Auteure : Tch0upi.

Titre : Jusqu'au bout de l'azur

Disclamer : Tous les petits personnages présents dans cette fanfiction appartiennent à Masashi Kishimoto.

Rating : T (Pour le "lemon")

Couples : Naru/Sasu. Saso/Dei.


Chapitre 8 – Complications

Le soleil entrait par les fenêtres du pont privé, se répercutant jusque dans la chambre. Sasuke ouvrit lentement les yeux sur une autre belle journée. Ils étaient déjà le 13 avril et savoir ça le rendait un peu nerveux. Dans quelques jours, ils arriveraient à New-York. Que se passerait-il une fois là-bas ? Il ne savait pas, il avait un peu peur d'y être, mais il préféra ne pas y penser pour le moment.

Se redressant dans ses couvertures, seul au milieu de l'immense lit, il se remémora des mots de Naruto. « Vis ta vie comme tu souhaites la vivre, aimes qui tu veux, vas où tu veux. Rien ne pourra jamais t'empêcher de faire un pas vers l'avant. » Rien ne pourrait l'empêcher d'aimer Naruto. De vivre comme il l'entendait, d'aimer qui il voulait. Il avait raison, Naruto avait toujours raison. Itachi ne lui gâcherait pas son bonheur.

Itachi... Sasuke fronça les sourcils tout en se passant une main dans les cheveux. Itachi ne l'avait pas sermonné, hier, quand il était rentré aux petites heures du matin. Il n'avait pas demandé où il était. Il lui avait seulement dit d'aller se coucher parce que le lendemain, ils allaient rencontrer des gens importants. Et le lendemain, ils avaient fait connaissance avec M. Ismay, M. Andrews, respectivement le directeur de la White Star Line et l'architecte du navire. Pendant leur visite guidée du paquebot, Itachi ne lui avait pas adressé la parole au sujet de sa petite escapade en troisième classe en compagnie de Naruto.

Et s'il savait comment s'était terminée sa soirée, Itachi deviendrait sans doute dingue. Sasuke ne manquait pas de se sourire à lui-même, imaginant les réactions que son frangin aurait s'il savait. S'il savait qu'après avoir fait la fête comme des enfants, en compagnie des gens « vulgaires », il s'était enfui et avait fait l'amour avec un homme dans une petite cabine au fond du pont F. Oh oui, ce serait drôle de voir sa tête...

Les pensées du jeune garçon furent toutes tournées vers Naruto lors de sa visite guidée. Ils discutèrent – ou plutôt Itachi discuta – avec Thomas Andrews, un homme très gentil et intéressant, puis avec M. Smith, le capitaine, sans doute l'homme le plus fier sur ce bateau, fier de diriger une telle merveille. Tandis qu'ils arpentaient le centre de commandes, Sasuke laissait divaguer son regard vers le pont, vers l'eau qui scintillait sous les éclats du soleil. Il pensait à Naruto. Un jour complet sans lui, lui semblait aujourd'hui pénible. Comment avait-il pu supporter son absence ces deux dernières années ? C'était comme s'il s'était réveillé de sa léthargie de deux ans lorsqu'il avait vu le visage de Naruto le soir du 10 avril, dans cette salle à dîner. Oui, pendant deux ans il avait été en plein coma, vivant sans vraiment vivre...

Sasuke décida de se lever. Après avoir posé ses pieds nus au sol, il se dirigea vers la garde-robe où il prit des vêtements au hasard. Il s'habilla et entreprit de sortir dans l'intention d'aller squatter le Café Parisien, dans l'espoir de voir Naruto. Il ne l'avait pas vu de toute la veille, ou seulement au dîner, après lequel Itachi l'avait emmené pratiquement de force au salon fumoir avec lui tandis que Naruto s'était fait proposer une balade sur le pont par une jeune femme célibataire qui voyageait avec ses parents.

En mettant un pied dans le salon, Sasuke jura pour lui-même en tombant sur Itachi, assis sur le sofa en train de lire un journal. Mais qu'est-ce qu'il faisait là, celui-là ? Il était encore en pyjama, robe de chambre posée sur les épaules. Sasuke se mordit la lèvre en faisant un pas vers lui, mais évidemment, c'était impossible de filer sans qu'il ne le voie.

- Tiens, Sasuke, fit-il en se tournant vers lui, tout sourire. Bon matin. Pile à temps pour le petit déjeuner. Les bonnes sont en train de préparer la table sur la terrasse, là.

Le jeune garçon tourna la tête vers la gauche. Il s'approcha du passage menant à leur pont privé et vit une table et des couverts, deux domestiques en train de verser le thé matinal. Il fronça les sourcils et revint vers son frère.

- Itachi, merci, mais... Je comptais manger au Café.

- Pourquoi ? s'étonna Itachi en posant son journal.

Sasuke haussa les épaules, tenant dans ses mains gantées sa canne, qu'il avait délaissée ces derniers jours. Reprenant ses vieilles habitudes de riche héritier, il arriverait sans doute à berner son frère. Enfin, c'est ce qu'il croyait...

- Bah, tu sais... il y a des tas de jeunes de mon âge et...

- Et Naruto Uzumaki y est sans doute, lâcha Itachi amèrement.

- Quoi ?

Itachi se leva sous le regard surpris de Sasuke et vint vers lui.

- Je préférerais que tu cesses de le voir.

- Pourquoi ? demanda le jeune homme, maître de lui-même, gardant son calme malgré la panique qui s'insinuait en lui comme un poison. Je n'ai que quelques jours avec lui. Je ne sais pas quels seront ses plans une fois que le paquebot aura atteint le port, alors je voudrais bien passer le temps que j'ai avec lui, tu sais que c'est mon meilleur ami...

- Tu crois vraiment que je suis aussi naïf que ça, Sasuke ? s'écria alors le plus vieux, éclatant d'une soudaine colère.

- Quoi ?

- J'ai toujours su ce qui se tramait entre vous deux. Ce que ce blond mal élevé a fait de toi !

Sasuke écarquilla les yeux, plaquant sa canne au sol.

- De quoi tu parles ?

- Ne fais pas l'innocent. Depuis le début, je le sais. Il y a deux ans, tu crois que vous étiez discrets ? J'étais toujours dans les parages, idiot de petit frère. Si tu voulais que ça reste un secret, c'est raté.

Une profonde douleur le poignarda au cœur, tandis que ses yeux, restés grands ouverts, se teintaient de panique, de trahison, de souffrance aigue. Comment Itachi pouvait-il être si méchant tout d'un coup ? Était-ce vraiment son aimant grand frère ?

- Tu...

- Tu es mon frère, tu es jeune et un peu stupide sur les bords. C'est pour ça que j'ai toujours mis la faute sur lui. C'est lui qui t'entraîne dans ces insanités. Tu es la victime dans tout ça. Alors voilà, même si tu vas me détester pour ça, c'est pour ton bien que je t'interdis de le revoir. Je ne fais que te protéger. Votre amitié n'en est pas une.

- Et alors ? cria Sasuke.

- Avoir une relation avec un homme, Sasuke ? Sérieusement ?

Tremblant de rage, Sasuke tenta de trouver des mots, pour expliquer ce qu'il vivait et pourquoi il pensait que c'était aussi normal que d'aimer une femme, mais n'en trouva aucun. Parce qu'il n'y en avait pas. Itachi ne comprendrait jamais. Le monde ne comprendrait jamais. Et à ses yeux il serait toujours anormal.

Itachi et ses yeux de glace rivés vers lui achevait de lui couper l'herbe sous le pied.

- Tu veux devenir la risée du monde entier ? Tu crois que papa serait fier de toi, là ? Tu forniques avec un homme et tu penses avoir encore le droit d'être regardé avec respect ? Qu'est-ce que tu fichais dans l'entrepont avec lui, de toute façon ?

- On faisait la fête, marmonna-t-il.

- La fête ? ricana Itachi avec mépris. Tu te moques de moi ?

- On s'est amusé, parce qu'ici, on s'ennuie à mourir !

- Eh bien j'en suis désolé, Sasuke. Vraiment. Je ne veux pas te revoir t'enfuir avec lui n'importe où. C'est pour ton bien, crois-moi.

- Non.

Itachi, qui s'était détourné pour se diriger vers le pont, là où les domestiques avaient terminé de préparer le petit-déjeuner, croyant la conversation terminée, se retourna vers Sasuke qui avait lâché ce mot d'une voix qui ne lui ressemblait pas.

- Pardon ?

- Tu as bien entendu Itachi. Le stupide que je suis te dit non. Tu n'as pas d'ordre à me donner. Je ne suis peut-être pas un adulte, mais mes parents sont morts, je ne réponds de personne. J'aime Naruto et je l'aimerai quoi que tu en dises. Merci de vouloir me protéger mais ce n'est pas la peine, je sais le faire moi-même.

Horrifié d'entendre ce discours, Itachi, grimaçant et rouge de colère, ouvrit la bouche pour en rajouter, mais Sasuke s'écarta et marcha jusqu'à la porte pour quitter.

- Sasuke, ne franchis pas cette porte ! s'exclama-t-il. Je te préviens, tu le regretteras amèrement !

S'immobilisant, Sasuke resta là un petit moment avant de se retourner vers son grand frère. Le regard sûr de lui et confiant, il fusilla Itachi qui n'en revenait pas de cette maturité et de cette fermeté sur son visage. Sasuke avait appliqué à la lettre les conseils de Naruto. Il avait fait des choix et les tenait, il les défendait avec conviction et les défendrait quoiqu'il arrive.

- Sinon quoi, Itachi ? Tu vas me déshériter ? Me jeter ? Je sais que tu n'es pas comme ça. Tu es mon frère et même si tu penses que je ne suis pas normal ou que Naruto m'a changé et qu'il a une mauvaise influence sur moi, tu as tort. Naruto m'a changé, c'est vrai, mais pas comme tu le crois. Et puis, quoique tu fasses, j'irai le rejoindre. Tu perds ton temps.

Sasuke ouvrit la porte et avant de la claquer, lança un dernier :

- Oh ! J'oubliais. En réalité, la nuit dernière dans l'entrepont, on a fait l'amour !


Naruto renvoya un domestique après que ce dernier ait servi le thé à Sasuke. Celui-ci, assis au bord du canapé style baroque qui ornait le centre de la suite du blond, sourit et remercia chaleureusement le steward avant de prendre une longue gorgée. La boisson réchauffa sa gorge et il ferma les yeux pour en apprécier le goût. Ça goûtait chez lui...

- Londres te manque ? supposa Naruto en voyant l'expression peiné sur le visage blanc.

Il avait pris soin de choisir une saveur proprement anglaise, question de le réconforter. Assis sur le sofa face à celui où était installé Sasuke, il était penché vers lui et attendait une réaction, que le jeune homme eut bientôt. Secouant la tête doucement, Sasuke rouvrit des yeux noirs sur Naruto qui continuait à le regarder.

- Non. Ce qui me manque, c'est... ce temps, cette époque où tout était normal. Où on jouait dans le terrain derrière ta maison, avec Itachi, et quand on s'amusait simplement.

Naruto comprit, en remarquant les rides sur le front normalement sans défauts, que quelque chose s'était passé. Une altercation avec son frère, sans doute. Affectueusement, il posa sa main sur la cuisse de Sasuke qui le regarda aussitôt.

- Que s'est-il passé ?

- Devine.

- Il t'a crié dessus ?

- Il m'a fait une scène, en effet, lâcha Sasuke en posant sa tasse sur la table basse, près d'un journal et d'un pot de fleurs, dans le plateau prévu à cet effet.

Puis il se leva et fit quelques pas dans la chambre, sous le regard inquiet de Naruto, se dirigeant vers le foyer où un feu brûlait lentement et réchauffait le salon refroidi par la fraîche brise qui soufflait par les fenêtres. Sasuke se planta là, levant ses mains pour se frotter les bras. Même à travers sa veste, il était frigorifié.

- Il a dit pleins de choses... cruelles.

Naruto ne tarda pas à le rejoindre, glissant ses bras autour de lui, venant poser un léger baiser au creux de son cou. Sasuke en frissonna, mais pas de froid. D'ailleurs, la chaleur de Naruto autour de lui était si bonne qu'il s'y lova un peu plus, calant son dos sur le torse fort de l'homme derrière lui. Fixant les flammes s'embraser, il continua dans un murmure :

- Il a dit que j'étais stupide, que tu m'influençais dans tes folies, qu'il voulait me protéger et que je ne devais plus te voir.

Les mains du blond glissèrent sur ses bras jusqu'à ses mains sur lesquelles elles se refermèrent. Leurs doigts se lièrent et Sasuke observa ce manège en souriant vaguement.

- Ils disent tous ça. Ce n'est pas normal pour eux. Mais toi et moi on sait que c'est normal, que ce sont eux qui ne le sont pas. Regarde Sasori et Deidara. Ils se fichent du monde qui continue d'exister autour d'eux. Et ils sont heureux.

- Mais c'est mon frère, souffla Sasuke, sentant un poids s'écraser sur son cœur. Même s'il a été vraiment méchant, il reste ma seule famille.

Naruto demeura silencieux un long moment, avant de soupirer. Sa voix sembla différente et surtout lointaine, quand il murmura, presque blessé :

- Je sais.

Sasuke comprit alors qu'il venait de déclarer, d'une certaine façon, qu'il choisirait Itachi plutôt que lui, si le moment venu de se séparer, ils le feraient. Paniqué, revoyant des flashes de ce matin-là, à l'aube, où il avait rédigé cette lettre, le cœur déchiré, froissé, froissé comme la lettre avait finie dans la paume du blond. Il ouvrit grands les yeux en se retournant. Et avant de laisser le temps à Naruto de le voir, il lui attrapa la taille, passant ses bras autour de son torse, et se blottit fortement contre lui, enfouissant son visage dans son cou comme un rescapé. Naruto, surpris, leva les bras en le regardant, le commencement d'un sourire au coin des lèvres.

- Tu me fais quoi là ? dit-il, attendri.

- Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire ! Je... Je t'aime. C'est toi que je veux, juste toi. Je... Ne pense pas que je veuille te laisser encore une fois !

- T'inquiète, l'apaisa Naruto en refermant ses bras autour de lui, posant son menton sur le dessus de sa tête. Je ne te ferai jamais choisir entre lui ou moi. C'est ta famille, tu as raison, et je le sais. On n'a... qu'à se cacher. Faire croire qu'on est amis.

- Inutile, bougonna Sasuke. Il n'est pas naïf, il s'en rendrait compte. Toute façon, faire croire qu'on est amis, c'est impossible puisqu'il ne veut plus que je t'approche.

- Tu es en train de lui désobéir, là, Sasuke, fit Naruto en le décollant de deux mains refermées autour de ses bras pour mieux le regarder. Et à qui ça fait du mal ? Personne, alors détends-toi.

Sur ce, Naruto retourna se laisser choir sur le canapé. Il se pencha sur la table pour prendre un cigare qu'il alluma. Il fuma quelques bouffées avant de lever la main vers Sasuke.

- Viens, détendons-nous, répéta-t-il.

- Profitons du moment présent, dit Sasuke tout bas, comme s'il savait quels seraient les prochains mots du blond.

- Exact ! s'exclama celui-ci avec un grand sourire.

Sasuke s'approcha, prit un cigare et l'alluma. Il se laissa ensuite tomber à son tour, face au blond. Ils restèrent là à se regarder, amoureusement, fumant silencieusement et appréciant la présence de l'autre, le silence apaisant d'une soirée fraîche.

Après quelques longues minutes, Naruto prit la parole.

- Au fait, comment t'as fait pour t'éclipser ici ?

- Après le dîner, je lui ai fait croire que j'allais juste dire au revoir à mes amis de troisième classe. Je lui ai assuré que tu ne serais pas là, et Monsieur Inuzuka a dit que tu étais aux salles d'entraînement. Itachi m'a accompagné jusqu'au pont D, mais une fois à l'intérieur, je me suis faufilé de l'autre côté et je suis remonté en douce puis je suis venu ici.

- T'es pas croyable, souffla Naruto, impressionné.

- Je ferais n'importe quoi pour être avec toi.

Sasuke baissa la tête après ces quelques mots, le cœur battant vivement, les mains tremblantes. Naruto resta silencieux, plus touché que ce qu'il n'aurait cru. Il se reprit bien vite, délaissant son cigare pour venir s'assoir près du brun qu'il embrassa aussitôt, ne perdant pas une seconde de plus. Sasuke, surpris, se tortilla sur son séant, de façon à pouvoir accueillir le blond qui se faisait très envahissant.

Il s'allongea sur lui, sur le canapé. Sasuke glissa ses jambes de chaque côté du corps imposant de Naruto et entoura sa nuque de ses bras, venant jouer avec les mèches blondes qui pointaient toutes les directions. Il gémit contre la bouche quémandeuse de Naruto, continuant à l'embrasser comme si sa vie en dépendait.

- Je suis sérieux, au fait, souffla-t-il, haletant.

- Moi aussi, répondit Naruto, allant embrasser sa joue, puis son cou qu'il couvrit de baisers papillons. Terriblement sérieux.

Sasuke se laissa embrasser, tournant la tête de côté pour laisser toute la peau à découvert pour son blond. Ses yeux se perdirent d'abord sur les flammes flamboyantes, avant de se river vers la fenêtre là, au fond du pont de promenade privé. Le ciel plus noir que l'encre de ses yeux. Le temps passait vite, il filait à toute vitesse, encore quelques instants auparavant ils étaient au matin, et il restait encore près de cinq jours de voyage. Là, un autre jour venait de s'écouler. Le temps qu'il avait dans les bras du blond filait... trop vite à son goût...

Angoissé, Sasuke attrapa la tête de Naruto qui descendait, affamée, vers son torse, où il déboutonnait sa chemise lentement. Il prit son visage et le ramena vers lui. Naruto, inquiet, remonta ses yeux bleus.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Je vais trop vite ?

Sasuke, le cœur battant la chamade, se mit à respirer si vite que Naruto se redressa pour s'assoir, permettant aussi à son jeune amant d'en faire de même.

- Dis-moi, Sasuke, insista Naruto. Qu'est-ce que tu as, tout à coup ?

- Rien, juste un coup d'angoisse soudain...

- À propos de quoi ? De ton frère ? Je t'ai dit de cesser de...

- Que fera-t-on, une fois arrivé à New-York ?

- Hein ?

- À l'arrivée du bateau... on...

- On reste ensemble, déclara Naruto fermement, attrapant sa main dans la sienne.

- Ça c'est ce qu'on veut. On n'est pas seuls... Tu as ton ami... Tes plans... Se retrouver à bord n'avait jamais été prévu.

- Rien n'est jamais prévu, mais écoute...

- Je m'enfuirai.

Naruto s'interrompit.

- Quoi ?

- Je m'enfuirai, je courrai aussi vite que possible et on vivra comme des bohèmes, toi et moi. On changera de noms et on deviendra poètes.

Voyant l'air rêveur et le petit sourire amusé, mais qui cachait un grand désespoir, sur le visage de Sasuke, Naruto pouffa.

- Qu'est-ce que tu racontes ?

Le jeune homme haussa les épaules, détournant le regard pour continuer à fixer le ciel noir.

- Je suis sérieux. Je m'enfuirai. Avec toi.

Sasuke reposa ses yeux aussi profondément sombres que ce même ciel sur Naruto, qui soupira. Il se redressa à genoux et vint l'embrasser tendrement, prenant son visage dans ses mains.

- Ne dis pas d'absurdités. On trouvera bien une solution. Pour le moment, oublie tout ça et ne pense à rien. À part peut-être à moi !

Sasuke roula des yeux avant d'acquiescer, se laissant bercer sur le torse du blond qui le prit dans ses bras.

Seuls résonnèrent dans la chambre les crépitements des flammes.


À SUIVRE...