Etaine poussa la porte du bureau et alla s'installer à la table couverte de dentelle sans un regard pour la professeur de défense contre les forces du Mal. Elle avait écopée lors de son deuxième cours avec Ombrage, le mardi après-midi, après l'entretien houleux qu'elle avait eu avec Rogue, d'une autre retenue. Toujours sans un mot elle s'assit à la table, constata l'absence de la plume sanglante, croisa les bras derrière la tête et jeta pour la première fois un regard au crapaud. Celui-ci la fixait d'un air furieux.
-Il semblerait que vous aillez besoin de leçons de politesse, miss Knightley, lâcha-t-elle d'un air furieux.
-Je crains que ceux qui ont fait mon éducation n'aient pas jugé important de récompenser la politesse. Ils en ont plutôt fait une forme de soumission, répliqua Etaine en repensant à l'orphelinat.
-Eh bien nous allons remédier à cela, déclara Ombrage avec un sourire qui n'annonçait rien de bon. Reprenez là où vous vous étiez arrêté hier.
Etaine plongea sa main dans sa poche et en ressortit une de ses plumes normale. Pendant ce temps le crapaud farfouilla dans ses tiroirs, en quête d'un encrier, d'une plume et d'un parchemin. Elle eut le temps d'écrire une dizaine de lignes avant que la professeur de défense contre les forces du Mal ne trouve finalement ce qu'elle cherchait et ne s'aperçoive qu'elle écrivait avec une plume normale.
-Qu'est-ce que vous faîtes ? s'indigna-t-elle.
-Ce que vous m'avez demandé, professeur puisque vous ne m'avez pas fourni de plume j'ai pris une des miennes, répondit courtoisement la légilimente, sentant la colère du crapaud.
Les yeux d'Ombrage se plissèrent jusqu'à n'être plus que des fentes, puis son sourire malsain revint sur son visage.
-Eh bien venez prendre une des miennes, ordonna-t-elle.
Etaine se leva docilement, alla jusqu'au bureau et pris celle que le crapaud venait de sortir de son tiroir.
-Non, pas une de celles-là, protesta la professeur.
-Toutes mes excuses, professeur, répondit d'un ton monocorde la Fourchelang avant de saisir une des trois plumes sanglantes étendues sur le râtelier.
Jusqu'à présent Ombrage avait passé toutes ses soirées à mettre des élèves en retenue, principalement pour avoir annoncé le retour de Voldemort. Résultat : il y avait une file d'attente Etaine avait surpris une conversation le matin même où une Poufsouffle se plaignait d'avoir été mise en retenue pour la semaine suivante. Car si la sous-secrétaire d'état disposait de trois plumes sanglantes elle n'infligeait des retenues collectives qu'à ceux qu'elle pensait relativement inoffensifs. Il n'y avait que Potter qui s'était jusqu'à présent distingué : il avait hérité d'une semaine de retenues individuelles. Et maintenant Etaine puisqu'elle était seule avec Ombrage dans son bureau qui lui donnait toujours envie de vomir.
-Ecrivez, ordonna-t-elle pendant qu'elle-même trempait l'une de ses plumes dans un flacon d'encre.
La Fourchelang obéit et commença à remplir le parchemin. Toutefois elle n'avait pas fait trois lignes que le crapaud lui posait une question :
-Qui sont vos tuteurs légaux ?
Etaine s'interrompit, surprise. Elle ne s'était jamais posée de question à ce sujet. Cela avait d'abord été ses parents, bien sûr. Puis, à la mort de son père, sa belle-mère l'avait envoyé à l'orphelinat. Mais la directrice avait fait signer des papiers à Rogue. Peut-être était-ce le conseil d'administration dont elle dépendait maintenant. Ou de Dumbledore. Elle ne savait pas.
Sauf que ce n'était pas si simple il existait aussi les lois magiques. Puisqu'elle était une sorcière mineure elle avait dû retomber sous la coupe de sa famille sorcière: ayant encore des parents vivants elle ne dépendait pas du ministère. C'était bien la première fois qu'elle était contente d'avoir cette foutue famille. Le ministère lui aurait fait payer cher sa résistance, si elle avait dépendu de lui. Mais lequel des deux était-ce ? Marco Terrence était un cousin au second degré du côté McKinnon. Voldemort était son grand-oncle côté Knightley et donc son parent le plus proche. Mais il était du côté moldu, bien que sorcier.
-Et bien ? demanda Ombrage
-Je ne m'étais jamais posé la question, répondit Etaine, songeant qu'il valait mieux éviter de parler de l'orphelinat sous peine de s'y faire renvoyer. Je suppose qu'il s'agit des membres restant de ma famille.
-Qui ? interrogea le crapaud.
-Je l'ignore, répondit la légilimente, ce qui était parfaitement vrai. Mais puisque vous connaissez les procédures du ministère vous pourrez peut-être me le dire.
-Et bien dites-moi vos liens de parenté, réclama Ombrage.
-J'ai un cousin au second degré du côté maternel et un grand-oncle paternel, répondit Etaine en recommençant à écrire. Ils sont tous deux sorciers mais deux générations de cracmols me séparent de mon grand-oncle.
-Quels sont leurs statuts?
-Je ne vois pas ce que vous voulez dire.
C'était vrai. Pour toutes les connaissances qu'avait Etaine en magie, elle avait sacrifié à cette avance dans le domaine toutes les considérations qui lui paraissaient secondaire. La hiérarchie et la société sorcière en avaient fait partie.
-Quelle est leur position dans leur maison respectives, et ont-ils d'autres relatifs, sont-ils mariés, etc, expliqua Ombrage qui devait vraiment vouloir cette réponse pour lui donner un cours.
-De ce que je sais, ils sont tous les deux Seigneurs, célibataires et sans enfants.
-Et leurs âges respectifs?
Elle fit un rapide calcul et se rendit compte qu'elle n'avait que de très vagues données.
-Environ vingt-cinq pour le cousin et environ soixante-dix pour le grand-oncle.
-Dans ce cas il s'agit de votre grand-oncle, conclut le crapaud.
Voldemort… Selon les lois magiques son tuteur légal était le Seigneur des Ténèbres. Cela fit un choc à Etaine. Cela donnait à son grand-oncle un pouvoir sur elle qu'elle n'avait pas envisagé. Les autres le savaient-ils seulement ? Oui, Dumbledore, surement, était au courant. Et le lui avait caché, tout comme leur degré exact de parenté. Après tout, il s'était bien méfié d'elle en sachant probablement que ses parents avaient fait partie de l'Ordre du Phénix.
-Quelle est son adresse ? demanda la professeur de défense contre les forces du Mal sans se rendre compte de son trouble.
-Je l'ignore, répondit encore la Fourchelang. Et je doute que vous obteniez beaucoup d'échos si vous chercher à écrire à ma famille sur mon compte; mon cousin ignore ma présence et mon grand-oncle mon existence.
-Je ne vois pas comment cela est possible, répliqua le crapaud. En tout cas il en sera informé.
D'accord donner des noms et se prendre une autre retenue, cela valait mieux que de mettre le Voldemort au courant. Elle n'imaginait pas les conséquences, sinon.
-J'ai une histoire familiale complexe, professeur Ombrage, rétorqua Etaine ma famille s'est entretuée dans une lutte fratricide au moment du dernier conflit contre le Seigneur des Ténèbres.
-Ce que je vous demande est un nom, pas votre arbre généalogique, miss Knightley, la coupa le crapaud.
-Vous pourriez écrire Tom Jedusor, proposa la légilimente, mais je doute que cela lui plaise. Peut-être aurez-vous plus de succès avec Lord Voldemort ?
Ombrage en laissa tomber sa plume.
-J'enlève vingt point à Serdaigle ! cria-t-elle. Et cessez de proférer des mensonges ! Ecrivez-le : je ne dois pas proférer de mensonges !
-Une jolie panique, commenta Saernel en se réveillant dans ses cheveux. Qu'est-ce que tu lui as dit ?
Etaine resta immobile.
-Qu'attendez-vous ? Ecrivez, écrivez !
-Je ne peux pas, répondit simplement la Fourchelang.
-Et peut-on savoir pourquoi ? cria presque Ombrage.
-Parce que ce serait un mensonge. Et que vous venez de me l'interdire.
-Sortez ! Sortez ! hurla la professeur de défense contre les forces du Mal. Et cessez de mentir !
De rage elle était en train de déchirer le parchemin entre ses mains. Etaine se leva et brandit la plume sanglante.
-Je conserve ceci, professeur Ombrage elle pourrait m'être utile, siffla la légilimente.
Le Fourchelang fit taire la sous-secrétaire d'état.
-Oui, commenta la Etaine, le Fourchelang est un des traits que nous partageons en tant que derniers descendants vivants de Salazar Serpentard. Je vous souhaite une bonne fin de nuit, professeur.
Et elle quitta royalement la pièce en rangeant la plume sanglante dans sa poche sans qu'Ombrage n'esquisse un seul geste pour la récupérer.
-Alors, la Grande Inquisitrice t'a-t-elle torturée abominablement ? demanda Swan en accentuant le « grande » au point que c'en était ridicule.
Etaine esquissa à peine un sourire en le rejoignant, juste après sa retenue.
-Pas tellement je crois que je lui ai fait peur.
-Ah, raconte ça, demanda l'hyperactif en sautillant sur l'un des canapés de la salle commune.
-Eh bien ? demanda Emma en s'approchant à son tour, suivie d'Anne, tu es sortie tôt aujourd'hui.
Zane était déjà installé de l'autre côté de la table, penché sur une pile de devoir. La Fourchelang se laissa tomber à côté de lui et croisa les jambes sur la table, se balançant.
-Tu lui as jeté un regard noir ? L'a dévisagé froidement ? demanda Swan. Ou alors Saernel lui a sifflé à la figure ?
-Rien de tout ça, assura Etaine en sortant ses affaires pour son devoir de métamorphose.
-Alors qu'est-ce que tu as fait de si terrible ? demanda Anne en s'installant sur le canapé, le plus loin possible de Swan.
-Pourquoi est-ce toujours moi qui doit faire quelque chose ? se plaignit la légilimente. C'est elle qui a commencé !
-Qu'est-ce qu'elle a voulu faire ? interrogea Emma.
-Ecrire à mon tuteur légal.
-Ah, et ? demanda Swan qui n'était pas dans la confidence.
Zane releva la tête de son devoir pendant que les yeux d'Anne se plissaient imperceptiblement.
-Et bien, selon elle, entre un cousin au second degré qui se fiche de moi et est en train d'essayer de me piquer mon argent et un grand-oncle qui ne sait pas que j'existe ce serait plutôt le grand-oncle qui est mon tuteur légal. Mais je ne lui ai pas parlé de l'orphelinat.
-Aïe, aïe, aïe, lâcha Anne avec une grimace. Ça c'est mauvais.
-Etrangement c'est la réflexion que je me suis faîtes, répliqua Etaine.
-J'ai l'impression que j'ai zapé un truc, lâcha Swan. C'est qui ce grand-oncle ?
-Quelqu'un qui a participé à la dernière guerre. Et dans l'autre camp, répondit la Fourchelang, sachant que l'hyperactif ne serait peut-être pas capable de tenir sa langue.
-D'accord, comprit-il, pas génial.
-Comment as-tu deviné ? ironisa la légilimente.
-Et alors ? demanda Emma, un peu anxieuse.
-Et bien ça s'est corsé quand elle a voulu savoir son nom et elle a fait une belle crise de nerfs en me hurlant dessus.
-Et ? demanda l'hyperactif. Et c'était quoi ce nom ?
-J'ai dit quelque chose en Fourchelang et ça l'a quelque peu calmé.
-C'était pas Tu-Sais-Qui le Fourchelang ? se rappela Swan. Attends, attends, attends ! Tu veux dire que ton grand-oncle c'est Tu-Sais-Qui ?!
-Il s'appelle Tom Jedusor, répondit Etaine.
C'était une confirmation pour ceux qui connaissaient le nom que Voldemort avait abandonné. Mais Swan avait oublié qu'elle lui en avait déjà parlé trois ans auparavant et il se détendit.
-Ah, tu me rassures, un moment j'ai cru que tu disais…
-Que j'étais la petite-nièce de Voldemort ? termina la Fourchelang, déclenchant des frissons.
Elle eut un petit rire, comme si l'idée était ridicule.
-N'empêche, je me demande comment il serait comme grand-oncle, poursuivit-elle à mi-voix.
-Un cauchemar, proposa l'hyperactif.
-Il essayerait peut-être de te recruter, déclara Zane en saisissant un autre livre sur la table. Tu es douée comme sorcière.
-On ne forge pas son destin en devenant un esclave, répliqua Etaine en secouant la tête. Et j'ai l'intention de rester mon seul maître.
A ses mots ses yeux se parèrent d'une lueur froide, déterminée. S'il ne l'avait pas connu si bien Swan aurait frissonné devant ce regard impitoyable. La légilimente capta sa pensée et se détendit, laissant retomber les pieds de la chaise sur le sol.
-Mais l'avantage d'avoir une parenté de sinistre réputation c'est que les gens ont peur qu'on ne leur tombe dessus, confia-t-elle comme si c'était un secret. Et il y a quelques avantages à cela, murmura-t-elle en faisant tourner entre ses doigts la plume sanglante.
-Qu'est-ce que c'est ? demanda Emma en tendant la main.
-La retenue d'Ombrage la bien-nommé plume sanglante.
La née-moldue rétracta sa main, renonçant à voir de plus près l'instrument. Cela tombait bien, Etaine n'avait pas l'intention de la donner à quiconque.
-Et à partir de cela on peut imaginer une parade, ajouta la Fourchelang.
-Tu es sûr qu'elle ne t'as pas vu la prendre ? questionna Emma. Parce que montrer ça en pleine salle commune ce n'est pas très prudent…
-Mais elle a vu, assura Etaine. Je le lui ai annoncé. Et elle n'a même pas protesté, ajouta-t-elle, une lueur dans ses yeux gris tempête.
Jusqu'à présent la réputation de son grand-oncle la servait autant que le contraire. Mais elle avait comme l'idée qu'elle pourrait l'utiliser plus qu'elle ne le faisait déjà.
De fait, le crapaud la laissa remarquablement tranquille les jours suivants, probablement trop occupée à inspecter ses collègues. La classe qui subit le plus d'inspection fut sans nul doute celle de cinquième année de Gryffondor. C'était sans doute dû au fait que Potter se trouvait parmi eux et qu'Ombrage devait avoir à faire des rapports tout spécialement sur le Survivant et Dumbledore qui étaient les principales épines dans le pied du ministère. Cela dit, une partie des quatrième années de Serdaigle y eu aussi droit, pendant un cours d'étude des runes.
A la fin de la sixième année les élèves qui les étudiaient étaient censés pouvoir lire couramment les runes et avec facilité. Après la septième ils devaient maîtriser les bases de l'écriture. Etaine, perpétuellement en avance, lisait et commençait à écrire. Ses expéditions nocturnes à la bibliothèque n'y étaient sans doute pas pour rien et quand il lui manquait un mot elle parvenait à le deviner.
Emma, Zane, Anne, Kate, Stephen, Jane, Christopher et Ethan avaient un bon niveau pour leur année, eux aussi. Et le professeur Senrose était un bon enseignant qui donnait à sa classe une atmosphère conviviale mais propre à l'apprentissage. Tout son cours reposait sur l'interactivité et cela boostait les élèves. Ombrage s'assit dans un coin et passa l'heure à griffonner sur son bloc note. Etaine trouva que cette attitude n'était pas sans rappeler Rita Skeeter. Vers la fin de l'heure le crapaud se mit à circuler, posant quelques questions aux élèves qui firent honneur à leur professeur. Il n'y avait rien à reprocher à Senrose c'était un bon enseignant. L'inspection n'était pour lui qu'une formalité et il devait le savoir parce qu'une fois placée, il n'accorda plus la moindre attention à Ombrage, se contentant de faire son cours tel qu'à l'habitude : en gesticulant et en faisant des grimaces. Il était impossible de ne pas voir quand on s'était trompé : on aurait dit qu'il allait mourir sous vos yeux tant il exagérait. Senrose passait ses cours à s'agiter comme un dément, excitant ses élèves pour augmenter leur réactivité. Cette théâtralité fonctionnait puisqu'une compétition amicale régnait entre les élèves : il fallait accumulait le plus possible de danses de victoire et le moins possible de « morts » de la part de Senrose. La lutte était particulièrement féroce entre Etaine, Anne, Jane et Ethan. Jane Cumberland venait, comme Anne, d'une vieille famille sang-pure et considérait donc cet apprentissage de toute première importance, comme le faisait la fille blonde. Ethan essayait de remonter la réputation de sa maison, Poufsouffle, par des résultats dignes d'un Serdaigle. Les autres étaient plus modérés, quoique tout aussi acharnés.
Les punitions d'Ombrage se démocratisant à une vitesse accrue, de nombreux élèves furent bientôt au courant du type de retenues qu'elle infligeait. Aussi, une solution fut rapidement trouvée pour limiter les dégâts que causaient les plumes sanglantes.
Surmontant sa répulsion, Etaine interrogea Takara au sujet de la potion dont elle avait parlé le deuxième matin. Comme si elle ne savait pas ce que c'était. La première année se laissa manipuler avec quelques difficultés et lui parla de l'action et de la préparation de la mixture. La légilimente apprit ainsi qu'il fallait plus de deux ans pour l'achever. Un délai beaucoup trop long qu'elle ne pouvait pas s'accorder. De plus un certain nombre d'ingrédients étaient difficiles à trouver et très onéreux. Une flambée de colère envahie Etaine quand elle apprit cela. Takara n'était pas arrivé à Poudlard depuis deux jours que déjà Rogue lui accordait ce que la Fourchelang n'avait pu obtenir en plus de trois ans. Parce qu'elle ressemblait à Voldemort. Tout cela à cause de quelque chose dont elle n'était même pas responsable. L'arrivée de la première année lui montrait maintenant laquelle de ses hypothèses était juste. Ce n'était pas parce qu'elle était proche physiquement et émotionnellement du Seigneur des Ténèbres que le Maître des potions l'avait pris sous son aile, comme elle l'avait parfois soupçonné. C'était parce qu'elle avait un talent en potion. D'ailleurs sa parenté avait plus dû jouer en sa défaveur qu'autre chose puisqu'elle avait mis des mois à gagner la reconnaissance que Rogue avait accordé d'emblée à Takara. La parenté jouait là-dedans un bien plus grand rôle que l'individualité.
Masquant la colère sourde qu'elle ressentait, Etaine continua de discuter de la potion avec la première année, mais celle-ci ne lui révéla pas grand-chose. De son plein grès en tout cas car, n'étant pas occulmente, la légilimente ne s'était pas privée de faire une petite intrusion dans son esprit. Takara se garda d'ailleurs de mentionner qu'elle en avait un tube en sa possession. Mais d'après ce qu'Etaine apprit elle put en identifier certains composants, dont l'essence de Murlap.
Etaine n'était pas la seule à chercher et Hermione Granger, qui menait des investigations en parallèle aux siennes, lui assura que cet extrait était efficace pour apaiser les coupures qu'occasionnaient les plumes sanglantes. La légilimente songea que Potter avait dû servir de sujet de test, puisqu'il passait le plus clair de son temps à se saigner aux quatre veines dans le bureau d'Ombrage.
En quittant Hermione, Etaine eu le très net sentiment qu'elle préparait quelque chose. Mais la Gryffondor lui assura qu'elle lui en parlerait si elle parvenait à mettre en place ce à quoi elle pensait. La Fourchelang n'eut pas le droit à plus de précisions.
J'avais oublié le nom du professeur de runes en écrivant cela, donc ce sera un OC.
