Hello les loulous !

Comme je pars demain au Futuroscope, je publie ce soir ! Chance pour vous ;)

Merci à Alice-East pour sa fabuleuse review ! J'attends les avis des autres évidemment ^^

Alice-East : Écoute, merci pour ce méga super compliment que tu me fais en qualifiant cette histoire de "Bijou", je ne peux pas vraiment rêver mieux ^^ Je suis ravie que tu aimes ce côté noir et angst qui n'est quand même pas facile à écrire. Je pense que j'ai la chance (ou pas) de l'avoir vécu (pas aussi intensément, mais tout de même) pour pouvoir le relater au mieux. On exprime toujours plus ou moins des choses et des sentiments que l'on connaît dans nos écrits. =) J'espère que cette suite te plaira ! En tous les cas, on est clairement sur le rétablissement, donc plus vraiment de noir par la suite =)

Bonne lecture à tous !


Sam se réveilla en douceur en ce mercredi, elle descendit rejoindre la famille O'Neill déjà au complet après s'être douchée et habillée.

- Bonjour Samantha. Dit Molly en souriant.

- Bonjour Molly. Je vous en prie, appelez moi Sam. Demanda la jeune femme.

- Très bien. Vous avez bien dormi Sam ?

- Oui, comme un bébé merci.

- Mangez votre petit déjeuner. Vous avez une longue journée aujourd'hui. Prévint la matriarche.

- Ah oui ? S'inquiéta Sam.

- En effet, mon mari et mon fils vous emmène pêcher sur les côtes. Le temps est idéal.

La jeune femme regarda au dehors en se servant un café. En effet, le soleil était au rendez-vous, malgré un temps frais de par l'humidité de la veille.

- Il faudra prendre votre crème solaire. Le soleil en mer est très fort avec la réverbération sur l'eau.

- Bien. Répondit Sam en s'asseyant alors qu'elle avait prit un bol de céréales.

La vieille dame continua de faire sa vaisselle alors que les deux hommes préparaient leur matériel de pêche à l'extérieur.

- Monsieur O'Neill aussi aime pêcher ? Demanda Sam en les observant par la fenêtre.

- Oh vous pouvez l'appeler Rick vous savez. Répondit Molly en souriant alors que les yeux de Sam s'illuminèrent d'enfin connaître le prénom du père de Jack. Mais en effet, oui, c'est une passion qu'il a partagé avec toute la famille, sauf Célia et moi.

- Typiquement masculin.

- Et ennuyeux surtout ! Rigola Molly.

- Et encore, vous avez de la chance, vous, votre mari pêche en mer, il y a donc de vrais poissons. Jack lui, pêche dans un lac vide...

Les deux jeunes femmes éclatèrent de rire sous la remarque de Samantha. Alors que Molly prenait un chiffon pour essuyez sa vaisselle, elle ne put s'empêcher de lui poser une question :

- Sam... Que pensez vous de mon fils ?

- Que c'est un homme merveilleux ! Répondit-elle instantanément.

Sous la surprise de sa réponse et la rapidité à laquelle elle avait répondu, Molly cessa ses gestes et la regarda observer les hommes à l'extérieur. Elle posa son chiffon sur le bord de l'évier et s'avança vers la jeune femme. N'entendant plus la voix de la matriarche de maison, Sam se souvint de ses dernières paroles et gênée, elle regarda son bol presque vide et posa une main sur la bouche en se mordant la lèvre. Ses joues prirent une teinte rougie tandis qu'elle appuyait plus fortement avec ses dents. La vieille dame atteint la hauteur de la jeune femme et la vit faire, elle posa alors une main sur son épaule tout en reculant la chaise à côté de Sam et s'asseyant dessus.

- Sam... Vous n'avez pas à vous fustiger d'avoir dit une telle chose. Je ne vais pas vous manger. Dit Molly afin de la déstresser.

- Pardon... Je suis désolée... Je...

- Ne vous excusez pas enfin ! Je voudrais juste savoir une chose... Demanda la vieille femme avec un regard interrogatif.

- Oui ?

- Le pensez vous réellement ?

- Bien sûr ! S'exclama la jeune femme.

Molly sourit sous sa réponse, tout en repensant à cette relation fusionnelle qu'ils entretenaient, cette jeune femme et son fils.

- Pourquoi n'êtes vous pas ensemble dans ce cas ?

- Pour plusieurs raisons... Répondit Sam avant de se taire et de tourner son attention vers ses céréales tout en les remuant de sa cuillère.

- Pourrais-je savoir lesquelles ? S'enquit Molly.

Sam sourit d'un air dédaigneux tandis qu'elle répondait à la vieille femme.

- La principale raison est que je n'ai pas le droit d'être avec lui. La réglementation Américaine le stipule dans ses lois.

- Parce que vous êtes sous sa chaîne de commandement ?

- Oui.

- Je comprends... Quelle est la seconde raison ?

- Eh bien... Je ne suis pas vraiment faite pour lui... Je ne sais pas trop comment vous l'expliquer... Mais... Par exemple, si je devais être avec lui, je pense que je le ferais plus souffrir qu'autre chose.

- Je ne pense pas... Quand bien même c'était le cas, ce n'est certainement pas à vous d'en décider. Si mon fils vous aime, ce n'est pas sa faute.

Sam sourit sous sa réplique.

- Oui, mais si je peux éviter de le faire souffrir, alors je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour le faire, quitte à ne jamais pénétrer dans sa vie.

- Pourtant vous y êtes actuellement.

- Il m'y a forcé. Je n'ai jamais voulu venir ici.

Molly se renfrogna sur son siège en enlevant sa main de l'épaule de Sam, prête à se lever pour retourner à sa vaisselle.

- Pardon madame O'Neill, ce n'était pas contre vous... Je passe vraiment de très agréables moments auprès de vous... Ce que j'essaye de vous faire comprendre, c'est que je ne rendrais pas votre fils heureux... Je ne peux pas me permettre de lui faire penser quoi que ce soit à mon égard.

Molly lui sourit doucement en se levant.

- Malheureusement ma petite Samantha, je crois bien qu'il est trop tard. Je n'ai jamais vu mon fils si heureux auprès d'une femme. Et croyez moi lorsque je vous le dis, vous faites son bonheur. Et ce n'est pas à vous d'en décider. Pour reprendre vos mots, ce n'est pas sa faute s'il est heureux auprès de vous.

La matriarche repartit à ses activités alors que Sam débarrassa sa table, et monta dans sa chambre afin de prendre ce qu'il lui fallait, mais également pour se faire une petite toilette. Fin prête, elle se dirigea vers l'extérieur où elle rejoignit les deux hommes.

- Bonjour Sam. Dirent-ils en même temps.

- Bonjour messieurs.

- Vous êtes prête ? Demanda Jack.

- Oui, je pense.

- Alors en voiture. Dit Rick.

- Molly ne vient pas ? S'enquit la jeune femme.

- Ma femme n'est pas tellement fan de la pêche en mer. Expliqua Rick.

- Vous allez voir que ce n'est pas la même chose que dans un lac. Le bateau bouge plus. J'ai pris des cachets pour le mal de mer au cas ou. Prévint Jack.

- Je ne pense pas en avoir besoin. Rétorqua la jeune femme alors que la voiture se mit en route.

- On ne sait jamais ! Lança le militaire.

Sam sourit et ils s'arrêtèrent un quart d'heure plus tard sur un parking surplombant un quai. Divers bateaux, de toutes sortes de tailles différentes étaient stockés ici, attendant impatiemment de prendre le large. Rick prit quelques affaires dans la malle et se dirigea vers un bateau hors bord assez grand, avec une cabine intérieure, permettant la pêche et la croisière. Les bords du bateau étaient entourés par des barrières en inox, colorées de bleu et de rouge.

- J'aime beaucoup le nom de votre bateau ! Lança Sam.

- Tout à fait personnel, n'est-ce pas ? Rigola Rick.

- En effet, je n'aurais pas fait mieux... Ajouta Jack.

- Le O'Neill ! Pensez vous qu'il soit prêt à me recevoir ? Demanda Sam en souriant et plissant les yeux sous le soleil.

- Alors ! Ce bateau n'accueille que les jolies demoiselles... En bikini ! Qui veulent bien faire bronzette sur le toit du bateau, et hydrater ses messieurs qui pêchent pour les nourrir. Expliqua le patriarche en rigolant.

Jack frappa le bras de son père tandis qu'ils se mirent à rire tous les trois alors qu'ils aidaient Sam à monter sur le bateau et lui faisaient passer les glacières, les cannes à pêche, les appâts et le panier prévu par Molly.

Ils embarquèrent ensuite et Rick s'occupa de faire sortir le bateau du port, tandis que Jack commençait déjà à installer leur matériel pour pêcher. Sam quant à elle, explora tout ce qu'il y avait à bord, ne ratant pas la sortie du port ainsi que le paysage qui les attendaient de l'autre côté. Elle sourit tout en sortant ses lunettes de soleil et les mettant sur son nez. L'air était frais et marin et elle savait que cela lui ferait du bien. Elle pourrait aussi se laver les cheveux ce soir. Rick s'était ensuite installé à sa ligne tout en se décapsulant une bouteille de bière, précieusement apportées par les hommes. Jack lui, avait appelé Sam afin de lui enseigner cet art.

- Vous voulez savoir comment on pêche en mer ?

- Eh bien... Oui, mais je ne l'ai jamais fait avant vous savez...

- Attention ! Il y a un gage pour celui qui laisse filer la première prise ! S'écria Rick pour se faire entendre.

Sam rigola tandis que Jack ajouta :

- Et pour celui qui les fait fuir on prévoit quoi ?!

Les trois compères partirent à rire, ayant du mal à s'arrêter. Finalement, Jack se positionna derrière Sam, lui mit la canne à pêche dans les mains alors qu'il l'avait bloqué sur le bateau pour ne pas qu'elle tombe.

- Ces cannes à pêche sont des cannes spéciales. Elles vous permettent de supporter le poids du poisson. En mer, il y a de gros poissons, ce qui fait que lorsqu'ils s'accrochent à votre corde, vous le sentez directement. On ne met donc pas de bouchon en bout. Lorsque vous sentez que ça tire, vous prenez le moulinet ici, et vous tournez. Compris ? Demanda Jack.

- Oui, cela m'a l'air beaucoup plus simple.

- Oh ça l'est ! Jusqu'à ce qu'il faille enlever le poisson de la ligne. Ce que vous aurez à faire aussi. Répondit Jack en souriant.

Sam resta bouche bée alors qu'elle ne s'attendait pas à ce que cela puisse être difficile. Lors de sa première prise, elle remonta la poisson comme convenu, et Jack s'occupa de lui montrer comment l'enlever de la corde.

- Mettez vos doigts de chaque côté de sa bouche.

Elle s'appliqua donc à mettre son pouce et son index de chaque côté de la bouche du poisson, ce qui eut pour effet de l'ouvrir.

- Regardez où se trouve l'hameçon. Lorsque vous le voyez, vous l'enlevez sans le blesser. Attention, il va bouger.

Sam regarda dans la bouche du poisson et inspecta afin de trouver l'hameçon accroché à son palais. Elle inséra deux doigts dans sa bouche et entreprit de décrocher l'hameçon. Le poisson se laissa faire afin de ne pas être blessé. Une fois fait, il se mit à bouger dans tous les sens tandis qu'il arrivait par moment à sauter, s'aidant de sa queue.

- Jack... ! S'écria Sam.

- A vous de le maîtriser sans le faire tomber à l'eau.

La jeune femme regarda autour d'elle. Il n'y avait pas de sceau, pas de corde, rien qui puisse l'aider. Elle essaya de le prendre dans une main, mais sa texture visqueuse lui glissa des mains alors qu'il réussit à gagner quelques mètres vers le rivage. Jack tout sourire la regardait faire tandis que Sam courait après le poisson. Jack cessa finalement le jeu et l'attrapa par la queue, le laissant la tête en bas, alors que le poisson mourut quelques secondes après, ayant eu besoin d'air.

Sam et Jack se regardèrent et éclatèrent de rire d'un commun accord.

La journée se passa dans la même ambiance. Alors que le soleil se couchait, le bateau rentrait au port.

- Combien en avons nous Jack ? Demanda Rick.

- Une bonne quinzaine. Vous aurez de quoi manger pour pas mal de temps. Répondit le militaire.

- C'est ta mère qui va être contente !

Sam sourit alors qu'ils commençaient à tout décharger du bateau. Jack l'aida à descendre de nouveau et la jeune femme releva ses lunettes sur sa tête. Jack la regarda surprit et rigola.

- Qu'est-ce qu'il y a Jack ? Demanda-t-elle.

Rick la regarda et sourit en baissant la tête sous le comportement de son fils.

- Je dirais que vous êtes prête pour faire un défilé. Répondit Rick.

- Quoi ? Mais enfin... Je ne comprends rien ! S'offusqua Sam en tapant Jack sur le torse.

- Hey ! S'indigna-t-il.

Rick les laissa seuls tous les deux en rigolant tandis qu'il rapportait les glacières contenant les poissons ainsi que les cannes à pêche.

- Laissez moi faire une photo ! Dit Jack en sortant son téléphone.

- Non ! Je veux savoir ! Répondit la jeune femme en se tournant dos à lui.

- Allez Sam ! Faites moi confiance ! S'exclama le militaire.

Sam se tourna vers lui en croisant les bras et optant pour une moue réprobatrice qui le fit encore plus rire tandis qu'il prenait la photo.

- Bon ! Et maintenant, vous allez me dire ce qu'il vous arrive ?

- Sam, vous avez bronzé, et vous avez une très jolie marque de lunettes sur votre visage. Dit Jack en souriant.

- Quoi ?! S'écria-t-elle honteuse. Oh non !

Elle posa ses mains sur ses joues, essayant de cacher cela aux autres lorsque Jack prit ses mains et les garda dans les siennes.

- Vous êtes très jolie comme cela. Et très drôle. N'ayez pas honte et profitez de ce que la vie vous donne.

Il lui fit un petit bisou sur le nez tandis qu'il l'embarquait vers le 4x4 pour rentrer à la demeure des O'Neill. Les hommes déchargèrent les cannes à pêche ainsi que les poissons tandis que Sam était déjà partie prendre sa douche et que Molly commençait à préparer le poisson. Ils passèrent une agréable soirée en riant devant la tête de Sam et en discutant de leur journée. Molly leur avait préparé une soupe de poisson et finalement, fatiguée de leur journée, toutes les personnes étaient allées se coucher tôt.

Sam avait prit des coups de soleil, de même que Jack, mais avec ses mains souffrantes, il lui était compliqué de se mettre du produit dessus. Gênée, elle sortit dans le couloir et se mit devant la porte de Jack. Elle mit sa main contre la porte sans pour autant toquer. Elle ne savait que faire, si elle toquait, elle prenait le risque que cela dégénère, si elle ne faisait rien, elle allait souffrir le martyre. Prenant finalement sa décision, elle toqua à la porte très légèrement pour ne réveiller personne. La porte s'ouvrit sous un Jack surprit et torse nu. La vue de Sam se brouilla tandis qu'elle ouvrait la bouche pour parler, sans qu'aucun son n'en sorte. Ses yeux ne se détachant pas du torse de Jack, celui-ci s'éclaircit la gorge afin de la réveiller. Cela n'eut pour effet que de lui faire fermer la bouche.

- Carter ! S'impatienta le militaire. Pas que votre regard sur moi ne me plaît pas, mais j'allais me mettre au chaud dans mon lit et rester dans le courant d'air frais du couloir ne me ravit pas...

Sam sursauta à l'entente de ses paroles. Elle eut un sourire gêné et dévia la tête ainsi que le regard.

- Pardon... Je suis désolée... Vous avez froid ?! S'exclama-t-elle finalement.

- Eh bien, il ne fait pas chaud. Contrairement à vous, je n'ai pas oublié de me mettre de la crème solaire et je n'ai pas la chaleur des brûlures pour me réchauffer.

Sam rougit, bien que cela ne se voyait pas sous ses coups de soleil. Elle baissa un peu plus la tête, soudainement très gênée.

- Vous aviez besoin de quelque chose ? Demanda le militaire afin de la mettre en confiance.

- Oui... En fait...

Elle bougea sa main sous son regard et contempla le tube de Biafine qu'elle tenait entre les mains. Peut-être qu'elle devrait faire demi tour. Il était encore temps.

- En fait... ? Reprit le militaire pour l'aider.

- Et bien...

Mais la conversation s'arrêtât là, la jeune femme n'ayant pas le courage de lui demander ce pourquoi elle était là. Le militaire le comprit et bien qu'il aurait aimé qu'elle lui demande d'elle même, il ne pouvait se résigner à la laisser partir sans l'avoir soulagée de ses douleurs. Il fit un geste de la main vers le tube, attendant une réponse qui se matérialisa par un hochement de tête de la jeune femme. Il la prit alors par la main et l'incita à s'asseoir sur le lit au milieu de la pièce. L'environnement ne changeait pas vraiment de leur lieu de travail. Une pièce couleur plâtre et vert indien, des décorations matérielles, avec un filet en corde accroché au dessus du haut de tête du lit, des images, photos et colliers dispersés à travers les mailles. Une cible, de l'autre côté de la chambre, ainsi que des fléchettes, puis, tout à fait indécent dans ce type de décoration, une commode, sur laquelle se trouvaient de nombreuses peluches. Sam sourit en s'approchant de l'une d'entre elles. Elle passa à peine la main dessus et contempla les rideaux blancs qui tombaient devant la fenêtre, donnant vue sur le portail au loin.

- Cette chambre est très impersonnelle, tout en l'étant à la fois. Dit Sam.

- Peut-être parce que je n'ai jamais vraiment eu de goût... Mis à part mettre en avant les membres qui m'étaient le plus cher... Expliqua Jack.

- A qui sont toutes ces peluches ? Demanda-t-elle en se mordant la lèvre.

Le militaire sourit tandis qu'il se dirigeait vers la commode.

- Ce petit ours des neiges s'appelle Toby, il m'a été offert par mon frère James, Rocco vient de Londres, c'est ma nièce qui me l'a ramené il y a cinq ans. Lepp est un leprechaun, on entretient les traditions. Dit-il en tournant la tête vers elle. Lors de la naissance d'un enfant, on lui offre un nounours Leprechaun qu'il gardera toute sa vie. Coco lapin m'a été offert par mon père... Le soir, avant de partir en mission, il me frottait son museau contre mon nez. C'était une sensation des plus douces... Lili est la peluche de ma sœur et pour finir, Jimmy adorait celui là, je l'ai donc récupéré à sa mort.

- Comment s'appelle-t-il ? Demanda Sam émue, alors qu'elle s'était rapprochée de lui.

- Jim.

Sam se mordit la lèvre, heureuse qu'il lui ai fait ses confidences. Elle se tourna vers le lit et se mit dos à lui, à genoux, afin qu'il puisse commencer par le dos. Elle passa ses bras par dessus sa tête et prit les pans de son sweat pour le remonter jusqu'à sa nuque. Comprenant le message, le militaire appliqua la crème froide sur le dos de sa compagne, alors qu'elle frissonnait sous le contraste de température, et commença à masser sur toute la partie rouge. Lorsque se fut fait, il prit ses mains et les laissa tomber à côté d'elle alors qu'il prit les pans de son sweat afin de le lui remettre en place. La jeune femme se retourna vers lui et s'allongea sur le dos, soulevant une fois de plus le sweat jusqu'au dessous de ses seins. Il pouvait constater qu'elle n'en menait pas large de part se respiration saccadée, son ventre se soulevait à allure irrégulière, tout comme le sien. Elle le mettait dans une position assez délicate, il pouvait toucher son corps, sans en profiter. Voilà une tâche d'autant plus difficile qu'il fallait toucher sans trop appuyer pour ne pas faire mal. Et donc, prodiguer de douces caresses, la laissant pantoise sur le lit. Il aurait pu faire n'importe quoi avec elle à ce moment là, elle ne l'aurait pas arrêté. Mais il ne le ferait pas, par peur d'abuser d'elle, n'étant pas encore dans son état normal. Il posa ses mains remplies de crème sur son ventre et commença donc à masser sa peau soyeuse, brillante et si douce. Parfois, la militaire ne pouvait se contrôler, et sous le plaisir qu'elle ressentait, elle serrait ses abdos, et cela creusait un trou, ou une dégénérescence des tissus. Il adorait voir ce spectacle mille fois mieux qu'une danse du ventre sous ses yeux. Il leva la tête afin de contempler son visage, et vit qu'elle avait fermé les yeux et respirait par la bouche très difficilement. Elle se mordait parfois la lèvre, espérant probablement effacer un gémissement. Ses yeux retournèrent à son œuvre alors qu'il était attiré par la ligne rouge le long de la bordure de son pantalon. Non, il ne pouvait pas ou il perdrait le contrôle. Et pourtant, il se devait d'essayer. Il prit une noisette de crème et la déposa à l'endroit où c'était rouge. Puis, il étala en suivant la ligne tracée par le soleil. Il toucha la bordure du pantalon, la poussant dans ses retranchements, en la décalant plus bas. Passant le bout de ses doigts sous le pantalon. Massant toujours, et prenant un malin plaisir à le faire. La jeune femme sentant le désir monter en flèche, ouvrit les yeux et poussa un faible gémissement tandis qu'elle se redressait difficilement sur ses coudes afin de voir ce qu'il faisait.

- Je suis ravi de voir que cela vous fait du bien. Murmura le militaire, un doux sourire sur le visage.

Était-ce un rêve ? Car si s'en était un, elle s'y perdrait avec passion, mais si ce n'était pas le cas, ils ne pouvaient pas franchir la ligne ! Et il le savait. Leurs yeux à tous les deux étaient noirs, si noirs, qu'ils auraient pu s'y perdre. Sam, cependant, prit la main de Jack dans la sienne et l'invita à s'allonger à côté d'elle.

- Avant de vous mettre en brassière, la prochaine fois, pensez à la crème solaire... Souffla Jack en remontant vers elle et s'allongeant près d'elle.

- Pourquoi vous n'avez pas eu de coup de soleil alors que vous étiez torse nu ?! S'offusqua-t-elle.

- Et bien moi, je me suis protégé.

Sam soupira en tirant une moue boudeuse alors qu'elle croisait finalement les bras.

- Pourriez vous m'en mettre sur les bras s'il vous plaît ? Demanda-t-elle encore.

- Bien sûr. Relevez vos manches.

La militaire ne se le fit pas dire deux fois et releva les deux manches de son sweat tout en baissant ce dernier sur son ventre. Le militaire appliqua alors la crème, faisant le plus grand bien à la jeune femme. Cette dernière, fatiguée de sa journée, finit par s'endormir sur le ventre, alors qu'il lui massait les épaules en lui mettant de la crème solaire. Sentant soudainement ses muscles se relâcher, il rit et tomba dos sur le lit en regardant le plafond. Il était heureux, la jeune femme de ses rêves s'était endormie dans son lit, et il n'allait rien faire pour la réveiller. Il se redressa, tout sourire, et ferma le tube de crème qu'il posa sur sa table de chevet. Il souleva la couette ainsi que le drap du lit et en fit de même du côté de Sam, en les faisant passer sous le corps de la jeune femme sans pour autant la réveiller. Il rabattit ensuite le drap sur ses épaules, et la couette jusqu'à ses hanches, ne souhaitant pas la brûler. Si elle avait froid, elle se couvrirait. Il se mit ensuite sous les couvertures et se tourna de son côté, un bras replié sous l'oreiller, l'autre sur le côté de son corps. Il se tourna vers la jeune femme, et grâce aux reflets de la lune, il put observer son magnifique visage d'ange tourné vers lui. Elle avait l'air apaisé, et il appréciait de pouvoir la voir reposée. Il soupira de bien être et s'endormit de cette façon.