J'avais complètement oublié de poster la fin ! Pardon pour le retard !
Au paradis,
Le cuisinier est français
Le policier est anglais
L'ingénieur est allemand
Le banquier est suisse
Et l'amoureux est italien
Au paradis (dans cette fanfiction),
Le pompier est américain
Le vétérinaire est grec
Le journaliste est russe
L'agriculteur est espagnol
Le médecin est égyptien
Le serveur est lituanien
L'artisan peintre est polonais
Le chargé de mission est estonien
Le père Noël est finlandais
Le magasinier est suédois
(Mais le Maire est un Romain Antique).
Arthur fit comme s'il se réveillait difficilement de son état second, puis simulant la panique, il alla arrêter la gazinière.
« Est-ce qu'il y a le feu chez toi, gueula Alfred depuis son balcon.
- Non, tout va bien…
- Pas de post-it ? »
Oh, mince, il avait oublié cela….
« Je ne le trouve pas, il a dû glisser quelque part, répondit-il après avoir cherché partout.
- Appelle Francis, on ne sait jamais ce qui a pu lui arriver. »
A contrecœur, Arthur appelle son « mari » pour prendre de ses nouvelles.
« Allo, ici Francis, répondit une voix mielleuse, si vous voulez un petit déjeuner, le restaurant n'ouvre que dans une demi-heure. Le temps pour moi de me faire beau pour vous… »
Arthur tourna sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler avec gentillesse. C'était bien difficile comme exercice.
« Je voulais juste savoir si tu allais bien. Mon démon ne m'a pas laissé de post-it.
- Oh, il devait être sacrément perturbé pour oublier de t'invectiver d'aller à la banque. »
L'anglais sentit de la contrariété dans la voix du français. Ce n'était pourtant qu'un détail, un simple détail. Allez, il fallait être agréable, inquiet et amoureux.
« Je voulais juste savoir si tu allais bien. J'ai eu tellement peur la veille…
- Tout va bien, je n'ai même pas de bleu supplémentaire, plaisanta Francis. Bon, je te laisse sinon je vais être en retard.
- D'accord, on se revoit à midi, mon chéri.
- A plus tard, mon amour. »
Arthur sentit des papillons dans son ventre bien que ce ne soit pas le moment de se poser autant de questions sur ses sentiments. De toute façon, le français n'était sympathique avec lui que par nécessité. C'était pour les besoins du plan. Et puis, Francis n'était pas comme cela en temps normal, Arthur le savait très bien. Il aurait juste aimé que cette part bienveillante de lui ressorte en sa présence mais ce serait rêver pour rien.
Arthur se prépara comme à son habitude, et il rejoint le commissariat.
Il écouta les messages de Ludwig.
« Bonjour, Arthur Kirkland. »
Oh, il avait un ton très fier ce qui le surprit bien qu'il en sache la raison.
« J'ai trouvé une lettre de menaces sur Feliciano Vargas à l'encontre du Maire Rome. Nous avons fait une perquisition chez lui dans la nuit. Tout est dans le dossier, et nous avons des preuves accablantes. Dans les grandes lignes, il est bien l'auteur des lettres. Apparemment, il fait un trafic d'élixirs durant le jour. Le laborantin Kiku Honda a truqué les résultats d'analyse de ses élixirs pour obliger l'ingénieur de jour à valider leur mise sur le marché.
Pour ce qui concerne M. Jones, il est bien détenteur d'une arme. Il n'est pas le marchand d'armes à priori, je n'ai rien su de plus… Bonne journée. »
Arthur soupira. Il allait devoir arrêter Feliciano et Kiku en espérant que la procédure retarde leur jugement. C'était le maire Rome qui décidait des sentences dans cette ville pour les cas graves.
/
Ludwig se réveilla au poste de police, il sortit directement dans la rue après avoir vérifié que les prisonniers étaient bien tous ressortis de leur cellule. Un éclair violet, et tout lui revint petit à petit sur la ville dans laquelle ils étaient tous prisonniers.
A peine un pied dans la rue, il fut accosté par l'italien.
« Ludwig, gémit Féliciano. Je suis vraiment désolé, je suis un mari indigne !
- Féliciano, je n'ai pas envie de faire des galipettes. Et encore moins dans la rue !
- Je ne parlais pas de cela, se plaint l'italien. J'ai fauté, je vais être inculpé pour intimidation, trafic de substances illicites et je ne sais pas quoi encore… Je t'ai trompé avec mes élixirs, je suis vraiment désolé ! Je t'aime ! »
Ludwig se tut alors que la rage sourdait en lui. Féliciano tentait par tous les moyens de le faire innocenter dans cette affaire. Il était un peu paniqué par cette révélation soudaine, et il avait peur que la Résistance ne s'écroule ainsi que tous leurs efforts. Le chef de la Résistance allait se faire coffrer, c'était une catastrophe. Evidemment, il devait faire semblant de ne pas le savoir pour continuer le combat contre Rome.
« Féliciano, je suis choqué. Comment as-tu pu faire cela ? Tu es un ange, tu…
- Je t'aime quand même, je voulais que tu le saches avant que… Je ne sais pas ce qu'ils me feront !
- Moi aussi, je t'aime malgré ce que tu as fait », le rassura Ludwig.
Bien que leur mariage fasse parti d'un plan plus vaste de la Résistance, il n'avait vu aucun inconvénient à se mettre ensemble. Tout était venu naturellement. Comment résister au sourire et à la joie italienne ? Impossible pour Ludwig.
« Je vais me rendre à mon travail comme d'habitude, et je vais attendre que le policier vienne m'arrêter. »
Ludwig prit une grande inspiration.
« Tu devrais peut-être… »
T'enfuir, te cacher, c'était bien la croix et la bannière dans une ville telle que celle-ci.
« Ludwig, je sais ce que je dois faire… Je ne t'impliquerai pas là-dedans. Appelle la police pour me dénoncer, ça m'est égal. »
Ludwig hocha la tête en se pinçant les lèvres, il ne savait pas quoi faire, il était un peu perdu. Il avait confiance en Féliciano pour se tirer de ce mauvais pas.
« Je n'appellerai pas la police, conclut Ludwig. Je ne peux pas faire cela… Je répondrai à leur question s'il le faut mais ne me demande pas de te dénoncer…
- Merci, Lud… J'y vais… Je ne sais pas quand on se reverra… »
L'âme en peine, Ludwig regarda son amant s'éloigner de lui à pas de course vers son lieu de travail. Il espérait, oui, il espérait qu'il avait un plan du tonnerre.
Quand il fut arrivé à son bureau, le téléphone sonna dans les minutes qui suivirent.
« Allo, ici l'ingénieur, que puis-je faire pour vous ?
- Non, la question, c'est ce que moi je peux faire pour vous, l'agressa le suisse apparemment très en colère. La police vient de m'appeler pour faire un bilan général de vos comptes. Cet italien s'est vraiment foutu de ma gueule durant la nuit ! Il a tout trafiqué en profitant de son poste de nuit. Je viens de m'en apercevoir ! Votre mari est un sacré dangereux criminel… Alors, venez vite vous ramener avec vos ticket de caisse pour que je puisse vérifier que vous ne faîtes pas partie de sa combine.
- Je viens, je serais là dans dix minutes…
- J'espère bien ! Sinon, ça va chauffer pour votre matricule ! »
/
Arthur avait appelé la banque en premier lieu pour faire vérifier les comptes de Feliciano. Comme convenu dans le plan, il devait faire une enquête très approfondie pour incriminer Feliciano. Pendant ce temps, il lisait le rapport de Gilbert au complet pour gagner du temps pour l'italien. Ceci fait, il se dirigea lentement avec ses agents vers le Dayclub de Feliciano pour l'arrêter.
Il se présenta seul en laissant les renforts en arrière.
Et donc à l'entrée, il tomba sur le cerbère habituel, le gardien, ce fichu Italien du Sud qui n'avait pas sa langue dans sa poche.
« Bonjour, monsieur l'agent. On veut profiter de nos services pendant que son mari travaille ?
- Rien de tout cela, je dois voir le patron.
- Il est absent pour le moment, repassez donc plus tard. A moins qu'en attendant, vous ne veuillez profiter de notre gamme de produits ou de nos autres hôtes et hôtesses de charmes…
- Non, Romano, je dois voir Feliciano. C'est très urgent.
- Comme je vous l'ai déjà dit, il n'est pas encore là.
- Où est-il ?
- Je ne sais pas, il a dit qu'il serait en retard. Il voulait voir son Lud chéri. »
Romano fit une mine écœurée à la mention de son beau-frère. Arthur comprit qu'un autre mariage entre nations ne devait pas être anodin et qu'il y avait sûrement un autre plan « contrat de mariage » en route.
« Nous allons rentrer à l'intérieur pour vérifier que tout est en règle.
- Vous savez, monsieur l'agent, je ne suis que gardien et chauffeur pour mon frère. Je ne pourrais pas beaucoup vous renseigner sur les activités à l'intérieur. Je sais seulement que des belles femmes et des beaux hommes servent les clients et les clientes et flirtent avec eux.
- Et en ce qui concerne les élixirs ?
- Ce sont des aphrodisiaques plus ou moins performants. Ils sont contrôlés par le labo et validés par l'ingénieur.
- Bon, laisse-moi entrer. On fait une perquisition…
- Je peux voir votre autorisation du juge », demanda Romano.
Romano parut étonné de voir le bordereau de nuit sur le document.
« Inferno…
- C'est une affaire suivie par la police angélique et démoniaque. Montrez-moi vos locaux. »
Arthur ne lâcha pas une seule seconde Romano pour pouvoir témoigner qu'il n'avait pas prévenu qui que ce soit de ce qu'il se passait. Ils firent le tour du bâtiment. Les hôtes n'avaient pas encore de clients en ce début de journée, et ils discutaient entre eux. Arthur reconnut la plupart d'entre eux comme étant des principautés ou des micro-nations adultes. Il prit les flacons d'élixir qu'ils trouvaient pour les faire contrôler. Il n'y avait rien à redire sur son lieu de travail.
Feliciano ne revenait toujours pas. Et tout d'un coup, ils furent plongés dans le noir. Tout se passait comme prévu pour le moment…
/
Ludwig arriva à la banque avec ses petits papiers de compte pour tout vérifier avec le suisse. Vash l'accueillit chaleureusement en lui serrant la main.
« Ah, je suis content que vous ayez pu arriver jusqu'ici sans soucis. »
Vash s'assit à sa place, et il plaça un fusil sur ses cuisses d'un air menaçant ce qui fit peur à Ludwig. Lilly lui proposa un encas sans se soucier plus que cela de la présence d'une arme dans la banque.
« Je suis venu comme vous me l'aviez demandé.
- Ludwig, tu peux te détendre. Tu sais très bien que tu as neutralisé le système de sécurité.
- Mais qu'est-ce qu'il se passe ?
- C'est le grand jour, on a besoin de toi.
- Que dois-je faire ?
- Tout est consigné dans ton contrat de mariage, je vais te le chercher. »
Tandis que Vash était parti pour ramener le précieux contrat, le maire Rome rentra dans la banque. La peur laissa peu de temps après place à l'adrénaline pour Ludwig, il devait faire diversion car cette intrusion dans les locaux de la banque n'était sûrement pas prévue. Il alla saluer le maire Rome.
« Bonjour, monsieur le Maire, dit-il avec une voix forte pour alerter Vash.
- Bonjour, monsieur l'Ingénieur. »
Rome tapa énergiquement sur son épaule et lui fit un grand sourire.
« Comment va mon petit Feliciano ? Vous vous en occupez bien ?
- Oui, monsieur le Maire.
- Oh, vous pouvez m'appeler Rome ! »
Vash aperçut le Maire et il fit demi-tour pour remettre à sa place le plan pour Ludwig. Il le mémorisa pour en transmettre les instructions à Ludwig puis il prit le véritable contrat de mariage. Lilly cacha l'arme du suisse sous le bureau.
« … Et je voulais vous remercier comme il se doit pour le travail formidable que vous faîtes pour la ville d'Eden…
- C'est vraiment gentil, monsieur le Maire.
- Que direz-vous de déjeuner avec moi ce midi ? Nous irons aux « Délices du paradis ! ». Cela fait un moment que je n'ai pas vu Francis… Avec tous ces travaux, j'avais beaucoup à faire… Et j'en ai assez de me ramasser de la poussière, alors je sors…
- D'habitude, je déjeune en tête à tête avec Féliciano. Je ne l'ai pas prévenu. Peut-être pourrions-nous remettre ce repas au lendemain ?
- Je ne pense pas que Féliciano vous rejoindra ce midi dans vos locaux, dit Rome avec désinvolture.
- Et pour quelle raison, demanda Ludwig.
- Ah, je parle vraiment trop… Sinon, où est donc ce banquier ? Oh, mais il y a sa jolie assistante ! »
Le Maire, charmeur, se dirigea tout droit vers la vulnérable Lilly.
« Mademoiselle, j'aimerais que votre patron me fasse un état général des comptes de tous les habitants.
- Ce sont des données confidentielles, monsieur le Maire. Il n'y a que la police…
- Je suis leur supérieur. D'après l'un des agents que je connais vraiment bien… »
Ludwig retint son inspiration. La voilà donc, la faille dans leur plan si parfait, il y avait un traître parmi le corps de police.
« …le banquier de nuit aurait fait des erreurs dans les comptes. Je compte sur votre entière collaboration pour…
- Arthur Kirkland nous a déjà appelé pour ce faire, monsieur le Maire, il n'était pas nécessaire de vous déplacer vous-même, affirma Vash.
- J'attends donc vos conclusions. Ludwig, à midi, chez le français ! »
Les trois nations observèrent le Maire s'en aller. Dès qu'il fut parti, Vash soupira bruyamment alors que ses mains tremblaient.
« Ça s'annonce mal. Il va s'apercevoir que les enregistrements de la banque sont truqués.
- Je vais me faire avoir à mon tour.
- Ce n'était pas prévu. J'espère qu'il ne va pas passer ailleurs. Donc, Ludwig, tu dois éteindre toutes les installations à partir de ton bureau puis tu dois rejoindre les fuyards. Le problème, c'est que l'on pensait localiser facilement le Maire à la mairie. Tous les Résistants armés sont aux travaux, c'est une catastrophe.
- J'ai confiance en Féliciano pour improviser. Tu me laisses appeler Francis.
- Bien sûr, il devrait savoir quoi faire. »
Ludwig prit le téléphone pour joindre le français.
« Bonjour, vous êtes aux « Délices du paradis ». Si vous voulez réserver une table pour ce midi, sachez que nous sommes complets.
- Allo, ici Ludwig, le Maire voulait déjeuner avec moi chez toi. Je viens de le croiser à la banque.
- Oh… Je vous mettrais à ma meilleure table avec des bougies, ce sera romantique », lui proposa Francis.
Apparemment, le français connaissait bien le plan, c'était parfait.
« Tu es incorrigible », sourit Ludwig avant de raccrocher.
Ludwig retourna à son bureau et il mit hors service l'électricité. Plus de caméras de surveillance, plus de système de sécurité, c'était le moment d'agir.
L'allemand partit de son bureau pour rejoindre la forêt où il s'entretient avec le garde forestier. Il était canadien, un gars qu'on ne remarquait pas au premier abord, qui le rassura sur la réussite de leur plan.
/
Arthur enfermé dans le DayClub plongé dans le noir se laissa guider par Romano vers la sortie en abandonnant les policiers à la botte du Maire. Les hôtes allaient les faire prisonniers pour les conduire en dehors de la ville d'Eden/Inferno.
Dans la rue, ils furent abordés par Alfred.
« Arthur, il faut que tu m'aides à évacuer ceux du quartier.
- C'est parti !
- On a eu peur que le maire s'aperçoive de quelque chose. Toris l'a suivi, et on a pu ainsi le faire prisonnier. Prenez tous une arme.
- Alfred, ne t'inquiète pas pour les évacuations…»
Une grande détonation se fit entendre.
«… C'est le signal !
- Romano, on ne sait pas s'il y a une armée pour nous empêcher de fuir, lui dit Arthur bien plus pratique.
- Alors, dépêchons-nous. Si quelqu'un est à la traîne, on reviendra le chercher. »
Toutes les nations coururent de toutes leurs forces vers les arbres en bordure de la ville vite suivi par tous. Devant une grotte, un Canadien tenait un registre de présence pour n'oublier personne. Ils s'échappèrent par ce couloir sécurisé. Ils remontèrent à la surface sur une belle plage. Et des cris de joies leur échappèrent d'être enfin sortis de cette prison.
Tout le monde avait été délivré après des mois et des mois de résistance.
Ils avaient été tous été kidnappés par Rome dans la même nuit. Et enfin, enfin, ils allaient pouvoir retourner sur leurs terres.
Ils apprirent que le chef des opérations n'était autre que le discret Matthew Williams la nation du Canada. Il avait été le premier avec les nations latines à se désenvoûter de la chanson hypnotique du Maire. En travaillant comme garde forestier de jour, il s'était perdu dans les bois le soir et la chanson ne l'avait pas affectée. Etant quelqu'un qui passe inaperçu, personne ne se douta de son état à présent normal. Les nations latines étant habituées à la voix de Rome avaient finis par se protéger et par s'organiser avec Matthew.
Et ainsi tout un tas de trafic avait été mis en place grâce à l'argent de tous distribué par la banque de nuit.
Les élixirs et les crème glacées avaient l'avantage de les revigorer tout en leur remettant les pendules à l'heure. Les boules quiès étaient remises en main propre dès que quelqu'un était réveillé. Le courrier était envoyé normalement par les postiers en fonction tandis qu'un réseau parallèle de distribution voyait le jour. Le trafic d'armes de Jones avait été la pierre à l'édifice qui leur manquait pour s'emparer du Maire. Il y avait différentes tactiques pour récupérer de jour comme de nuit. Tous avaient été mis à contribution par tout un tas d'action à travers la ville.
Le plus difficile avait été de tromper les caméras installées partout dans la ville. Heureusement, les deux ingénieurs avaient réussis à travailler en équipe pour remplacer les bobines de surveillance.
Et Matthew passait en un éclair violet pour endormir la vigilance des policiers quand ce n'était pas leurs maris qui s'en chargeaient.
« Oh, c'est la première fois qu'on arrive à coopérer tous ensemble », s'extasia Russie avec une carabine dans les mains qu'il pointa vers les pays baltes.
Les trois pays frissonnèrent de peur devant ce retour à la normale puis ils soufflèrent de soulagement quand le Russe pointa le canon vers Rome.
« Je ne supporte pas qu'on s'en prenne à mes amis. »
Personne ne voulut faire remarquer à Ivan qu'il n'avait pas vraiment d'amis.
« Russie, il faudrait peut-être l'interroger avant de faire quoi que ce soit que l'on regretterait, proposa Francis.
- Son existence nous menace… Je ne veux pas revivre pareille mésaventure…
- Russie », dit Canada d'une faible voix.
Tout le monde se tourna vers Matthew pour l'écouter ce qui le fit rougir.
« Rome nous a capturé avec l'accord de nos gouvernements, j'ai fait une enquête. »
Des exclamations de surprise parcoururent l'assemblée.
« Notre seule alternative, continua Matthew, c'est de vivre incognito à présent…
- Pardon de te couper Canada, l'interrompit Rome alors que tous les canons se braquaient sur lui. Vos gouvernements voulaient avoir la preuve comme quoi vous êtes bien capables de vous unir et de travailler ensemble.
- Et tu as vu dans quelles extrémités tu nous as conduits », s'énerva Feliciano.
Il était rare de voir l'Italie du Nord en colère, et tous ceux qui en avaient été témoins préféraient ne pas avoir à en faire les frais.
« On a failli mourir par ta faute !
- Prenez-moi comme cible si vous le souhaitez… Méfiez-vous de vos dirigeants dans les jours qui viennent… »
Rome disparut devant eux ce qui les firent paniquer. Ils se tournèrent dans tous les sens pour l'apercevoir mais rien n'y fit. Il s'était vaporisé.
Avant de partir sur le bateau de Sealand, ils tinrent conseil. Ils décidèrent de rester ensemble par petit groupe d'affinités pour se reposer à tour de rôle puis de se fondre à leur population le temps que les choses se calment. Ils se réuniraient tous ensemble dès qu'ils le pourraient. Le temps n'avait pas de prise sur eux, ils pouvaient très bien attendre un renouvellement de leurs parties dirigeantes qui les avaient trahis avant de revenir sur la scène internationale.
Chacun revint sur son continent.
Cette épreuve les avait tous changés dans le bon sens leur permettant de se concerter plus efficacement sur de grands sujets citoyens sans avoir le poids de considérations politiques propres à chacun de leurs pays. Ils firent de grandes choses ensemble, et ils préférèrent rester ainsi dans l'anonymat pour œuvre au bien-être de leurs populations.
Les seuls souvenirs tangibles de ces mois de souffrance étaient des alliances au doigt de quatre nations.
