Titre : Shattered wings

Rating : M (histoire d'être original, quoi)

Personnages : Ecosse (Allistor) et France (Francis)

Réumé : Allistor n'aime pas les humains. Et pourtant, pas le choix, il allait bien devoir supporter celui-ci chez lui pendant quelques temps...

Note de l'auteur : Hahaha, quelques petites révélations sur Francis ! Et un moment de calme -à peu près- dans tout ce bazar...Bonne lecture !


Un froid s'était installé dans l'hélicoptère. Stefan avait finalement voulu retourner dans les bras de son grand frère qui l'avait enroulé dans une couverture. Francis s'était assis sur celle où reposait Matthew et caressait les cheveux de son fils adoptif, fronçant les sourcils d'inquiétude.

- Qui conduit cet engin, Francis ? Quelqu'un en qui je dois avoir confiance, aussi ?

- C'est un ami…Un de mes meilleurs amis. Il s'appelle Antonio Fernandez Carriedo. Il est espagnol.

- Et il a son permis d'hélicoptère ?

- Hm, je suppose que non.

- J'adore voyager avec toi.

- Merci.

- C'était ironique.

L'humain soupira. Il s'en doutait. Allistor se leva et déposa son petit frère au sol, enroulé dans sa couverture. Il s'était endormi à force d'être bercé.

- Où vas-tu ?

- Voir le pilote. Pour vérifier qu'il y en ait bien un.

Le vampire s'introduisit ainsi dans la cabine de pilotage. Francis eut un nouveau soupir. Alors voilà où en était arrivée la confiance que lui portait Allistor. Vérifier le moindre de ses dires dès qu'il en avait l'occasion. Il sentait qu'il allait avoir bien du mal pour la gagner à nouveau. S'il arrivait à jour à la regagner…

- Alors, voyons voir qui se cache là-dedans…Bonjour ?

- Hola ! Alors, c'est toi, le petit ami de Francis ?

- Je ne suis pas son petit ami. Qui es-tu ?

- Il te l'a dit. Je suis Antonio Fernandez Carriedo.

- …Comment tu sais ça ? La porte était fermée, et d'autant que je le sache, on a pas hurlé.

- Je sais. Mais Francis et moi avons nos petits secrets.

- Justement, ça commence à me crisper.

- J'peux rien dire sans sa permission, désolé, mi amigo.

L'amigo allait lui coller son poing dans sa fasse d'hispanique pour lui montrer à quel point il était son « amigo ». Mais bon, c'était lui qui conduisait l'hélicoptère. Autant ne pas l'assommer. Et essayer de montrer patte blanche pour avoir subtilement des réponses. Il n'aimait pas la subtilité. Quand il voulait des réponses, généralement, il savait comment faire. Et ce n'était pas subtil du tout.

Il s'assit sur le sol, levant la tête pour regarder le brun concentré sur le ciel. Il avait les jambes coupées par tout ce qui s'était passé.

- Antonio ?

- Hm ?

- Où va-t-on ?

- Il te l'a dit. En Allemagne.

- Oui, mais l'Allemagne, c'est grand.

- Chez un ami. Il s'appelle Gilbert Beilschmidt. Il pourra faire quelque chose pour ton petit frère et son aile arrachée.

- Quelque chose, certes, mais quoi ?

- Si je te le dis, tu vas me mordre jusqu'à exsanguination, me balancer par la fenêtre avec Francis et Matthew et tu balanceras une bombe sur la maison de Gilbert par précaution.

Fantastique. Vraiment. A présent, il apprenait que Francis voulait remettre son petit frère chéri entre les mains d'un psychopathe de première zone.

- Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il va lui faire ?

- Il ne lui fera rien sans son consentement et le tien, je te le promets. Ne t'inquiète pas, mi amigo, tout va bien se passer !

- Non ! Tout ne va pas bien se passer ! Ma sœur a été enlevé par des tarés ! Mon petit frère a une aile arrachée ! Matthew va être transformé en vampire ! Je voyage avec deux types dont j'ignore tout sauf le putain de bordel de merde de nom ! Et par-dessus le marché, vous voulez mettre Stefan entre les mains d'un malade mental !

- …Appelle-moi Francis, s'il te plaît.

Le vampire se leva d'un bond énervé et ouvrit la porte d'un violent mouvement, aboyant presque le nom de l'humain. Intrigué, le blond entra également dans la cabine. Son ami lui demanda de tenir les manettes quelques instants. Il obtempéra. L'espagnol se leva et soupira en observant Allistor. Le roux soutint son regard sans ciller.

Et se fit assommer d'un coup de coude.

- Antonio !
- Quoi ?
- Tu viens d'assommer un vampire de six cents ans !
- ...Merde. J'ai jamais aimé frapper les enfants.

Le blond soupira et se passe la main sur le visage en lui redonnant les manettes. Le brun aux yeux verts eut un sourire penaud et s'excusa en déclarant que le vampire commençait à devenir un petit peu casse-pieds et le déconcentrait. Francis s'agenouilla auprès du corps allongé. Allistor n'allait pas du tout être de bonne humeur à son réveil, ça, c'était sûr. Il avait intérêt à ce qu'il n'arrive aucune égratignure à Stefan en attendant.

L'humain prit doucement le crâne de l'évanoui pour observer son visage paisible, ainsi dans le coma. On aurait pu le croire endormi, avec ses yeux fermés et ses lèvres entrouvertes laissant filer une calme respiration.

- Tu ne l'as pas loupé en tout cas…

- Bam, direct dans la tempe. Il n'a pas eu le temps d'avoir mal.

- Mouais…

- Francis, je ne l'ai pas abîmé, ton petit ami.

- Ce n'est pas mon petit ami.

- Non, mais tu aimerais bien.

- …Il me hait…

L'espagnol soupira en observant son ami du coin de l'œil.

- Il ne te haïra pas éternellement, mi amigo.

- Hoarf, il ne connaissait même pas mon prénom qu'il me haïssait déjà.

- Oui, mais il va apprendre à te connaître, et tu es un type génial !

Le français haussa les épaules et se releva en portant le vampire pour sortir de la cabine. Il l'allongea à côté de Stefan qui se blottit instinctivement contre le truc qu'on venait de poser à côté de lui. Francis se rassit, appuyant son dos contre une des parois de l'hélicoptère.

Matthew dormait, Stefan dormait et Allistor était dans les vapes. Il devait rester veiller, au cas où son fils adoptif se réveillerait à cause de sa transformation en cours, ou encore si le petit roux se mettait à pleurer de douleur à nouveau.

De longues heures passèrent ainsi. L'ambiance était si calme qu'il devait lutter pour ne pas sombrer. Un grognement retentit et il vit le vampire de six cents ans bouger un peu avant de se redresser en se tenant la tête. Il se mordit la lèvre en prévision de la gueulante qu'il allait se prendre. Mais rien ne vint. Le roux l'observa sans rien dire avant d'observer les deux autres endormis. Il le rejoignit contre la parois en silence, posant ses bras sur ses genoux, jambes repliées.

- Ton foutu espagnol frappe fort.

- Désolé pour ça…Il te trouvait casse-pieds.

- Sympa…

- Tu es sur les nerfs, lui aussi, moi aussi…Forcément, ça ne fait pas bon ménage…Mon fils est en pleine transformation…Ta sœur a été enlevée…Et Antonio a dû partir en catastrophe de chez lui en laissant sa femme et son fils.

- Commet a-t-il su où on était ? Tu peux me le dire ? ou je dois encore attendre ?

- …Télépathie.

Les yeux verts de l'autre le regardèrent longuement.

- Qui es-tu, Francis ?

- Je ne le sais pas vraiment moi-même. Je suis…Très vieux. Je crois que je ne peux pas mourir de vieillesse.

- Tu crois ? Tu ne le sais pas ? Pourtant tu dois bien être d'une race et tu connais ses particularités, non ?

- …Non. Je ne suis rien, Allistor. Tout ce que je sais sur moi n'est que supposition. Je suis télépathe, mais je serais bien incapable de te dire comment je fais. Je ne sais pas si je suis immortel ou non. Ai-je des parents ? Je ne m'en souviens plus… Je suis polyglotte. Même si je n'ai jamais entendu la langue être parlée je…Je la connais. Je peux lire les pensées aussi. Enfin, je pouvais. J'ai arrêté il y a bien longtemps, je ne suis pas sûr de pouvoir y arriver encore.

- Tu as arrêté ? Pourquoi ?

- Discuter n'a plus aucun intérêt lorsqu'on devine les pensées de l'autre à l'avance…Et j'en devenais de plus en plus renfermé.

- Tu es très…Mystérieux.

- Oui, je sais…

- Tu n'as aucune idée de ce que tu peux être ? Peut-être un ange –ou un démon-, ils sont télépathes, presque immortels et peuvent lire les pensées.

- Non, Allistor, non…Je pense que ce que je suis…Pourrait porter le nom de « machine à tuer ».

Allistor fixa longuement l'humain. Une machine à tuer. Francis était une machine à tuer.

- Arrêtes de dire des conneries et dors, saloperie de misérable pose-pieds.

Francis ne put protester que le vampire l'allongea sur le sol et lui repliait la couverture sur le visage. Le temps de l'enlever et le roux s'était levé, retournant dans la cabine de pilotage. Il craignit qu'il ne se dispute avec Antonio mais non, il lui demandait juste une cigarette. Il revint s'asseoir et lui prit la tête pour la poser sur ses jambes.

- Dors j'ai dit. Je veille sur les garçons.

- …Merci.

- Va au diable.

D'un claquement de doigt, Allistor alluma sa cigarette à la porta à ses lèvres sans plus accorder d'attention au blond sur ses genoux.


Francis eut un soupir désespéré. Ils étaient enfin arrivés. Allistor fumait et Antonio boudait en se massant la nuque. A peine avaient-ils atterris que le vampire s'était approché du pilote et lui avait violemment mordu le cou, pas pour boire son sang, juste pour le plaisir de lui faire mal et de laisser une belle marque violette et rouge. Ce n'était que justice, mais tout de même. Le blond observa son ami espagnol.

- Tu rentres chez toi, je suppose.

- Je serais bien resté boire un verre avec Gilbert, mais je sens que l'ambiance va être tendue. Et puis, mon petit Lovino va m'atomiser l'estomac avec un coup de boule si je ne rentre pas le plus vite possible.

- Courage. Au revoir, mon ami.

- Au revoir, Francis. Au revoir, psychopathe à longues dents !

- Du balai.

Francis et Allistor s'éloignèrent pour laisser l'espagnol décoller et le vampire commença à suivre l'autre. Stefan dormait toujours dans les bras de son frère, les évènements l'avaient réellement épuisé, et Matthew s'appuyait sur l'épaule de l'autre blond pour pouvoir marcher, ne se sentant pas bien du tout. La nuit était déjà tombée. Sinon, ils n'auraient pas pris le risque de sortir. Pas avec le canadien dans cet état.

- J'ai mal, papa…

- Je sais, mon petit Matthew, mais ça va passer, d'accord ? On prend un taxi, on va chez Gilbert et tu pourras te reposer jusqu'à ce que la transformation soit complète.

- Je ne veux pas être un vampire…

- Je suis désolé…

- Francis, arrête d'être désolé de tout.

- Pardon.

- Tu te fiche de moi, en prime.

- Excuse-moi je n'ai pas fais exprès !

- Et là, tu ne l'as pas fait exprès, peut-être ?

- Oups, pardon !

Le roux lui donna un gentil coup sur le crâne en riant de son air confus. Ils eurent du mal à trouver un taxi à une telle heure mais parvinrent rapidement chez l'ami de Francis qui les accueillit au portail d'une très grande maison. Allistor se fit nostalgiquement remarquer que ça lui rappelait sa chère demeure écossaise.

L'homme était albinos, et d'assez bonne carrure. Il souriait. Et il avait un poussin sur le crâne.

- Hallo ! Comment ça va, Francis ?! Oùlà, t'as une tête à faire peur, toi aussi Matthew, et toi aussi trucmuche, là !

- Bonjour, Gilbert. Les derniers jours ont été mouvementés. Et « trucmuche » s'appelle Allistor.

- Enchanté Allistor, j'm'appelle Gilbert Beilschmidt.

L'allemand lui tendit la main et le vampire la serra.

L'albinos hurla de douleur.


Prusse : Kesese, je suis tellement awesome que je suis apparu dans la fiction !

Ecosse : Tu ne devrais pas t'en réjouir, vraiment...

Review ? :3