Disclaimer : L'univers et les personnages sont à Rowling, sauf l'invention des Jumeaux qui provient de mon imagination. La théorie de Simaans est tout à fait imaginaire, les sortilèges d'écritures à distance, celui du parchemin brulé viennent également de mon cerveau détraqué…

Merci à TWICK pour les corrections, mouarf, j'aime être sadique ! Merci à MissMad qui me pousse à taper tout cela au plus vite.

Merci aux lecteurs, et pour vos commentaires !

Ne RARouillons pas :

SpiderMonkey : Merci pour ton commentaire super flatteur ! Je publie donc la suite, je suppose qu'un vu du titre vous allez commencer a rire très tôt... Pauvre, pauvre Severus.

Eileen19 : Hé hé, ici nous allons trouver la réaction d'un Severus complètement abasourdit je le crains ou quelque chose du genre... je te laisse lire... Rien de grave pour notre préfète ! Merci pour ta perspicacité ! et ton commentaire !

Jana : je ne vais pas vous tuer, mais Severus risque bien lui de nous faire une crise d'apoplexie... Je continue le postage des chapitres... Dis, si tu me bombarde, tu n'auras pas la fic suivante que j'écris... sur le même couple... hum... A prendre ou à laisser... Merci pour ton commentaire !

Chlo : On y arrive enfin ! C'est pour ce chapitre ! Merci pour ton commentaire, en espérant que cela te plaise tout autant !

Sandra : non, non, ce n'est pas mesquin, c'est juste pour tenir le suspense... merci pour ce commentaire !

Elmorath : Perso,j'aime aussi vraiment ce passage, mais c'est bien quand il siffle « Serpentard ! » alors qu'il a commencé sa phrase en beugnant « la... la... ». et puis le « vous n'allez pas massacrer vos élèves... » et sa suite... j'ai vraiment adoré écrire cette fic... a en pleurer de rire !

Note de la Bêta : j'ai décidé de revenir cette fois avec toute ma tête pour m'exprimer à vous. Ce chapitre que vous allez bientôt lire est une véritable promesse pour une suite à la fois amusante et sérieuse … Parfois j'ai quand même l'impression que notre chère Zinzinette joue beaucoup sur nos nerfs avec son sadisme. Après ces quelques mots, place à la lecture …

Bonne lecture à tous !

Révèle-toi

Chapitre 8 : Jumeaux Weasley, je vais vous tuer !

~~Quartiers privés du Directeur de Serpentard~~

/SS/

Je me réveillais, il était une heure du matin. J'ai le corps en feu, et j'ai l'impression de me rappeler deson odeur, une fragrance discrète. Où ai-je bien pu sentir ce parfum ? Ilne m'était pas inconnu. J'étais incapable de réfléchir tant mon corps était brûlant. Direction la douche froide, voilà qui devrait refroidir mes ardeurs. Je savais d'avance que je ne dormirais plus. Le coffret avaitquand même ses limites. En même temps si je rencontrais une telle Muse… La douche, définitivement la douche.

~~Dortoir féminin des Gryffondor~~

/HG/

Je me réveillais en sursaut. Il était une heure du matin et j'avais le feu au ventre, j'avais l'impression de sentir l'empreinte des lèvres de Severus sur les miennes, imprimées, indélébiles. Je sentais tout son corps, son torse, son ventre plat et dur, ses cuisses contre les miennes. Son odeur d'homme encore dans mon esprit. Et son baiser ! Merlin, c'est une drogue, ce n'était plus un goût de « revenez-y » mais « ne me quitte plus ! »

A damner un saint. Misère !

~~Les cachots. Salle de classe~~

/SS/

Je donnais cours aux Septièmes années Gryffondor/Serpentard. Ma Muse était bien silencieuse. La salle était insonore également, je les observais de mon bureau. Londubat paraissait se maîtriser, Weasley suait à grosse gouttes et son binôme s'occupait des parties les plus importantes – choix judicieux -, Potter semblait pour une fois se débrouiller. Drago s'en sortait honorablement. La sœur de Weasley se débrouillait mieux que son frère.

Non, ce qui m'intriguait c'était le comportement de Granger : elle n'avait pas ouvert la bouche, s'était faites toute petite et n'avait pas croisé une seule fois mon regard, elle gardait obstinément sa tête baissée, et travaillait bizarrement… Quelque chose me chiffonnait : la ligne de ses épaules était tendue, elle ne cessait de se mordiller la lèvre inférieure, signe de nervosité, ses gestes semblaientcrispés. Zabini, son binôme, l'observait, un peu amusé, comme si son attitude de Gryffon mis en cage par un Serpent était la conséquence d'un acte téméraire. Zabini croisamon regard et mes sourcils froncés, il se mordit les lèvres pour ne pas laisser éclater son hilarité, mais le sourire qui fendait son visage d'une oreille à l'autre me paraissait extrêmement suspect. Comme s'il disait « je t'avais prévenue », mais de quoi ?

Je me levai et commençai ma ronde. Je me penchais au-dessus de chaque chaudron et j'inspectaisdu regard les tables pour voir quels ingrédients avaientété utilisés.

Un chaudron bien tenu et… Surprise ! La douce fragrance de ma Muse me chatouilla agréablement le nez. Je relevai le visage pour croiser le regard de Miss Granger, ses yeux agrandis par la stupeur. Je crois qu'elle avaitcompris que je savais. Je passais mon chemin sans un mot.

/HG/

Blaise me nargua du regard. Je n'osais croiser le regard du professeur. Je me raidis un peu plus lorsqu'il fitson inspection et qu'il se pencha sur notre chaudron. Je n'avais pas compris comment, mais son regard a croisé le mien, et dans ses yeux, une lueur de compréhension. Je venais de me faire démasquer.

Blaise étaitprêt à exploser de rire, il avait compris que je venais de m'être faite mise en boîte sans un mot.

Le cours se finit avec une lenteur exaspérante. La voix du professeur Snape atteignit mes oreilles, elle était d'un calme trompeur :

- Miss Granger, je souhaiterais que vous m'expliquiez une chose.

Aie ! Ça va faire mal.

/SS/

Tous les élèves se sauvaient comme s'ils avaient un Troll aux fesses. Miss Granger me regarda, s'attendant au pire je crois. En fait, j'étais curieux de savoir comment elle avait fait pour atterrir dans cette bibliothèque.

- Miss, allons au laboratoire, aucune oreille ne surprendra cette conversation qui – j'en suis certain – sera intéressante.

Je nous dirigeai dans ladite pièce que j'insonorisai puis que je fermais la porte d'un énergique Collaporta.

- Maintenant Miss, veuillez m'expliquer comment vous avez atterrit dans ma bibliothèque.

- Votre bibliothèque ?

Elle a soupiré.

- Ça a commencé parce que les Jumeaux Weasley nous ont envoyé un coffret à moi, Ron et Harry. On devait mettre de la poudre pour que selon les Jumeaux, nous puissions rêver de ce que nous voulions. Au départ, le coffret nous a permis de passer des nuits sans rêves malsains de tout ce qui s'était passé durant la guerre, ça nous a permis de reprendre des forces. Un soir, j'ai atterris dans cette bibliothèque parce que je cherchais une lecture intéressante. J'ai emprunté le livre avec la théorie de Simaans, et vous êtes arrivé là-dessus.

- Vous saviez que c'état moi.

- Non, pas au début, mais dès que vous vous êtes présenté j'ai vu votre visage.

- Pourquoi êtes-vous partie aussi vite ?

- La poudre a cessé son effet, le jour se levait.

- J'espère que vous n'avez parlé à personne de nos… Intermèdes.

Je contrôlais ma voix : elle était calme, d'un calme trompeur, celui-là même qui annonce une tempête hypothétique. Elle me lançait un regard noir qui ébranlerait un bloc de pierre. Je ne bougeais pas d'un pouce.

- Professeur Snape, pour qui me prenez-vous ? Je n'ai pas pour habitude de cancaner ou de diffuser des potins, ne vous trompez pas de personne. Ce que nous avons dit, ce dont nous avons parlé, je n'en ai pas dit un mot à quiconque. Qui me croirait si je disais à une quelconque personne que je partage les rêves de Severus Snape, que ce dernier m'a même embrasser d'une manière qu'une femme ne serait en aucun cas capable d'oublier. Ce baiser n'a même pas un gout de « revenez-y » mais plutôt… Quelque chose comme « reste avec moi, ce n'est qu'un avant gout de ce que je te réserve ». Alors non, Professeur Snape, je n'en ai pas parlé avec qui que ce soit. Par ailleurs, Blaise Zabini a… Observé mon comportement et il m'a posé des questions. J'ai esquivé comme j'ai pu, il sait que c'est moi qui a mis les sortilèges d'écriture à distance en cours, et le sortilège du parchemin brûlé dans la Grande Salle.

- Inutile de me cacher votre amitié avec votre binôme, je ne suis pas aveugle. Rien que votre collaboration durant la bataille finale pourrait ouvrir à n'importe qui, même un aveugle, serait capable de le voir. Hormis Weasley et Potter et quelques autres qui ont du s'apposer un sortilège d'aveuglement.

J'ai soupiré. J'avais les éléments essentiels. Et Hermione n'était pas vraiment coupable, pas vraiment. Les seuls que j'avais vraiment à incendier étaient ces deux Jumeaux terriblement agaçants. J'étais certain qu'ils étaient parfaitement conscients que l'on pouvait se rassembler en rêve. J'ai réfléchi longuement, quelle vengeance allais-je leur mitonner.

/HG/

Le Professeur Snape semblait réfléchir à la punition qui allait m'infliger. L'index tapotant l'arrête de son nez, il semblait être plongé dans un abîme de pensées. Je me suis agitée mal à l'aise. Il a tourné son visage vers moi, et d'une voix neutre, il m'a parlé :

- Je vais vous laisser, vous devez avoir cours, je vais m'occuper des Jumeaux Weasley.

J'ai pris mes affaires et je me suis rendue aussi vite que possible à la salle de sortilèges où Flitwick m'a sourit et m'a demandé de prendre place : je savais qu'il me demanderait une brève explication pour mon retard, j'étais à bout de souffle.

Toute la journée, je me suis demandé ce qu'il allait leur réserver. Sa colère allait très certainement être terrible, une de ces colères qui restait dans les annales parce qu'elle causait nombre de dégâts.

Abîmée dans mes pensées, je n'entendais même pas les questions des garçons qui essayaient de me faire sortir de mon état léthargique.

Je me dirigeais vers mon cours d'Arithmancie, toujours abonnée aux absents lorsqu'une main s'est posée en douceur sur mon épaule. J'ai relevé les yeux, le Directeur me souriait.

- Ne vous inquiétez pas pour les Jumeaux Weasley, Miss. Ils ont plus d'un tour dans leur sac.

- C'est que… Le Professeur Snape me semble vraiment furieux, prêt à les massacrer.

- Oh, les Jumeaux vont s'en dépêtrer avec brio. Severus ne sait pas que je les ai poussé à lui offrir ce coffret, j'en connaissais les effets, il est seul depuis trop longtemps.

Et comme un cri de guerre, une voix glaciale que l'on sentait furieuse s'échappa des cachots :

- Jumeaux Weasley, je vais vous tuer !