Un nouveau chapitre avant les fêtes ! ! !
Je tiens à remercier toutes celles (ceux ? ) qui m'ont envoyé des commentaires ! J'ai eu de nouvelles lectrices également et je leur souhaite la bienvenue !
Je vous souhaite aussi une agréable lecture et surtout un joyeux Noël ! Gros bisous :D
CHAPITRE 9 :
Rompant les règles.
Il semblait être un garçon exemplaire, à l'exception de sa réputation de playboy. « Il devait bien avoir un défaut, personne n'est parfait. » me suis-je dit à haute voix. J'ai porté mes mains à ma figure sans pouvoir croire au fait qu'il soit le propriétaire de l'hôtel où il me donnait rendez-vous. Je comprenais aujourd'hui beaucoup de choses : pourquoi nous allions toujours dans la même chambre, pourquoi il savait qu'il y avait des caméras dans les ascenseurs et que le service d'étage était disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Je n'étais pas sûre de ce qui était en train de m'arriver. Mon inconnu se trouvait avoir plus de liens avec moi que ce que je n'avais jamais imaginé. Il était non seulement un client de mon fiancé mais en plus sa soeur était cliente de l'agence et bien qu'Audrey était celle qui gérer son compte, je devais moi aussi participer à l'évènement du jeudi. Il semblait que le destin s'entêtait à me compliquer la vie.
Cette nuit-là, je n'ai presque pas dormi. J'avais trop de doutes en tête et je devais reconnaître qu'une grande partie de moi allait regretter ces rencontres mais il était devenu clair qu'elles ne pouvaient plus avoir lieu. Pas quand il connaissait Jacob et quand j'avais eu la preuve qu'il avait quelqu'un dans sa vie, quelque soit la relation qui les liaient. C'était une chose d'avoir des soupçons et une autre très différente d'en avoir la confirmation directe. De plus, c'était une fille bien, nous pourrions même être amies.
Le jour suivant, je suis arrivée très tôt au bureau. Je devais garder mon esprit occupé le plus que je le pouvais ou j'allais devenir complètement folle. Une demi-heure plus tard, Audrey est arrivée et elle fut étonnée de me voir là à cette heure.
À midi, Kate m'a appelée pour me raconter qu'elle s'était disputée avec Steve. Apparemment, sa relation s'essoufflait un peu. Une chose qu'elle m'a dite a attiré mon attention : « Maintenant, je comprends que tout doit être équilibré, ni l'amour pur ni le sexe pur, l'idéal est une combinaison des deux. Prends-ça en compte pour quand tu te marieras Bella, le désir n'est pas suffisant, s'il n'y a pas d'amour à un certain moment, la passion s'effrite. » Je suis restée à réfléchir à ses paroles et elle avait raison. J'avais l'amour de Jacob et la passion d'Edward, les deux participaient à mon équilibre mais séparés, la balance penchait vers un des côtés. Que sont difficiles les relations humaines.
Les jours me semblaient passer en volant malgré le fait que je ne dormais pas beaucoup et que je ressentais la nécessité d'appeler Edward mais je ne pourrais pas supporter l'idée de tomber sur la boîte vocale de son téléphone. De plus, rien ne me laissait croire qu'il voulait être avec moi et je n'allais pas me mettre à l'espérer, maintenant que nous savions tous les deux qui nous étions en réalité.
Je me suis regardée dans le miroir après avoir fini de me préparer. Aujourd'hui, c'était la soirée de lancement de la nouvelle ligne de vêtements d'Alice Cullen et celle-ci s'était engagée à nous faire porter Audrey et moi l'un de ses modèles. Mon amie avait choisi le plus osé. De mon côté, j'ai préféré la robe de couleur vert, dos nu, qui m'arrivait juste au dessus du genou et se nouait dans le cou, me faisant un assez joli décolleté. Elle était légèrement vaporeuse et de tissu très fin. Je me suis couverte de l'étole assortie, j'ai pris mon sac à main et suis sortie direction l'hôtel maintenant bien connu où je n'avais pas mis les pieds depuis deux semaines. Bien sûr, le but de cette visite était très différent.
Je fus la première arrivée. Je me suis assurée que tout était en ordre. La plate-forme pour le défilé était prête, les chaises installées, l'énorme table avec les canapés et boissons dressée, les serveurs parfaitement vêtus et un homme était en train de tester le son. Nous avions même prévu un emplacement où se regrouperait le peu de presse qu'il y aurait. Tout était en train de se dérouler conformément au plan. Quelques minutes plus tard, Audrey est arrivée et nous avons donné les dernières indications aux hôtesses qui recevraient les invités.
« Jacob ne vient pas ? » m'a demandé Audrey tandis qu'elle retouchait son maquillage.
« Non, il a dû voyager à San Francisco, je crois qu'il revient samedi. »
« Ah ok, ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu. »
« Moi aussi. Depuis, eh bien, dimanche où nous sommes allés au cinéma et toi pourquoi n'as-tu pas invité Nick ? »
« Il avait autre chose de prévu. »
Au environ de dix-neuf heures, les spectateurs ont commencé à affluer et mes jambes se sont mises à trembler en voyant entrer Emmet et Rosalie, signe qu'Edward se présenterait d'un instant à l'autre. Il était logique que toute la famille soit présente. Je me livrais un combat intérieur, une partie de moi avait peur de le revoir mais l'autre partie mourrait d'envie de le regarder bien qu'il soit au loin. Quelques minutes plus tard sont apparus le Docteur Cullen et son épouse Esmée et ça m'a rendue un peu triste de les voir se tenir par la main, souriants, heureux et fiers. J'ai souhaité que Renée et Charlie se retrouvent un jour, mais ils ne pouvaient même pas se parler au téléphone.
Un serveur est passé avec son plateau et je me suis emparée d'une coupe de champagne que j'ai bu d'une seule traite. J'avais besoin de courage pour faire face à ce qui inévitablement arriverait. La prochaine à passer la porte fut précisément Alice, accompagnée de son fiancé, dont je ne me rappelais pas le nom mais étrangement son visage me semblait familier. Il ressemblait à quelqu'un que je connaissais mais je ne savais pas à qui. Immédiatement, les photographes se sont approchés d'eux et ils ont posé ensemble, elle avec un grand sourire et lui un peu plus timide. On voyait qu'il n'était pas habitué.
D'autres invités sont arrivés en abondance, dont Scott qui était venu avec son épouse. Je me suis aussitôt approchée pour les saluer et il m'a félicité pour la décoration de la salle et pour toute l'organisation de la soirée. J'ai dû lui rappeler que je l'avais organisée conjointement avec Audrey mais il m'a souri et m'a donnée une petite tape sur l'épaule. J'ai continué à discuter un bon moment avec eux tout en sirotant une autre coupe de champagne.
Ensuite, Alice s'est approchée d'Audrey et moi et nous a saluées très affectueusement. J'ai tout de suite remarqué le bel anneau en or orné d'un diamant en son centre qu'elle portait à l'annulaire gauche. Elle était sans aucun doute fiancée.
« Merci beaucoup les filles, tout est spectaculaire. »
« Tu n'as pas à nous remercier, c'est notre travail et nous le faisons avec plaisir. » a répondu Audrey.
« Et les robes vous vont parfaitement. Allez-vous vous mettre à défiler également, hum ? »
« Non Alice, en aucune façon ! Je te remercie mais il est hors de question que je monte sur cette plate-forme. » ai-je dit sérieuse et avec une pointe de peur.
« Mais je te trouve magnifique Bella, bien que je pensais que tu mettrais la robe rouge. Ce n'est pas qu'elle ne te va pas Audrey, ce n'est pas du tout ça, mais je les ai choisies en pensant à vos personnalités respectives. »
« C'est pour ça que je porte la rouge, Bella est très timide et veut passer inaperçue. »
« Eh bien moi je perçois chez elle un côté très sensuel qui devrait être exploité. » a-t-elle assuré, me faisant un clin d'œil.
« Alice, ne dis pas de sottises ! » me suis-je exclamée, morte de honte, le visage rouge carmin. Si elle savait combien j'avais exploité cette partie avec son frère.
J'ai alors vu les photographes courir vers la porte et je me suis retournée, curieuse. Et je l'ai vu entré. Edward Cullen, dans toute sa splendeur, vêtu d'un smoking et d'une cravate noire et d'une chemise blanche, les cheveux un peu plus coiffé que de coutume. C'était un monument de la beauté masculine. Mon coeur a commencé à battre frénétiquement. Je le voyais poser à côté de Jennifer qui lui tenait le bras. Je ne pensais pas qu'il viendrait avec elle mais bien sûr, il ne pouvait pas non plus venir seul.
Je me suis excusée auprès d'Alice, les voyant marcher directement vers celle-ci, et je suis partie en cuisine sous prétexte de voir si ils avaient préparés plus de toasts. J'y suis restée quelques minutes jusqu'à entendre le maître de cérémonie demandait à l'audience de prendre un siège parce que le défilé était sur le point de commencer. Je suis sortie pour moi-même prendre place quand Jennifer s'est retrouvée sur mon chemin.
« Bella, quelle surprise de te voir ici ! Et Jacob ? » s'est-elle exclamée, m'étreignant.
« Il n'a pas pu venir, il est en voyage d'affaire. » ai-je répondu après nous être séparés.
« Cet homme ne changera jamais. Je ne savais pas que tu étais une amie d'Alice. »
« Je ne le suis pas, je travaille dans l'agence de publicité qui a organisé toute la promotion de cette soirée et de la ligne de vêtements. »
« Vraiment ? Tu es la responsable des panneaux publicitaires qu'il y a dans la rue ? Je te félicite, ils sont géniaux. »
« Eh bien, en réalité ma collègue Audrey est celle qui gère ce dossier, je suis seulement là comme soutien. »
« Bonsoir. » a dit Edward s'arrêtant à ses côtés. J'ai dégluti en le voyant.
« Bonsoir. » ai-je répondu, ma voix étrangement rauque.
« Je ne pensais pas te trouver ici. » a-t-il ajouté, me tendant la main pour me saluer.
« Je suis une des responsables de la logistique de la soirée. » ai-je dit, lui serrant la main. Il a subtilement caresser la mienne de son pouce.
« Félicitations, la salle est stupéfiante. » a-t-il dit, m'observant des pieds à la tête.
« Merci. Prenons un siège, le défilé va bientôt commencer. » ai-je ajouté, nerveuse, libérant ma main de la sienne.
Je me suis assise un rang devant eux, en diagonale. Le présentateur a annoncé Alice et elle l'a rejoint. Elle a souhaité la bienvenue et a remercié toutes les personnes présentes, incluant sa famille et son fiancé Jasper Hale. J'ai alors su pourquoi son visage m'était familier, c'est le frère de Rosalie. Je supposais donc qu'ils s'étaient rencontrés via cette dernière.
Le défilé a commencé et je sentais les regards insistants d'Edward. Ça me rendait encore plus nerveuse et quand je me tournais pour le regarder, il me souriais de manière séductrice. Mais il y a eu ce moment au cours duquel j'ai craqué. J'ai fui. Je suis entrée dans le bar de l'hôtel qui s'était transformé en véritable dressing pour les mannequins et où il régnait un véritable chaos avec les gens qui entraient et sortaient. Je me suis assise sur un canapé essayant de me reprendre. Mes coudes sur mes genoux, j'ai porté mes mains à mon visage me couvrant les yeux.
« Fatiguée ou nerveuse ? » l'ai-je entendu me dire de sa belle voix.
« Fatiguée, ça était une semaine très pénible. » ai-je répondu après m'être éclaircie la gorge en levant mon visage. Il était immobile face à moi, me souriant.
« Tu as besoin de te détendre. » a-t-il dit, mettant sa main sur mon épaule et la serrant doucement. Pourquoi continuait-il à me torturer ?
« Merci pour le conseil, j'y penserai. » ai-je dit fixant le sol, retenant ma respiration.
« Ce n'est pas un conseil. » Sa main glissait sur mon bras. « C'est une invitation. » a-t-il ajouté et sa main est venue saisir la mienne.
« Es-tu devenu fou ? C'est bondé de gens dehors et ta famille et ta fiancée sont présents. Je ne vais pas aller dans cette chambre en risquant que quelqu'un nous voit. » me suis-je exclamée, essayant de me libérer mais je n'y suis pas parvenue.
« Les gens sont très distraits par le défilé, y compris ma famille et mon amie. De plus, je n'ai jamais mentionné que je voulais monter dans la chambre. » a-t-il dit tandis qu'il me faisait me mettre debout. « Il y a d'autres endroits, soyons créatifs. » a-t-il ajouté en serrant ma main.
« Et que deviennent tes règles ? » ai-je demandé, essayant de me contrôler.
« Elles sont déjà obsolètes. Bien sûr, si tu veux on peut en créer de nouvelles. »
Il s'est mis à marcher. Je ne m'étais pas aperçue qu'il existait, au fond de la salle, une petite porte. Il l'a ouverte et m'a fait entrer. Je me suis rendue compte que c'était un petit débarras où étaient entreposées des choses pour le ménage. Je suis entrée et il a refermé la porte derrière nous. Nous sommes restés dans le noir, seul un peu de lumière filtrait par dessous la porte. J'ai ressenti de la peur, l'adrénaline me montait à la tête mais je craignais que quelqu'un puisse ouvrir la porte.
J'ai senti ses mains sur ma taille m'attiraient contre son corps et il m'a alors embrassé passionnément, avec avidité et je lui ai répondu de la même manière. Ses baisers m'avaient tellement manqué. Mon corps s'est immédiatement enflammé. Cet homme était ma perte. Il s'est mis à lécher le lobe de mon oreille pendant que l'une de ses mains empoignait ma fesse par dessus ma robe. Un halètement m'a échappé. Son corps réagissait de la même façon que le mien. Mes mains se dirigeaient vers son pantalon pour l'enlever. Les siennes, pressées, ont rejoint mes cuisses et se sont faufilées sous ma robe. Il a atteint mon sous-vêtement et a commencé à le faire glisser le long de mes jambes, moi l'aidant à m'en défaire.
Il m'a assise sur une espèce d'étagère et ses doigts se sont dirigées vers mon intimité qu'il a commencé à caresser pendant que je réussissais enfin à défaire la fermeture de son pantalon. Je l'ai abaissé légèrement ainsi que son boxer et j'ai caressé son érection. Quelques secondes plus tard, il s'est un peu éloigné pour se saisir d'un préservatif tandis que résonnait ma respiration devenue irrégulière. J'ai senti son membre effleurait mon entrée et j'ai relevé ma jambe et l'ai placée sur sa hanche. Il m'a aidée, agrippant ma cuisse de sa main alors que je le sentais entrer en moi avec force. Je me suis mordue la lèvre pour ne pas crier. Il me pénétrait vigoureusement tout en m'embrassant pour étouffer les gémissements que nous ne pouvions réprimer. Mes mains étaient accrochées à son dos par dessous sa chemise que j'avais à moitié déboutonné. Nous rompions le baiser pour respirer.
« Je t'ai manqué ? » ai-je chuchoté, la voix entrecoupée.
« Tu n'as pas idée à quel point. » a-t-il chuchoté à mon oreille de sa voix déformée par le plaisir.
« Montre-moi. »
Il a accéléré ses mouvements, sa tête dans mon cou. Je restais accrochée à son dos, le caressant, et lui serrait ma cuisse, son autre main sur ma taille. Nous avons recommencé à nous embrasser passionnément jusqu'à devoir nous séparer et j'ai plongé ma tête dans son cou, le léchant.
« Tu m'as tellement manqué Bella. » a-t-il susurré à mon oreille sans cesser de se mouvoir en moi.
« Répète-le. » lui ai-je demandé. Le fait qu'il ait prononcé mon nom m'a rendue folle.
« Tu m'as énormément manqué... Isabella. »
Je détestais que l'on m'appelle ainsi mais dans sa bouche c'était comme une musique pour mes oreilles. J'ai senti un intense courant électrique parcourir mon corps entier en arrivant à l'extase totale et j'ai étouffé mon gémissement dans son cou.
« Toi aussi, tu m'as manqué... Edward. » Et à cet instant, j'ai senti comme il arrivait à l'orgasme. Il m'a embrassé avec violence pour éviter de crier.
Il a ensuite quitté mes lèvres et a posé sa tête sur mon épaule. Je sentais sa respiration tiède sur ma peau et je l'ai étreint avec plus de force. Il était toujours en moi et il m'a alors serré étroitement dans ses bras essayant de contrôler sa respiration comme moi j'essayais de contrôler la mienne.
