CHAPITRE 9
La lune était brillante, répandant ses rayons argentés sur le paysage givré. Le ciel était parsemé d'étoiles scintillantes et d'un vent frai dont son souffle cavalait tout le long de la ville, annonçant à ceux qui dorment que le soleil ne tardera pas à remplacer l'astre lunaire. Du haut de la merveilleuse voûte, l'onde du ciel éclairait merveilleusement Gotham, mais pas seulement.
Une ombre suivait les rayons argenté de la lune, celle-ci avait des courbes gracieuse et une démarche féline. Une longue chevelure brune descendait en cascade sur ses épaules, suivant chacun de ses mouvements agiles.
Catwoman.
Elle rejoignit une autre personne debout sur le toit d'un bâtiment, de dos, face à la ville. Celle-ci avait les cheveux rouges flamboyants et portait une tunique moulante verte, mettant ses formes volumineuses en valeur.
Poison Ivy.
- Le moment est venu. Annonça Catwoman d'une voix cristalline.
Elles courraient à présent à travers les rues sombres de Gotham, croisant aucun citoyen. Elles se dirigèrent vers une boutique de bijoux, puis une fois plongée dans le noir, Ivy para ses pouvoirs et Catwoman son fouet. Elles se dirigeaient vers la porte d'entrée, protégée par des grilles. Grâce aux ronces puissantes d'Ivy, celles-ci se brisa instantanément. Fière d'elle, elle se mît à rire.
- Parfait, tu es parfaite. Complimenta Catwoman avant d' escalader les murs aussi rapidement que possible, détruisant au passage toutes les caméras de surveillances.
Un rire loufoque s'échappa d'entre ses lèvres lorsqu'elle entendit les objets tomber à terre puis porta son regard vers une parure de rubis. Un sourire étira ses lèvres. Il ne suffisait plus qu'à la dérober puis la mission sera terminée.
- Prenons cette parure et allons nous en ! S'impatienta Ivy.
Les yeux de la féline se baladèrent vers son trésor, contemplant chaque recoin des pierres précieuses avec fascination et envie, puis semblaient soudainement hésiter. Pourquoi ne pas garder ce splendide bijou pour elle même ? Et depuis, quand devait-elle travailler pour quelqu'un et être a son service, elle qui d'habitude bossait en solo ? pensa-t-elle en fronçant les sourcils.
- Tu peux partir si tu veux, je garde le trésor pour moi. Annonça la femme chat, comme étant hypnotisée face à la beauté et à l'éclat du bijou.
- Quoi ? Manqua de s'étouffer l'empoisonneuse. Gambol va nous tuer !
Catwoman levais les yeux au ciel, puis d'un coup de patte elle s'empara de la parrur sans même provoquer une alarme.
- Partageons le trésor, nous n'avons plus besoin de lui, ni de personne. Nous sommes libre, Ivy, libre tu m'entends ?
Un sourire machiavélique naquit sur les lèvres de la pulpeuse. Elle lâcha un rire aiguë, avant que son amie ne partage son euphorie.
OoO
L'aurore se leva. Les premiers rayon venaient d'entrer dans la chambre de la belle endormit.
Angèle.
Caressant sa peau avec tant de douceur, provoquant des frissons agréables, l'obligeant de sortir de ses songes. Ses paupières aussi légères qu'une plume et fragiles que des ailes de papillon s'ouvrirent lentement, laissant naître un sourire sur ses lèvres pulpeuses. Elle bailla, s'étira puis eu un mouvement de recul en sentant des objets froids toucher son bras. Elle se retourna et vit avec surprise que son lit était parsemé de bijoux. « Encore... » Songea-t-elle en reposant lourdement sa tête sur son oreiller.
Dehors, les sirènes de polices sonnèrent déjà. Annonçant un nouveau cambriolage. La jeune femme n'avait pas eu le temps de se lever que sa porte s'ouvrit laissant place à sa soeur. Ses yeux étaient aussi ronds que des billes puis sa bouche formait un "o"
- Au moins, cela explique les alarmes ! Lança cette dernière avant de claquer la porte.
Angèle soupira, puis d'un geste violent, elle fit valser les bijoux à terre. Juste une bague en argent avec une pierre noir était restée sur le lit. La jeune femme posa un regard rêveur sur le bijou, puis décida de le mettre à son doigts. Il lui allait bien, il était joli. Elle quitta sa chambre puis rejoignît sa soeur qui prenait son petit déjeuner. Celle ci ne lui adressait pas la parole, trop énervée de savoir que sa soeur passait encorné ses nuits à voler dans les boutiques.
Angèle en voyant la froideur de cette dernière, décida de jouer dans son jeu. Après tout, ce n'était pas du jour au lendemain qu'elle allait arrêter cela.
- Ne m'attends pas ce soir, je fais des heures supplémentaires ! Trancha Azura le silence qui avait eu lieu avant de prendre direction de la salle de bain.
Azura était à son bureau. Une tonne de papiers à classer. Elle repensa au comportement de sa soeur puis ne pouvait pas s'empêcher de rager. À midi, elle quitta son boulot afin d'aller manger, puis à la sortie, elle vit la voiture du milliardaire garé dans le parking. Elle haussa un sourcils puis continua son chemin. Probablement qu'il venait encore chercher une de ses nana en plastique dont le cerveau était aussi gros qu'un petit pois.
- Azura ? Surgit une voix ultra sexy qu'elle connaissait si bien.
Elle se retourna en priant qu'il ne s'agissait pas de la personne qu'elle pensait puis hoqueta de stupeur quand elle comprit que c'était le cas. Bruce Wayne, le mec le plus sexy, le plus riche et populaire de tout Gotham venait de lui adresser la parole ? Elle ferma brièvement les yeux, croyant rêver debout puis les rouvrit en replaçant une mèche de ses cheveux blonds.
- Oui ? Répondit-elle d'une voix timide.
Il s'approcha d'elle en lui adressant un de ses sourire ravageur qui avait pour don pour la mettre encore plus mal à l'aise.
- Tu es très beauté.
Elle tressaillit. Il venait de la tutoyer ? Lui ?!
- M..merci, je ...
- Tu veux faire un tour ?
En entrant dans la voiture, elle prit une grande respiration par le nez, profitant de l'odeur de cuire et de véhicule neuf de la Lamborghini de . Elle sentit son coeur s'accélérer se maudissant d'avoir accepté. Pourquoi d'ailleurs voulait-il l'emmener faire un tour ? Perdre son temps avec elle alors qu'il pouvait le gaspiller avec de plus belles femmes qu'elle ?
Elle fixait la route en se posant pleins de questions. Bruce démarra brusquement la voiture qui fit un son agréable. Elle essayait de se détendre un peu.
- Tu as faim ? Lui demanda-t-il, se retournant quelque seconde vers elle avant de remettre son regard sur la route devant lui.
Elle tourna la tête vivement, surprise par cette question. Elle sentait son estomac gargouiller puis se mît légèrement à sourire, elle adressa un regard curieux vers cet homme. Elle croisa ses doigts, signe de nervosité puis hocha brièvement la tête.
- Oui. Dites moi, monsieur Wayne je ..
- Je t'en pris, appel moi Bruce. Et puis nous pouvons également nous tutoyer. Azura. Coupa-t-il gentiment en souriant.
Azura sentit ses joues s'enflammer avant de tortiller une mèche de ses cheveux.
- B...Bruce. Je ne sais pas qu'elles-sont tes intentions envers moi, je ...
- N'ai-je pas le droit de déjeuner avec une femme aussi splendide tel que toi, Azura ?
Là, son coeur avait pris un coup. Le mec le plus célèbre venait de la complimenter, comme cela, sans gêne ! Elle ne pouvait pas mentir en se disant qu'elle en n'etait pas flattée.
Un énième sourire se dessina sur les lèvres du milliardaire.
- Je connais un restaurant très bon.
Il mit son clignotant à gauche et s'engagea dans la prochaine rue. Il posa un autre regard sur elle avant de se mettre à sourire une nouvelle fois. Face à la situation, elle essaya de garder contrôle de ses pulsions. Depuis un moment cet homme lui plaisait, et il ne devait en aucun cas le savoir. Elle le connaissait si bien. Du moins, elle savait pertinemment qu'il etait un homme à minettes facile et sa relation avec elles ne dépassait pas une nuit. Or, Azura n'était pas comme cela. Non Azura était une femme respectable, droite qui ne cherchait aucunement ce type de relation.
Mais dirait-elle non pour coucher avec l'homme qui hantait son coeur depuis longtemps ? Elle ne le savait pas. Peut-être éprouvait-il vraiment quelque chose pour elle de plus que les autres minettes ? Elle secoua la tête. « Ressaisis- toi ma vielle ‼ Il ne t'aime pas ‼ tout ce qu'il aime c'est de passer du bon temps puis après il va te jeter comme une vieille chaussette ‼ »
- Qui devrais-je jeter comme une chaussette ? Surgit soudainement la voix du milliardaire.
Azura hoqueta de surprise et de mal-être. Elle venait de penser top fort. Elle rougissait tellement fort qu'elle dû se retourner pour ne pas qu'il la voit dans cet état.
- Je sens que tu as des choses à me dire. Reprit-il d'une voix amusée.
Azura se retourna, rouge comme une tomate puis croisa le regard curieux de Bruce.
- Je ... Je me disais juste que .. Elle reprit son souffle. Tu me demande de manger un morceau avec toi, à moi, une femme aussi banale alors que tu peux partager ce moment avec une autre encore plus belle. Je n'arrive pas à croire qu'en ce moment même je suis avec toi, dans ta voiture, en train de discuter et ... Tout cela est impossible je .. Mon coeur bat vite et ..
Bruce se mît à rire. Il trouvait Azura tellement mignonne quand elle bafouait.
- Rien n'est impossible, ma belle.
La jeune femme gloussa puis une fois la voiture arrêtée, dû aux bouchons, elle ne vit pas les lèvres du milliardaire se poser sur les siennes.
Cette fois ça y est, elle avait réellement perdue la tête.
OoO
Angèle était dans sa salle de bains. Elle se recoiffait après avoir pris une bonne douche rafraîchissante et mit un pyjama confortable. Ce soir là, elle avait décidé de rester ici.
Les goutes de ses cheveux humides tombaient sur sa peau, Angèle aimait ce genre de sensation. Elle était très sensible physiquement, un rien la mettait tout en émoi. Tout comme le Joker. Il lui provoquait les sensations les plus intenses et les plus érotiques qu'elle n'avait jamais vécu. Elle jeta un coup d'oeil à travers son miroir et admira le bijou qu'il avait offert pour son anniversaire. Elle l'effleura du bout de ses doigts et soudain, un sentiment de vide et de tristesse la rongeait. Elle le voulait. Près de lui, dans son lit. Elle le désirait plus que tout. Le Joker. Son joker.
Elle ferma les yeux, repensa à ses baisés quand soudain, elle entendit une fenêtre grincer. Surprise, elle sursauta et jeta un coup d'oeil dans le couloir . Il n'y avait rien. Personne. Toutes les portes des pièces étaient fermées, mais un courant d'air vint frapper sa porte de chambre de l'intérieur. Elle haussa un sourcil, se para à attaquer en cas de besoin puis tomba à la renverse lorsqu'elle se retourna et tomba nez à nez avec justement le Joker.
Lorsqu'elle se réveilla, elle était dans ses bras. Un sourire clownesque apparu sur ses lèvres.
- Boooh. Lança-t-il suivit d'un rire loufoque.
- Boooh… Répondit-elle, encore sous le choc. Elle ne s'y attendait pas à le voir, ici, ce soir, dans sa chambre, en tenu si légère et transparente.
- Tu ne t'attendais pas à me voir, hein joli coeur ? Reprit-il, l'air amusé avant de la soulever pour l'allonger sur son lit.
Il se plaça sur elle a califourchon, plaqua ses mains sur le lit moelleux pour l'empêcher de bouger, puis pencha sa tête près de la sienne, ressentant le désir que la jeune femme éprouvait à son égard..D'ailleurs, lui aussi ressentait la même chose qu'elle, constata la jeune femme, cela se sentait au niveau de son pantalon. Ses joues s'enflamma puis ne put s'empêcher de se mordiller la lèvre inférieur.
- Tu es si belle, si désirable. Tu es ma muse. Souffla ce dernier en caressant le corps de sa belle avec une étrange douceur.
Elle se laissa faire, soupira d'extase puis ferma les yeux. D'un seul coup, il posa ses lèvres avec pression contre les siennes avant d'attraper sa langue avec appétit et la mordit assez fort. Angèle avait retenu un petit cris avant de se crisper. Le Joker étira un long sourire, satisfait d'avoir eu ce qu'il voulait puis ôta sans crier gare le haut de sa belle, dévoilant une poitrine pulpeuse et désirable.
- Non. Coupa la jeune femme en cachant son haut avec un oreiller. Nous ne pouvons pas faire cela.
Le Joker claqua trois fois sa langue contre son palais avant de retirer l'oreiller de force.
- On fait preuve de résistance maintenant ? Hummm j'adore ça ! il se jeta sur elle puis lécha les globes, provoquant des frissons chez madame. Il s'apprêtait d'enlever le bas de sa reine puis arrêta lorsque le bruit de la porte d'entré venait de claquer.
- Merde c'est ma soeur ‼ Pars il ne faut pas qu'elle te vois ‼ Rugit Angèle en se levant au même temps que le maître du chaos.
- Fait chier... grogna le Joker en se relevant et en se rhabillant. Faut toujours que les meilleurs moments aient une fin dans cette ville de merde...
Angèle posa une main sur sa chevelure avant de souffler.
- Je suis désolée je ..
- Chut chut chut chut chut, tu n'as pas à t'excuser ma belle féline, répondit en mettant son doigt sur la bouche de la jeune femme pour la faire taire. Ce n'est pas grave. Je m'en remettrai. Même si j'aurai voulu te donner plus de plaisir… Je vais m'en remettre.
Angèle ouvrit grand la bouche puis sentit son coeur se serrer.
- Oh Joker … Moi aussi j'airai voulu te faire l'amour. Lâcha-t-elle subitement, en rougissant fortement.
Il mît un certain temps avant de réagir. Il finit par hocher la tête puis passa une jambe par la fenêtre.
- Tu sais ma belle, à te voir dans cette tenue et à savoir que tu partages la même chose que moi, tu vas finir par me transformer, avait sourit le clown en lui embrassant la joue.
Il s'apprêtait de sauter lorsque la jeune femme le retint.
- Non, ne pars pas, on s'en moque si ma soeur me voit avec toi. Je veux que tu restes cette nuit Avec moi, j'ai réellement besoin de toi.
L'agent du chaos avala sa salive, passa un coup de langue sur ses lèvres puis caressa le visage en larme de sa belle. Comme elle était mignonne quand elle pleurait. Pensa-t-il.
- Une autre fois peut-être.
- Joker ! Attends ‼ Elle l'embrassa avec passion. Le Joker se laissa faire, totalement absorbé par le baiser, puis il le stoppa avant de s'en aller définitivement.
Le souffle coupée Angèle s'allonger sur son lit avant de poser ses mains sur son visage. Elle sursauta lorsque la porte de sa chambre s'ouvrit.
- Angèle ! Tu n'imaginera jamais ce qu'il m'est arrivé ! Surgit sa soeur, le sourire grand aux lèvres.
- Sors de ma chambre, je ne suis pas d'humeur.
- Mais Angèle je viens de ...
- SORS ! Hurla cette dernière.
Azura n'insista pas puis referma doucement la porte.
À suivre ...
