Avertissement : chapitre avec passage NC17.


Chapitre 9

Jack se réveilla, aspirant lentement par le nez, relâchant son souffle en un bâillement. Il resta allongé sur le dos, ses yeux fermés, savourant les dernières minutes de repos avant qu'il soit forcé de sortir du lit. Puis ses autres sens commencèrent lentement à s'éveiller.

Et il réalisa qu'il avait juste un tout petit peu froid.

Il ouvrit les yeux et les cligna face à la lumière du soleil entrant par la fenêtre à côté de son lit, et réalisa qu'il était du mauvais côté du lit. Et sa hanche pendait sur le bord.

Un bruit léger vint d'à côté de lui, étouffé par la pile de couvertures. Apparemment, c'était pour cela qu'il avait si froid. Quelqu'un ne partageait pas…

Jack roula sur son côté, mettant son poing contre sa tempe pour soutenir sa tête et tira un coin du drap, juste assez pour couvrir la moitié basse de son corps. Le mouvement des couvertures révéla le visage de Sam, ses yeux fermés et ses joues roses du sommeil.

Jack sourit. Bon dieu ! Ce n'était pas un rêve après tout.

Elle prit une aspiration, et le plus doux des ronflements vibra à travers sa gorge. Eh bien, aucun doute… elle avait aussi tous les oreillers.

Jack leva une main et prudemment frotta le bout de ses doigts sous son oreille. Elle remua, grogna doucement, mais ne bougea pas. Il essaya de ne pas rire, et recommença. Cette fois, quand il chatouilla l'endroit, Sam fit ce qu'elle avait fait pendant les huit dernières années. Elle roula vers lui.

Mais cette fois, ses yeux s'ouvrirent en clignant et elle le regarda.

« Bonjour », dit-il d'une voix basse.

Sam repoussa quelques couvertures de son visage, révélant son sourire, et elle leva ses lèvres vers lui pour un baiser doux et long. « Bonjour », répondit-elle quand elle s'appuya en arrière sur les oreillers.

Jack fixait – il savait qu'il fixait – mais ne s'en préoccupa pas. Samantha Carter était dans son lit. Nue. Et ils avaient donc fait l'amour la nuit dernière. Le souvenir de chaque instant était frais dans son esprit, et il sourit.

« Quoi ? »

« Quoi quoi… ? »

« Qu'est-ce qui te fait sourire ? » demanda Sam.

Jack ouvrit la bouche pour répondre, puis sourit à nouveau simplement. « Rien. »

Les yeux de Sam s'étrécirent, et sa main glissa hors des couvertures pour le toucher. Ses doigts jouaient sur sa peau, griffant et s'enroulant dans les poils de sa poitrine. La chaleur se répandit à ce contact, et certaines autres parties de l'anatomie de Jack commencèrent à s'éveiller et crier Bonjour !

« Sam, nous devons parler. »

Ses yeux lancèrent des éclairs sur les siens pendant un instant, puis elle se détourna à nouveau. « Pas parler. Dormir… »

« Oh, non. C'est sérieux. » Jack leva une main et tira un coup sec sur les couvertures, les baissant suffisamment pour finalement le couvrir. « Tu es une voleuse de couvertures et d'oreillers, et tu monopolises sérieusement le lit. Et tu dors sur mon côté du lit. »

« Non, ceci est mon côté du lit. Et si tu veux les couvertures, tu n'as qu'à dormir plus près de moi. »

Jack roula sur elle, couvrant sa bouche d'un baiser torride qui arracha un ronronnement profond et rauque de son amante blonde. Les bras de Sam sortirent de sous les couvertures et encerclèrent ses épaules alors qu'il les tirait et les poussait hors du chemin jusqu'à ce que finalement – ah ! – la peau rencontra la peau.

Il glissa ses mains le long de ses flancs, savourant les pentes et les courbes qu'il avait uniquement imaginées, jusqu'à ses hanches. Sa bouche toujours sur la sienne, leurs langues et leurs lèvres refaisant connaissance, Jack saisit le corps de Sam et glissa lentement en elle.

Sam haleta et gémit, ses bras se resserrant autour de ses épaules.

« Tu aimes ? » murmura-t-il contre sa gorge.

Elle hocha la tête. Jack embrassa son cou, ses épaules, et descendit son bras alors que lentement il glissait en et hors de son corps. Il prit son temps à chaque poussée, savourant l'action lente et douce de leur rapport amoureux matinal. Les mains de Sam se baladaient sur son dos, ses lèvres pressant et embrassant sa gorge, envoyant de petites vagues de décharges descendre le long de sa moelle épinière.

Le téléphone à côté du lit sonna, et bougeant seulement sa tête de l'exploration de son cou pour regarder l'heure, Jack étouffa un grognement. Il était plus de neuf heures, et malheureusement, c'était seulement mercredi. Il entendit le petit grognement de protestation de Sam.

« Merrr », murmura-t-il, n'arrêtant pas son mouvement au rythme lent.

Jack se releva sur ses coudes, et prit le téléphone lorsqu'il sonna à nouveau. Le changement d'angle fit haleter Sam et elle mordit sa lèvre inférieure alors qu'il entrait à nouveau en elle. Jack sourit comme il décrochait le téléphone.

« Oui. »

« Mon Général, c'est le Sergent Harriman. »

« Oui, Walter. Je sais. Je me suis réveillé tard ce matin. » Il garda son regard sur Sam, dont les joues étaient à présent rouges et sa tête se reposa sur l'oreiller.

« Oui, Monsieur. Dois-je reporter le débriefing de l'équipe scientifique SG-7 prévu à 9:30 ? »

Jack dut se mordre durement pour étouffer un gémissement alors que Sam se cambra, rendant brusquement très difficile de se concentrer sur l'appel téléphonique. Ses mains glissèrent sur ses fesses, et ses ongles s'y enfoncèrent, l'incitant à bouger plus fermement – plus profondément.

« Monsieur ? »

« Oui, Walter », réussit à articuler Jack. « Ce serait une bonne idée. »

« Oui, Monsieur. Merci, mon Général. »

Jack éteignit le téléphone et le laissa tomber sur le sol à côté du lit. « Ca c'était pas gentil... » dit-il contre sa poitrine se déplaçant pour aspirer un mamelon érigé dans sa bouche.

Sam haleta. « Jack ! »

'Dieu, il aimait cela quand elle criait son nom !'

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« Je t'emprunte un de tes t-shirts. C'est d'accord ? »

Jack s'arrêta de verser leur café pour regarder par-dessus son épaule. Sam entra dans la cuisine pieds nus, portant le même incroyable jean de la nuit d'avant mais avec un de ses T-shirts gris de l'Air Force… et surtout définitivement sans soutien-gorge.

« Oh, oui… ab-so-lu-ment. »

Jack jeta un rapide coup d'œil à l'horloge. Presque dix heures. Combien de temps pourrait-il tenir Walter éloigné avant qu'on envoie une escouade de recherche ?

Ses cheveux étaient encore humides de sa douche, et sa peau avait un éclat humide. Alors qu'elle ébouriffait ses cheveux avec ses doigts, Jack se retrouva hypnotisé par la façon dont ses seins bougeaient sous le coton à chaque mouvement. Sam s'arrêta, ses mains dans les cheveux, le regardant.

« Quoi ? »

Jack posa la cafetière, et sans un mot, traversa la cuisine en trois enjambées pour la prendre contre lui et cacher son visage contre sa gorge avec un grognement.

« Un homme pourrait s'habituer à ça » dit-il, se reculant pour embrasser ses lèvres et regarder son visage.

Sam lui sourit, ses mains reposant sur ses bras alors qu'il la tenait. « De même qu'une femme. »

« Café ? »

« S'il te plait. »

Avec répugnance, Jack la libéra pour finir de verser leurs cafés. Il prit une cuillère sur l'égouttoir à côté de l'évier et mit deux généreuses cuillérées de sucre dans chaque tasse, mélangeant avant de lui en tendre une. Elle prit le mug, et but à petites gorgées avec un gémissement bienheureux.

« Mmmmm, c'est bon. »

« A quelle heure dois-tu faire ton rapport aujourd'hui ? » demanda-t-il.

« Pas avant 13:30. J'ai toute la matinée de libre. »

Jack grimaça. 'Ah, merde.' C'est bien. Elle en avait besoin pour… qu'est-ce que c'était ? Rencontrer le photographe. Donc pas un sujet dont il voulait parler après l'incroyable nuit qu'ils avaient passée ensemble. Enfin, peut-être… simplement, pas tout de suite.

Jack s'appuya sur le coin de son comptoir, un bras sur sa poitrine et son café dans l'autre main. Sam se tenait à côté de lui, faisant face à l'évier alors que le soleil matinal entrait à travers la fenêtre pour frapper son visage. Elle tenait le mug près de son nez aussi elle inhalait à chaque respiration la vapeur qui montait, les yeux fermés. Alors un petit sourire, osa-t-il l'appeler bienheureux, étira ses lèvres.

Il l'observa pendant quelques secondes, aimant le simple fait de pouvoir le faire, et essaya encore de vraiment accepter le fait qu'elle était ici. Qu'elle avait passé la nuit dans son lit, dans ses bras, et qu'elle était à côté de lui quand il s'était réveillé.

Jack leva une main et saisit son bras. Les yeux de Sam s'ouvrirent de surprise, mais elle ne résista pas lorsqu'il lui prit le mug des mains et le posa sur le comptoir, la tirant vers lui. Après avoir écarté ses pieds, il l'attira dans l'espace entre ses jambes pour qu'il puisse la tenir contre sa poitrine. Sam sourit et posa sa joue sur son cœur et enroula ses bras autour de son corps et il en fit de même, posant son menton sur le haut de sa tête.

« Tu prends ton moment de câlin pendant que tu peux ? » demanda Sam, sa voix pleine de taquinerie.

Jack la lorgna et haussa les épaules. « Faut-il que tu appelles cela moment de câlin ? »

Elle gloussa doucement, puis se blottit davantage contre lui. Durant des années, depuis qu'il avait finalement admis combien ses sentiments pour son second étaient profonds, Jack s'était laissé aller à fantasmer beaucoup de fois à des nuits comme celle qu'ils venaient de passer. Mais il n'avait jamais imaginé un moment comme celui-ci… simplement la tenir dans ses bras dans sa cuisine, environnés par l'odeur de café frais et l'air du matin.

Le sexe était fantastique… mais ça aussi.

En parlant de sexe…

« Voudrais-tu tester la solidité de ce comptoir ? » murmura-t-il à son oreille.

« Est-ce tout ce à quoi tu peux penser à présent ? » demanda Sam, ses yeux étincelants et son sourire brillant.

Jack haussa les épaules. « Regardons les choses en face. Je ne suis pas si compliqué. »

Il se pencha pour l'embrasser, mais aperçut le changement dans son expression, celle qu'il reconnut immédiatement, celle qu'il avait vue beaucoup de fois en huit ans. Elle essayait de se souvenir de quelque chose, saisissant quelque fait qui se balançait à l'arrière de son esprit qui probablement résoudrait le dilemme quel qu'il soit auquel ils feraient face ou d'une manière ou d'une autre sauverait la planète entière. Puisque la planète n'était pas en danger immédiat, Jack espéra que ce n'était rien de vraiment sérieux.

« Sam… ? »

« Tu m'as dit cela avant », dit-elle, sa voix distante.

Il haussa un sourcil. « D'a…ccord. »

« Quand j'étais coincée sur le Prométhée. »

Jack leva une main pour poser sa paume contre sa joue. « Sam, tu étais seule sur le Prométhée. J'étais ici. Crois-moi, je m'en rappelle. Ca m'a presque rendu dingue d'essayer de te retrouver. »

Sam ferma les yeux et secoua la tête. « Non, je sais que tu n'étais pas là. Mais… je t'ai vu. Pas seulement toi. J'ai vu Daniel, Teal'c et mon père, aussi. Et la petite fille… »

« Y avait-il un épouvantail et un homme en fer blanc, aussi ? »

« Jack ! »

« D'accord, je suis désolé. Tu es revenue avec une sale contusion. Aussi, si tu voyais des choses… Attends une minute ! Je ne me rappelle pas avoir rien vu de tout ça dans ton rapport. »

Elle évita de le regarder, secouant sa tête. « Aucune importance. Oublie ce que j'ai dit. »

« Je ne veux pas. Sam… »

Mais elle s'était déjà retirée profondément dans ses pensées, fixant au-dessus de son épaule un point insignifiant, et il pouvait presque entendre les rouages tourner dans sa tête. Il entrelaça ses doigts derrière son dos, l'observant pendant quelques minutes – les légères modifications de son expression et le strabisme de ses yeux. Finalement, il se pencha près de son oreille.

« Coucouuuuuu… »

Sam cligna lentement ses yeux, et tourna son regard vers lui, mais son attention semblait encore être dans une autre galaxie, sur le Prométhée. Jack étudia son visage, essayant de lire son expression.

« Sam, qu'y a-t-il ? »

« Mon père m'a dit de renoncer à tout ce qui m'empêchait d'être heureuse. Qui m'empêchait de trouver l'amour. D'être aimée. »

« Avant de mourir ? »

Elle secoua la tête. « Non, sur le Prométhée », râla-t-elle, semblant frustrée qu'il n'arrive pas à suivre ses pensées.

Jack hocha la tête lentement. « L'hallucination de Jacob. »

« Oui. Mais… je pense que j'ai mal compris. »

« Comment ? »

Sam tordit ses lèvres, ses yeux légèrement plissés. Elle réfléchissait encore, calculait, étudiait. « J'ai cru qu'il voulait dire que je devais te laisser partir. »

Jack modifia son poids, l'amenant plus près dans l'espace entre ses cuisses. Dans cette position, lui et Sam étaient au même niveau, et il s'assura de garder son regard rivé au sien.

« Alors, tu t'es mise avec Pete ? »

Elle acquiesça.

« Peut-être qu'il voulait dire de laisser tomber tes vêtements », dit Jack avec un haussement d'épaule.

Sam inclina la tête. « Excuse-moi ? »

Jack laissa son regard glisser sur son corps, se rappelant exactement comment toutes les courbes sous ses vêtements avaient l'air alors qu'il lui faisait l'amour. « Je pense que ç'aurait été un moyen rapide pour trouver le bonheur… Je sais que ça l'aurait été pour moi, en tout cas. »

Sam rit, son visage s'illuminant à nouveau du sourire qu'il aimant tant, et elle tapa son épaule. « Jack ! »

« Je dis simplement… »

Sam secoua sa tête et sortit de son étreinte, reprenant son café. Elle alla au réfrigérateur et ouvrit la porte, regardant à l'intérieur alors que Jack admirait ses fesses avec un sourire malicieux.

« Alors, qu'est-ce que j'ai dit d'autre ? »

« Qu'est-ce que c'est que ça ? Jack, tu n'as rien ici sinon de la bière, des œufs et du pain. »

« J'ai dit qu'est-ce que j'ai dit d'autre, et c'est vrai qu'il y de quoi commencer un super petit déjeuner. »

Sam ferma le réfrigérateur et se retourna vers lui. « Ne dois-tu pas aller travailler ? »

Il remua un doigt vers elle. « Non. N'essaye pas de changer de sujet. Qu'est-ce que j'ai dit dans ton petit rêve ? »

« Ce n'était pas un rêve ! »

« Et je suis censé te croire ? »

Sa bouche s'ouvrit pour protester, mais une rougeur éclata sur ses joues. Jack pointa un doigt sur elle. « Aha ! Je le savais ! »

« Tu n'as aucune idée de quoi tu parles. »

Jack sourit d'un petit air satisfait. « Etait-ce aussi bien que cette nuit ? »

Lentement, un sourire sexy étira les lèvres de Sam et elle appuya ses hanches sur le bord du comptoir, croisant ses bras sur son corps. Le geste réussit seulement à pousser ses seins libres contre le coton mince du t-shirt, créant un effet excitant. « Aucun rêve n'était aussi bien que cette nuit. »

Jack étouffa son gémissement et modifia sa position. Il déglutit difficilement. « Bon, alors… qu'est-ce que j'ai soi-disant dit d'autre ? »

Sam fit un grand sourire malicieux, et il sut qu'elle savait ce qu'elle lui faisait. « Très bien. Hum… tu as fait ce que tu fais habituellement. Tu m'as dit de résoudre le problème, et dit que tu savais que je le pouvais. »

« C'est ce que font les amis, non ? » Elle le fusilla du regard ce qui lui fit hausser ses sourcils. « Quelque chose que j'ai dit ? »

« C'est ce que tu as dit. C'est ce que font les amis. »

« Eh bien, Sam… nous sommes amis. »

« Oui, mais… sur le vaisseau… tu disais que c'est tout ce que nous étions. »

« J'ai dit ça ? »

« Eh bien, pas en ces termes. »

Jack fit un sourire suffisant, et s'éloigna du comptoir, vers elle. Il posa une main sur le bord du four, se penchant jusqu'à ce que leurs visages soient justes à quelques centimètres. « Qu'est-ce que j'ai exactement dit, Sam ? »

Sam sourit, et il espéra qu'elle avait autant de mal à se concentrer sur la conversation que lui. Son regard se posa sur sa bouche et revint à ses yeux. « Tu étais la seule hallucination qui agissait comme si tu savais ce que tu étais. Tu disais que tout ceci se passait dans ma tête, dans mon esprit, donc nous pouvions aussi bien être honnêtes. Alors, je t'ai demandé… »

« Tu m'as demandé quoi ? »

Il la regarda déglutir, son regard se baissant à nouveau, mais cette fois sur le côté. Jack toucha son menton avec ses doigts, la pressant de regarder à nouveau dans ses yeux.

« J'ai demandé si cela ferait une différence si je quittais l'Air Force. Ou, si c'était seulement une excuse. »

« Et qu'est-ce que j'ai dit ? »

« Tu as dit que tu ne me demanderais jamais de renoncer à ma carrière. »

Jack caressa son menton avec son pouce, passant sur sa lèvre inférieure, et aimant le fait qu'il pouvait le faire. « Et je ne le ferai pas. »

« J'ai pensé que ce n'était pas vraiment une réponse. J'ai demandé si c'était parce que tu ne ressentais rien pour moi. Et je t'ai dit que je renoncerais à toi si tu ne ressentais rien. »

« Je pense que nous savons tous les deux que ce n'est pas le cas », dit-il, déplaçant sa main de sa mâchoire à son épaule et glissa ses phalanges sur le devant de son t-shirt par-dessus les courbes de ses seins. La respiration de Sam s'accéléra et les pointes de ses seins pressèrent contre le tissu.

« Et visiblement, je n'ai pas renoncé à toi. » Sa voix était lourde alors qu'elle recherchait son contact. « Mais c'est alors que tu m'as dit que le problème venait de moi, que tu n'étais pas si compliqué. »

« Eh bien, je ne le suis pas. »

« Si, tu l'es ».

« Comment expliques-tu ça ? »

« Jack ! Tu es comme… comme un code binaire. Tu es complexe dans ta simplicité. »

Jack essaya de paraître dégoûté. « Excuse-moi ? »

« Tout code binaire est fait de séries de zéro et de un… simple. Mais quand combinés en des milliers de combinaisons, ces codes peuvent contrôler le monde avec leur complexité ! »

Il se pencha plus près, laissant juste son nez et le contact le plus infime de ses lèvres frôler sa gorge alors que ses doigts trouvaient et jouaient avec ses mamelons. « T'ai-je jamais dit combien tu es sexy quand tu parles de sciences ? »

Il la sentit déglutir, son léger gémissement vibrant contre sa peau. Jack recula pour passer ses doigts sur ses seins, caressant les côtés et en dessous. « Qu'est-ce que j'ai dit d'autre, Sam ? »

« Qu'aussi longtemps que je penserais à toi, je ne trouverai personne d'autre. »

« Si j'ai dit ça, je suis un idiot. »

Les mains de Sam touchèrent ses bras, et la chaleur brûla presque sa peau alors qu'elle glissa ses paumes sur les manches de son T-shirt. Elle se pencha vers lui alors qu'il caressa sa gorge avec sa langue et aspira le lobe de son oreille dans sa bouche. « Tu – tu ne l'as pas dit… » essaya-t-elle de dire, sa respiration hachée et haletante. « Tu… juste… »

« Tu n'étais pas d'accord ? »

Elle hocha la tête, et il glissa sa main sous le t-shirt pour la remplir avec son sein. Sam gémit.

« Dis-moi ce que j'ai dit, Sam », demanda-t-il, alors que ses doigts glissaient le long de la ceinture de son jeans vers le bouton. Il se recula pour regarder son visage.

Les yeux de Sam étaient sombres d'excitation, sa bouche entrouverte alors qu'elle essayait de respirer. Sam passa sa langue sur ses lèvres, sa main se faufilant sous le t-shirt de Jack. « Tu m'as dit que tu serais toujours là pour moi. Quoi qu'il arrive. »

« Maintenant ça je le crois. »

Sam sourit, et Jack couvrit sa bouche avec la sienne. Il les tourna ensemble, et fut sur le point de tester sa théorie sur la résistance de son comptoir quand le téléphone sonna. Il grogna bruyamment, et Sam éclata de rire alors qu'il reculait dans la cuisine pour décrocher le téléphone du mur.

« Oui, Walter. J'arrive ! »

« Je suis désolé, mon Général. Teal'c a repris contact, et sera de retour au SGC sous peu. Il a affirmé qu'il était important que vous soyez ici à son retour. »

« Très bien. Je serai là dans quinze minutes. »

Il raccrocha le téléphone, et se retourna, mais Sam était partie. Jack alla dans l'entrée et la trouva assise sur les marches menant au salon, laçant ses baskets.

« Des problèmes ? »

« Je ne sais pas, » répondit Jack. « Teal'c est sur le chemin du retour. »

Sam hocha la tête et se leva. « Tu y vas. Je rentre à la maison prendre des vêtements de rechange. J'y serai vingt minutes derrière toi. »

Sam ramassa son sac du sol où elle l'avait laissé la nuit précédente, et se dirigea vers la porte. Mais Jack saisit son bras, la retournant vers lui. Avant qu'elle puisse dire un mot, il bâillonna sa bouche d'un baiser long, profond et à couper le souffle. Quand il se détacha, Sam respira goulûment.

« Wow ! »

Jack sourit largement. « Je te vois au travail… chérie. »