Note de l'auteur : Bonjour tout le monde ! Me voici avec un nouveau et long chapitre ! Enfin long je sais pas, mais nouveau si X) ! Et puis j'écris en ce moment même le n°10 qui sera neeeeeeeetteeeeeeeeemeeeeeeeeeeeeent plus long donc... :p.
Pour ce chapitre je tiens à préciser (surtout pour ceux qui connaissent ou reconnaîtraient) que je me suis inspiré de la chanson « No Bravery » de James Blunt. Je ne suis pas un grande fan de ce chanteur mais je trouve sa chanson triste et... enfin je vais pas vous racontez le chapitre, le titre est assez explicite en lui-même !
Bonne lecture !
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Chapitre 9 – Première bataille
Severus Rogue était fatigué. Exténué aurait était le mot juste. Des cernes creusaient le haut de ses joues et ses paupières se faisaient trop lourdes par moment. Trop de choses c'étaient passées en trop peu de temps. Dumbledore l'avait prévenu, ce vieux fou savait toujours tout sur tout, mais il ne l'avait pas cru. Enfin, pas autant qu'il l'aurait fallut.
L'homme aux potions passa une main sur son visage. Dans quelques heures, aurait lieu la première bataille de cette deuxième guerre entre le mal et le bien. Et il avait peur. Tout ce qu'il espérait, c'était que Potter ne serait pas assez bête pour y participer. Si seulement il n'avait pas tué le directeur sous ses yeux peut-être qu'il lui ferait encore confiance.
Severus rit.
Confiance ? Potter ne lui avait jamais fait confiance. Pourquoi l'aurait-il fait alors ? Cette histoire était tellement compliquée… et malheureusement elle ne tournait pas en sa faveur. Il avait trahit son premier maître, puis il s'était attaché à Dumbledore pour finalement être forcé de le tuer sous peine de mourir lui-même, et enfin il se retrouvait seul contre tous, dans le mauvais camp. Et il le savait, tout comme nombres de gens présents en ce pauvre siècle, il succomberait avant la fin de cette guerre.
Non, Potter ne devait pas venir ce soir. Il devait suivre le plan de son mentor et resté terré dans sa cachette jusqu'au dernier round. Surtout que son filleul était avec lui.
-Ah, ça va être un vrai bain de sang ce soir, mon cher collègue, dit une voix à la fois froide et suffisante à ses côtés.
Severus Rogue se tourna vers Lucius Malfoy et lui fit un bref signe de la tête.
Lucius Malfoy… à l'encontre de ce que les gens pouvaient pensés, il ne l'avait jamais vraiment aimé. Lucius n'était qu'un vieil ami d'enfance avec qui il avait grandit. Lorsqu'ils s'étaient retrouvés, il y a 18 ans, côte à côte dans les rangs du Seigneur Noir, l'homme blond ne l'avait plus quitté.
Rogue le regarda de haut en bas. Il avait bien changé. La première chose qui lui avait plu chez cet homme avait été son charisme, son intelligence, sa force magique et, il faut bien l'avouer, son argent. Severus était né dans une famille démunie. Une mère sorcière, un père moldu absent et violant, une enfance malheureuse, criblée de pleure et d'angoisse, bref, tout ce dont un enfant ne voudrais pas. Alors, qu'un jeune bourgeois tel que Lucius Malfoy ce soit intéressé à lui l'avait touché à l'époque. Mais plus les années passaient et plus il se rendait compte qu'il se faisait exploiter. Oh, pas énormément, mais juste assez pour qu'il devienne méfiant. Puis, alors qu'il entrait chez les mangemorts, il s'était rendu compte du vrai visage de son ami et là il avait décidé de le haïr. Evidemment, Lucius Malfoy ne l'entendait pas de cette oreille. Et maintenant, plus que jamais après la mort de Dumbledore, il se rapprochait de lui, ne le quittant quasiment plus. Après tout, c'était grâce à lui qu'il avait pu fuir Azkaban.
Severus grimaça. Bien sûr, l'homme blond ignorait qu'il était le parrain de son fils et que, comme sa femme, il avait décidé de trahir Voldemort, pour la deuxième fois.
-Le Maître veut instaurer la terreur, ce ne sera qu'une partie de rigolade, continua Lucius.
-Oui, mais tu n'y seras pas, Lucius.
-Excuses-moi ?
Le mangemort faillit s'étrangler. Il pensait que le Lord lui avait pardonné ! Pourquoi ?
-Tu es devenu trop impulsif, Lucius. Le Maître aussi l'a remarqué. Il veut que tu restes à Poudlard ce soir. Et puis, il y aura Narcissa à cette bataille. Je pensais que tu ne voulais plus la voir ?
-Cette garce, elle ne veut pas me dire où se trouve notre fils, cracha Lucius.
-Et elle a bien raison. Laisse Draco où il est, il est trop jeune pour servir le Maître.
Un rictus anima le visage du mangemort.
-Oui, je l'ai bien compris.
On lui avait rapporté la lâcheté de son fils ce fameux soir. Il n'avait pas pu tuer ce vieux fou de directeur, et cela, Malfoy Senior ne l'acceptait pas. Comme sa femme l'avait deviné, il voulait retrouver Draco pour le punir.
-Il est temps, je vais y aller. Surtout ne quitte pas ton poste, Lucius, dit Severus.
Un grognement agacé lui répondit.
Levant les yeux aux ciels, Rogue traversa les flammes.
Il était temps.
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-Tout le monde a bu sa potion ?
Dans l'obscurité d'une ruelle du Chemin de Traverse, Hermione Granger chuchotait les dernières recommandations. Ils étaient peu, très peu, beaucoup s'étaient défilés, mais c'était mieux que rien, pensait-elle.
Ginny, Neville et Luna finissaient de distribuer les derniers talismans de protection et potions de guérisons. Elle avait tout concocté elle-même.
Les élèves de Poudlard hochèrent la tête en guise de réponse. Oui, ils étaient près.
-Bien. Alors souvenez-vous, il y a deux équipes. Nous n'attaquons personne, nous sommes seulement là pour aider les membres de l'Ordre en cas de problème. Les personnes de l'équipe numéro une, Lavande, Ginny, Seamus, Jordan, Susan, Pavartil et les autres vous ne vous occupé que de soigner les blessés. L'équipe numéro deux, Ron, Neville, Viktor, Dean, etc, vous couvrez la première équipe. Y'a-t-il des questions ?
Ne voyant aucune main se levée, Hermione poursuivit :
-Bien, alors quand je vous le dirais vous toucherez tous le Portoloin. Cinq, quatre, trois, deux…
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Lorsque Harry se réveilla ce jour-là, l'après-midi était déjà bien avancé et il se sentait complètement étourdi. Il avait trop dormit. Il s'assit sur le bord de son lit et essaya de se lever. Malheureusement, il fut prit d'un vertige et chancela, retombant dans sa position première.
-Merde, jura-t-il.
Il secoua la tête et passa la main devant ses yeux. Après une minute de bâillements intenses et de remise en marche de neurones, Harry se releva. Il s'étira et remarqua, avec joie, que son dos ne le faisait plus souffrir. Enfin réveillé, il sortit de la pièce avec énergie pour aller prendre son petit déjeuner. Et tout cela sans un seul regard vers un certain serpentard blond encore endormi sur son lit.
Dès son arrivée dans la cuisine, Fumseck l'accueillit avec un hululement empressé. Mais le brun n'y fit pas attention. Il s'était replongé dans ses intenses réflexions et son regard restait fixé sur le chaudron dans la cheminée. Il se servit un café noir et s'assit à la table. Bientôt, tout ça sera finit, pensait-il. Il ne m'en reste plus qu'un…
-Bonjour.
Il sursauta. Draco Malfoy venait de se lever.
Sympa, Potter, dis que je fais peur pendant que tu y es.
N'aillant aucune réponse de la part du brun, Draco haussa les épaules et contourna la table pour venir s'assoire en face de lui. Comme si de rien n'était, il se servit un jus de citrouille et des céréales. Fumseck vola jusqu'à son épaule et lui offrit un petit coup de bec en signe de bonjour. Le blond le caressa affectueusement mais se rendit vite compte que le phœnix n'avait qu'une envie : sortir au-dehors.
Sans se poser de questions, Draco se leva et alla ouvrir la fenêtre la plus proche.
-Qu'est-ce que tu fais ?
Harry n'avait pas finit sa question que l'oiseau de Dumbledore volait déjà vers le soleil.
-MALFOY !
Draco sursauta et regarda avec étonnement le survivant lunatique.
-Tu es VRAIMENT stupide ou tu le fais exprès ? S'écria ce dernier.
Il accourut à la fenêtre et ses mains agrippèrent le rebord de celle-ci. Scrutant le ciel il essaya de trouver une trace de l'oiseau.
-Qu'y a-t-il, Potter ? Dit froidement Draco. Il n'aimait pas qu'on hausse la voix devant lui, son mangemort de père l'avait déjà bien assez fait. C'est un phoenix, il peut devenir invisible si il le veut. Il n'y a pas de raison de s'alarmer.
Harry ne répondit pas, sa mâchoire se crispa. Il s'était levé d'assez bonne humeur et là il s'énervait et angoissait pour un rien. C'était à n'y rien comprendre.
-Excuses-moi, dit-il au bout d'un moment. Je… je ne sais pas ce qu'il m'a prit.
Moi je sais, tu deviens fou, Harry…
-Je vais prendre une douche.
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-A TERRE ! S'écria Ron.
Une vingtaine d'adolescents se jetèrent au sol alors que trois sorts de nature inconnue frôlèrent leurs têtes.
Le portoloin les avait entraîné dans un petit magasin moldu de Londres. Là c'était la pagaille, la confusion totale. La situation était pire que ce qu'ils pensaient. Les mangemorts n'avaient pas attendu le soir pour passer à l'attaque. Faussant tous les plans de l'AD, une poignée d'entre eux commençaient déjà à tuer, massacrer, torturer, bref, créer la panique parmi la population moldue. Et là ils n'étaient que dans un magasin, que ce passait-il au-dehors, dans les rues de Londres ? Les membres de l'Ordre étaient-ils arrivés ?
-Suivez-moi, cria Ron.
Ils traversèrent une vitrine brisée, se dirigeant prudemment vers la sortie. Ici il n'y avait aucun mangemort en vu, seulement des moldus, hurlants et courant à tout va.
-On se sépare ! J'en veux dix de chaque côté de la rue, compris ?
Mais les ordres de Ron furent couverts pour un cri.
-Putain, Dean ! Hurla Seamus.
Dean avait aperçut un mangemort au coin d'une rue au loin. Sa haine et son désire de vengeance avait alors prit le pas sur sa raison. Baguette levée, il courait vers sa proie.
Paniqué et surtout effrayé pour son meilleur ami, Seamus ne réfléchit pas lui non plus et le suivit.
-Seamus, reviens ! Lui cria Ron.
Malheureusement l'irlandais ne l'entendit pas et continua de courir.
Ron jura. Il allait ordonné de les suivre lorsque Ginny tira sur sa manche, les yeux levés au ciel.
-Qui y'a-t... ?
Le rouquin ne finit pas sa phrase. Ses yeux venaient de se poser sur deux immenses nuages noirs qui se rapprochaient dangereusement à l'horizon.
-Ca sent mauvais, commenta Viktor Krum.
Luna Lovegood aquiesça et ajouta :
-On ferait mieux de partir, il faut retrouver les autres. Et l'Ordre.
Ron décrocha son regard du ciel et hocha de la tête.
-Allons-y, dit-il.
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Poudlard et son parc était plongé dans l'obscurité. Des nuages anormalement sombres planaient au-dessus de sa tête. Mais cela n'impressionnait pas les deux silhouettes encapuchonnées qui longeaient la forêt interdite.
-Suis-moi, chuchota la première à sa voisine.
Silencieusement, elles sortirent de leur abri et coururent vers un grand saule cogneur. Là elles s'arrêtèrent un instant avant de reprendre leur course vers le château. Une fois passée les serres, elles ôtèrent leurs capes, les jetant au sol.
-Tiens, ça te serra utile.
-Fred c'est... je n'en aurais pas plus besoin que toi.
Fred Weasley sourit.
-T'occupes. Aller, on continue. On va récupérer Poudlard.
Georges sourit à son tour et rangea le collier de son frère dans sa robe de sorcier. Puis il agrippa le col de la chemise de son jumeau et l'embrassa tendrement.
-Là je suis prêt.
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La poursuite de Dean et Seamus menèrent les membres de l'AD dans une grande rue Londonienne. Ici pas la moindre trace de leurs amis. Par contre ils virent les membres de l'Ordre, les Mangemorts et les revenants.
Le ciel, lui, était noir.
-Ron, ce n'est pas normal que... .
-Regardez ! S'époumona Lavandes Brown, le doigt pointé au-dessus d'elle.
Des nuages sortirent une nuée de sorciers en balais volants. D'autres mangemorts. Des dizaines.
Quelqu'un poussa un cri alors qu'un jet de lumière verte l'atteignait.
Hermione aurait juré y voir un enfant un instant plus tôt.
Les membres de l'AD se dispersèrent sous ordre de Ron mais elle resta immobile.
Le froid l'entourait, elle croyait gelée petit à petit, et ses yeux restaient rivés vers l'endroit où elle avait vu ce petit garçon. Plus loin sa mère était à terre, les yeux vides. Des larmes coulaient encore sur ses joues.
Une maison s'embrasa à ses côtés et elle se réveilla.
Une odeur de mort brûlée emplit l'air. Tremblante, elle marcha puis courut vers Ginny sur l'autre trottoir. Cette dernière essayait désespérément de soigner un moldu à terre. Sa jambe était cassée.
-Ginny ça ne sert à rien, il va mourir, lui dit-elle en un murmure.
Mais la rouquine fit mine de ne pas l'entendre et sortit une nouvelle fiole de sa poche qu'elle appliqua soigneusement sur la plaie ensanglantée.
Une autre explosion.
Hermione sursauta et regarda autour d'elle. Elle vit Percy Weasley répondre au sort d'un mangemort et le professeur MacGonagall jeter une espèce de grenade sur un revenant.
Au ciel les jets de lumières vertes et rouges continuaient d'affluer.
-Ginny, il faut retrouver les autres et soigner d'abord les sorciers.
C'était une chose difficile à dire : comment pouvait-elle décidé qui devait être secourut ou non ? Mais ils l'avaient choisis une heure auparavant : la priorité était les sorciers. Ceux-ci étaient les seuls capables de défendre les moldus.
-Laisses-moi ! Cria Ginny.
-HERMIONE !
La gryffondor tourna sa tête vers un de ses camarades.
Il lui cria une chose qu'elle n'entendit pas.
De toute façon elle avait de nouveau froid et rien d'autres que ses gens à terre ne la préoccupaient. Si, le jour où elle avait appris la mort de son grand-père, et celui où Harry était revenu en sang lors de leur quatrième année à Poudlard, et aussi... .
Elle lâcha sa baguette et croisa ses bras sur sa poitrine. Il faisait tellement froid. Que lui arrivait-il ?
Quelqu'un rit. Un rire supérieur, méchant. L'homme qui riait se fichait bien de ses malheurs.
Ses yeux devinrent flous.
Ginny se releva derrière elle et hurla quelque chose, un sort semblait-il.
Mais Hermione s'en fichait. Tout ce qu'elle se demandait à présent s'était pourquoi elle était ici ?
Puis elle s'évanouit.
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Dans le silence de son bar, Dumbledore essuya un autre verre et le déposa sur son comptoir.
Ces petits sont vraiment courageux, pensa-t-il tristement.
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Seamus s'arrêta pour reprendre son souffle. Il l'avait perdu de vu. Dean avait disparut. Les mains sur les genoux, il releva sa tête pour observer la pagaille autour de lui. Il avait croisé beaucoup de monde pendant sa course. Ron, Olivier Dubois, Angelina Johnson, Viktor Krum, quelques membres de l'Ordre dont Kingsley Shackblot, Mc Gonagall, Charlie Weasley et le professeur Flitwick, et quelques mangemorts, le professeur Rogue y comprit. Tous se battaient, se défendaient, s'attaquaient.
Mais dans les yeux de ses amis croisés il n'avait plus vu aucun courage, seulement de la tristesse et de la peur. Ils se battaient pour vivre, et en faisant cela il essayait simplement de survivre.
Soudainement un sorcier en balais frôla ses cheveux et monta en piqué avant de redescendre à vitesse grand V pour venir s'écraser sur une voiture moldue. La famille terrifiée à l'intérieur n'eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait et mourut.
Ecoeuré, Seamus détourna son regard et jura. Bon sang, mais que faisait-il ici ?
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L'eau coulait abondement sur son visage. Les yeux fermés, Harry essayait de se calmer. Il n'allait pas bien, du tout. Tout son corps tremblait.
Quelque chose était en train de se passer. Il le sentait.
Draco, appuyé au mur du couloir, bras croisés et tête rejetée en arrière, l'attendait.
-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !
Ce fut un cri de terreur qui s'éleva de la salle de bain. De terreur et de douleur. Sans attendre, Draco se précipita à l'intérieur de la pièce. Harry était là, accroupit sur le carrelage bleu. Paumes contre tempes il hurlait à s'en arracher les cordes vocales.
Draco attrapa une serviette et la déposa sur ses épaules nues. Puis il le prit dans ses bras et le secoua.
-Harry qu'est-ce qui ne va pas ? Harry !
Mais le survivant ne l'entendait pas. Il a perdu la tête ! pensa le blond. Sa cicatrice saignait et ses yeux étaient exorbités. Il ne fixait rien en particulier, tout se passait dans sa tête.
Voldemort, il lui envoyait des images. Des images d'une bataille.
Il y a des enfants là-bas, les bras levés vers le ciel, des larmes sur leurs joues.
Enfin, il y avait.
Des frères et soeurs étendus sur le bitume; aucune trace de leurs parents.
Des maisons brûlent de toutes part.
Une odeur puante de chaire brûler...
- Arrêtes ! Laisses-moi ! ARRÊTE !
Draco recula, surpris. Le brun se débattit dans le vide. Lorsqu'il comprit que ce n'était pas a lui qu'Harry s'adressait, il l'enlaça de nouveau pour essayer de le calmer. Mais rien à faire.
Une femme hurle de désespoir.
Des jets illuminent le ciel orageux.
Des sorcières sans vie, des filles violées sont à terre.
Toute une génération trempée par sa haine.
Tout un déshonneur pour une nation aveugle et pour une autre incapable de contenir le mal qu'elle a engendrée.
La peur, le sang, noir, vert, des rires, des incantations inachevées, des vies brisées...
Et des ombres noires encapuchonnés qui se rapprochent d'un visage familier.
Une jeune femme... Hermione...
-Non...
A présent il pleurait. Sur ses joues rouges des perles salées coulaient. Perdu, désespéré, Harry s'agrippa tout ce qu'il pu à la chemise de Draco.
Ils l'entourent et elle tombe lentement.
-Nooooooooooon !
A son cri toutes les glaces et vitres de la pièce explosèrent.
-Harry calmes-toi ! Insista Draco.
Mais qu'il parle ou pas ne changeait rien. Il avait compris que le survivant assistait à quelque chose de purement horrible. Pris au dépourvut il le serra encore plus dans ses bras et commença à le bercer tel un enfant. Puis il caressa de son pouce sa joue et embrassa ses cheveux encore humides.
-Hermione elle...
-Chut, Harry, ça va aller. Je suis là, calmes-toi.
-Her... Hermione... .
Sa voix se faisait de plus en plus faible. Et des tremblements incontrôlables agitaient son corps nu.
Draco continua de bercer, lui murmurant des mots doux.
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Severus Rogue soupira pour l'énième fois de la journée.
La bataille était finie.
Voldemort avait perdu beaucoup de ses fidèles, mais il s'en moquait. Un sourire démoniaque animait son visage déformé alors qu'il constatait de ses yeux rouges l'étendue de sa victoire.
Des corps, moldus et sociers jonchait les routes. Des habitations détruites s'échappaient de grosses fumées noires.
Et sur ce paysage la pluie tombait sinistrement.
Il n'était pas difficile de croire qu'un massacre avait eu lieu ici. Mais il était difficile de se l'imaginer tel que ses combattants l'avaient vécu. Difficile d'admettre que beaucoup étaient morts pour rien. Difficile de penser que tout cela n'était dû qu'à un enfant traumatisé, qu'à une histoire d'amour ratée.
A suivre...
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Mot de l'auteuse : Je sais je suis super sadique et c'est un chapitre hypra triste que je vous sert là mais je n'ai vraiment pas eu le choix. De toute façon à ce qu'il parait J.K.Rowling va faire pire vu que deux de nos personnages principaux d'Harry Potter vont mourir dans son dernier tome ç.ç ! C'est elle qui l'a dit, pas moi !
Bref, j'espère que ce chapitre vous a plu quand même. Et je suis désolée de vous l'annoncer mais la suite ne sera pas plu joyeuse. Enfin, je n'ai pas dit que la fin sera horriblement sadique, hein ;) ! Et puis notre petit couple continu à prendre forme... et plutôt bien XD ! Oui mon but est toujours de recollé Harry avec Draco (yeux en formes de cœurs). Je crois que je vais pas tarder du tout à mettre la suite... j'espère la poster ce weekend-même !
A bon entendeur...;p... oh et... un petit review ? ç.ç (chibi eyes).
