Chapitre 09: Daniel

L'intervention de Daniel, prenant pour la première fois l'ascendant sur Tony et le petit garçon, avait prit toutes les personnes présentes de cour. Si Abby, ignorant que Tony souffrait de syndrome dissociatif, était partagé entre inquiétude et incompréhension. Les trois autres, quand à eux ne savaient comment réagir face à cette nouvelle personnalité qui n'avait rien de comparable avec les deux autres.

Le docteur Pitt s'était figé quand les mains de l'italien l'avait étreint bien incapable de s'appuyer sur Daniel comme il le faisait avec Tony. Ducky observait avec un pli d'inquiétude marquant son front, l'émergence de cette nouvelle personne qu'abritait Tony. Quand à Gibbs, il ne pouvait détourner son regard de l'écran plasma où se trouvait l'image de son agent enfant.

« Si possible, j'aimerais me passer d'assister à cette séance. Nous n'avons pas spécialement besoin de piqûre de rappel. Tous est encore inscrit dans mes souvenirs. Brad n'a pas besoin de voir ça! Personne ne devrai avoir à regarder ça! » Reprit Daniel en s'écartant du docteur pour indiquer d'un geste dédaigneux les cassettes. Il lança une oeillade assassine à Gibbs, le jugeant comme seul responsable. Visiblement pas décidé à suivre le conseil que l'ancien marine avait donné à leur sortie de la voiture, il déclara ensuite avec un certaine ironie.

« Hors de question que je vide mon sac, devant vous ! Complètement ou pas d'ailleurs. Je ne vous dois rien!»

Il avait reprit les mots exacts de Gibbs pour lui faire comprendre qu'il n'était pas déterminé à se laisser diriger. Tony obéissait, mais lui ne se laisserait pas marcher sur les pieds. Il comptait bien agir à sa guise comme il l'avait toujours fait et il était temps de le faire comprendre à l'agent Gibbs. Tony était incapable de l'empêcher d'agir, bien trop faible pour ne serait ce qu'émettre la moindre objection, alors il comptait bien mener les choses à sa manière.

« De plus il y a plus urgent à faire que de retourner le fumier du passé! Il faut se concentrer sur l'enquête actuelle. Il serait donc judicieux que vous donniez la clé USB à quelqu'un de compétent en la matière, Agent Gibbs. »

Plus que les mots employés, le ton méprisant sur lequel parlait la voix qui ressemblait à celle de Tony fit mouche chez l'ancien marine. Daniel le provoquait délibérément, pour tester ses limites, comme un adolescent rebelle, où pour une tout autre raison mais il ne devait pas le laisser se comporter de manière irréfléchie, surtout pas devant des témoins. La carrière de son agent en dépendrait, non la place de Tony au NCIS en dépendait plus encore. Hors de question de risquer de perdre son agent et son ami, à cause de cette personnalité qui semblait ne faire confiance à personne. Il s'approcha lentement de l'italien, son regard bleu acier vrillé sur celui de son vis à vis et sans laisser le moindre temps mort, il frappa derrière la tête comme il l'avait l'habitude de le faire avec Tony.

« Tu me parles sur un autre ton, DiNozzo! Pas la peine de monter sur tes grands chevaux, tu ne me fera pas changer d'avis. Je ne reviens jamais sur ma parole! Je reste à tes côtés!»

Les yeux vert se posèrent avec une colère mal contenue sur lui mais Gibbs ne recula pas, maintenant le contact visuel jusqu'à ce que Daniel soit le premier à détourner les yeux en soupirant. Il avait intentionnellement utilisé le nom de famille de Tony, espérant que cela aurait le même effet sur Daniel que sur son agent. A première vue, la réaction de Daniel ne différait pas énormément de celle de Tony. Le brun se concentra sur la situation et le problème qui le préoccupait au lieu d'essayer de détourner la conversation pour pouvoir cacher ce qui l'inquiétait vraiment.

« Si vous le dites. » répondit le jeune homme en haussant les épaules. Il reprit la parole d'un ton adoucit et penaud. « Je ne sais pas combien de temps, je vais pouvoir rester parmi vous et j'aimerais utiliser ce temps à faire avancer l'enquête qui doit nous préoccuper pour le moment. C'est pourquoi si vous le permettez, Agent Gibbs, il faudrait autoriser Abby à brancher la clé du cube. »

Bien que toujours emprunte d'un certain mépris, la voix de Tony paraissait plus conciliante. Ducky qui observait le scène avec un oeil scientifique et extérieur, se demandait comment s'organisait le monde selon Daniel. Pour le gamin, il n'avait pas été compliqué de faire un parallèle avec la famille mais dans le cas de Daniel, les schémas habituels ne semblaient pas s'appliquer. En dehors du fait que la capacité de Tony à discuter les ordres venant d'un supérieur, s'était largement développé, le légiste était bien incapable de comprendre pourquoi Daniel sous son arrogance ouvertement exprimée, semblait éprouver du respect pour Gibbs, raison pour laquelle il acceptait de se plier à la demande du chef d'équipe.

«Entendu. » Répondit Gibbs en tendant le sachet de preuve à la jeune femme. « Ce qui se trouve sur ce machin va nous permettre de savoir où l'on met les pieds? »

« Il va surtout nous montrer quel jeu va nous imposer notre l'adversaire. » Expliqua Daniel en s'asseyant et en se passant une main sur le front pour se soulager du mal de crâne qui ne cessait de les tourmenter tous les trois quand ils abusaient des interversions.

Abby à qui personne ne semblait décidé d'expliquer la situation et à qui la présence de Daniel en imposait plus qu'elle ne l'aurait crut possible, glissa la clé dans un des ports USB de son ordinateur et afficha les fichiers qu'elle contenait: un fichier vidéo et une image.

« Un jeu ? » Répéta Gibbs.

« Pour les adeptes de Renthworth, il s'agit d'un jeu d'épreuves que leur impose le père pour déterminer qui sont les élus. Ceux qui seront capable de mener la mission qu'il a entreprit dans l'espèce humaine, se verront offrir une récompense qui dépassera leurs espérances. » continua Daniel en grimaçant de douleur, sur le ton d'une leçon bien apprise.

« Tu devrais peut être laisser ta place... » Tenta timidement Brad avant que Daniel ne frappa fortement le bureau d'Abby avec son poing.

« Il faut que je sache de qui il s'agit! » S'emporta Daniel. « Ni Tony, ni le gamin n'en savent au tant que moi sur Renthworth et ses sbires. Tu le sais parfaitement! Vous n'avez pas la moindre idée de ce qu'ils sont capable de faire pour briller aux yeux de ce fou! Je veux savoir si ce que nous redoutions est arrivé.»

« Abby montre nous ce qui se cache là dedans! » Ordonna Gibbs sans perdre davantage de temps. Les rictus de souffrance du visage de Tony lui serrait tout au temps les entrailles que le mépris à leur égard qu'il lisait dans le regard de Daniel.

La gothique cliqua sur le fichier vidéo et passa l'image sur l'écran plasma. Ils purent tous voir le panorama d'un parc très boisé où jouaient de nombreux enfants. Assis sur un banc, la tête levée vers le ciel un homme vêtu d'un costume sombre et d'un long imperméable, fixait les nuages avec un sourire. La caméra zooma sur lui au moment où il baissait la tête pour fixer l'objectif.

« Frédérique! » S'exclamèrent en même temps Brad et Daniel avec incrédulité pour l'un et résignation pour l'autre. Gibbs en déduisit, vu le rictus de colère qui fit place à la résignation sur le visage de Daniel que les craintes de l'italien se révélaient fondées.

« Mon cher Anthony. Tu avouera que cela fait bien longtemps que nous ne nous sommes pas vue. Je me suis dit qu'après tout ce temps, nos parties du jeu d'Alice devaient te manquer et qu'il était grand temps de se remettre à jouer. Tu verra d'après le père j'ai fait énormément de progrès depuis la dernière fois. »

Tout le temps que l'homme parla, la personne qui filmait fit un gros plan sur ce Frédérique. Il devait avoir le même âge que le docteur et Tony. Les cheveux châtain un peu long dans la nuque, il dégageait une prestance et un charisme séduisant qui dénotait une aisance familière à se faire obéir. Son visage ne trahissait aucune de ses émotions en dehors du masque avenant qu'il avait apposé sur ses traits. Seul son regard affichait une froideur et une détermination sans faille jurant avec le sourire polie qui étirait sa bouche. Sa voix prenait par moment une intonation particulière, rappelant à Gibbs le ton utilisé par Ducky pour ramener Tony vers eux à l'hôpital. L'inconnu devait utiliser les techniques du docteur Renthworth et avec un certain succès s'il en croyait les réactions de Daniel et Brad.

Les deux hommes s'étaient redressé droit et crispé. Tendu comme un fils à deux doigts de rompre. Les mâchoires si serrées chez l'un comme chez l'autre que l'air qu'ils expiraient difficilement donnait l'impression de siffler. Brad avait refermé ses poings, oubliant sa blessure qui se rouvrit sous la pression qu'il exerça dessus. Daniel lui, se tenait la tête entre les mains serrant très fort ses tempes et commençant à faire les cents pas dans la pièce alors que l'homme continuait à parler.

« Il m'a dit qu'il ne tolérerait pas de nouvel échec et à dire vrai moi non plus. C'est pourquoi il m'a donné carte blanche vis à vis des modalités de notre partie. J'espère que tu ne m'en voudras pas de commencer le premier en te laissant un petit cadeau chez toi. J'espère que tu apprécieras ce geste de bonne volonté de ma part et que ta motivation à rejoindre le jeu n'en sera que plus...comment dire, affirmée. Je sais qu'il faut parfois te forcer la main pour que tu t'investisses réellement. »

Daniel en entendant parler de chez lui, eut un regard de panique. Comprenant la menace sous entendu dans le propos de leur interlocuteur, Gibbs se saisit de son portable et appela McGee. Tout en priant intérieurement pour qu'il ne soit pas trop tard.

« Pour le deuxième round, il faudra d'abord que tu me retrouves. Je passerais 7 jours à compter de la date d'envoi de mon paquet au FBI dans ce même parc où je me trouve actuellement, à toi de m'attraper, si tu le peux. Si tu ne viens pas à moi, il pourrait se produire un incident fâcheux le dernier jour dans ce parc. Bien entendu comme tu disposes de moyen d'investigation plus performant que les autres fois, je ne t'indiquerais pas ou je me trouve, histoire de pimenter le jeu. Je t'attendrais là tous les matin de cette semaine. Je suis si impatient de te revoir mon ami. Il y a temps de chose que tu dois me dire pour que Père soit enfin heureux. Si tu fais un effort, il te pardonnera peut être de lui avoir enlever ses enfants et tout redeviendra comme avant. A bientôt Anthony.»

L'homme fit un signe d'adieu de la main et celui qui filmait élargie le plan pour finir sur les enfants qui jouaient dans le parc.

Daniel se tordait les mains nerveusement attendant devant Gibbs que leur collègue réponde à son appel. Frédérique n'avait pas prévu ce qui se passerait à l'hôpital. Ce n'était que par pure malchance qu'un de ses pions dormants avaient vu le cube et que Tony avait été agressé. La véritable première attaque aurait lieu chez lui et elle risquait d'atteindre McGee et Ziva!

« McGee ? Sortez tout de suite de l'appartement de Tony! Tout de suite McGee! » hurla Gibbs.


16 heure 57: Elle n'appréciait pas que son fils se retrouve mêler à ce genre d'histoire, même si elle savait qu'on ne lui demandait rien d'illégal, ni de dangereux, mais en tant que mère, elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer le pire. Pourtant quand il lui rapporta avec une fierté non dissimulée pour la première fois une carte postale, elle ne put retenir l'élan de fierté qui faisait chavirer son cœur. Car elle savait que ce qu'ils faisaient était important. Bien décidée à ne pas rompre la chaîne, dont ils n'étaient qu'un simple maillon, elle sourit à son fils et se saisit du téléphone.


Cela devait faire dix minutes que Ziva et lui étaient arrivés dans l'appartement de Tony. S'il avait éprouver quelques réticences à entrer chez son collègue sans sa permission, la curiosité l'avait emporté et c'était avec une certaine impatience qu'il avait passé la tête pour la première fois de l'autre côté de la porte. McGee avait à peine prêter attention aux mensonges que sa collègue avait sortit au gardien de l'immeuble pour qu'il leur ouvre l'appartement.

Ziva n'avait pas changé d'humeur depuis leur départ du NCIS et cette histoire de « main gauche de dieu » n'avait en rien arranger les choses. Tim aurait bien questionné la jeune femme à ce propos mais le regard noir qu'elle lui lançait quand il essayait de parler, ne l'encourageait vraiment pas à insister.

Surpris ils l'avaient été l'un et l 'autre devant l'intérieur de Tony. Une immense pièce à vivre avec baie vitrée sur la gauche donnant sur un salon et cuisine ouverte sur la droite. Meublé avec goût sans excentricité, ni objet personnel. Il n'y avait pas une seule photo sur les étagères, ce qui n'avait rien de surprenant avec ce qu'ils avaient appris sur la famille de leur collègue. Tout était rangé et l'espace d'un instant McGee s'était imaginé en train de visiter un de ces appartements témoins qu'utilisait les agences immobilières pour pousser à l'achat. Il examina les étagères du salon pendant que Ziva se dirigeait vers les placards de la cuisine tout en maugréant si bas qu'il lui était impossible de comprendre ses paroles. Il sourit en repérant dans les dvd qui ornaient la majorité des étales, certains titres que l'italien aimait à citer.

« Il est si cardiaque que cela doit en friser la maladie! » S'exclama Ziva en revenant vers lui.

« Pardon? » demanda -t-il cherchant quel mot elle avait voulu employé.

« Tout est rangé comme classé, même dans le frigo. Pas une seule trace de poussière ou de désordre, ne me dit pas que c'est l'image que tu te faisais de l'appartement de Tony? »

« Non, effectivement! Même ses dvd sont rangés par ordre alphabétique » admit Tim en levant les épaules. « Vu la pagaille qu'il est capable de semer sur son bureau , je ne l'aurais pas du tout imaginer maniaque. »

Il sourit de nouveau. Ce devait être le mot qu'elle avait voulu utiliser plus tôt. Il voulu lui en faire la remarque mais elle s'avançait déjà vers les deux portes qui leur faisaient face dans le fond de la pièce. Il la suivit au moment où elle ouvrait celle de gauche, donnant sur une grande chambre.

Ici aussi le coté fonctionnel primait. A gauche une fenêtre et à droite un énorme dressing. Pas un seul vêtement qui ne traîna. Tout était aussi soigneusement rangé que dans la cuisine et le salon. Juste un seul petit détail qui attira leur attention tout au temps que l'aspect ordonné du logement de leur collègue. Au niveau de la tête de lit, reposait une peluche, un lapin blanc qui aurait nettement eut plus sa place dans une chambre d'enfant que dans celle de Tony.

McGee, sentant l'occasion de se venger des traitements que lui avait fait endurer Tony, ne résista pas longtemps à la tentation et pris avec son portable une photo de l'animal, bien décidé à faire chanter l'italien et à se voir accorder quelques faveurs. Ziva était ressorti de la chambre pour se diriger vers l'autre porte qui d'après leur conclusion logique devait être la salle de bain.

« McGee! » appela la jeune femme.

Il quitta la chambre pour la rejoindre dans l'autre pièce où elle s'était arrêter sur le seuil. Tim ne remarqua pourtant rien de notable dans cette pièce. Une fenêtre en face d'eux, un carré de douche vitré, un lavabo et des toilettes. Le mur se trouvant à leur gauche était occupé par un placard.

« Tu ne trouves pas cela étrange ? » demanda la jeune femme en s'avançant vers le placard et en l'ouvrant.

« De quoi tu parles? » s'étonna McGee alors que sa collègue se mettait à fouiller dans les étagères de linge de Tony. Déjà bien inquiétant avant qu'ils ne pénètrent dans l'appartement de leur coéquipier, le comportement de Ziva ne semblait pas s'être arrangé. Elle fouillait les lieux à la recherche de quelque chose de précis avait conclue McGee devant la méthode que la jeune femme avait employé pour visiter les pièces.

« La taille ne correspond pas. » dit elle en s'accroupissant pour inspecter le bas du placard.

McGee fronça les sourcils. Au premier coup d'oeil, il n'avait rien remarqué, mais il avait confiance dans le jugement de sa coéquipière, surtout quand elle affichait cet air déterminé qui disait clairement qu'elle savait ce qu'elle faisait. Il ressortit et compta ses pas pour essayer de mesurer la distance qui séparait la chambre de la salle de bain quand son portable sonna. Le cri que lança Gibbs quand il eut décroché faillit lui percer les tympans.

« Ziva! » Cria-t-il à son tour, sans prendre le temps de raccrocher, en retournant dans la pièce où il avait laisser la jeune femme mais où il ne vit personne. « Ziva! »

« Quoi ? » entendit-il marmonner d'une voix qui lui parvenait assourdie.

« Gibbs veut qu'on sorte de la tout de suite! »

McGee sentait qu'il commençait à paniquer. Premièrement, il n'avait que rarement reçu d'ordre aussi impératif de la part de son supérieur et à chaque fois il s'était avérer salutaire de les suivre à la lettre. Deuxièmement, ne pas voir Ziva, qu'il n'avait quitté que l'espace de quelques secondes, le mettait mal à l'aise, il se demandait où elle avait bien pu disparaître. Il ne pouvait pas quitter les lieux en laissant la jeune femme. Si danger, il y avait il ne pouvait pas l'abandonner!

« Pourquoi? » fit la voix de l'israélienne alors qu'elle émergeait du placard à quatre patte.

Il l'aida à se relever et la tira par la main vers la sortie de l'appartement.

« Pas la moindre idée, mais il vaut mieux obéir! »

Alors qu'ils allaitent atteindre la porte d'entrée, il y eut un bruit assourdissant provenant de derrière eux et les murs se mirent à trembler. Ils sentirent un souffle chaud les propulser vers l'avant. Par réflexes, ils s'aplatirent sur le sol puis continuèrent d'avancer pour se retrouver sur le pallier. McGee referma la porte, jetant à peine un regard à l'intérieur de l'appartement qui semblait subir le contre coup du souffle d'une explosion. Toutes les fenêtres étaient en train de se briser et un voile de poussière teinté d'un reflet coloré plongea les lieux dans un brouillard épais.

« McGee? » grésilla la voix de Gibbs dans son téléphone.

« Toujours là, patron » Annonça-t-il d'une voix hésitante en toussant pour mieux retrouver sa respiration. « Et en un seul morceau, par contre on ne peut pas en dire autant de l'appartement. Non, l'explosion n'a touché que celui de Tony et n'a apparemment déclencher aucun autre incident. Entendu patron.»

Il raccrocha et soupira. Gibbs voulait qu'ils s'occupent des autorités qui n'allaient pas tarder à débarquer pour mener leur enquête et puis il les avait aussi chargé de relever tous les indices et de les rapporter au NCIS pour qu'Abby puisse les analyser et leur dire à quel genre de bombe ils avaient eut à faire. Gibbs avait crut bon de préciser de faire au plus vite, ce qui dans son langage stipulait qu'il aurait bien aimé avoir déjà leur conclusion. Il fit part de leurs ordres à Ziva qui se redressait en se tâtant un peu partout histoire de vérifier l'absence de blessure.

« Mettons nous au travail ! Avant que la police n'arrive j'aimerais jeté un oeil à la caserne d'Ali Baba que je venais de trouver quand tu m'a dit de sortir. » Annonça Ziva satisfaite de son examen corporel.

« Caverne. » Corrigea machinalement Tim en se redressant à son tour et en la suivant à l'intérieur. « De quoi tu parles? »

Elle lui fit traverser l'appartement dévasté pour le conduire dans la salle de bain. La pièce à vivre n'avait pas énormément souffert de l'explosion. Quelques étagères s'étaient effondrées, semant le désordre dans cette pièce qui lui avait parut si ordonné quelques instants auparavant. La poussière était en grand partie retombé et Timothy remarqua que plus il se rapprochait de la chambre de Tony plus elle avait peint les murs d'un rouge éclatant, tranchant avec les couleurs pastels d'origine. La chambre à coucher quand à elle, se trouvait repeinte entièrement en rouge criard. La porte avait volé en éclat et les murs semblaient avoir été lacéré. Du lit et du lapin en peluche il ne restait pratiquement rien.

« Original comme bombe. » fit remarquer McGee en fronçant les sourcils.

«Une tentative d'intimidation assez poussée. Le but de l'explosion n'est pas de tuer mais de causer un maximum de dégât afin d'impressionner. Bien entendu si quelqu'un se trouve à proximité quand elle explose, les dégâts occasionnés sont du genre irrémédiable » Cru-t-elle nécessaire de préciser sur un ton professoral qui laissa McGee sans voix.

Ziva en entrant dans la salle de bain se dirigea dans un premier temps vers la fenêtre qu'elle inspecta minutieusement. Elle donnait sur un escalier de secours mais des barreaux avaient été posés pour en limiter l'accès. Elle prit son portable et pris une photo. Aucun d'entre eux n'avait songé qu'ils auraient besoin de leur matériel d'investigation en se rendant chez Tony, ils devaient donc faire avec ce qu'ils avaient à leur disposition et remercier le progrès.

« Il faut être sacrément malade pour utiliser ce genre d'argument... »

« A qui le dis-tu! » Marmonna Ziva tout en se penchant de nouveau dans le placard. « Suis-moi! »

« Ou ? »

« Là ou se cache le vrai Tony! »

Il la suivit et derrière un panneau mobile dans le fond du placard, ils émergèrent dans un pièce exigu où ils tenaient à peine tous les deux accroupis l'un en face de l'autre. En dehors de l'ouverture par laquelle ils étaient entré, Ziva examina un pan du mur qui devait donner dans le placard de la chambre. Bien qu'endommagée par l'explosion, elle réussit a activer le système d'ouverture d'une autre trappe donnant sur le dressing.

«Cette chambre à été particulièrement bien construite. » admira Ziva. « De l'excellent travail. »

McGee n'en revenait pas de ce qui se dissimulait entre les murs de l'appartement de Tony. Ziva alluma une lampe électrique qui se trouvait là, ainsi qu'un sac de couchage, un ordinateur portable, un sac à dos, que McGee imagina contenant des vêtements et d'autres affaires de premiers nécessité. Il savait que l'italien avait l'habitude, comme eux tous, de tenir des affaires prêtes au cas où ils soient appeler sur une affaire qui les éloignerait de Washington pour quelques temps. Il utilisait toujours le même type de sac. Il y avait aussi une valise que Ziva avait sembla-t-il déjà ouverte et dans laquelle elle trifouillait sans vergogne.

« Tu savais qu'il y avait une pièce secrète chez Tony!» Déclara McGee dont l'esprit se remettait à travailler maintenant que le danger était passé et que l'attitude de sa collègue prenait du sens. « Sinon comment sans mesure précise aurais-tu su que la surface des pièces ne correspondait pas! Tu savais ce que tu cherchais, n'est ce pas? »

«Bien raisonné, McGee! Disons que si ma théorie sur Tony s'avérait juste, il devait forcement avoir une pièce comme celle-ci chez lui. » déclara Ziva en souriant tout en continuant à examiner le contenu de la valise.

« Pourquoi? »

« Beaucoup de personne appartenant au monde de l'ombre et vivant dans la crainte, se ménage une issue de secours et une cachette refermant ce qui se trouve être le plus précieux à leur yeux .»

Elle lança à Tim un petit paquet qui se trouvait dans la valise. Il s'en saisit et à la lumière de la lampe poussa une exclamation de surprise devant ce qu'il tenait: une liasse d'une centaine de carte postale et la valise en était pleine entre autre chose tout aussi hétéroclite.

A suivre...

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