Petite surprise du soir bonsoir, cette semaine je poste avec un jour d'avance ! Hé hé ! Bonne lecture.

Chap 9 : Invitation

Elle fut réveillée par des coups frappés à la porte. Elle était seule dans le grand lit et la mezzanine était plongée dans le noir, la seule lueur qui lui parvenait venait du salon. Elle entendit Draco ouvrir, échanger quelques mots avec quelqu'un et refermer. Jetant un regard à l'horloge sur le mur de droite, elle réalisa qu'il était presque 20h30, elle n'avait dormi que 3 heures. S'enroulant nue dans le drap, elle descendit l'escalier et découvrit son amant, vêtu d'un pantalon en coton et d'un t-shirt. Il était en train de sortir des plats préparés d'un sac en kraft.

- Le repas est servi, lui lança-t-il.

Elle le rejoignit et prit place en face de lui sur le tabouret qu'il lui indiquait, puis il poussa une boite de nouilles au poulet et une paire de baguettes vers elle.

- Comment tu te sens ? lui demanda-t-il après avoir avalé quelques bouchées.

- J'ai mal aux cuisses, répondit-elle la bouche pleine.

Il éclata d'un rire franc.

- Ça, il va falloir t'y habituer.

Il la regarda affectueusement dévorer sa part de nouilles, puis s'attaquer aux bouchées de crevette. A cet instant précis, il sut au plus profond de son âme qu'il poserait toujours un regard bienveillant sur elle, que jusqu'à la fin de sa vie, il serait toujours là si elle avait besoin de lui et pas que pour du sexe.

- Tu sais, dit-elle en le sortant de ses pensées, j'ai bien cru que tu allais me laisser rentrer chez moi, tout à l'heure.

- Je sais, mais je n'allais pas te laisser partir comme ça, surtout si je ne dois pas te voir pendant trois semaines.

- Mmh, oui. A propos…

- Oui ?

- En fait, il y a quelque chose que je dois te donner depuis quelques semaines déjà mais je n'ai pas encore osé.

Elle se dirigea jusqu'à son sac, resté sur le sol du salon, et en tira une enveloppe aux armoiries de la M.U.S.E. qu'elle lui tendit. Il la décacheta, intrigué, et en commença la lecture rapide.

- J'avais peur que ça ne t'éloigne de moi plus qu'autre chose.

C'était une invitation au gala de l'université qui avait lieu tous les ans en février, date anniversaire de la création de la M.U.S.E. Il l'avait lui-même évité lorsqu'il était élève car il n'avait pas réussi à décrocher de stage à cause de son nom, et aussi parce les galas n'étaient pas trop la tasse de thé du Draco adolescent.

Il se souvenait néanmoins que les tuteurs, et éventuellement les parents, étaient invités. Narcissa avait d'ailleurs été très déçue que son fils refuse de s'y rendre. Elle aurait été fière d'y aller à ses côtés afin de montrer à tous les maîtres de stage qui l'avait refusé ce qu'ils avaient raté.

- Tes parents ne t'y accompagnent pas ?

- Mes parents ? ricana-t-elle. Ils se fichent pas mal de mes études.

- Ta mère avait pourtant l'air fière au dîner chez Blaise.

- Ça, c'est parce que ça lui donnait un sujet de conversation à aborder avec toi.

- Et quand elle m'a demandé de t'aider pour ton mémoire ?

- Un échec ferait une vilaine tâche sur notre famille parfaite. Elle serait prête à payer les examinateurs pour que je réussisse.

- Je vois.

Draco relut l'invitation. Le gala était prévu pour le courant de la deuxième semaine d'absence d'April. En effet, la jeune fille devait à présent enchaîner deux semaines de stage avec trois semaines de cours, et ce jusqu'aux examens de fin d'année en juin. Il était partagé sur l'idée de l'accompagner : d'un côté, raccourcir la période loin d'elle le tentait bien, mais il avait peur que leur complicité soit trop voyante ou qu'elle n'arrive pas à se retenir en public. Et de l'autre, il ne voulait pas lui infliger la honte de se présenter sans accompagnateur. Il n'y avait pas de plus grande mortification à la M.U.S.E. que d'afficher publiquement son incapacité à trouver un tuteur, qui se traduisait généralement par un niveau plus que médiocre.

- Laisse-moi y réfléchir, d'accord ?

- OK.

Elle buvait un grand verre d'eau lorsqu'une chouette frappa au carreau de la baie vitrée. Intrigué, Draco lui ouvrit d'un coup de baguette et à sa grande surprise l'oiseau déposa un morceau de parchemin griffonné sur les genoux d'April, avant de lui tirer une mèche de cheveux.

- Aïe !

D'un geste vif, Draco stupéfixia le volatile avant de se tourner vers elle.

- Tu m'expliques ?

- C'est Emilie, une copine de l'université. J'avais complètement oublié qu'on devait sortir, ce soir.

- Sortir ?

- Euh, oui. On devait retrouver Hannah, ma colloc, et Madison dans un bar.

- Vraiment ?

- Oui, mais je vais lui dire que je ne viens pas, finalement.

- Non, vas-y.

- Je n'ai qu'à lui dire que je reste avec mon nouveau copain ?

- Ne fais pas ça !

- En fait c'est trop tard. Elles savent déjà que je suis… que j'ai quelqu'un en vue, ça me permet d'expliquer pourquoi je passe moins de temps avec elles. Mais elles ne savent rien d'autre, assura-t-elle.

Le visage de Draco s'assombrit, il n'aimait pas du tout cette idée. Si April finissait par leur parler de lui, autant dire que le campus entier serait au courant dans la seconde suivante. Personne ne pourrait les faire taire. C'était comme demander à un Gryffondor d'avoir un comportement sensé : impossible.

- J'espère bien, reprit-il le ton dur et froid.

Il se leva, lui attrapa le menton pour qu'elle le regarde bien face et serra assez fort pour sentir sa mâchoire se contracter de douleur.

- Écoute-moi bien, dit-il lentement quand il fut sûr d'avoir toute son attention. Si jamais tu parles de nous à qui que ce soit, je peux te promettre que tu le regretteras amèrement. Je mettrais fin à ton contrat immédiatement, et non seulement je ne te toucherais plus jamais, mais je disparaîtrais intégralement de ta vie. Est-ce que tu as compris ?

- Oui, murmura-t-elle.

- C'est très bien, ma douce, apprécia-t-il en relâchant son étreinte et en embrassant délicatement la trace rouge laissée par ses doigts sur sa mâchoire.

Il jeta les restes de leur repas à la poubelle et monta à l'étage, la laissant figée sur son tabouret, ne sachant pas trop quoi faire. Elle l'aimait tellement, mais parfois il lui faisait peur comme lorsqu'il l'avait saisi par la gorge le soir du nouvel an. Elle n'avait pas du tout envie de partir, encore moins pour rejoindre ses copines mais elle appréhendait aussi de monter le retrouver là-haut sans savoir dans quel état d'esprit il était.

Finalement, elle écrivit à Emilie qu'elle était malade et qu'elle ne viendrait pas avec elle avant de confier sa missive à l'oiseau dont elle rendit la liberté de mouvement en utilisant sa baguette, elle aussi restée dans son sac. Puis, armée de sa baguette et de son drap blanc, elle remonta dans la chambre. Draco avait ôté son t-shirt et était assis sur le lit, dos au mur, les jambes étendus devant lui, un livre à la main. Il sourit en la voyant s'avancer timidement les bras croisés sur sa poitrine.

- Ne fais pas cette tête, la taquina-t-il. Viens.

Elle se rallongea à côté de lui.

- Qu'est-ce que tu lui as dit, finalement ?

- Que j'étais malade.

Il n'insista pas sur ce sujet et se replongea dans sa lecture. Lorsqu'il eut fini son chapitre, il s'aperçut qu'elle s'était rendormie. Il posa alors son livre, ôta son pantalon et éteignit la lumière d'un coup de baguette avant de se glisser contre son corps chaud. Il l'enlaça et embrassa son front avant de sombrer à son tour.

La sensation de se réveiller une nouvelle fois à ses côtés aux premières lueurs de l'aube avait une toute autre saveur lorsqu'il était chez lui. Il n'avait jamais ramené de fille dans son propre lit, pas même Astoria qui avait déjà son propre logement à cette époque, ni sa deuxième petite amie à qui il avait inlassablement sortie l'excuse de ne pas vouloir s'envoyer en l'air sous le même toit que sa mère, omettant volontairement de lui parler de son loft.

April dormait encore entre ses bras, mais avec elle c'était différent, il avait une étrange sensation, comme un besoin vital de la protéger, c'était un peu comme dormir avec une petite sœur. Il réalisait que cette pensée était très malsaine quand il repensait à ce qu'il lui avait fait quelques heures plus tôt dans ce même lit mais il ne pouvait pas s'empêcher de la voir un peu ainsi.

Il se leva lestement, non sans l'avoir embrassé sur le front, geste qui était lentement, mais sûrement, en train de devenir un réflexe, puis il se glissa sous la douche. Tout en se savonnant, il la regardait dormir à travers la vitre qui se couvrait doucement de buée. Il imagina la situation inverse : elle, lavant son petit corps tandis qu'il la contemplerait depuis le lit et il sentit aussitôt son sexe réagir à ce fantasme. Dans sa tête, la vision était aussi nette que la réalité, il voyait parfaitement le savon descendre lentement sous forme de mousse blanche le long de ses épaules, de son dos, de ses fesses. Il la voyait glisser une main savonneuse entre ses cuisses pour s'appliquer à en laver chaque recoin.

Dans la réalité, la main de Draco suivit le même chemin jusqu'à son entrejambe et il commença à se masturber. April gémit et se retourna dans les draps, découvrant une jambe nue au bord du matelas. Sa silhouette devenait de plus en plus imprécise tandis que la vitre s'opacifiait.

La brunette de sa vision cessa de se laver, mais garda la main entre ses cuisses, ses mouvements n'avaient plus rien à voir avec un nettoyage, ils devenaient beaucoup plus lascifs tandis qu'il l'imaginait commencer elle aussi à se caresser. Il jouit sous l'eau chaude en se la représentant accédant à son plaisir solitaire, la bouche entrouverte sur un cri silencieux, les traits de son petit visage extatiques.

Une fois apaisé, il se lava à nouveau et sortit se sécher et s'habiller. Comme la semaine précédente, il lui laissa un mot lui disant de faire comme chez elle, mais de ne pas l'attendre. En effet, il avait des obligations prévues pour le week-end et il avait en tête quelques projets pour elle qu'il devait préparer dès maintenant.

Il se rendit ensuite directement au manoir pour aider, comme promis, sa mère à préparer sa soirée dédiée à la récolte de fonds pour un orphelinat dont elle était la marraine. Tout en donnant des ordres aux elfes et en rectifiant la décoration d'un coup de baguette, il commença à discuter un peu avec elle de sa semaine, avant d'aborder le sujet qui l'intéressait.

- Mère, pourrais-je inviter les Stevenson pour le thé, demain ?

- Enfin Draco, on n'invite pas les gens la veille pour le lendemain ! Pour quelle occasion, je te prie ?

- J'ai besoin de leur parler un peu d'April, tu sais, leur fille, que j'ai en stage à la Dragon Corporation ?

- Pourquoi ne te rends-tu pas chez eux ?

- Je voudrais les voir seuls à seul de préférence.

Autant sa mère était friande de grandes réceptions avec beaucoup de monde, autant elle était mal à l'aise en petit comité. Elle aimait pouvoir s'échapper d'un groupe de discussion sous prétexte de s'occuper d'autres convives lorsque la conversation prenait un tour qui ne lui plaisait pas. La perspective de ne pas assister à l'entretien finit donc de la convaincre d'accepter et Draco monta aussitôt à leur volière pour envoyer son message aux Stevenson qui acceptèrent de se rendre au manoir Malefoy le lendemain à l'heure du thé.

oOo

Lorsqu'April et son petit frère descendirent au salon ce dimanche-là pour le traditionnel thé en famille dominicale, ils trouvèrent leurs parents dans le hall en train de mettre leur cape de voyage.

- Où est-ce qu'on va ? demanda Henry.

- Vous ? Nulle part, répondit leur père.

- Nous allons prendre le thé chez les Malefoy, ajouta sa femme, euphorique.

- Chez les Malefoy ? répéta April interloquée.

- Oui, qu'est-ce qu'il y a de si étrange à cela ?

- Je peux venir ? demanda-t-elle pleine d'espoir.

- Tu n'es pas invitée, la rabroua vertement sa mère avec un ton condescendant.

Ce fut une douche froide pour elle. Pourquoi ses parents étaient-ils invités chez Draco et pas elle ? Puis, elle se reprit : ses parents étaient invités chez les Malefoy, mais l'invitation émanait peut-être de la mère de Draco et non de lui, peut-être n'y serait-il même pas. Elle était quand même déçue et remonta dans sa chambre en traînant les pieds.

oOo

Au manoir Malefoy, Draco installait ses deux invités dans le petit salon, tandis qu'un elfe leur apportait du thé et des biscuits. Puis, après les salutations d'usage, il entra dans le vif du sujet.

- Monsieur Stevenson, Helen, si je vous ai demandé de venir aujourd'hui, c'est pour vous parler de votre fille.

- April ? s'étonna la femme. Qu'a-t-elle fait ?

- Rien, ne vous inquiétez pas. En fait, c'est du gala de l'université dont je voudrais parler, plus précisément. Votre fille m'a dit que vous ne pourrez pas l'accompagner ?

A cet instant le couple se lança dans une ribambelle d'excuses qui relevait presque de la sécurité du secret magique pour justifier leur absence à ce gala par ailleurs totalement insignifiant. Draco ne tenta même pas de leur ouvrir les yeux sur les réels talents et sur la valeur de leur fille et sourit poliment en ressortant sa tenue d'hypocrite qu'il n'avait plus utilisé depuis longtemps. Il les arrosa de « Bien sûr », « Je comprends tout à fait », « C'est évident ».

- Me permettrez-vous de vous remplacer ce jour-là ? demanda-t-il enfin avec un sourire enjôleur à l'attention d'Helen.

- Ma foi, pourquoi pas ? bredouilla-t-elle en se tournant vers son mari.

- Oui, je suis d'accord, acquiesça celui-ci. Mais, si je puis me permettre, monsieur Malefoy, vous ne devriez pas perdre votre temps avec ces enfantillages.

- A vrai dire, j'ai un but tout à fait égoïste pour me rendre à cette réception, ce sera l'occasion pour moi de rencontrer mes concurrents, expliqua-t-il.

- Mais bien sur ! s'exclama la tante Helen. Les autres maîtres de stage, n'est-ce pas ?

- Exactement.

- C'est très malin, apprécia-t-elle tandis qu'il lui répondait d'un sourire faux.

- J'aurais une dernière faveur à vous demander, continua-t-il.

- Allez-y.

- Je voudrais offrir une tenue adéquate à votre fille pour cette occasion.

- Ce n'est pas la peine, monsieur Malefoy, se renfrogna l'oncle Richard. Je suis certain qu'April a déjà tout ce qu'il lui faut.

- Il faut que vous compreniez, monsieur Stevenson, que lors de cette soirée, votre fille représentera mon entreprise.

- Je comprends, marmonna-t-il. Si vous insistez.

- Je vous remercie.

oOo

Johanna voyait bien que l'ambiance à la Dragon Corporation avait changé depuis le retour d'April à l'université. Voilà une semaine qu'elle avait repris les cours et son patron était de plus en plus maussade. Elle le surprenait parfois les yeux perdus dans le vague et, deux jours auparavant, elle avait même accouru depuis l'antichambre en l'entendant pester, uniquement pour le découvrir en train de réparer les dégâts de son chaudron qui avait débordé. Jamais encore il n'avait raté une potion à ce point. Elle sourit en lui venant en aide.

- C'est un peu morose, ici, depuis qu'April n'est plus là.

- C'est vrai, confirma-t-il, soudain méfiant. J'avoue qu'elle a beau être immature, elle apportait un peu de jeunesse.

- Vous la trouvez immature ? Elle me semble au contraire très responsable, pour son âge.

Il haussa les épaules et elle n'insista pas. En réalité il ressentait son manque bien plus qu'il ne l'aurait avoué. Il avait beau lui répéter qu'il la dominait, c'était elle qui envahissait ses pensées, elle qui lui faisait rater ses potions, elle qui le réveillait la nuit en apparaissant dans ses songes. Mais tout irait mieux une fois qu'il l'aurait vue. Il ne lui restait plus que quatre jours avant le gala et il songea qu'il était temps de lui donner sa réponse et son cadeau.

A la fin de la journée, il enfila une robe de sorcier sombre à capuche qu'il rabattit sur ses cheveux blonds et transplana non loin de l'université, avant de s'y diriger à pied, dissimulé par l'obscurité tombante. Il se plaça devant l'entrée du dortoir d'April et attendit patiemment. Soudain, quatre filles qui riaient bruyamment s'approchèrent. Il la distingua aussitôt lorsque le groupe passa sous le réverbère. Elles s'arrêtèrent devant les marches et se souhaitèrent une bonne nuit avant de se séparer. Une blonde et une autre brune continuèrent leur chemin, tandis qu'April et sa colocataire rentraient dans le hall. Alors qu'elle se retournait pour refermer la porte derrière elle, il se décolla du mur et s'avança quelques secondes dans la lumière. April se figea, puis se retourna pour adresser quelques mots à son amie qui s'enfonça dans le bâtiment. Puis, lorsqu'elle fut sûre d'être seule, elle courut jusqu'à lui pour se jeter dans ses bras. Il l'enserra et l'attira derrière un arbre feuillu pour l'embrasser à en perdre le souffle.

- Je suis tellement contente de te voir ! lui dit-elle lorsqu'il la relâcha enfin. Tu m'as manqué.

- Toi aussi, ma douce, dit-il sans y penser.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- Je n'ai pas le droit de venir te voir si j'en ai envie ?

- Si, bien sûr, mais je croyais que tu voulais qu'on reste discrets ?

- Outch ! Tu m'as eu. En fait, je suis venu te dire que j'avais décidé de t'accompagner jeudi.

Son visage s'éclaira et elle l'embrassa vivement encore une fois.

- Merci.

- Ne me remercie pas encore, j'ai un autre cadeau pour toi.

- Vraiment ?

- Il t'attend dans ta chambre, acquiesça-t-il.

- Est-ce que je dois aller l'ouvrir tout de suite ?

- Tu devrais, avant que ta coloc' trop curieuse ne le fasse pour toi.

Elle s'éloigna de quelques pas puis revint vers lui.

- Tu ne seras plus là si je ressors après, n'est-ce pas ?

- En effet. Mais on se voit dans quatre jours.

Un voile de tristesse passa devant ses yeux mais elle lui sourit quand même et s'enfuit après lui avoir volé un dernier baiser. Il la regarda tendrement s'éloigner et attendit qu'elle soit hors de sa vue avant de s'en aller.

Dans la chambre, Hannah l'attendait de pied ferme et April comprit aussitôt pourquoi quand elle vit le long paquet posé sur son lit. En l'ouvrant, elle découvrit une jolie robe de bal couleur chocolat. C'était une robe bustier avec un nombre incalculable d'épaisseur de tulle qui lui tombaient au niveau des genoux.

- Woah ! s'émerveilla Hannah. C'est pour le gala ?

- Oui, j'ai réussi à convaincre mes parents de me l'offrir et je l'ai commandé par hibou, mentit-elle sans arriver à lâcher la robe des yeux.

Elle la trouvait vraiment somptueuse, beaucoup plus élégante que sa robe noire du jour de l'an, et elle avait hâte que Draco la voit dedans.

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Prochain chapitre vendredi prochain... et apparition de notre Mione préférée !