Chapitre 9 : À la recherche de la vérité
Au repaire, Sasame et Arashi étaient partis faire quelques courses, Sai discutait au téléphone avec Maya, et Shin surveillait leur groupe de protégés. Dans un coin, Haku méditait en silence, dans un autre Gaara observait le plafond, Temari et Tenten discutaient à voix basse sur le canapé, Konohamaru cognait des clous, et Naruto tentait de consoler sa jumelle qui s'inquiétait pour Suigetsu. Elle finit par s'endormir contre son épaule et le démon en profita pour sortir le carnet de leur père. Il était temps de le feuilleter.
Les premières pages relataient les pouvoirs des anges-gardiens et comment les utiliser, puis vers le milieu, Naruto tomba sur un journal. Leur père avait détaillé la totalité de ses journées depuis sa rencontre avec leur mère et y avait ajouté des commentaires à son intention pour le jour où il pourrait le lire.
Une semaine sur terre, tout se passe à merveille pour le moment. Le seul bémol, c'est cette femme à la longue chevelure rousse qui traine pas loin de nous. À chacun de nos déplacements, je suis sûr de l'avoir vu rôder dans le coin. Mais elle ne s'est jamais approchée de nous.
J'ai donc pris la décision de la suivre et découvrir on identité pendant qu'Hiashi poursuivait sa mission.
La femme rousse est un démon. Malheureusement, en m'approchant assez pour le découvrir, elle m'a senti et elle a pu me piéger. Comment aurais-je pu savoir qu'en la suivant, j'allais me retrouver piéger dans un repaire de démons grâce à des symboles anti-anges ? L'image de femme innocente qu'elle s'était donnée avait laissé place à une tenue vulgaire de prostituée. J'étais tombé sur une succube. Et à sa démarche, elle ne me laisserait pas partir avant de m'avoir corrompu. J'ai voulu l'attaquer, mais mes pouvoirs ne fonctionnaient pas. Elle, par contre, elle n'eut aucun mal à me ligoter sur une chaise. Elle prit ensuite place sur mes genoux en remontant bien sa jupe jusqu'à ses hanches. Je fis tout pour ne pas regarder ses jambes et ses…
Ta mère savait parfaitement comment faire tomber un homme, et même un ange comme moi n'est pas immunisé contre les pouvoirs de séduction d'une succube avec autant d'année d'expérience.
J'eu de la difficulté à éviter sa bouche et mes tentatives d'esquives semblaient grandement l'amuser. Mais elle ne se gêna pas pour m'attraper le visage à deux mains pour m'obliger à l'embrasser au bout d'un moment.
Tu t'imagines ? J'ai eu mon premier baiser à l'âge de quatre-vingt-sept ans avec une succube. J'étais totalement scandalisé. Mais ça avait aussi éveillé quelque chose au fond de moi.
À mon étonnement, elle y mit fin rapidement et son visage arborait une expression indéchiffrable. Elle s'est levée en vitesse pour s'éloigner de moi et se réfugier dans la pièce voisine. J'ignore pourquoi elle m'a abandonné aussi vite.
Ce que j'ignorais à ce moment-là, c'est que les succubes peuvent savoir d'un simple baiser qui est leur âme-sœur. Et comme les rares avant elle, ta mère a paniqué.
Je suis resté seul durant plusieurs heures, développant des courbatures à rester assis sur cette chaise avec les mains attachées dans mon dos. Lorsqu'elle est revenue, elle n'arborait plus cette attitude de séduction qu'elle avait au départ. Au contraire, elle avait un air très sérieux qui jurait avec sa tenue légère qui laissait voir ses jambes, ses bras et la naissance de ses seins. Elle fit apparaître un sofa confortable face à moi et y prit place pour me regarder longuement. Elle garda le silence si longtemps, que je sursautai lorsqu'elle m'adressa finalement la parole. Elle me questionna sur mes connaissances des enfers, mais je refusai de répondre. Elle commença donc à monologuer sur les préjugés des anges envers les démons ou les montres.
Elle m'a parlé des sept péchés capitaux dans les enfers, de leur répartition et qu'aucun démon n'avait les sept à lui tout seul. Elle me parla plu précisément de la luxure et du sexe, étant son péché, et elle me confia des choses que les anges ignorent sur les succubes. Comme par exemple, le fait qu'elles n'ont pas besoin de se nourrir plus d'une fois par mois et celles qui tuent plus souvent, le font parce qu'elles ont de bonnes raisons de le faire. Certaines punissent les criminels et ta mère s'occupait des violeurs. Dont quelques pédophiles, et parfois même des religieux aux mœurs peu reluisantes.
J'arrêtai d'écouter cette femme lorsqu'elle se mit à dénigrer les hommes d'église. Je ne pouvais croire que des religieux puissent aller contre leur serment et abuser de leurs pouvoirs pour avoir des relations intimes avec des femmes, des religieuses, ou pire, des enfants.
Et lorsqu'elle mentionna les enfants, ta mère se pencha vers moi pour ajouter que c'était souvent de jeunes garçons qui avaient le « privilège d'être touché par la main de Dieu ». Et bien sûr, je me suis emporté. Je suis un ange après tout.
Elle fut interrompue par l'arrivée d'un homme imposant à l'épaisse tignasse blanche. Ce devait être un démon supérieur, si je me fie à son aura écrasante.
Et je ne l'aurais jamais avoué à ce moment-là, mais je fus impressionné et sans même le vouloir, j'éprouvai du respect pour lui.
En m'apercevant, il fronça les sourcils et se tourna vers la succube, qui baissa la tête en se recroquevillant. Il l'intima de le rejoindre dans la pièce voisine et elle le suivit à reculons. Je perçus quelques mots par-ci par-là, et je compris que ce démon n'était pas ravi de ma présence ici. À ce moment-là, je cru qu'il allait me tuer pour éviter que je révèle cet endroit. Quelle surprise, quand il revint devant moi avec un air calme et serein.
Kushina lui avait révélé ce qu'elle avait ressenti en m'embrassant. Et si plusieurs succubes décident de l'ignorer, ta mère se sentait bien plus propre des humains, que bien des humains eux-mêmes. Et elle ne pouvait laisser passer sa chance de connaître l'amour, même si celui-ci devait être avec un ange qui ne voudrait probablement rien savoir d'elle. Ta mère avait bien plus de cœur que bien des anges supérieurs.
Le démon se présenta sous le nom de Jiraiya, tuteur de la succube qui m'avait fait prisonnier. Et il s'en excusa. Je dois dire que ça m'a intrigué.
Comment aurais-je pu savoir que les démons ne dont pas tous des bêtes sauvages assoiffés de sang, ou plutôt de péchés, alors que mes supérieurs me répétaient le contraire depuis ma naissance ?
Il déclara que le paradis n'avait que des préjugés sur les démons, et que certains avaient bons cœur !
Je ne le croyais pas. Mais maintenant, je sais ce qu'il voulait dire. Il essaie depuis déjà plusieurs décennies d'instaurer une paix entre les enfers et le paradis. Et ta mère a suivi son enseignement et celui de Tsunade. Elle n'a jamais tué un homme innocent, car c'est l'un de leurs pouvoirs de le voir dans les yeux des gens. Corrompu, ça oui, très souvent. Mais elle n'en a jamais tué après.
Voyant que je ne croyais aucun mot de son discours, Jiraiya prit place dans le sofa en face de moi et commença à me raconter comment sa protéger en était venu à détester les anges. Et sur ce point, j'avoue que j'ai de la difficulté à ne pas le croire, bien que je n'arrive pas à imaginer mes comparses capturer une succube pour la « disséquer ».
C'est Jiraiya qui l'a sauvé en les tuant et il voulut s'emparer du livre dans lequel ils avaient noté toutes leurs observations, mais l'aura angélique de celui-ci l'en empêcha. Il était protégé contre les démons.
Je tentai de défendre les miens, en déclarant qu'il n'y avait aucun livre de ce genre. Mais il ne me crut pas. Au contraire, il me conseilla de le vérifier par moi-même et de découvrir combien de monstres et de démons avaient servi ces recherches mortelles.
Comprenant qu'il allait me relâcher, je m'étais juré à ce moment-là de ne plus me faire piéger aussi bêtement. Mais je ne comptais pas faire ce qu'il me conseillait. Pourquoi aurais-je suivi les ordres ou les conseils d'un démon.
Il m'abandonna un instant pour retourner dans la pièce adjacente. Je n'entendis pas ce que Jiraiya dit à la succube, mais la voix de celle-ci fut suffisamment forte lorsqu'elle déclara : « J'en ai marre de cette vie ! C'est une putain de malédiction. » Je ne suis pas sûr de comprendre ce qu'elle a voulu dire par là, mais ça ne me concernait pas. Et dès qu'ils m'ont libéré, j'ai décidé de ne plus jamais entrer en contact avec l'un d'eux.
C'était sans compter ma curiosité. À mon retour au paradis, le doute s'est insinué dans mon esprit et j'ai fait exactement ce que maître Jiraiya m'avait conseillé. J'ai fouiné dans la bibliothèque commune. Mais mes recherches ne donnèrent rien. Et pourtant, nous avions plusieurs grimoires parlant des démons et des monstres. Le doute a continué à grandir, lorsque j'ai constaté que tous ces documents ne mentionnaient jamais d'où provenaient les informations.
Ça fait deux semaines que ma mésaventure est arrivée et je n'ai toujours pas osé en parler à qui que ce soit, même pas à Hiashi. Et pourtant, les paroles de ce Jiraiya et ceux de la succube tournaient en boucle dans ma tête. Voulant me prouver qu'aucun ange ne ferait ce que ce démon avait insinué. Mais lorsque j'ai fait le tour de tous les livres que contenait la bibliothèque commune, j'ai compris que quelque chose clochait. Je vais donc aller voir Hiashi. Étant notre futur chef, il devait avoir entendu quelque chose. Voir même savoir où se trouvait ce fameux livre de recherches s'il existait.
J'ai eu tort d'en parler à Hiashi. Il me prend pour un fou de donner de l'importance aux paroles d'un démon. Moi qui ai toujours été là pour lui, je me sens soudainement seul dans ce grand territoire. Jamais avant je n'avais remis en question l'enseignement et les actions des grands dirigeants, mais là maintenant j'ai besoin d'avoir une preuve tangible que les anges n'ont jamais mené de recherches ou d'expériences sur les démons et les monstres. Tant que ce ne sera pas le cas, je ne pourrai plus donner ma confiance ou mon soutien à qui que ce soit.
J'ai mis plusieurs jours à mettre au point un plan pour pénétrer dans le bureau de maître Hyuuga lorsque tout le monde sera endormi. Et j'ignore à quoi ça ressemble maintenant, mais à mon époque, il n'y avait aucun garde qui surveillait cette pièce la nuit. Quel ange aurait voulu s'y glisser ni vu ni connu en plein milieu de la nuit ?
Je suis sous le choc. Ce Jiraiya avait raison, il y a bel et bien un livre contenant des observations sur divers monstres et démons, dont certains qui ont disparu. Je n'ai pas eu le temps de tout lire, mais j'ai vu les noms « vampires », « lycanthrope », et même « dragons ». Quand je suis arrivé à « succubes », il y avait une fiche technique et un portrait de la femme rousse qui m'a fait prisonnier il y a deux semaines.
« Kushina Uzumaki, succube de soixante-trois ans, fille de la défunte succube Mito Uzumaki et du moine Hashirama Senju. Protégée du péché de la Gourmandise, Jiraiya. Victimes à son tableau : 398 hommes, dont 120 religieux, et 118 femmes, dont une princesse du Japon. Taille : 163 centimètres. Poids : 127 livres. Mensuration : 40-36-45. Recherche interrompue. »
Ce Jiraiya a donc dit la vérité et mes paires sont des monstres. Du moins, les hauts placés, puisque personne d'autre ne semble au courant de ces recherches. Mais ce n'est pas le seul secret que j'ai découvert durant ma fouille. Je suis tombé par hasard sur un grimoire portant le nom « Les traitres ». J'aurais préféré ne pas avoir ce défaut de curiosité. Jamais on ne nous a parlé d'eux. Plusieurs anges sont tombés amoureux d'humains par le passé. Ceux qui n'ont pas péché sont maintenant interdits de quitter le paradis, et les autres ont été bannis après que leurs ailes furent coupées. Mais ce qui me perturbe le plus, c'est qu'il y ait eu deux exécutions par le passé. L'un parce qu'il aurait « vendu » des humains à un monstre et l'autre, pourtant pas si grave, parce qu'il avait sympathisé avec un démon. Les anges étaient pourtant supposés être pacifiques.
À ce moment-là, j'ai pris la décision de retourner voir ta mère et lui demander de me mettre en contact avec Jiraiya. J'avais besoin d'en savoir plus et s'il était le péché de la gourmandise, il faisait partie des plus vieux êtres mythiques du monde, ce qui voulait dire qu'il en connaissait beaucoup.
Le retour de Sasame et d'Arashi sortit Naruto de sa lecture. Ils tournèrent tous la tête dans leur direction, sauf Karin et Konohamaru qui se réveillèrent en sursaut. Les cousins vinrent déposer leurs sacs au centre du salon et Shin apporta des assiettes, pendant que son demi-frère s'occupait des verres et des ustensiles. La chasseuse s'occupa de déballer le repas à apporter qu'ils avaient acheté en rentrant, tandis que son cousin retournait à la fourgonnette récupérer les sacs d'épicerie. Du poulet frit, des sandwichs à la viande chaude, des salades et des frites. Un peu pour tous les goûts. Naruto resta assis un instant à regarder tout le monde choisir son plat, une main sur la dernière page du carnet qu'il venait de lire. Ce qu'il avait lu avait remué quelque chose en lui. Est-ce qu'Hinata, Hanabi, ou encore Neji, en avaient entendu parler ? Ou bien Hiashi faisait comme son propre père avant lui et leur avait caché beaucoup de chose, tout comme aux autres anges ? Probablement la seconde option.
Oo0oO
Dans l'appartement de Sai, Maya était en pleine conversation téléphonique avec le propriétaire des lieux depuis quelques minutes. Hanabi se tenait à l'écart, encore gênée par la réaction de son cousin. Elle n'avait pas compris à quel point Neji comptait sur elle pour changer les lois qui régissaient le paradis. Elle gardait un œil sur lui, pendant qu'il relaxait assis à califourchon sur une chaise. Son bras libre reposait sur le dossier et son front par-dessus. La douleur semblait grandement l'affaiblir et ça empêcher des pouvoirs de guérir sa blessure. Devant la fenêtre, qui devait être blindée, Shino et Kiba continuaient de narguer les démons. Maya leur avait montré comment remettre de l'eau bénite dans le piège sans avoir à sortir dehors. Et ils semblaient grandement s'amuser, remarqua l'ange ne détournant les yeux vers les deux frères.
Sasuke dormait depuis près d'une heure maintenant et Itachi semblait inquiet. Pourtant, la plaie s'était refermée depuis un bon moment déjà, mais il n'avait toujours pas repris connaissance depuis. Et ce, malgré tout le bruit que pouvait faire un loup-garou hyperactif coincé dans un petit appartement. Lorsque Maya raccrocha finalement, les deux monstres tournèrent le dos aux démons et Kiba descendit la toile pour masquer la fenêtre. Un peu d'intimité pendant qu'ils élaboraient leur fuite.
Ils sont tous à notre planque numéro trois et ils nous attendent. Sai m'a parlé d'un livre dans lequel il y a quelque chose pour aider Sasuke à récupérer plus rapidement.
La chasseuse les abandonna un instant pour se rendre dans une chambre fermée à clé et revint avec un vieux grimoire à la couverture abimée. Ce livre avait quelques siècles de vécu. Elle prit place à la gauche d'Itachi et se mit à le feuilleter. Curieuse, Hanabi se rapprocha et elle eut le temps de voir une écriture ancienne, voir morte, avant que le dragon ne la repousse.
Un peu de respect. Seuls les chasseurs ont le droit de lire ces livres.
Le rouge monta aux joues de la jeune ange et elle s'excusa en retournant s'asseoir dans son coin. Elle n'avait pas voulu manquer de respect, mais la curiosité avait été plus forte.
C'est du grec ancien, annonça Maya sans relever les yeux.
Hein ? fit Hanabi.
Ce livre est écrit en grec ancien. Une langue morte. Sai excelle dans les langues oubliées, mais en dehors du latin, j'avoue que moi j'en arrache, confia la rousse en relevant les yeux. Est-ce que c'est l'une des langues qu'on vous enseigne au paradis ?
Neji redressa la tête vers Maya, étonné par sa demande. Les chasseurs se méfiaient de tout le monde, que ce soit des monstres, des démons ou encore des anges, et elle, elle demandait leur aide pour traduire un grimoire. Le fait de fréquenter un vampire l'avait-elle rendu moins méfiante ? Alors que sa cousine revenait près du sofa, Neji vit un petit sourire étirer le coin des lèvres de la rousse. Comme un flash, l'ange-gardien comprit qu'elle n'avait pas réellement besoin d'aide pour lire le grec. Alors pourquoi ? se demanda-t-il.
Au bout d'une heure, Maya termina le traitement que lui lisait Hanabi, et Sasuke se réveilla tranquillement. Itachi s'enquit rapidement sur son état et son frère tenta de le rassurer du mieux qu'il pouvait. Mais ses forces n'étaient pas encore entièrement revenues et il ne devait pas trop forcer pour quelques minutes.
On n'a qu'à discuter de nouveau de la meilleure façon pour s'enfuir d'ici sans être poursuivit par les démons et les monstres qui nous entourent, proposa Kiba en se laissant tomber au sol.
Sasuke acquiesça d'un hochement de tête, puis il remarqua Hanabi. Il l'observa longuement en clignant des yeux, la faisant rougir au passage.
J'ai dormi combien de temps ? demande-t-il.
Quelques heures, répondit le loup-garou. Mais là la question est de savoir si tes tours de passe-passe peuvent éloigner les démons et nous donner le temps de rejoindre mon appart pour récupérer ma voiture.
Sasuke prit le temps de réfléchir, calculant la distance entre l'appartement de Sai et celui de ses deux collègues musiciens. Il fit signe à son frère, qui sembla lire dans ses pensées, puisque celui-ci se leva pour aller chercher des feuilles et des crayons.
Je vais essayer quelques scénarios et vous me direz lequel vous préférez.
Une heure passa avant qu'ils soient tous d'accord sur la marche à suivre. Sasuke sortit de l'appartement en compagnie de son frère pour la première phase du plan. Dès que les démons se furent assez éloignés, Itachi envoya un message à Shino et le reste du groupe les rejoignit dans l'entrée. Pour bien profiter de la diversion, ils se mirent à courir dans la direction de l'appartement que Shino et Kiba partageaient. Malheureusement, il se trouvait à une bonne distance de celui de Sai et n'étant pas complètement rétablis, Neji et Sasuke avaient de la difficulté à suivre.
Itachi finit par prendre son frère sur son dos, mais la fierté de l'ange-gardien l'empêcha d'accepter la proposition du loup-garou. Il se reposerait lorsqu'il serait dans la voiture, pas avant. Par contre, lorsqu'une autre horde de démons apparue devant eux, il crut un instant que c'était la fin pour sa cousine et lui. Mais peut-être que la chance était avec eux, car Sasuke annonça qu'ils étaient assez proche et une Nissan rouge apparut juste devant eux. Kiba courut pour prendre place derrière le volant, Maya à sa droite entre lui et Shino. Neji prit place du côté droit de la banquette arrière, Sasuke à sa gauche entre lui et son frère. Hanabi ne se posa aucune question et s'allongea sur eux, lorsque Kiba leur ordonna de fermer les portes en vitesse avant de démarrer en trompe.
Aucun d'eux n'avait eu le temps de s'attacher et l'ange poussa un cri de surprise en se sentant propulsé contre les torses des trois hommes. Sa tête frappa l'épaule valide de son cousin et elle s'excusa, juste avant qu'elle roule vers l'avant et ne tombe sur leurs pieds. Les trois passagers grognèrent lorsqu'elle leur écrasa les orteils, mais serrèrent les dents pour ne faire aucun commentaire. À l'avant, Maya avait ressorti son téléphone pour parler à Sai et lui annoncer au passage qu'elle ne pouvait cacher le trajet à ses compagnons, n'ayant eu ni le temps ni quoique ce soit pour leur masquer les yeux.
Je sais que c'est contre nos règles, mais j'ai un ange blessé, un magicien et un vampire affaiblis, un autre ange qui ne s'est jamais battue et je ne crois pas être en mesure de me battre après tout ce que le shapeshifter m'a fait subir. Sans compter les monstres qui nous poursuivent, ajoute-t-elle en regardant dans le rétroviseur.
Je crois que c'est ta meute, Kiba, déclara Shino.
Ancienne meute, rectifia son ami.
Meute ? répéta Hanabi en se redressant tant bien que mal.
Les loups-garous se déplacent généralement en meute sous les ordres de l'alpha, expliqua Itachi.
Mais Kiba a quitté la sienne, ajouta Sasuke.
Pourquoi ? demanda Neji.
Déjà, ce n'était pas « ma » meute, mais celle du copain de ma sœur. Et je les ai quitté parce que j'en avais marre de tuer juste pour le plaisir. La meute de ma mère, avant d'être soumise à celle du copain de ma sœur, ne chassait que pour se nourrir.
Et il a décidé de devenir un loup végétarien, compléta Maya.
Végétarien ? répéta Hanabi.
Je ne mange plus d'humain, répondit Kiba.
La jeune ange écarquilla les yeux sous la surprise, n'ayant pas compris que les loups-garous se nourrissaient d'humain.
Les loups-garous se nourrissent du cœur et celui des humains est plus nutritif que celui des animaux, expliqua Itachi.
Tu ne vas pas vomir ? s'inquiéta Itachi en voyant le haut de cœur d'Hanabi.
Hanabi secoua la tête de gauche à droite en fermant les yeux, la main toujours devant sa bouche. Complètement à droite, Neji se colla un peu plus contre le dossier et la fenêtre, n'étant pas sûr que sa cousine ne vomisse pas. En trois mois, elle n'était pas montée très souvent dans une voiture, et il était prêt à parier qu'elle avait le mal des transports. Et ça ne devait pas aider que la voiture soit secoué alors que Kiba tentait d'éviter les autres automobilistes et les démons qui tentaient de les capturer. Mais lorsque quelque chose tomba sur le toit, c'est un cri de surprise et de panique qui résonna dans l'habitacle. Puis des griffes transpercèrent la tôle et l'ouvrit comme une canne de conserve. Maya et Shino se penchèrent vers l'avant pour protéger leur tête avec leurs bras. Hanabi s'aplatit un peu plus sur le sol, Itachi et Neji contre les portes, et Sasuke tenta tant bien que mal de disparaître dans son siège. Un visage velu apparut par le trou et grogna le nom de Kiba. Celui-ci jura et tenta de se débarrasser de lui en donnant des coups de volant, mais le loup s'accrochait fermement à ce qui restait du toit.
Je t'emmerde, Mizuki ! cria Kiba. Retournes dont lécher les pattes de Black.
Sûrement pas sans elle, grogna Mizuki en tendant un bras vers Hanabi.
Celle-ci poussa un cri de panique en s'agrippant aux jambes de Neji, mais avant que la main n'ait descendu plus bas, Maya lui donna un coup avec sa dague en argent. Mizuki poussa un hurlement qui vrilla les tympans des sept passagers, et grâce à un virage à quatre-vingt-dix degré, Kiba réussit à se débarrasser de lui.
Ils nous talonnent encore, annonça Itachi en regardant par la vitre arrière.
On ne pourra jamais aller au repère si on n'arrive pas à les semer, désespéra Maya.
Et on ne pourra jamais faire le plein non plus, ajouta Kiba très lentement.
Tous les yeux se tournèrent vers lui en comprenant ce que ça sous-entendait. Ils allaient être bientôt à court d'essence.
Sasuke, tu n'aurais pas un petit tour de passe-passe pour remplir le réservoir ? demanda Kiba.
Pas tant qu'on est en mouvement. Je pourrais aussi bien remplir ton estomac à la place du réservoir.
Ce serait bien que Sai débarque avec les autres pour nous aider, soupira Shino.
C'est exactement ce que j'essaie de faire, déclara Maya avec son téléphone contre l'oreille.
Alors que Maya entamait une conversation avec Sai, la voiture fut ballotée à droite et à gauche par les loups-garous. Ce n'était tellement pas subtil, n'importe qui pouvait les voir et il y aurait probablement des vidéos sur Youtube avant la fin de la journée. En soupirant, Itachi se détacha, appuya ses pieds sur le siège et ses mais sur le dossier de Kiba, et se leva pour sortir le haut de son corps par l'ouverture du toit. Sasuke lui attrapa les jambes pour éviter qu'il ne tombe sous les ballotements et son aîné commença à lancer des boules de feu sur leurs assaillants, les tenant à distance. Malheureusement, ça ne servirait à rien s'ils tombaient en panne. Ils sortaient de la ville, quand la voiture commença à ralentir. L'essence commençait à leur manquer.
Dis-moi que tu peux les bombarder encore longtemps, cria Kiba à Itachi.
Oui, mais je ne pourrai pas m'occuper de la meute à moi tout seul.
On est les seuls à pouvoir l'aider, déclara Shino en se penchant vers son ami.
Toi, pas tant que ça, répliqua la rousse.
Toi, encore moi, rétorqua Shino.
Maya se tut et regarda son petit-ami monter sur son siège pour sortir par l'ouverture du toit à la suite d'Itachi. Elle se tourna ensuite vers le volant et le prit pendant que Kiba suivait Shino. Maintenant à la place du conducteur, elle poursuivit leur chemin pendant que les trois monstres sautaient en bas de la voiture, face à une douzaine de loups-garous. Maya savait qu'ils ne pourraient pas aller encore bien loin, mais elle préférait s'éloigner le plus de la zone de combat pour éviter qu'ils soient attaqués par ceux qui réussiraient à passer. Malheureusement, une femme blonde tomba soudainement sur le devant de la voiture. Et voilà, ils n'avaient plus aucun moyen de transport.
C'est la okami ! cira Hanabi.
La quoi ? demanda Sasuke.
Je l'ai vu débarquer chez Naruto avec une autre.
Une okami ? En Amérique ? s'exclama Maya.
Et oui, nous aussi on voyage, ricana Ino après avoir explosé la vitre.
Maya se protégea le visage avec ses bras des éclats de verre, mais elle ne put se protéger de l'attaque de la blonde qui l'agrippa par la gorge.
On tue ça comme une okami ? demanda Neji.
Avec un bambou béni par un prêtre shinto, confia difficilement Maya.
Ou une déchiqueteuse ! se souvint Hanabi.
Sasuke et Neji se tournèrent vers elle, étonnés et scandalisés par ce qu'elle venait de dire.
Quoi ? Je suis sûre d'avoir entendu Naruto dire quelque chose dans ce genre.
Comme si quelqu'un pouvait survivre à ça ! grogna Ino.
En se concentrant un peu, Sasuke réussit à en faire apparaître une, et en utilisant ses pouvoirs pour diriger une forte bourrasque de vent vers la okami, il réussit à faire reculer Ino. Par contre, elle maintint sa poigne autour de la gorge de Maya. Ne voulant pas voir celle-ci entraînée dans la mort par le monstre, Hanabi passa à l'avant de la voiture, attrapa la dague de la chasseuse et la planta dans le bras de la blonde. Celle-ci relâcha sa prise et trébucha vers la déchiqueteuse. Les quatre passagers détournèrent les yeux lorsque la chair ressortit à droite. Et cette fois-ci, la jeune ange ne put retenir son haut de cœur et elle vomit sur le pare-brise en miette.
Tu l'as trouvé où cette déchiqueteuse ? demanda difficilement Neji.
Il y a une ferme à quinze kilomètre au sud de nous. Je leur renvoie ou j'attends au cas où on en aurait encore besoin ?
Sa question provoqua un autre haut de cœur chez Hanabi, qui cette fois-ci ouvrit la portière pour vomir dehors. Sasuke s'excusa lorsqu'il sentit les regardas de Neji et de Maya sur lui. Il n'aurait peut-être pas dû dire ça devant une personne avec l'estomac fragile. Ils sortirent tous à l'extérieur, ne pouvant plus de toute façon continuer à avancer. À dix mètre d'eux, Itachi tenait à distance à la meute, pendant que Kiba et Shino s'attaquaient à ceux qui réussissaient à traverser le mur de flammes créé par le dragon. Alors que Sasuke créait des illusions pour les aider, Hanabi poussa un cri strident. En se retournant, Maya et Neji la virent prisonnière d'un démon aux yeux rouges qui reniflait les cheveux de l'ange.
Merde, un incube ! jura Maya.
Je l'ai enfin trouvé. Oui, susurra l'incube en reniflant une nouvelle fois, c'est la même odeur qui collait à la peau de cet humain. C'est toi que je vais ramener à Orochimaru.
Hanabi commença à se battre, mais rien n'y fit, il était trop fort pour elle. Neji voulut intervenir, mais dès qu'il fut à portée, le démon lui donna un coup de pied sur son épaule droite. La douleur le cloua au sol, alors que sa plaie se rouvrait. Maya tenta à son tour de la sauver, mais leur assaillant la repoussa d'un coup de pied au ventre. L'incube aurait réussi à la kidnapper, s'il n'avait pas été soudainement arrosé d'eau bénite. La brûlure le fit crier et il relâcha sa prise pour se sauver. Mais c'était sans compter sur l'arrivée de Naruto, les yeux rouges et les griffes sorties.
Naruto ? s'exclama l'incube.
Yue, grogna le blond.
Sans même lui laisser le temps d'ajouter le moindre mot, Naruto lui transperça l'abdomen avec sa main droite. Yue cracha du sang, alors que le blond ressortait sa main en tirant ses intestins avec lui. De la main gauche, il repoussa le démon qui s'effondra au sol, inerte. Sans attendre, il rejoignit les chasseurs qui aidaient Kiba, Shino et Itachi contre la meute de loups-garous. Dès qu'elle avait été libérée, Hanabi avait fui dans la direction opposée, et elle tomba sur Konohamaru qui courrait vers elle. Elle sauta dans ses bras et laissa les larmes s'échapper de ses yeux. Elle avait eu si peur.
Encore au sol, Neji n'avait pas vraiment remarqué ce qui venait de se passer, la douleur à son épaule l'avait presque fait perdre connaissance. Par contre, il ouvrit les yeux lorsqu'il reconnut l'énergie de Tenten. La jeune femme s'agenouilla dans son dos et elle tenta d'arrêter le sang de s'écouler de la plaie. La retrouver fut un soulagement pour l'ange. Comme si un poids avait soudainement disparu de ses épaules. Pas qu'il n'avait pas confiance en les capacités d'Haku pour la protéger, après tout, ils avaient suivi le même entraînement au paradis, mais tout ce qui concernait son ancienne protégée le préoccupait.
Pouvait-il vraiment tombé amoureux d'elle en seulement deux semaines ? Le chamboulement qui l'avait envahi lorsqu'il l'avait embrassée l'intriguait depuis. Était-ce ce que ses cousines avaient ressenti avec leur petit-ami respectif ? Il avait bien vu que les sentiments d'Hinata pour Naruto étaient purs. Elle s'était épanouie dans le monde des humains et elle avait aussi trouvé l'amour. En regardant Tenten, Neji se demanda s'il l'avait lui-même trouvé.
Qu'est-ce qui s'est passé ? s'enquit Tenten.
J'ai tenté de sortir mes ailes avec une épaule déboîtée. Il faudrait que tu m'apprennes à me battre. C'est la seconde fois que tu me vois dans cet état lamentable. Pas fort pour un ange-gardien.
Si tu t'es lancé au secours de Maya sans savoir te battre, ni contre quoi, ça montre que tu as l'âme d'un gardien, le rassura la jeune femme.
Neji répondit à son sourire, mais le perdit en voyant arriver Haku. Pour le moment, il n'était plus un ange-gardien. Lorsque tous les loups-garous furent tués ou en fuite, les chasseurs leur demandèrent de retourner rapidement dans la fourgonnette avant qu'il y en ait d'autres qui débarquent. Sasame, Karin, Temari et Gaara les attendaient à la planque numéro trois. En entendant Sai dire qu'ils étaient en danger, Konohamaru avait refusé d'y rester en sachant qu'Hanabi était avec eux. Tenten avait décidé de le suivre, sans avouer qu'elle s'inquiétait pour Neji, ce qui obligea Haku à faire pareil.
Dans la fourgonnette, le silence s'installa. Konohamaru refusa de lâcher sa copine, trop soulagé de la revoir et ayant eu la frousse de sa vie en la voyant prise au piège du même démon qui l'avait attaqué. Il était encore un peu choqué par le spectacle que Naruto lui avait offert en étripant Yue, mais finalement il était heureux que son ami ait des pouvoirs. Même si voir son ami dans cet état l'avait effrayé, il était le mieux placé pour savoir que le blond n'était plus le démon assoiffé de sang que ses paires avaient connu par le passé.
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Au paradis, Hinata ignorait totalement ce qui arrivait à ses amis sur la terre. En ce moment, elle cherchait plutôt un moyen de sortir de sa chambre. Et pour ça, il fallait que les gardes dans le couloir s'en aille. Ou bien qu'ils s'endorment. Elle réfléchissait à comment y procéder depuis le départ de son père. Elle avait bien vu qu'il ne changerait pas d'avis sur Naruto, ni même sur les humains en général. Et si elle ne faisait rien maintenant, elle serait prisonnière de cette chambre pour le restant de ses jours. Sans compter que ses amis étaient en danger. Elle ne savait peut-être pas se battre et serait probablement un poids lourd, mais elle voulait être avec sa sœur, son cousin, ses amis, et surtout, avec son amour.
Attrapant le bol contenant l'eau du lac, elle chercha un moyen de contacter Shion. Elle avait réussi à entrer dans sa chambre sans que les gardes ne l'arrêtent. Elle devait avoir un tour dans son sac et Hinata voulait qu'elle l'aide à s'enfuir. L'ange y passa de longues heures. Elle était sur le point d'abandonner, quand finalement le visage de la blonde apparut à la surface de l'eau.
Je n'aurais jamais cru que tu réussisses à utiliser cette capacité de l'eau.
J'ai réussi à faire parvenir des images à ma sœur, alors je me suis dit que ça pouvait peut-être fonctionner comme un téléphone vidéo.
Bien pensé. Pourquoi tu m'as contacté ?
J'ai besoin de ton aide pour sortir d'ici.
Ça non, désolée. Toute ma famille sera bannie si on découvre que je suis derrière ta fuite.
Personne ne le saura, si tu m'expliques comment tu as fait pour entrer dans ma chambre sans que les gardes ne te voient.
C'est extrêmement compliqué.
Je dois sortir. Mon père compte me séquestrer aussi longtemps que je ne m'aurai pas soumise à ses désirs. Je me meurs ici !
N'exagère pas.
Non, je suis sérieuse. Je commence à perdre des plumes. Ce n'est pas normal.
Laisses-moi faire des recherches là-dessus et si je ne trouve rien, ou si c'est mauvais signe, je te promets que je vais t'aider.
Merci Shion.
L'image de la blonde disparut et Hinata reposa le pot sous son lit. Elle se dirigea vers le miroir, se mit de dos et fit sortir ses ailes. Sa gorge se noua en voyant les trous qui se formaient tranquillement. À son retour au paradis, certaines de ses plumes étaient noircies par la colère, mais dès qu'elle s'était calmée, elles étaient redevenues blanches. Par contre, après sa dispute avec son père, elle s'était sentie étrange et en sortant ses ailes, elle avait vu des plumes tomber. Son père dirait sûrement que c'est à cause de Naruto, parce qu'il l'a corrompu. Mais ce n'était pas vrai. Elle était aussi pure qu'à son départ du paradis. Seuls sa personnalité et son assurance avaient changé. Elle n'était plus la timide et invisible Hinata. Aujourd'hui, elle ne se laisserait plus marcher sur les pieds.
Elle rangea ses ailes en soupirant puis retourna vers son lit pour s'y allonger. Elle devait s'être assoupie, puisqu'elle se réveilla en sursaut, lorsqu'une main se posa sur son épaule. Shion posa son index sur ses lèvres pour lui dire de garder le silence, puis elle lui fit signe de la suivre. Hinata s'exécuta et remarqua que la blonde portait un sac à son épaule. Dans le couloir, les gardes semblaient figés dans le temps. Shion l'entraîna jusqu'au lac de l'Humanité et c'est seulement à ce moment-là qu'elle lui adressa la parole.
J'ai eu de la chance, j'ai trouvé la réponse dans le premier livre que j'ai ouvert, explique-t-elle en sortant un livre de son sac. Ce que tu m'as dit m'a rappelé quelque chose que j'avais déjà lu dans le journal de mon oncle, le père de Naruto.
Elle ouvrit le journal à la bonne page pour permettre à Hinata de lire l'annotation.
« Ça fait un mois que je suis emprisonné dans une cellule en attente de mon exécution et mon corps me lâche. J'ai sorti mes ailes il y a une semaine et mes plumes, encore blanches, ont commencé à tomber. Je ne comprends pas ce qui m'arrive. Peut-être est-ce parce que je suis enfermé. Ou bien parce que mon corps s'est habitué à la vie terrestre. Mais au fond de moi, j'ai la nette impression que c'est parce qu'on me garde loin de mon âme sœur. Mes ailes sont restées blanche bien que j'ais consommé mon amour avec Kushina. Le fait qu'elle soit une succube ne semble pas m'avoir corrompu comme le pensent les anges supérieurs et plus particulièrement maître Himoshi. Il y a tant de chose qu'ils ignorent sur les humains, les démons ou les monstres, mais ils en ignorent encore beaucoup sur nous. Il reste encore bien des mystères sur les anges, et les effets du véritable amour est en tête de liste. »
Je crois que c'est dû au fait d'être séparé de Naruto aussi longtemps, confia Shion. Et ce n'est pas bon. Si ça continu et que tu perds toutes tes plumes, qui sait ce qui va t'arriver.
C'est pour ça que tu as accouru malgré le danger qui pèse sur toi en m'aidant ?
Si tu es en danger, la moitié angélique de Naruto l'est aussi.
Soudainement, Hinata comprit mieux. Shion avait dit que le père de Naruto était son oncle, ce qui voulait dire qu'il était son cousin. Bien qu'elle ne l'ait jamais rencontré, la blonde voulait sauver son cousin.
Il semblait pourtant bien portant la dernière fois que j'ai regardée dans l'eau du lac.
C'est parce qu'il n'est pas un ange à cent pourcent.
Et qu'est-ce qui arriverait si… si ça moitié angélique mourrait ? comprit finalement Hinata.
Je n'en sais rien. Mais j'ai bien peur que la mort ne soit pas la chose à craindre pour lui.
