Bonsoir!

Alors tout d'abord, heu... Pardon? Excusez-vous? Je suis un Pigeon indigne, c'est ça?

Non, sérieusement je m'excuse pour mon retard, mais dorénavant la sortie des chapitres se fera de façon to-ta-le-ment aléatoire... Je m'excuse, mais j'avais du travail... De plus, je vous avoue que j'ai un peu de mal à écrire en ce moment, par manque de volonté, d'idée... Bref, un beau petit mélange.

Mais non, je ne laisse pas tomber, uh. D'ailleurs, j'ai pas mal d'écrit en cours d'écriture sur divers fandom (il y en a pas mal sur MHA, ne vous inquiétez pas) qui sortirons (peut-être) si j'arrive à les finir, ou au moins à bien les avancer.

Enfin voilà voilà, le Pigeon s'excuse encore pour ce retard conséquent.

Sur ce, je vous laisse à cette lecture!


Soirée film - La Vie est Belle.

« Eh, eh ! Ça vous tente un film ? »

Installée dans le salon, une partie de la classe 1-A regardait Toru avec une drôle de tête.

« Un film ? s'étonna Kaminari, quel genre de film ? Tu en as sur toi ?

- Non, enfin… Dans la bibliothèque de l'école, on a trouvé tout un carton avec pleiiiin de vieux DVD !

- On ?

- Shoji, Ojiro et moi, dit-elle comme si c'était une évidence. Ils ramènent les cartons. »

En effet, il débarquèrent avec deux cartons remplis de pochettes de DVD. Ils semblaient être des copies, car tous avaient le nom du film marqué au feutre dessus.

« … Vous avez demandé l'autorisation pour ça ? demanda Midoriya d'un ton suspicieux.

- Oui, ils traînaient dans un coin, c'est le vieux concierge qui nous a dit de nous servir… répondit Ojiro en déposant l'un des cartons. La vache, c'est lourd…

- Bon, regardons ce que nous avons là alors » fit Aoyama en se penchant dessus.

Aoyama, Shoji, Kouda, Toru et Mina sortaient les films pendant que Midoriya, Uraraka, Kaminari Bakugou et Kirishima les triaient en fonction de leur genre – dans le cas où ils connaissaient les films.

« Il y en a plein que je ne connais pas, s'extasia Kirishima en tenant un film nommé Unfriended, ça me donne envie de les voir !

- Hm, c'est dommage, il n'y a aucun moyen de savoir de quoi ils parlent, se désola Uraraka.

- J'aimerai bien un film calme, réfléchit Kouda d'une petite voix.

- FIGHT CLUB !

- Il a dit 'calme' Kacchan…

- 'Rien à foutre.

- Il y a des films français aussi, fit Aoyama, les yeux pétillants. La Vie est Belle, j'en ai entendu parler, je crois qu'il est excellent.

- C'est quelque chose de tranquille ?

- Vu le titre, ça ne va pas être très violent à mon avis… s'amusa Mina.

- On peut le regarder si vous voulez, fit Ojiro en leur tendant le DVD.

- Je vote pour !

- Va pour ce film…

- Pff.

- C'est OK pour moi. »

Et c'est ainsi qu'ils s'installèrent dans les fauteuils, la télé allumée et les yeux rivés sur l'écran. Seul Bakugou faisait sa mauvaise tête, le choix du film ne lui convenant pas. Toutefois, il resta quand même par pur curiosité, assis entre Kirishima et Midoriya.

Le film commença, et tous craquèrent devant Guido et sa passion pour Dora. Mina s'enflamma lorsqu'il enleva sa dulcinée à son propre mariage sur son cheval blanc, manquant de donner un coup à Ojiro. Si la scène fit rire quelques uns dans la pièce, un – dont on ne citera pas le nom – bailla à s'en décrocher la mâchoire.

Puis, vint le passage où l'oncle de Guido se fit agresser à cause de sa religion, faisant disparaître les sourires sur leur visage. Absorbée par le film, Yaoyorozu versa même une larme lorsque Dona, en voyant Guido et leur fils Giosué partir dans les camps de concentration, décida de prendre le train afin de rester avec eux.

Lorsqu'ils arrivèrent dans le camp, Midoriya s'agrippa accidentellement à Bakugou – qui ne fit aucune réflexion pour une fois – sachant pertinemment ce qui les attendait là bas. Kaminari voulu faire une blague sur l'accent allemand des nazi, seulement il se retint en jugeant l'atmosphère un peu lourde pour une telle remarque.

Kouda hoqueta lorsque Guido expliqua à son fils qu'ils participaient à un jeu géant afin de gagner à un char grandeur nature, en se faisant passer pour un interprète. Tous furent admiratif devant le courage du père qui faisait passer tout les éléments du camps de concentration pour un jeu. La fonderie en fabrique de char, les numéros comme numéros de candidat, le fait de devoir « jouer à cache cache » le jour lorsqu'il allait faire ses besognes de prisonniers…

Aoyama attrapa le bras Shoji lorsque Giosué s'échappa de sa cachette afin de jouer avec les enfants des officiers allemand, et Kirishima s'enfonça dans le canapé lorsque le garçon se retrouva à table avec eux. Ils soupirèrent de soulagement lorsque Guido trouva une énième astuce pour le sortir de là.

Puis, arriva le moment où les alliés s'approchèrent du camps et où les nazis commencèrent à craindre pour eux. Toru cru que Guido allait s'en sortir, déguisé en femme et après avoir caché son fils. Elle manqua de faire un arrêt cardiaque lorsque les officiers allemands l'arrêtèrent. Aucun d'entre n'eut à poser de questions pour deviner ce qu'il était advenu de lui.

Uraraka lacha un sanglot quand Giosué retrouva sa mère, installé sur un char allié américain et persuadé d'avoir gagné le jeu.

Enfin, le film se termina sur cette belle scène, laissant un silence de mort dans le petit salon.

Les filles étaient en larme, Kouda semblait comme mort, Kaminari tapotait gentiment l'épaule de Jiro, mal à l'aise. Kirishima lui, tentait de passer par la fenêtre par désespoir, pendant que Shoji et Ojiro essayaient de le retenir. Bakugou ne bougeait pas, visiblement en état de choque, au point qu'il ne sentit même pas Midoriya se coller à lui, le regard vide de toute vie.

« … Bon, c'était un beau film hein ? » fit soudainement Aoyama en se tournant vers eux, les yeux rougeoyants et de la morve coulant de son nez, son éternel sourire affiché sur le visage.

Tous acquiescèrent par réflexe, incapable de commenter quoi que ce soit.

C'était un très, TRÈS beau film, ils ne pouvaient le nier. Mais la prochaine fois, ils se promettaient de se préparer au choc en cherchant la synopsie sur internet. Parce que bon, balancer un film aussi triste que ça avec un titre pareille, c'était fourbe.

Tout simplement fourbe.


La première fois que j'ai vu ce film, j'ai réagit exactement de la même façon que Bakugou. Je me suis statufiée. Parce que ce film est beau - vraiment très beau, mais assez triste.

Heureusement que j'étais avec une amie pour le voir, sinon je ne vous raconte pas l'état de dépression dans lequel on peut tomber, uh.

J'espère qu'il vous a quand même plu! (malgré sa courte durée)

(Le Pigeon mérite t'il sa review ou...? Non, bon je file...)