébucha sur ses pieds et commença à tomber mais je la rattrapai avant qu'elle touche le sol. Je la vis rougir et elle laissa échapper un "merci" silencieux, mais je ne préférai pas l'embarrasser davantage en riant.

Je vis quelques paparazzis attendre devant le magasin mais tant qu'ils gardaient leur distance, j'étais capable de me comporter normalement avec eux. Je me tendis et ne parvins à m'ôter de la tête les horribles images de cette fameuse nuit. Ces salauds étaient responsables et je n'allais certainement pas les laisser m'enlever autre chose.

"Tout va bien Edward." Souffla Bella et elle me prit la main. Elle savait sans doute ce que j'avais à l'esprit. Mon corps se détendit aussitôt et je gardai sa main dans la mienne. Je ne la laisserais pas partir même si je le voulais. C'était trop bon.

"Je suis… tendu parfois." Je passai ma main libre dans mes cheveux.

"Je vois ça. C'est pour cette raison que je suis là." Me sourit-elle.

Nous commandâmes nos glaces et j'allai asseoir les garçons à table. Il n'y avait personne d'autre dans le magasin et nous profitions donc d'un peu d'intimité. Cela ne m'ennuyait pas de signer des autographes ou de me laisser prendre en photo mais Bella pouvait paniquer. Les garçons riaient et ne nous portaient pas attention.

"La glace est bonne?" Demanda Bella alors que j'avais le dos tourné.

"Bonne. Et la tienne?" C'est là que je la vis vraiment manger sa foutue crème glacée.

Bordel de Dieu.

Elle prenait un bout de crème vanille en bouche avec ses lèvres gonflées et roses. Elle était si délicate et à la fois enchanteresse. J'observai sa gorge parfaite alors que la crème glacée y descendait doucement. Sa langue sortit pour capturer la glace restée au coin de sa bouche. Le sang dans ma queue battait tellement fort que je ne pouvais presque pas le supporter. Est-ce qu'un pénis pouvait prendre feu? Je crois que oui.

"Qu'est-ce que tu me fais?" Je ne réalisai même pas ce que je dis mais je l'avais bien dit puisqu'elle sembla confuse.

"Qu'est-ce que tu as dit?"

"Rien du tout. Je… ouah." Je repassai ma main dans mes cheveux et tentai de me recomposer. Elle me rendait fou.

Elle commença à rire, "si seulement ta mère savait ce qu'il se passe dans ta tête." Dit-elle, "je connais ce regard." Elle prit encore un peu de glace et arqua un sourcil.

Bella la Diablesse était de retour.

"Tu es un démon." Lui dis-je, sérieux.

Nous chemins se séparèrent finalement une heure plus tard après qu'elle a repris César chez moi et je me forçai à garder mes esprits parce qu'il m'était tout bonnement impossible de rester calme si je me mettais à fantasmer sur elle.

Démétri nous supplia Bella et moi pour que Will reste dormir mais elle refusa parce que Will était toujours puni pour avoir brisé une vitre ou quelque chose dans le genre. Je crois qu'elle tentait de se trouver des excuses. Comme si cela avait été prévu, à la seconde où la porte d'entrée fut fermée, le téléphone sonna. Démétri courut jouer avec Coco et j'allai décrocher.

"Allô?" Demandai-je.

J'entendis des sanglots de l'autre côté de la ligne et qui provenaient de ma mère.

C'est parti.

"Edward, pourquoi tu ne m'as pas présentée à ta petite-amie? Tu as honte de moi?"

"Non. Je…"

"Qu'est-ce que j'ai mal fait? Je pensais t'avoir bien éduqué mais apparemment, tu n'as pas de bonnes manières. Depuis combien de temps êtes-vous ensemble et de surcroît, pourquoi ne l'ai-je pas vue? Elle est si charmante."

"Maman, ne joue pas la comédie." Gloussai-je.

Les sanglots cessèrent automatiquement et l'Esmée normale refit son apparition.

"Répond à ma question." Dit-elle, sévère.

"Elle n'est pas ma petite-amie. Démétri et son fils jouent dans la même équipe de football américain et elle travaille pour moi."

"Mais Carlisle m'a dit que tu l'aimais bien et j'ai entendu dire de si gentilles choses sur elle."

"Tout le monde a vraiment besoin d'arrêter l'inquisition."

"Tu l'aimes bien?" Demanda-t-elle simplement.

"Je ne sais pas." Je roulai des yeux en tenant le téléphone.

"Tu mens Edward. Tu ne peux pas me battre. Je suis actrice depuis bien plus longtemps que toi et je connais tous tes petits tours. Je suis ta mère pour l'amour de Dieu. Je te connais en long et en large."

"S'il te plaît, arrête ça. Je le ferai quand ce sera le bon moment." Soupirai-je.

"Mais j'ai vu toutes ces photos dans les magazines. Un bon mois Edward, c'est depuis tout ce temps que tu es avec elle et elle ne m'a toujours pas été présentée."

"Je t'ai dit d'arrêter de lire ces torchons. Tu sais qu'ils mentent tous."

"Même si sur la photo, je peux voir clairement la façon dont tu la regardes? Une photo vaut tous les mots du monde mon garçon. Elle est si jolie. Je vois comment vous vous comportez tous les deux. On ne peut pas le nier."

"Je sais maman, mais je veux y aller doucement."

"Pour quand est votre premier rendez-vous?"

"Je… euh…n'en suis pas encore là." Bégayai-je.

Il y eut un silence à l'autre bout du fil, "tu me fais honte Edward Cullen. Fais le premier pas ou Alice sera à ta porte mon garçon." Une sonnerie bruyante suivit lorsqu'elle raccrocha.

"Foutus fouineurs."

Je n'étais pas en colère contre ma famille parce que je savais qu'ils voulaient me voir heureux. Ils avaient beaucoup souffert de la mort d'Irina et il était évident qu'ils en étaient affectés mais nous gérions nos émotions différemment. Cela m'avait juste pris plus de temps pour me remettre en selle. Je savais que je ne pourrais jamais oublier Irina mais je devais essayer d'aller de l'avant. Je le devais.

"Qu'est-ce qui ne va pas chez toi?" Je me tins la tête et posai mes coudes sur le comptoir froid en marbre. "Invite-la à sortir, espèce de trouillard."

Je décrochai le téléphone, peut-être dix fois et me dégonflai à chaque fois. Je n'avais jamais été timide avec les femmes. Quelle était cette foutue différence désormais? Je le savais très bien. Je voulais que la relation fonctionne. Je voulais que notre relation fonctionne. Y avait-il seulement un "nous"? Peut-être que oui, peut-être que non, mais j'étais prêt à essayer. Bella était le genre de femme avec qui on s'installait, pas une femme avec qui on couche une fois.

S'installer?

Non… ne va pas trop vite. Tu es très loin d'en être là. Tu pourrais ne jamais l'être.

Je me couchai et je ne réalisai même pas pourquoi j'étais si heureux jusqu'à ce que je rêve de Bella. Elle avait retourné ma vie en un seul mois. Elle me faisait remettre en question tout ce que je connaissais. Elle avait fait tomber les murs que j'avais érigés au fil des années et maintenant, j'étais effrayé.

oOoOoOoOo

Nous étions dimanche et il passa très vite. Dani était encore restée à la maison de son amie et je voulais tellement voir Bella mais les allergies de Démétri faisaient des leurs donc je décidai de rester avec lui. Il avait toujours de sales allergies à l'automne mais rien de grave. Bella demanda si nous avions besoin de quelque chose mais je lui dis que non et nous discutâmes par téléphone durant quelques heures.

La sonnerie stridente du téléphone me réveilla le lundi matin et je n'avais pas l'intenter de décrocher. Je me tournai dans mon lit puis me souvins que Dani était chez son amie. Elle avait peut-être besoin de moi.

"Allô?" Répondis-je, groggy.

"Bonjour patron. Lève-toi et brille." Me dit Bella à l'autre bout du fil. Mes lèvres sourirent inconsciemment. "Aujourd'hui est ton jour d'interviews."

"D'interviews?" Demandai-je, un rien plus réveillé.

"Tu n'as pas consulté l'horaire que je t'avais envoyé par e-mail, n'est-ce pas?" Souffla-t-elle, "tu as conférence de presse aujourd'hui, pour ton nouveau film. Tous les magazines seront présents et Tanya et toi ainsi que l'équipe êtes supposés passer des interviews toute la journée. Les critiques ont vu le film ce matin donc ils vont avoir besoin de réponses."

"On ne peut pas la reporter?"

"Absolument pas. Le monde entier ne tourne pas autour de toi. Il y a près de cent journalistes qui attendent d'entendre tes réponses dans un peu moins de deux heures et tu n'es même pas hors de ton lit. Je te jure…" Elle marmonna quelque chose à propos de la ligne téléphonique mais je ne compris pas.

"Ok, d'accord… je me lève. Je dois amener les enfants à l'école…"

"Non. Alice arrive avec Dani et elle a déjà ta tenue. Elle conduira les enfants. Elle amène Will aussi donc je veux que tu sois prêt dans une heure."

"Mon Dieu, tu es une tortionnaire." Ris-je.

"C'est mon travail Edward et je le fais sérieusement. Maintenant, active-toi." Elle raccrocha et je grognai tout en balançant mes jambes hors du lit.

J'allai réveiller Démétri et je le trouvai vautré sur le lit avec Coco à ses pieds. Ils étaient tous les deux éreintés et semblaient être morts. Il me fallut une demi-heure pour les mettre debout et pour laver Démétri. Il sortit de sa chambre, le regard mauvais mais il s'habilla donc je ne me plaignis pas. Coco fut nourri et Démétri s'assit en face de la télévision en attendant Alice.

Elle, Will et Dani arrivèrent devant la porte cinq minutes plus tard et elle tenait un grand sac qui me donna envie de me cacher de la torture qui allait débuter. Après que Will et Dani m'eurent enlacé, ils coururent regarder la télévision avec Démétri.

"Ne commence pas. Bella m'a dit que tu n'étais même pas réveillé lorsqu'elle a appelé." Dit Alice, énervée.

"J'étais fatigué. Tu vas m'en blâmer?"

"Je peux oui. Nous disposons d'une demi-heure pour te préparer et j'ai beaucoup de travail. Tes cheveux sexy vont me prendre à eux seuls quinze minutes."

"J'aime mes cheveux sexy."

"Tais-toi."

Je m'assis et Dani vint me parler. Elle divagua sur les chouettes activités qu'elle fit chez son amie et j'écoutai attentivement parce que c'était la première fois que je la voyais si animée depuis longtemps. Je m'assis dans le salon pendant que Démétri et Will regardait Bob l'Eponge, que Dani me parlait de sa nuit passée chez sa copine, que Coco courait avec une balle et qu'Alice tentait de dompter la bête sur ma tête. Voilà à quoi se résuma ma matinée.

Lorsque nous sortîmes de la maison, je portai un jeans foncé délavé, un T-shirt vert à boutons et des mocassins bruns. C'était la tenue parfaite pour rendre les fans filles folles tout en restant professionnel. Je mis mes lunettes de soleil et je montai en voiture après avoir dit au revoir aux enfants. Alice m'arrêta avant que je n'arrive sur la route. Je descendis ma vitre pour que nous puissions parler.

"Quoi? Je vais être en retard et Bella va me tuer."

"Je sais mais il faut que tu soies gentil. On ne peut pas se permettre un autre problème comme la dernière fois." Elle arqua le sourcil.

"Le journaliste était hors sujet. Ma performance était bien meilleure que les arguments qu'il avançait." Lâchai-je.

"Tu lui as donné un coup de poing au visage. En quoi est-ce que c'est professionnel?"

"Tais-toi Alice. J'ai essayé…"

"Et bien Bella est coriace et elle ne va pas supporter le bordel que tu fais. Tu vas vers les ennuis si tu essaies ça avec elle. Je l'ai vue en pleine action." Sourit Alice, "amuse-toi bien." Et là, elle rebondit vers sa Porsche.

Je la saluai et démarrai. Je me maudis pour ne rien avoir mangé au petit-déjeuner parce que je savais que cette journée serait très longue et je savais aussi que je n'aurais rien à me mettre sous la dent avant le déjeuner; et que celui-ci n'arriverait pas avant quelques heures si les journalistes s'y mettaient.

J'aimais les conférences de presse parce qu'elle me donnait la chance de parler aux journalistes mais surtout aux critiques. Avec l'avancée d'internet, il y avait des blogs qui envoyaient leurs propres journalistes et c'était marrant de discuter avec eux des films dans lesquels je jouais, même si je répondais encore et encore aux mêmes questions. Mais cela ne me dérangeait pas.

Je promouvais mon travail et j'en étais fier. Mon père avait l'habitude de dire quelque chose, et je ne l'avais jamais compris jusqu'à il y a quelques années. Il disait que les acteurs n'étaient plus payé pour jouer, qu'ils étaient payé pour promouvoir et il avait raison en tout point.

Je zigzaguai dans la circulation et roulai jusqu'à l'hôtel Beverly Hills où la conférence de presse se tenait dans la salle prévue à cet effet. Je m'arrêtai au service voiturier et je passai mes clés à un adolescent dont le regard s'agrandit lorsque je sortis de ma Volvo. Je lui donnai un généreux pourboire avant d'entrer dans l'hôtel. Je traversai le hall d'entrée et je trouvai Bella qui semblait furieuse.

Je n'avais que dix minutes de retard. Allez quoi.

Mon souffle s'arrêta lorsque j'arrivai plus près et je pus enfin discerner ce qu'elle portait: une robe noire simple qui épousait ses formes mais qui n'était pas trop moulante. Elle avait des manches courtes mais le décolleté permettait de jeter un regard au haut de ses magnifiques seins dont le tissu couvrait sa poitrine. La robe s'arrêtait au-dessus du genou et Bella portait une paire de chaussures à talons noirs très hauts.

Ses cheveux étaient rejetés en arrière et elle n'avait aucun maquillage mais elle était la créature le plus magnifique de la pièce. On avait l'impression qu'elle devait monter sur scène avec moi au lieu d'être derrière. Elle regardait souvent sa montre qui brillait parce qu'elle était recouverte de diamants. C'est là que je réalisai qu'il s'agissait de l'une des créations d'Alice. Bella ne porterait pas un vêtement pareil sauf si on l'avait obligée mais cette robe lui allait tout de même à ravir.

Foutus fouineurs.

Après avoir observé son corps parfait, je pus enfin marcher vers elle de manière à ce qu'elle me voie. Ses bras étaient croisés et ses jambes légèrement écartées mais elle tapait impatiemment du pied alors que je la rejoignais.

"Euh… salut?" Dis-je, hésitant.

"Je t'ai dit d'arriver à l'heure et tu as", elle regarda sa montre, "dix minutes de retard."

"Désolé. Je devais préparer les enfants."

Elle m'agrippa le bras et me conduisit vers la salle de danse où les invités étaient rassemblés. Elle m'amena à l'arrière pour me préparer, "ne me sors pas des arguments pareils. J'ai aussi un enfant et je suis là depuis une heure."

"Désolé." Je ris parce qu'elle était tellement mignonne.

"Ne te fous pas de moi Edward." Elle m'assit dans une chaise où on me poudra le visage et elle me fourra une tasse de café dans les mains, "c'est un jour important pour nous deux et je n'ai pas envie que tu foutes tout en l'air."

"Ok, je serai gentil comme un agneau." Dis-je en souriant d'un air suffisant et elle me rendit mon sourire d'une manière diabolique.

La journée s'annonçait sacrément longue.


J'espère que tout comme moi, vous sentez que la situation avance entre eux! Votre patience est mise à rude épreuve! ;)

N'hésitez pas à laisser un petit commentaire, ça fait toujours plaisir! :)

Et maintenant, direction les 100 REVIEWS! Vous vous en sentez capables? :P

Bisouilles!