Cher lecteur, bonjour !
Un petit mot en passant pour vous dire qu'une petite review, ça fait plaisir et ça peut m'aider à m'améliorer dans la forme comme dans le fond!
Sur ce, bonne lecture cher lecteur !
Petit lexique :
Hogwarts : Poudlard
School of witchcraft and wizardry : école de sorcellerie
Great Hall : Grande Salle
Divination : Divination (j'aurai peut-être pu ne pas le mettre celui-là...)
Transfiguration : métamorphose
Madam Pomfrey : Mme Pomfresh
Gryffindor : Gryffondor
Hufflepuff : Poufsouffle
Ravenclaw : Serdaigle
Slytherin : Serpentard
Beater : batteur
Chaser : poursuiveur
Keeper : gardien
Seeker : attrapeur
Bludger : cognard
Quaffle : souaffle
Snitch : vif d'or
French Touch ! (A so-called adventure of Giselle Moulin)
Chapter 9 :An Unidentified Flying ... Fly
Hogwarts, le 1 décembre
Enfin le week-end ! Giselle allait pouvoir échapper aux regards furibonds de ses camarades, et avec un peu de chance, lundi, ils auraient oublié les larmes de cette pisseuse de Patricia. Lorsqu'elle arriva dans la great hall, la plupart des élèves finissaient de petit-déjeuner. Il était 10 heure, c'était tôt pour un samedi matin. Yvain l'aborda en ne s'étaient quasiment pas parler de la semaine. Les cours qu'ils avaient en communs, le cours de potions par exemple, n'étaient pas exactement propices aux discussions entre amis.
« - As-tu fait pleurer une autre de tes petites camarades dernièrement ? »
Mais en voyant la tête de harpie sauvage qu'avait prise celle de Giselle à ces mots, il s'excusa d'avoir un charme dévastatueur, toujours en quête de chaire fraîche à se mettre sous les lèvres.
Et comme il lui tendait en même temps une tasse de thé et des toasts recouverts d'une gelée aux fruits non identifiés mais à la carnation appétissante, elle lui pardonna de l'avoir transformé en l'ennemi public numéro 1 pour les personnes qu'elle allaient côtoyer jusqu'à la fin de sa scolarité.
Le professeur McGonagall, qui passait par là, lui dit sèchement d'aller manger à table, et Giselle s'assit à sa table, non sans pousser des soupirs déchirants qui firent lever les yeux de Minerva au ciel. Quelle impertinente cette gamine !
Tout à coup, un hibou se posa devant le gobelet de jus de citrouille de Giselle.
« - Pshht le piaf ! Bouge de là ! » fit elle, agacée.
L'oiseau lâcha une enveloppe sur le toast tout confituré de Giselle et s'envola.
« -Oh… c'est pas cool ça… » murmura Giselle en secouant sa lettre.
Yvain, qui s'était assis à coté d'elle, lui prit le papier des mains.
« - C'est le sceau de Beaubâton., lui dit-il en déchirant l'enveloppe. Il en sortit un parchemin qu'il lu à voix haute :
« Mademoiselle Moulin,
suite à votre renvoi de l'Académie de Beaubâton et à votre inscription à Hogwarts, school of witchcraft and wizardry, vous avez rendez-vous le samedi 1er décembre à 10h30 dans le bureau du professeur McGonagall afin de finaliser la procédure du transfert. Vos parents seront également présents.
Bonne continuation,
Olympe Maxime, directrice de l'Académie de Beaubâton »
Yvain et Giselle échangèrent un regard.
« Tes parents seront présents ?
- Ne prends pas cet air sceptique. Les miracles arrivent de temps en temps. »
Il était bientôt l'heure du rendez-vous. Yvain accompagna Giselle jusqu'au bureau du professeur de Transfiguration, lui dit quelques mots d'encouragements et la laissa. Elle frappa à la porte. Quelqu'un l'ouvrit. Une jeune femme que Giselle n'avait jamais vu de sa vie. Elle lui fit un grand sourire et lui dit en français :
« Bonjour Giselle ! Je te reconnais, tes parents gardent une photo de toi dans leurs portefeuilles, tu as quand même bien grandi depuis qu'elle a été prise ! »
Giselle entra dans le bureau en la dévisageant d'une façon plus qu'impolie. Il n'y avait que le professeur McGonagall, en plus de la jeune femme. Ses parents ne s'étaient pas déplacés. C'était à prévoir.
« Miss Moulin, dit le professeur, votre transfert vient d'être officialiser et toutes les démarches sont terminées. Miss Falbala Tragicomix vient de m'apporter tous les papiers signés et en règle. Donc... bienvenu à Hogwarts miss Moulin et congratulation ! »
Minerva McGonagall ne pu s'empêcher de sourire à sa nouvelle élè de rien, la petite Giselle Moulin lui faisait pitié. Ses parents s'étaient contenter d'envoyer leur secrétaire. Il est vrai que le couple Moulin avait un travail qui était loin d'être simple et qui leur demandait beaucoup de temps, mais c'était leur fille tout de même. Leur fille unique.
Giselle sortit du bureau. C'était fait. Elle allait enfin pouvoir profiter de son week-end ! Mais avant ça, elle allait devoir se débarrasser de la grande perche à la chute de rein vertigineuse qui semblait décider à « faire connaissance ».C'était donc la nouvelle secrétaire de ses parents, et selon toute vraisemblance, une casse-pied de premier ordre. Falbala, quel nom à coucher dehors ! Encore une jeune prodige provinciale qui débarquait de son village d'Armorique pour faire ses preuve à Paris. Enfin, si ses parents l'avaient recrutée, c'est qu'elle devait être une sorcière hors-pairs !
Falbala s'évertuait à maintenir un semblant de conversation avec Giselle. Lorsqu'elles furent arrivées devant la Great Hall, l'élève nouvelle lui fit comprendre que le moment était venu qu'elles se séparent.
« Je vais rejoindre mes amis. Au revoir.
- Tu as de la chance d'avoir été acceptée à Poudlard Giselle, cette école est magnifique !
- Oui. Au revoir.
- Tes camarades ont l'air sympathiques.
- Oui. Au revoir? »
Non. Falbala n'avait pas l'air décidée à repartir ! Ça commençait à devenir gênant. Surtout que certains élèves masculins l'avaient avisée et commençaient à chuchoter et faire leurs intéressants. Il y en a même deux qui se mirent à siffler. Un mal pour un bien. En entendant ces démonstrations de virilités naissantes, la secrétaire parut comprendre qu'elle ferait peut-être mieux de partir.
Elle demanda à Giselle si celle-ci voulait la bien la raccompagner au portail du château.
« Vous risquez pas de vous perdre, vous savez. Y a un sentier », lui rétorqua la jeune fille.
Mais Falbala insista et Giselle, sans trop comprendre comme elle en était arrivée là, se retrouva à marcher avec elle dans le chemin boueux qui menait aux portes du parc. Cette sorcière était forte. Très forte. Elle allait devoir restée sur ses gardes.
Falbala semblait convaincu qu'un peu de bavardage allait les faire devenir les meilleures amies du monde. Giselle se renfrognait de plus en plus à chacune de ses tentatives.
Quand finalement elles arrivèrent au pied du grand portail, un silence de mort régnait entre elles.
« Écoute, lui dit soudain Falbala, je me doute bien que ce ne doit pas être facile pour toi, avec les parents que tu as, d'avoir une adolescence normale. Je... J'aimerai vraiment t'aider et si jamais tu as un problème, quoi que ce soit comme problème, cours, garçons, chaussures,... n'hésite pas à m'envoyer une lettre. Je suis fille unique moi aussi et à ton âge, je rêvais d'avoir une sœur à qui me confier et qui me conseillerai. »
Giselle ne répondit pas. Ce discours était trop bizarre de la part d'une quasi inconnue. Elle lui tendit une main protocolaire en la saluant. Falbala lui dit au revoir, sortit de l'enceinte du château et transplanna après lui avoir fait un dernier signe de la main.
Giselle retourna au château en traînant des pieds. C'était encore une sacré gonzesse que ses parents avaient engagé elle avait l'air gentille et sincère. Et ce n'était pas de sa faute après tout, si elle avait un corps de nymphe !. Giselle se promit d'essayer d'être plus sympa la prochaine fois qu'elle la verrait. Et peut-être de lui parler d'Oliver. Ce genre de fille savait y faire avec les mecs, non ?
Yvain et Giselle passèrent la fin de la matinée à parler ensemble. Il lui dit que les Ravenclaw était plus sympathique mais aussi beaucoup plus ennuyeux que les Slytherins. Trop juste et trop droit dans leurs souliers. Au moins chez les Slyhtherins, on se marrait, aux dépends des autres il est vrai mais on se marrait !
Giselle lui parla de Falbala puis lui dit que Jacques ne lui avait pas écrit. Jacques était le petit ami de Giselle. Enfin l'ex. C'était dur de définir leur relation, car depuis que Giselle avait été chassée de Beaubâton, elle n'avait plus eut aucune nouvelle de lui, alors qu'il était plutôt du genre super collant comme petit copain.
Yvain lui promit de la faire entrer à la fête du nouvel an de Madame Maxime (sur invitation seulement). Les meilleurs éléments de Beaubâton (dont faisait partis Jacques) ne manquaient jamais d'y participer. Ce serait l'occasion de lui demander des explications en face.
L'après midi, ils croisèrent Eddie Carmichael qui les invita à faire une partie de Quidditch contre lui et ses amis. Ils leurs manquaient cinq autres joueurs, Eddie chargea les deux français de les recruter.
Yvain accepta avec enthousiasme, Giselle avec un peu moins d'impatience et ils partirent en quête d'autres joueurs.
« Bon, » dit Yvain, « on se sépare. Tu devrais demander aux filles de ta classe, c'est une bonne occasion pour leur montrer que tu n'es pas une peau de vache, malgré les apparences
- Vipère, l'insulte suprême chez les Gryffindor, c'est vipère. Évite d'inviter des Slytherins, le but n'est pas de faire passer ma cote en dessous du niveau de la mer. »
Giselle se dirigea vers la bibliothèque. Hier soir, au moment où elles se préparaient pour le coucher, elle avait entendu les filles parler de recherches à faire pour le cours de Divination. Alors qu'elle les cherchait entre les rayonnages, elle croisa le fille aux cheveux ébouriffés qui pressaient Harry Potter et le petit frère des jumeaux à finir leurs devoirs avant de s'atteler à une certaine autre recherche (mais ceci, est une autre histoire...). Alicia était assise non loin du trio légendaire, Patricia et Angelina devait être en train de chercher des livres.
Giselle l'aborda en souriant nerveusement et lui demanda si elle était partante pour un match de Quidditch dans l'après midi, avec elle et Yvain.
« Yvain, c'est ton ami qui est à Slytherin, c'est ça ? »lui demanda t-elle une moue de dédain.
Giselle répondit d'une petite voix qu'il était à Ravenclaw maintenant et que de toute façon, il ne faisait officiellement pas parti de l'école et n'appartenait à aucune maison et qu'il était super sympa et...
« N'insiste pas, j'ai du travail. »l'interrompit sèchement Alicia.
Giselle s'éloigna de la table. Le recrutement était mal barré. Elle tomba ensuite sur Patricia, au rayon Divination. Elle lui fit la même proposition, en insistant (avec la subtilité d'une enseigne publicitaire cernée de néons clignotants rose fuchsia) sur la présence d'Yvain. La jolie Gryffindor rougit et accepta. Tout à coup, des livres situés à hauteur de visage s'écartèrent brusquement et le minois d'Angelina apparut.
« Il y aura des Slytherins ?
- J'ai demandé à Yvain de ne pas en inviter. »répondit précipitamment Giselle, heureuse de cette initiative.
« Okay. J'en suis alors. J'ai besoin de me défouler.. Je viens de passer une heure à essayer d'interpréter un rêve où j'avalais ma petite cuillère au petit déjeuner. »
Giselle rit et lui demanda le résultat de son travail.
« J'ai dit que j'allais avoir une indigestion. » répliqua Angelina, sarcastique.
Lorsqu'elles arrivèrent sur le terrain de quidditch, Yvain était déjà là avec trois autres garçons. Ils étaient tous en troisième année : un ravenclaw nommé Davies Roger, et deux hufflepuffs, Wayne Hopkins et Cedric Diggory.
Patricia rougit en voyant Yvain qui retint de justesse un soupir exaspéré. Il lança un regard à Giselle qui signifiait : « t'aurais pu éviter de l'amener celle-là ! »
Giselle lui répondit par un sourire machiavélique qui voulait dire : « dans ta gueule ! T'avais pas qu'à la draguer pour la laisser tomber et me laisser en supporter les conséquences. » Oui. Certains gestes peuvent remplacer de longues phrases.
L'équipe d'Eddie entra sur le terrain.
« Oh les gnomes… »murmura Giselle. Un coup de coude d'Yvain lui coupa le sifflet.
Les amis d'Eddie étaient tous en première ou en deuxième année.
« Ne te fit pas aux apparences, j'ai vu Eddie, jouer aux entraînements, il est assez bon. »
-Oui… mais ils sont tout petits… on va pas se battre contre des petits, quand même…
- Se battre ? » demanda Diggory, « nous allons jouer au quidditch, nous n'allons pas nous battre !
- Tu dis ça parce que tu n'as jamais vu Giselle sur un balais… » ricana Yvain.
Giselle n'entendis pas cette remarque, elle était en train de convaincre les reste des joueurs de mélanger les deux groupes. Elle n'avait aucune envie de retenir sa force et son talent par pitié pour ces demi-portions.
Au bout de 5 minute, il fut décidé que ce serait Yvain et Eddie qui choisiraient leurs partenaires, chacun leur tour.
« Je prends Giselle ! » cria avec empressement Yvain.
« Drôle de choix… »dit Eddie (« Hé ! » fit Giselle), « moi je choisit Roger.
-Je prends… Arrête de me souffler dans l'oreille Giselle ! Je ne comprends rien de ce que tu me dis, de toute façon…
- On prends Angelina ! » hurla Giselle.
« C'est moi le capitaine ! C'est moi qui choisit ! »la coupa Yvain.
Angelina s'insurgea :
« Pourquoi ? Tu ne veux pas me prendre ? Tu trouves que je joue mal, c'est ça ? »
- Mais non mais non mais pas du tout… T'énerves pas... » ajouta t-il en la voyant fulminer, « d'ailleurs je te choisit, tu vois ? Allez viens…
- Je prends Cédric. »
Ils choisirent tous deux trois petits ravenclaws chacun.
« -Je prends Way… »
Giselle écrasa le pied de Yvain.
« Aie ! Fait un peu attention ! Way… »
Giselle lui écrasa l'autre pied.
« C'est sur les autres joueurs qu'il faudra taper ! Way… »
Giselle lui donna un coup de coude.
« Serait-ce une sorte de nouveau code morse corporel, Giselle ? »
L'interlocuteur maltraité soupira, il avait bien compris où son amie voulait en venir. Aussi, de mauvais gré, grommela t-il :
« On prends Patricia. »
-YES ! » crièrent Patricia et Eddie en même temps. (Ce qui refroidit légèrement l'enthousiasme de la jeune fille en question)
Yvain répartit les rôles de chacun. Il se réservait le rôle du keeper, Terry Boot serait le seeker, Stephen Cornfoot et Kevin Entwhistle les beaters, et les trois filles seraient les chasers.
L'équipe adversaire se composait de: Michael Corner (keeper), Eddie, Roger, Morag MacDougal (chasers), Cédric (seeker), Anthony Goldstein et Wayne (beaters). Ils s'étaient trouvés un nom d'équipe : Hogwarts' Falcons.
« Et nous, on a pas de nom d'équipe ? » demanda Kevin à Yvain quand ils entendirent le cris de guerre de leurs adversaires.
« On peut prendre quelques minutes pour en trouver un... Que dites vous des Knights ?
- Ça ne sonne pas vraiment comme un nom d'équipe... » fit remarquer Stephen.
« C'est parce que ça manque d'esprit combatif, je propose the fierce Knights of Hogwarts. » dit Angelina.
Patricia soupira et dit qu'ils allaient simplement faire une partie de quidditch amicale, pas reconquérir l'Amérique, le nom faisait trop guerrier à son goût. Terry approuva de la tête à ces mots. Pour lui le nom devait être moins spécifique.
« On y va ? » leur cria le capitaine des Falcons. Ils commençaient à s'impatienter.
« Il est temps de prendre une décision... » disait Yvain alors qu'ils se positionnaient sur le terrain.
Soudain, Giselle lui murmura à l'oreille qu'elle avait trouver un moyen de combiner les idées de tout le monde.
Yvain, dans un moment d'oubli, décida de suivre Giselle sur ce coup là. Il lança à l'équipe adverse qui se préparait à s'élancer dans les airs :
« Beware! Beware petty Falcons ! Beware of... »
Et Giselle hurla :
« THE FIERCE TEAM OF THE FAIRY KNIGHTS ! »
Yvain s'empressa de siffler le début du match. Seule une victoire, sanglante si possible, pouvait rattraper ce coup là. Lui même avait faillit exploser de rire en entendant le nom ridicule que Giselle avait mis au point pour l'équipe. Avant de se rappeler que c'était lui, le capitaine de cette équipe. Les joueurs s'élevèrent dans les airs, le match pouvait enfin commencé...
Angelina s'empara du quaffle, fonça à toute vitesse vers les buts adverses et marqua.
« Ben... Ils sont nazes ou quoi ? Y a pas que des demis portions parmi eux pourtant… »
Ce charmant commentaire de notre charmante gaffeuse résonna dans le stade. Elle eut droit à de charmants regards furibonds et, quand le quaffle fut relancé un charmant bludger de la part de Wayne Hopkins.
Quinze minutes plus tard le score était de 70 à O en faveur de la Fierce Team de Yvain. Les chasers adverses avaient du mal à s'approcher des cercles d'or et quand ils y parvenaient et tiraient, Yvain bloquait à tous les coups. Mais ils n'atteignaient pas souvent un périmètre qui leur permette le tir. L'arme secrète deYvain agissait bien avant. Le génie de ce capitaine, son coup d'éclat, selon lui, c'était d'utiliser Giselle comme bludger humain. Son ordre : foncer dans tous les joueurs adverses qui détenaient le quaffle. Sa capacité de réussite : 100 % (elle accompagnait sa course d'un hurlement guerrier aussi terrifiant que son sourire carnassier)
« C'est n'importe quoi ce match ! » hurlait Wayne à chaque assaut de la joueuse.
« Rien ne l'interdit » répliqua Eddie en riant, « et puis on est là pour se marrer, non ?
- Elle est complètement tarée…
- Ça messieurs » leur lança Giselle entre deux actions, « c'est ce que vous les britanniques, vous appelez le french flair ! »
Wayne lui envoya un bludger qu'elle se prit en plein dans le ventre. Mais elle ne ralentit pas sa course, bien au contraire… (« une façon de jouer héroïque » commentera Angelina plus tard, sans savoir que, sous le choc, Giselle s'était tout simplement crispée sur le manche de son balais, ce qui l'avait fait accélérer sans le vouloir.) et sa collision, plus violente que prévue, avec Roger fit lâcher le quaffle à ce dernier.
Tout à coup, Yvain cria à notre joueuse au style si particulier :
« Cédric ! Marque Cédric ! il a vu le snitch ! »
En effet, Cédric fonçait vers Giselle-ne voyait-pas quoi-, mais il fonçait, et Terry Boot, leur seekerfonçait également dans la même direction. Mais il était trop loin. Cédric arriverait avant lui. Ils perdraient le match. Et ce n'était pas parce qu'il s'agissait d'un simple match amical qu'il ne fallait pas écraser leurs adversaires ! Non mais !
Il n'y avait plus qu'une solution…
Giselle accéléra, et ce qui devait arriver, arriva.
Un peu plus tard, à l'infirmerie.
« Une façon de jouer héroïque… Je n'avais jamais vu ça avant… Ah !Giselle ! Tu es réveillée ? Comment te sens-tu ? »
Angelina était assise sur le bord du lit, son visage semblait littéralement illuminé par le sourire qu'elle offrait à Giselle. Celle ci voulut le lui rendre mais elle se doutait bien que le résultat devait être piteux. Elle se sentait minable et courbaturée.
Et quelque chose clochait dans cette scène. Pas le fait qu'Angelina soit à ses cotés à son réveil, après tout c'était une fille au caractère chaleureux et elle avait l'air de l'apprécier. Il y avait autre chose, mais Giselle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus... Elle n'avait pas d'amnésie pourtant... Elle se rappelait bien l'ordre de son capitaine, qu'elle avait évidemment suivi, elle avait volé à toute vitesse, droit sur Cédric Diggory pour l'empêcher d'attraper le snitch, et sa collision avec... Non... Sa collision avec...
« OH ! THE SL... SLUG ! »
Giselle s'était redressée d'un coup.
Elle se débattait contre Angelina qui essayait de la maintenir dans son lit. Ses jurons et les menaces de morts qu'elle proférait attirèrent Madam Pomfrey. Cette dernière lui ordonna de se calmer si elle ne voulait se faire administrer une potion de sommeil si puissante qu'elle la ferait dormir pour tout le reste du week-end mais la laisserait suffisamment en forme pour retourner en cours dès le lundi matin.
L'argument fit mouche. Giselle se laissa sagement border à nouveau par l'infirmière, puis quand elle fut partie, elle chuchota avec une colère relativement maîtrisée à Angelina :
« Où est cette saleté de limace de Patricia ? J'espère qu'elle s'est bien ramassée ! Quelle s'est brisée tous les os ! Qu'elle a plus de bleus que moi ! Et des dents en moins !
- Elle n'a pas... Elle est déjà sortie de l'infirmerie... Quand vous êtes tombées, heu... En gros, tu as amortie sa chute...
- Qu... QU... QUOI ?
- Ne t'énerves pas ! Cette... limace n'en vaut pas le coup. Elle nous a fait perdre, bordel ! Je ne sais pas ce qu'il y a entre ton ami Yvain et elle, mais quand il t'a donné l'ordre de marquer Diggory, elle a essayé de le faire à ta place, et... Je crois qu'elle cherchait à l'impressionner. Je dirais qu'elle est à fond sur lui.
- Oui... »
Giselle ne savait pas trop si elle devait parler. Mais elle mourrait d'envie de se justifier, de faire comprendre à Angelina qu'elle n'était pas une vipère.
« Angelina... Tu te souviens de... quand Patricia a pleuré... Je venais de lui dire, mais je ne connaissais pas encore ses sentiments pour Yvain, qu'il... qu'il se fichait pas mal d'elle...
- Elle nous as dit que tu... Que tu étais jalouse et que... tu faisais tout pour éloigner les autres filles.
- Yvain est juste un ami. »
Angelina acquiesça et lui dit qu'elle la croyait, qu'elle lui faisait confiance là-dessus. Giselle sentit comme un grand poids s'envoler de sur son cœur. Tout à coup, Angelina frappa le matelas du poing et en riant, lui dit :
« Attends un peu que les gryffindors connaissent tes exploits ! Oliver a été très impressionné par ta façon très personnelle de marquer l'adversaire !
- Oliver...Wood ? Il a vu le match ? »
Angelina haussa les sourcils, elle approuva de la tête. Son air taquin fit deviner à Giselle qu'elle venait juste de se faire grillée. Mais qu'importe ! Ce genre de confidence rapproche. Giselle souriait.D'un sourire qui n'avait rien avoir avec le capitaine des rouges et son admiration momentanée pour elle, absolument rien à voir. Ne s'était-elle pas promise de ne plus penser à lui ?
De nouvelles amitiés en perspective !
Les prouesses sportives de Giselle vont-elles lui attirer les faveurs galantes du capitaine de son cœur ?
Giselle va t-elle survivre à son année à Poudlard ?
Combien d'autres personnages atrocement clichés vont-ils entrer dans la danse ? (Je vous préviens tout de suite, plein!)
Falbala et Jacques auront-ils, un jour, un quelconque intérêt romanesques ?
Cette fic va t-elle se finir en queue de Mary-Sue parfumée à l'eau de boudin?(Moi non plus je ne sais pas trop où me mène cette métaphore à deux noises...)
Cédric Diggory va t-il nous sortir une blague sur les vampires dans un chapitre prochain ?
Et Fred et George alors ? Ils mangent des pommes ?
Kiffez autant que moi les parenthèses inutiles de ce paragraphe racoleur?(Si, c'est le mot... Et avouez que vous kiffez!)
Vous saurez tout, (ou pas) en lisant le prochain chapitre de
FrenchTouch ! A so-called adventure of Giseeelle Moulin !
