Et voilà le chapitre 9 ^^ comme j'ai mit un moment avant de poster la suite du chapitre 8 qui de plus ne faisait qu'un dizaine de ligne, j'en fait 2 d'un coup pour me faire pardonner ^^'

Enjoy ^^ Je le trouve tout mignon ^^


Chapitre 9 :

Il était presque huit heure lorsque Ciel sorti de son déchiffrage de partition.

En effet, malgré sa nature démoniaque, il continait à prendre des cours particuliers de violon avec Sebastian.

Après tout, il n'y avait pas de mal à porter ses talents au summum… Non, non, ce n'était absolument pas pour le professeur qu'il prenait autant de leçon… N'est-ce pas ?

Le jeune comte laissa errer son regard vers la fenêtre d'où il voyait Finny faire des cabrioles et des petites démonstrations de force afin d'impressionner ses files qui riaient aux éclats assise dans deux chaises hautes dont Ciel ignorait jusque-là l'existence. Sebastian construisait décidément très rapidement.

Il fut ramener à la réalité par l'entrer de ce dernier dans la salle de musique.

- Il est l'heure de votre leçon monsieur.

- Aussi tôt ? Il n'est que huit heure, tu as une demi-heure d'avance.

- Alors pourquoi m'attendiez-vous déjà ? Si je peux passer plus de temps en compagnie du jeune maître, pourquoi m'en priverais-je ?

- Et tu laisse les filles seules ?

- Vous avez bien vu qu'elles sont avec Finny, et je crois qu'il est très bien capable de s'occuper de Lila et Lali.

- De qui ?

- Lila et Lali, bocchan, nos filles.

- Pourquoi les appelles-tu comme ça ?

- Cela fait plus de deux semaines qu'elles sont venu au monde et je commençais à me lasser de « les petites », « les enfants », « les jumelles » ou encore « les filles ». Ce sont les domestiques qui les ont baptiser ainsi et pour une fois qu'il font quelque chose de correcte, j'ai inconsciemment accepté.

- C'est ridicule, hors de question que je les appelle ainsi.

Un sourire naquit doucement sur les lèvres de Sebastian.

- Je pense que vous l'allez même pas vous en rendre compte, souffla Sebastian pour lui-même avant de reprendre plus haut, alors cette sonate de Bach ? Vous avez réussi à la jouer au tempo demander ?

- Bien sûr, répliqua le jeune comte comme si c'était l'évidence même.

L'heure consacrée à ce cours passa à la vitesse d'un coup de vent. À l'extérieur, le temps s'assombrissait fortement.

Ciel attaquait l'allegro du second mouvement.

Les nuages se rassemblèrent.

Les premières notes de l'andante résonnèrent.

Quelques grondements se firent entendre.

L'adagio touchait à sa fin.

À l'instant où la dernière note s'éleva, Un énorme coup de tonnerre se fit entendre. L'orage venait de commencer.

- Il ne sert à rien de continuer la leçon avec cet orage, bocchan, on vous entend à peine.

- D'accord, je vais dans le salon de thé, rejoins moi dès que tu aura fini de tout ranger, ordonna Ciel en posant négligemment le violon qui valait une fortune sur la chaise.

Il sortit de la pièce et se dirigea vers le salon, il croisa Bard qui tenait ses deux filles dans les bras.

- Bard, que fais-tu avec elles ?

- Finny me les a collés dans les bras parce qu'il avait un petit truc à faire, puis Sebastian m'a dit de les emmener au salon de thé et là je viens de vous croiser en y allant.

Pourquoi ce cuisinier racontait-il sa vie à la moindre petite question ?

Il ouvrit la bouche lorsque Finnian déboula dans la pièce comme une furie en pleurant toutes les larmes de son corps, il avait été à deux millimètres d'envoyer valser le maître du manoir à l'autre bout du couloir.

- Finnian ! Que se passe-t-il ? S'exaspéra Ciel.

- Monsieur, chouina-t-il,ce sont les filles, Lila et Lali… Elles ont disparu et… et… Je suis désolé, ce n'est pas de ma faute, je…

- Mais regarde derrière toi ! Répliqua le comte, fortement agacé. Elles sont là !

Il se retourna d'un coup pour apercevoir deux charmantes fillettes dans les bras de Bard.

- Oh ! J'ai tellement peur !

- Oui, c'est bon s'impatienta le jeune maître, retourne t'occuper de la serre ou je ne sais quoi, quand à toi, Bard… Fait ce que Sebastian t'as demandé, sans lance-flamme.

- Oui.

Le pseudo cuisinier déposa les jumelles sur le tapis du salon où quelques jouets se trouvaient déjà –Mais quand étaient-ils arrivé ? Sûrement en même temps que les chaises…– et se sauva rapidement.

Ciel s'assit dans un confortable fauteuil de la pièce et observa ses filles.

Elles étaient désormais de la taille d'enfant d'un an, voir un peu plus. Leur cheveux avaient poussé, mais personne ne leur avait coupé, ils tombaient gracieusement jusqu'à leur taille, noir et parfaitement lisse, tel de la soie. Leurs immenses yeux rubis avaient un éclat particulier et ressortaient de façon frappante sur leur parfaite peau blanche.

Leur ressemblance était incroyable, hormis le ruban violet autour du poignet de l'une, elles étaient exactement identiques. Elles jouaient gaiement toutes les deux et marchaient même toute seule, ce qui étonna le jeune homme. Il faillit même avoir un sursaut lorsqu'il remarqua qu'il comprenait quelques mots dans leur gracieux gazouillis. Il aurait juré avoir entendu « papa », « deux », « manger » et quelques chose qui pouvait avec beaucoup d'imagination se rapprocher de « père ».

Pendant une brève seconde, il se demanda de quoi elles se nourrissaient. Il se rappelait qu'il a un peu moins de deux semaines, elle avaient eu besoin de biberon, mais actuellement, tout comme Sebastian et lui parfois, elles ne semblaient pas avoir besoin de nourriture pour vivre.

Un autre coup de tonnerre éclata et un éclair modifia la luminosité de la pièce, l'orage ramena Ciel deux semaines en arrière… Seulement deux semaines… Depuis le dernier orage… Et depuis la… Conception de ses filles. Il rougit de nouveau en pensant à cette nuit-là.

Mais comment avait-il pu faire ça. Pourtant, s'il en était extrêmement gêner, il n'arrivait pas à rendre se souvenir désagréable.

Une de ses filles leva le bras et Ciel vit le ruban violet noué autour de son poignet. Comme s'il ne contrôlait plus vraiment ses lèvres, il senti que s'échappait de sa bouche un soupire qui formait un petit nom :

- Lila…

Il l'avait soufflé doucement et presque sans s'en rendre compte, mais la petite leva la tête et s'approcha d'un pas maladroit, suivi de près par sa sœur, et elle posa sa délicate petite main blanche sur son genou.

De son côté, sa jumelle se mit à bouder légèrement parce que son papa Ciel faisait du favoritisme, l'expression d'étonnement peinte sur le visage du comte se dissipa rapidement pour laisser place à un sourire amusé.

- Tu peux venir aussi.

La fillette le regarda quelques instants en restant immobile, comme si elle ne comprenait pas, Ciel soupira avant d'ajouter :

- Lali.

Sans se faire prier, elle s'empressa d'aller jusqu'au second genou de son père.

Celui-ci fixa un moment, comme hypnotiser par leurs immenses yeux rougeoyer sur leur beau visage innocent.

Il les aimait déjà si fort.

Comment se faisait-il que Sebastian ait tout le temps raison ?

Il eu alors une idée de génie en voyant les petites s'escrimer à essayer de l'appeler « père »…

- Moi je suis papa, leur expliqua-t-il en passant ses doigts blanc dans leurs cheveux ébène aux reflets bleutés.

Une expression dubitative s'inscrit sur le visage des fillettes

- Es pas papa toi, lui répondit Lali avec sérieux, papa est… Papa !

- Bien sûr que non, c'est moi, et l'autre papa c'est… Maman.

Après quelques secondes de ce qui ressemblait à une discussion silencieuse, elles se tournèrent en parfaite synchronisation vers Ciel et lui offrirent un immense sourire.

- Papa !

Le jeune comte comprenait tout de même un petit peu les pères hystériques devant leur enfant, même si lui ne s'abaisserait jamais à une telle démonstration de sentiments. Puis il du se mordre la lèvre pour ne pas rire en imaginant la réaction de son majordome lorsque celui-ci découvrirait comment ses filles l'appelaient à présent.

Au bout de quelques instants, Lila et Lali quittèrent du regard leur père pour fixer un point au-dessus de lui. Ciel se tourna pour voir ce qu'elles contemplaient ainsi et découvrit son majordome juste au-dessus de son épaule , bien plus près de son visage que ne l'auraient voulu les règles de bienséance.

- Vous m'étonnez bocchan, même elles ont réussi à sentir ma présence avant vous.

- Tu l'avais masqué, rétorqua ce dernier en tentant de se défendre.

Le démon acquiesça et s'approcha de ses filles, c'est alors que d'une même et innocente voix, elles s'exclamèrent

- Maman !

Il y eut un énorme silence, à peine troublé par l'étouffement d'un gloussement que le maître du manoir avait eu du mal à retenir. La seule chose que Sebastian put répondre fut :

- Comment ?

- Mais enfin, quelle est cette réaction Sebastian, répondit Ciel dans un sourire moqueur, elles te considèrent comme leur mère, de quoi te plains-tu ?

- Bocchan, puis-je savoir ce que vous leur avez appris… Lui demanda son majordome avec des sueurs froides dans le dos à l'idée des dégâts que son jeune maître avait pu provoquer.

- Mais de quoi parles-tu voyons ? C'est venu naturellement, n'est-ce pas Lali ?

L'enfant ne comprenait pas très bien le sens de la phrase, mais savait juste que l'on s'adressait à elle. Ciel se rendit compte à ce moment qu'il s'était trahi, il s'était promis de ne pas les appeler ainsi devant son majordome. Il ne voulait pas se rendre ridicule.

- À ce que je vois, vous avez fini par adopter ces noms, malgré ce que vous disiez, le taquina Sebastian, retournant la situation. Lila et Lali Phantomhive… Cela sonne plutôt bien.

- Tais-toi ! Ça m'a échappé, c'est tout, marmonna le jeune comte, va plutôt me préparer mon bain, je suppose qu'elles sont maintenant assez grandes pour êtres laissés aux mains de ces incapables.

Et il effleura encore une fois la tête de ses filles avant de quitter la pièce, une légère teinte rosée sur les joues.

Sebastian sourit.

Son jeune maître était bien trop facile à taquiner.

Comme lui avait ordonné son maître, Sebastian laissa les filles aux soins de Meyline après lui avoir éviter de se recevoir une pile d'assiette en porcelaine qui coûtait très chère sur la tête. Puis il rejoint son maître comme prévu dans sa chambre où il allait prendre son bain. Il le prenait d'ailleurs assez tôt aujourd'hui.

- Tu as été bien trop lent.

- Veuillez m'en excuser, lui répondit le majordome en s'approchant.

Il déshabilla rapidement mais tendrement le jeune comte qui ne put s'empêcher d'être légèrement gêné. Il l'était depuis l'événement de cette fameuse nuit d'orage, cette nuit où une étrange aventure avait commencé. Le majordome ne restait pas non plus insensible à la vue de ce corps dénudé. À chaque fois qu'il posait ses yeux dessus, il devait réprimer l'envie de le posséder à nouveau. Afin de se changer les idées, il reprit la conversation précédente sans pour autant réussir à empêcher son regard de divaguer.

- Vous m'avez l'aire aussi vexé que lorsque vous avez quitté le salon, commença le démon tout en faisant couler de l'eau chaude sur la tête du jeune comte. Serait-ce dus au fait que vous avez inconsciemment accepté d'appeler nos filles par leur prénom.

Cette dernière phrase avait été prononcée sur un ton malicieux. Mais ce qui marqua le jeune immortel était la justesse des déductions de Sebastian, comment arrivait-il toujours à savoir mieux que lui-même ce qu'il pensait ?

- Je l'ai fait uniquement à cause de la praticité de la chose. Les paraphrases par lesquelles nous les qualifions étaient devenu lassante. Maintenant continu de me laver et arrête de parler.

Quoi qu'un peu surpris, le majordome s'exécutât. Ciel ne voulait pas faire durer le sujet, il risquait de se compromettre une nouvelle fois.

Le bain terminé, Sebastian sécha son maître, il déposa une grande serviette sur ses épaules le temps d'aller chercher les vêtements du comte.

Alors qu'il quittait la pièce, il regarda une dernière fois le jeune homme et resta statufié devant le spectacle qu'il offrait. Des gouttes d'eau perlaient sur ses cheveux légèrement mouillés, ses lèvres étaient légèrement entrouvertes, telle une invitation implicite et la lumière du jour n'éclairant qu'une partie de son visage soulignait la perfection de ses traits et les méplats du visage du jeune démon qui avait le regard fixé sur un ciel dont le bleu était aussi profond que ses yeux. En une fraction de seconde, Sebastian se déplaça jusqu'au dos de Ciel. Il descendit légèrement la serviette en dessous de la nuque et y déposa un long baiser, tout en enlaçant le jeune homme. Ce dernier frissonna automatiquement et attrapa du bout des doigts la manche de son majordome tout en se serrant un peu plus contre lui. Il restait bouche bé, oubliant même de penser. Ces contactes avec Sebastian était extrêmement rare et chacun d'eux le mettait dans un état quasi-second. Finalement, le serviteur parti comme il était venu, sans s'arrêter et sans un mot. Ciel se mit alors à rougir en réalisant son inconsciente réaction. Malgré son absence, il sentait encore la chaleur de l'étreinte sur son corps.

Lorsque le majordome revint, il rhabilla Ciel en effleurant la marque que son baiser y avait laissée. Contrairement aux autres fois, il ne s'excusa pas, il n'arrivait pas à regretter son geste. Et d'ailleurs, pourquoi aurait-il à s'excuser ?

Il aimait son jeune maître de tout son être et il lui montrerait éternellement et à tous les niveaux. Aussi bien morale que… Physique.

Dès que Ciel fut prêt, il décréta qu'il avait du travail et s'éloigna rapidement.


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