« Bella in Wonderland » Bella au Pays des Merveilles
Twilight, à S. Meyer
Bella in Wonderland, à Ccon5
Traduction de Lex Lina
Chapitre 09
BPOV
De retour en Oregon, c'est comme s'il ne s'était rien passé. Oui Alice et Rosalie m'ont saoulées durant des heures pour tenter d'avoir des détails sur ce qu'il s'est passé, mais la vérité est, qu'il n'y a rien eu.
Je sais qu'elles ne me croient pas vu que je reviens d'une nuit digne d'un véritable conte de fées en sa compagnie, mais c'est vrai. Rien ne s'est passé. Et après quelques jours, où Edward et moi nous comportons exactement de la même façon qu'avant la première, je pense qu'elles commencent enfin à me croire.
Oui, il a bien été un peu tactile mais c'est juste Edward. En fait, c'est juste un gars, en la matière. Il est attiré par la peau comme un papillon vers une flamme. C'est vraiment de ma faute, pour avoir jeter un tel hameçon. Il a toujours joué l'intéressé, aussi faux soit il, alors en fait il n'a rien fait de nouveau. Moi, cependant, je l'ai joué timide et prudente, alors une fois que j'ai jeter l'hameçon, il a sauté dessus comme un putain de piranha.
Le moindre soupçon que j'ai pu avoir sur le fait que quelque chose aurait pu commencer entre nous à été abattu au moment où je lui ai donné une chance d'expliquer pourquoi il m'avait invité. Il n'a pas saisi l'opportunité de faire quoi que ce soit, mais simplement expliqué qu'il voulait un ami avec lui. J'ai littéralement envie de me claquer la tête pour avoir fait ma midinette et penser que son invitation représentait plus.
En plus, j'aurais été surement encore plus confuse que je le suis déjà. S'il avait été pris de la folie passagère que moi, je n'aurai pas su quoi faire. Ce mec est mon patron bordel de merde, et le fait qu'il soit un véritable coureur de jupon est la cerise sur le putain de gâteau.
Edward et moi sommes retournés dans notre petite routine habituelle durant les semaines suivantes, alors que le reste du monde est curieux. Des photos de la première sont publiées sur le net la nuit même de l'événement. Les chats de fans et les blogs de commérages sur les célébrités deviennent dingues.
Toutefois, ça s'est finalement calmé, lorsque les journalistes ont ajoutés qu'Edward avait déclaré que je n'étais que son assistante et que je remplaçais son rendez vous au pied levé. Toute autre spéculation est rapidement effacée lorsque Erica lance des rumeurs délibérées sur le fait qu'il sort avec un mannequin nommée Tanya, qui est en fait la fille qui, à l'origine, été prévue à son bras ce soir là.
O0o0o0o0o0o0o0o
Ma chambre et celle d'Edward sont au même étage dans l'hôtel, mais les similitudes s'arrêtent là. La sienne est près des ascenseurs, la mienne au bout du couloir, et ensuite il faut tourner deux fois. Lui a une sonnette sur sa porte et moi non. Lui à une double porte et moi qu'une.
Vous l'avez deviné, le mec à une putain de suite. Il a une cuisine, un séjour, deux chambres - chacune avec son dressing, une salle de bain avec jacuzzi et un écran plat – une buanderie, une superbe vue et tout ce qui va avec. Ce qui est drôle est que ce gars pourrait vivre dans une boite et en être heureux.
Et comme tout est entièrement meublé et aménagé, certains soirs où je reste à l'hôtel, je lui prépare son diner lorsqu'il rentre de tournage. Ça fait très femme au foyer des années cinquante n'est ce pas? Je m'en moque, et Honnêtement après ses heures de travail et toute l'énergie qu'il met dans ses performances, ce mec le mérite vraiment.
Donc un soir comme les autres, après près d'un mois et demi de tournage, je me dirige vers sa chambre. Je glisse la clé et entre. Son bordel est partout, comme d'habitude. Il ne laisse jamais l'équipe de nettoyage faire le ménage. En même temps je comprends pourquoi, de cette manière, ça donne plus l'impression d'être chez soi plutôt que d'être à l'hôtel. Mais putain Edward, laisses les tout remettre en ordre de temps en temps.
Mais bien sûr, de cette manière typiquement Edwardienne, la cuisine est impeccable. Je suis sûre qu'elle n'a pas été utilisée depuis notre poulet teriyaki de la semaine dernière. Je retire mes chaussures et commence à déballer mes paquets sur le plan de travail.
Ce soir c'est soirée Spaghetti. C'est une des choses les plus faciles à faire et ça semble être sa favorite.
Je regarde le dernier paquet qui reste sur le plan, il contient des bougies et une bouteille de vin rouge. Non, ne vous méprenez pas. Je n'ai pas l'intention de séduire ce mec ni rien. Écoutez. Je sais que c'est idiot voire même stupide mais c'est une tradition OK?
Lorsque j'étais jeune, ma mère, Renée, et moi avions une nuit spaghetti ensemble et on préparait le diner entier à la lueur des bougies. Elle insistait sur le fait que ça amplifiait le coté italien, que ça rendait le plat meilleur et disait qu'on ne pouvait rallumer les lumières qu'au moment où notre repas était terminé.
Lorsque j'ai déménagé avec Charlie, une fois au lycée, j'hésitais à refaire cette tradition car ça semblait gamin. Mais un soir, alors que j'étais en train de préparer ce plat, il m'a tout simplement demandé où étaient les bougies. En remarquant ma surprise, il m'a expliqué comment il était au courant. Alors qu'il semblerait que je ne m'en rappelle pas, nous avions déjà l'habitude de faire la même chose, lorsque nous vivions tous les trois, lui, Renée et moi même, à Forks. Ça me rends triste de ne pas me rappeler ce genre de souvenir de notre courte période ensemble, en tant que famille, alors qu'il semble la chérir, alors j'ai fait le vœux de toujours continuer cette petite tradition idiote.
Maintenant, il n'y a pas moyen que je fasse Edward manger dans la pénombre avec moi, alors je décide de préparer le diner à ma façon puis de le servir et de manger normalement. Alors, une fois que je trouve un de ses briquets, j'allume les bougies et les place un peu partout dans la cuisine.
En éteignant les lumières, la suite est illuminée par la lueur de la lune qui qui est comme éclaboussée par la large fenêtre du mur opposé. Les bougies éclairent faiblement en comparaison, mais procurent une chaleur et une douceur que la la lumière crue et blanche ne fournit pas.
Et la bouteille de vin me direz vous? Et bien, je l'ai ajoutée à la tradition. Quoi? Me jugez pas, mon travail est plus que stressant.
Je me sers un grand verre. En prenant une longue gorgée, je me dis que c'est trop calme ici. Je me dirige vers la station ipod qu'Edward a installé dans un coin. Putain. Mon ipod est inséré dedans. Je ne me rappelle même pas qu'il me l'ai emprunté. Oh purée, ce mec est sans espoir. Je ne devrais pas être surprise.
Je choisis de ne pas utiliser la station et insère directement les écouteurs dans le lecteur. Je choisis mes options et ris lorsque je tombe sur Dean Martin, pas un de mes choix typiques mais vu le thème dans lequel je suis, je ne peux pas résister. Je glisse l'ipod dans ma poche arrière et danse dans la cuisine, mon verre de vin à la main alors que la mélodie et les paroles emplissent ma tête.
Je mets la casserole d'eau sur le feu et commence à émincer l'ail et le basilic tout en attendant que l'eau se mette à bouillir. Je prends quelques gorgées de vin tout au long de ma préparation et boulotte quelques ingrédients. Assez rapidement, l'eau bout et mon verre est vide. Je mets les pâtes sèches dans la casserole et remplis mon verre.
À partir de là, le reste est rapide et facile. Je fais revenir l'ail et un peu de beurre dans une poêle à frire, commence à faire chauffer la sauce bolognaise, et place le pain à l'ail dans le four durant quelques minutes pour le réchauffer. Putain la pièce sent délicieusement bon, si je puis dire.
Mon travail presque terminé, je retourne vers la sauce, la retire du feu, et remue le liquide rouge épais, pour éviter qu'il ne brule. De l'autre main, je finis la dernière gorgée de vin, de mon second verre et le pose à coté. Le vin a maintenant un délicieux effet sur moi.
Depuis que je suis devenue l'assistante d'Edward, j'ai décidé de freiner la boisson. Maintenant que j'en suis à mi parcours sur mon temps de travail avec lui et que j'ai découvert quel gamin il peut être, j'ai vite réalisé que boire est pratiquement une nécessité. Mais tout de même, j'ai réduit ma consommation considérablement et maintenant, deux verres bien remplis me donnent la plus agréable et insouciante des sensations. Mon esprit flotte et j'adore ça.
La dernière chanson emplie ma tête déjà vaporeuse. Alors que je retire une casserole du feu, je ferme paresseusement les yeux. Je balance mes hanches, un peu pompette, d'avant en arrière et bouge ma tête avec la musique lente et romantique qui se déverse dans mes écouteurs. Je me sens bien.
Soudain, une main enlace le tour de ma taille. J'en ai le souffle coupé et fais presque tomber la casserole sur le feu. Je sors rapidement de l'état de transe dans lequel je me trouvais. J'éteins le feu, retire les écouteurs de mes oreilles en rejetant le cordon sur une de mes épaules.
Je cris, sautillant sur place pour lui faire face et m'écrasant sur son torse « Edward ! ».
Il fait ce genre de merde de temps en temps, spécialement lorsque je suis en mode femme au foyer. Il a surement braillé « Chérie je suis rentré! » lorsqu'il a passé la porte, comme il le fait généralement, mais cette fois je n'ai rien entendu vu que j'avais l'ipod. Il continue à le faire, ça ne cesse jamais de l'amuser, même pas après la dixième putain de fois.
Généralement, il me rentre dedans en retour, habituellement sur mon cul mais passons, et saute sur le plan de travail, balançant ses jambes d'avant en arrière, et croquant quelques aliments crus que je comptais utiliser pour le diner. Il me raconte sa journée jusqu'à ce que je finisse et mette le couvert puis on va s'assoir pour manger.
Ce soir, toutefois, lorsque je me retourne pour lui faire face, son autre main tient des fleurs. C'est une première Il me fait un sourire radieux.
« Pour toi ma petite June Cleaver... ». (Nota : personnage d'une sitcom, incarnant la femme au foyer parfaite et typique des années 50... dites merci wiki ! ^^). Il lève le bouquet, m'indiquant de le prendre. « … Qu'est ce qu'il y a avec les lumières et les bougies? ». Il regarde autour de lui confus.
« Merci Ward (Nota : autre personnage de la même sitcom), mais je vais divorcer de ton cul si tu ne commences pas à ramasser toutes tes merdes ! ». Je ris, regardant dans les alentours de la suite qui est complètement en désordre. Je prends les fleurs avec satisfaction et les pose sur le comptoir derrière lui. Le coup des fleurs c'est nouveau et je ne sais pas comment réagir à cela.
Son visage tombe un peu lorsque je pose le bouquet à coté, mais vraiment, c'est bon quoi. Le bouquet vient probablement de la demi douzaine que reçoit la réception chaque jour en provenance des nombreux fans qui viennent jusqu'ici pour apercevoir Edward ou le reste du casting.
Il y a même une enveloppe blanche glissée dans les fleurs. Rien que ça me dit qu'elles ne viennent pas de lui. Il ne remplit jamais de cartes ou de choses du même genre. Edward ne fait pas dans le personnel. Et même si elles ne viennent pas vraiment de lui, le fait qu'il ai pensé à m'en apporter reste tout de même gentil. Gentil pour un coureur de jupons en tout cas.
« Oh. Mon dieu, les lumières et les bougies? Ne te méprends pas ! ». Je ris, réalisant d'un coup, que je n'ai toujours pas répondu à sa question à ce sujet. « C'est juste un truc que j'ai l'habitude de faire avec Renée et Charlie. C'est stupide, je vais les rallumer et... ». Je vais vers l'interrupteur.
« Ne fais pas ça. ». Il pose sa main sur la mienne. Je retire mon bras, ce qui fait 'retomber' le sien.
« Tu n'as pas à arrêter tu sais. ». Il se tient encore directement derrière moi, me rendant nerveuse.
« Arrêter quoi? ». Je remue la sauce qui est déjà prête depuis près de trois minutes. Honnêtement, je ne sais pas de quoi il parle.
« Danser. ».
Je fais tomber la cuillère en bois. Argh... il a vu ça?... Em...bar...ras...sant.
« Je vais danser avec vous madame. ». Il fanfaronne, me faisant virevolter par les hanches pour lui faire face. Je tente de rediriger la conversation.
« Arrêtes tes conneries Edward. La bouffe est presque prête et ça va être délicieux, comme toujours. ». Il sait que je ne vais pas marcher dans ses tentatives boiteuses. Il m'en fait depuis le premier jour et à chaque fois, je les décime comme un putain de sniper. Alors pourquoi ne laisse t il pas tomber aussi rapidement qu'il le fait normalement? Un coup de tapette sur cette mouche casse pieds et il part faire ses affaires, riant et secouant légèrement sa tête.
« Allez. Danses avec moi. ». Il se plaint légèrement. Mais je sais qu'il fait cela pour couvrir le fait qu'il est sérieux. Putain d'acteur.
Je tente de lui échapper mais il retire rapidement l'ipod de ma poche arrière et, avec une main retenant toujours ma hanche, l'autre installant le petit gadget sur la station. Il retire les écouteurs et la voix de Dean se fait retentir.
« Joli choix, on peut carrément danser dessus. ». Il rit et pose sa main à son emplacement initial, sur ma hanche. Je gémis comme un enfant.
« Edwaaard. Et ne ris pas de mes choix. Je n'écoute jamais ce cd... Hé ! Comment était ta journée? ». Je lui sors cette question en tentant de paraître interéssée. « Tu devais faire des cascades de dingue non? ».
« Putain. Les harnais pour les sauts me broyaient les … attends ! ».
J'éclate de rire. « Je suis désolée chéri mais c'était trop facile. ». Je lève ma main et tapote sa joue avec ma main droite. Il entoure mon poignet avec ses longs doigts avant que je puisse le retirer. Je sais ce qu'il tente de faire.
« Edward. Je ne danse pas avec toi. ».
Il plaide, joyeusement mais tout de même. « Pourquoi pas Bella? Donnes moi une bonne raison. ».
« Parce que tu n'es qu'une merde, voilà pourquoi. ». Je plaisante, bien sûr, mais ouais je dois l'admettre, je m'amuse.
OK, je sais ce que vous pensez...vu de l'extérieur, je sais de quoi ça à l'air. On est méchant l'un envers l'autre mais en vérité, tout ça c'est fait avec amour. Oui c'est d'une manière fraternelle, ou encore platonique, mais cette merde de lien est forte. On s'appelle avec des noms à la con depuis le début, cette nuit là dans la boite. Ça à toujours été une blague entre nous, et lorsque quelque chose n'est pas de l'humour, lorsque c'est vraiment sérieux, on utilise jamais ces surnoms. Nous sommes telle une bombe de procès pour harcèlement sexuel à retardement. Et même si ça en a pas l'air, surtout avec les tapes sur le cul, les petits noms, les commentaires obscènes et tout, on se respecte vraiment.
Il a sa main droite sur ma hanche, depuis qu'il m'a fait tournoyer pour lui faire face et sa main gauche retient mon poignet près de sa joue. Son visage s'affaisse à ma réponse grossière.
« Putain qu'est ce qu'il y a Edward? ». Il me regarde comme si je venais mettre un coup de pompe à un chiot.
« Non Bella. C'est plutôt à toi de me dire ce qu'il y a putain. ».
« Quoi? Pour le fait de danser? Tu es en colère à cause de ça? S'il te plait. ». Je tente de m'écarter.
« Non. Bella. Écoutes... ». Il soupire. Et je peux voir qu'il se prépare à dire quelque chose de vraiment important. Merde.
« Je sais que j'ai commencé en étant un gros con. La façon dont on s'est rencontré et tout. Et ouais, je dois l'admettre, j'adore t'énerver comme la première fois dans l'avion et tout, en fait je continues... putain. OK. Ce n'est pas là où je voulais en venir... ».
Il s'arrête un moment, prend une grande respiration et continue doucement, pensif.
« C'est juste que, depuis ce moment je tente d'être meilleur, bien sûr, certaines fois je ne peux m'en empêcher et je repars en arrière parce que c'est distrayant et vas y, tu ne peux pas renier le fait que c'est drôle. Mais personne n'est parfait. Ce qui est important est que je tente vraiment d'être un gars assez bien pour toi et … ben... putain... je ne pense pas que mon égo peut encore supporter un autre rejet. ».
Il ne veut pas rencontrer mon regard et je vois qu'il est carrément sérieux putain.
Il a toujours tenté sa drague sur moi mais je pensais qu'il était ainsi, son jeu, notre jeu. Il est le connard culotté qui planque des billets d'avion dans son pantalon et me défie de les retrouver, alors que moi je suis la fille prude qui dénigre ses avances. Ce n'était qu'une grosse blague, un grand jeu sans fin. Le passé semble soudain ne plus s'appliquer à cette phrase.
« Edward... ».
Je tente de toucher son bras avec ma main libre pour le réconforter, mais il s'en écarte. Merde. Il est vraiment sérieux, n'est ce pas?
Ça n'a toujours été qu'un jeu, et maintenant, il ne joue plus. Je ne sais pas ce que je dois faire ensuite. Je n'ai pas eu de manuel pour ça.
« Pourquoi?... je veux dire... je ne suis que... et tu es... ». Je bégaie, probablement pour ne pas faire une scène. Je ne comprends pas commence ce mec pourrait vouloir de moi. Il peut littéralement avoir n'importe qui. Et il m'a déjà eu avec lui lors de la première et n'a pas fait chier à ce sujet.
Bien entendu, si je me rétracte, je peux le voir accepter ou en fait, faire des efforts en agissant et tenter de la jouer clairement ou quoi qu'il ai dit, cela n'a pas de sens.
« Hein? ».
Son visage se crispe de confusion, avec une expression interrogative. Bien qu'il soit encore sérieux, il rit un peu du fait que ma langue fourche en essayant de parler.
Je pense à mes options et arrive avec un plan. « Peu Importe. Écoutez monsieur... ». Je tente de rester légère « … Si la prochaine chanson est lente, je danse avec vous. ».
Normalement, sur mon ipod, le prochain artiste après Dean est Death from Above 1979. La playlist commence avec la chanson 'Sexy results'. Ce qui tombe parfaitement à point car ça coupera la tension mal aisée qui est en train de monter dans la cuisine.
Je me sens mal à l'idée qu'il n'obtiendra pas ce qu'il veut mais je ne peux pas laisser passer. J'ai définitivement quelques sentiments indéfinis pour ce mec, et je me suis promis de rester extrêmement prudente depuis la première La vérité étant que je n'arrive pas à m'en défaire, quels qu'ils soient. Et même si je parviens à me faire une raison sur ce que c'est, je ne suis pas préparée à y faire face, la tête la première, à cet instant. Malgré qu'une partie de mon idiote petite tête aimerait que quelque chose se passe, le reste sait que c'est une idée terrible.
Il est mon patron. Je ne suis que sa petite assistante.
Il est magnifique. Je suis moyenne.
Il fait partie de la royauté d'Hollywood. Je suis Bella, de Forks.
Peu importe comment on regarde cette situation, je suis destinée à avoir le cœur brisé.
Après lui avoir dit que je danserais avec lui au cas où la prochaine chanson est lente, un petit sourire apparaît sur ses lèvres.
« Te connaissant, tu sais très bien quelle est la prochaine chanson à venir. Alors on met la lecture aléatoire. ».
« Mais !... ».
« Non. Joues honnêtement. ». Son sourire s'élargit. Mon objection prouvant bien que ses doutes étaient justifiés.
Merde. Il me connait trop bien. Il retire sa main de ma hanche, se penche et clique sur le bon bouton, sans me quitter des yeux. Le mec est mielleux. Putain de célébrité.
Il retourne sur ma hanche rapidement et nous attendons.
On se fixe en silence et mon cœur bat à tout rompre. À ce moment, je me dit que ça serait bizarre si c'est une merde pop enjouée qui sort des enceintes? Je n'aurai qu'à sortir de son étreinte et faire une petite blague. Ou encore si c'est 'Womanizer' qui sort, putain je meurs sur le coup. Argh. Il y a une seconde de ça, je voulais qu'une musique rapide vienne me sauver et maintenant, je ne sais plus. Maintenant, je veux qu'il réussisse? Merde, ça devient trop confus pour moi.
Toujours le silence.
Est ce qu'il essaie de me tuer? Alors qu'il baisse les yeux, son visage réjouit s'épanouit en un vrai et pur sourire. Il apprécie le silence, vrai supplice, car il sait que c'est en train de me tuer positivement.
Un moment plus tard, le grattement magnifique et lent d'une guitare acoustique se diffuse dans la petite cuisine. C'est enfantin et joli, mais aussi triste et dépressif. Ça ne peut être qu'une chose. Bright Eyes. La chanson est 'Lua' et ce n'est pas simplement la version de l'album mais la version bonus avec l'intro étendue. Et c'est ma préférée.
Putain. Bien sûr. Est ce que ce tas de merde ne perd jamais de pari?
Le mec en question baisse les yeux vers moi, le regard curieux, son sourire a disparu. Je ne sais pas si c'est parce que la chanson ne lui est pas familière ou s'il a vraiment remarqué la douce musique car, comme moi, il semble tourner à plein régime en ce moment.
Je sais ce que ses yeux me demandent. Bien sûr que c'est une chanson lente idiot d'Edward. Aucune chanson commence aussi lentement et délicatement pour enchainer avec du rock métal.
Je réponds doucement à sa question silencieuse « Oui.. c'est un slow... un de mes préféré en fait. ». Mes yeux larmoient un peu. Cette chanson a tellement de signification pour moi.
« Putain comment tu fais ça Cullen? ».
« Faire quoi? ».
Je sens la confusion dans sa voix, alors que ses sourcils se redressent. Un sourire triomphant débutant son chemin après qu'il ai eu confirmation que c'est bien un slow.
« Couper droit sur le seul As qu'il reste en jeu. ». Putain d'Emmett qui immisce des termes de poker dans mon cerveau.
« Choisir aléatoirement une chanson, qui non seulement est lente, mais en plus le slow qui me fait penser à toi, à nous, depuis la nuit où nous nous sommes rencontrés. ». Je finis complètement ébahie.
« J'ai juste de la chance, je pense. ». Il rayonne. C'est exactement ce qu'il avait dit à Jessica. Mais c'était pour moi, cette nuit là dans la boite lorsqu'il a gagné son pari qui nous conduit où nous en sommes maintenant. Et là, d'une manière typiquement Edwardienne, il gagne cette manche aussi et commence déjà à récolter ses gains.
La main droite, qu'il a sur ma hanche, glisse vers le bas de mon dos, me rapprochant de lui. Sa main gauche, qui tient toujours mon poignet en l'air, remonte et prend ma main.
O0o0o0o0o0o
Il t'a eu maintenant, tu as mordu à l'hameçon.
Tu peux toujours courir, il n'est pas trop tard.
O0o0o0o0o0o
À bientôt !
:3
