Bonus ! Je suis d'excellente humeur aujourd'hui, alors je poste la suite plus tôt que prévu ! Enjoy it !
: Journal des Reviewers :
Petite Saki : Mdr, oui ! Je le vois bien avec le casque, les cordes pour l'escalade et tout le tatsouin. Ce qu'il va se passer ? Réponse ici ! Kiss et merci !
Nebra : Tiens, ça faisait longtemps ! XD Bon retour parmi nous ! Lol c'est vrai que j'avais dû faire des recherches pour des plats chinois et quand j'ai découvert ces pâtes de longue vie, j'ai tout de suite su ce que j'allais en faire. Même là, j'ai dû faire des recherches de dingue pour trouver des termes médicaux… Tu comprendras. Kiss et merci !XD
Chapitre 9 : Un anniversaire mouvementé – 2ème Partie –
- Euh… C'est pas grave, Komui ! paniqua River en lui tapotant encore l'épaule. Euh… Euh… On enchaîne ! Faites venir « la » surprise !
Allen déglutit difficilement. Vu la baisse de tension dont devait être victime Komui, était-ce une bonne idée de faire venir « la » surprise maintenant ? D'autant plus qu'il était intimement persuadé qu'après la vision de sa sœur bien aimée en robe de mariée, le cœur du Grand Intendant serait tellement en état de choc qu'effectivement, il n'était pas certain pour lui de passer le 13 juin prochain.
On débarrassa vite les pâtes-bouillie de la longue vie tout en essayant de consoler Komui que non, il ne mourra pas jeune, et qu'il aura amplement encore le temps de voir Lenalee lui donner plein de neveux – à défaut de réclamer des petits enfants…- et s'il vous plait, arrêtez de pleurer la nappe commence à goutter.
- Quelle fête… soupira Allen un peu dépité. Hu ? Lavi ? Ca n'a pas l'air d'aller…
En effet, le jeune homme au bandeau avait le teint un peu pâle et grimaçait, les mains sur son estomac.
- Je ne sais pas, j'ai dû abuser des petits pâtés de Jerry, répondit-il avec un sourire rassurant. Ca va passer.
- Allen ? Tu ne veux toujours pas essayer le punch ? retenta Hyacinthe qui revenait avec un verre.
- Non, merci.
La jeune fille serra les dents et lui laissa le verre au cas où. Chez les invités, même si on faisait aussi un peu grise mine, on ne regrettait pas le déplacement. Cette fête d'anniversaire resterait dans les annales de la Congrégation de l'Ombre pour les années à venir.
- Allez, Komui, du calme. Lenalee, sur l'idée et initiative de la branche Scientifique et Recherche, a son cadeau à vous présenter, expliqua River.
- Ma Lenalee ? renifla Komui en redressant la tête. Pour moi ?
- Oui, elle attend derrière la porte.
- Aaaah, Lenalee ! Mon cœur fait déjà des bonds ! Je veux voir ! s'ébaudit-il.
Tout heureux, l'homme essuya un peu ses lunettes qui souffraient de la buée que ses pleurs avaient provoqué puis les remit sur son nez, impatient de découvrir de quoi il en retournait.
Quand le silence se fit dans la salle, la double porte du fond s'ouvrit. Les cieux s'ouvrirent et un ange brun aux joues plutôt rougies et mal à l'aise d'être vu par tant de monde dans sa blanche robe céleste fit son entrée de son pas léger et gracieux, comme emporté par ses deux immenses ailes invisibles.
Allen eut un sourire. Elle était aussi jolie que la dernière fois. Sa traîne derrière elle était comme une poussière de Paradis qu'elle répandait sur son chemin. Et à cette vision enchanteresse s'ajouta le doux chant mélodieux des voix graves des hommes de la section :
- Car c'est un bon Grand Intendant, car c'est un super Grand Intendant, car c'est un génial Grand Intendant-aaaant ! On lui souhaite un… !
- … joyeux anniversaire, grand frère, acheva Lenalee d'une petite voix presque dévoisée.
Les invités dirigèrent leurs yeux vers le centre de la tablée pendant que d'une main discrète, ils attrapaient des billets dans leurs poches et que River pointait son carnet de paris d'un air avide. Il avait misé toute sa paye sur le hurlement d'horreur, il le connaissait, son chef. Les souffles se retinrent et tous attendirent l'issue des paris, le climax de la journée.
Komui ne bougeait plus, figé comme le mammouth dans son bloc de glace. Quand sa bouche amorça une descente pour émettre un son, chacun se pencha un peu afin de saisir toutes les subtilités vocales qui ne tarderaient pas à sortir :
- Hu… Le… Gaheu… Tu… Hi… Glou… Et… Ahi… J….
Boum !
Syncope ? Eclampsie (impossible, c'est pour les femmes enceintes)? Apoplexie ? Hyperémie ? Coma ? Crise cardiaque ? Toujours fut-il que Komui s'écroula en arrière comme raide mort, la paupière gauche souffrant de soubresauts nerveux. Apparemment, son état de lipothymie n'avait duré que cinq malheureuses secondes. C'était sûr, des bonds, son cœur en avait bien fait et pas qu'un peu.
- Grand… !! Grand… frère… souffla Lenalee avant de s'effondrer à son tour.
- Lenalee ! cria Allen en se précipitant à ses côtés.
Il sauta par-dessus la table et accourut jusqu'à son amie. C'était un attentat organisé contre les Lee ou quoi ? Derrière, les convives débattaient avec véhémence sur le résultat du pari. Si certains soutenaient mordicus que « Gaheu » était une forme de bonheur délicate, d'autres s'insurgeaient en argumentant que « Ahi » était un début de cri d'horreur. River refusait d'en démordre, ses yeux étaient glacés d'effroi, c'était évident, non ?
Arrivé près de Lenalee, Allen la redressa en la soulevant un peu par la nuque. Elle était pâle mais ses joues étaient rouge sang. Qu'est-ce qu'elle avait ?
- Lenalee ? Mais tu étouffes !
- C… Corset… trop serré… cordon… c-coincé…
Cette fête était d'un surréalisme sans pareil. Agitant sa main libre devant son amie, le garçon se tourna vers la table.
- S'il vous plait ! Quelqu'un aurait des ciseaux ou un cout… ? Mais… ?!
Après Komui et Lenalee, ce fut au tour des invités d'être renversés sur la table, tous à pousser de longues plaintes douloureuses, les mains plaquées sur le ventre. Cet anniversaire tournait vraiment à l'imbroglio. Scié, Allen balaya la salle des yeux et remarqua que seule Hyacinthe se tenait encore droite sur sa chaise.
- Hyacinthe ? Qu'est-ce qu'ils ont tous ?
- Ben… commença-t-elle en s'amusant à faire toucher ses index. Je me suis dit que si tu avais… disons… une substance un tout petit peu nocive dans le sang… tu serais obligé de me demander de l'aide pour que je t'en débarrasse… et… euh… quand j'ai vu le punch…
La cavalerie céleste de Dieu passa.
- Tu as empoisonné le punch juste pour pouvoir… ?!
- Mais ce n'est pas un mortel, hein ? Juste un petit dérivé léger de la ciguë…
- Aaaah… Je me disais… bien… ce petit goût… de noisette… articula Lavi avant que son front ne retombe contre la nappe.
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Bilan : 1 semaine de préparation, 1 h 12 de massacre, 45 kilos de nourriture fichus, 1 punch frelaté, 10 millilitres de ciguë légère, 3,8 litres de liquide lacrymal versés, 1 Grand Intendant à l'infirmerie entre la pâmoison et l'effroi, 48 personnes empoisonnées, 1 exorciste sous masque à oxygène, 762 livres pariées en débat et 50 esprits traumatisés.
Objectif de « marquer le coup » : atteint.
La grande salle colorée et bariolée servit d'hôpital de fortune pour ce qu'on venait de baptiser « Le 13 Maudit ». Grâce à l'aide de Hyacinthe, les infirmiers de la Congrégation purent sauver tout le monde, sauf Komui, dont la sortie de coma était estimée entre 1 et 25 ans.
Consciente de la stupidité de sa bêtise, le jeune française avait tenu à soigner tout le monde. Suite à l'absorption de tant de poison, cette dernière dût s'asseoir, un peu prise de vertige.
- Que ça te serve de leçon, gronda Allen, assis à la place de Komui. Mais merci de les avoir soigné.
- Pardon.
Soulagée de ne pas avoir été assommée d'homélies, Hyacinthe leva les yeux et regarda autour d'elle. Elle cligna des paupières. C'était étrange. Ce soleil couchant à la fenêtre derrière Allen, cette table dressée de mets délicieux… C'était comme la dernière fois… Elle ferma les paupières. Pourquoi avait-elle mal au cœur ?
Soudain, un bruit de verre brisé crissa dans le silence.
- ALLEN !
Sans comprendre, comme dans un réflexe millénaire, Hyacinthe avait plongé sur le jeune homme pour le plaquer ventre à terre. Le cœur battant par la peur, le garçon ne pensait pas que renverser accidentellement une coupe à champagne produirait un tel effet.
- Hyacinthe ?
Elle restait là, à le serrer de toute sa force, tremblant de tout son être.
- T… Tu vas… bien ? articula la jeune fille d'une voix cassée par les pleurs.
Il ne comprenait pas. Pourquoi se mettait-elle dans cet état ? Allen se redressa avec Hyacinthe et lui releva un peu la tête. De longues traînées translucides avaient traversé ses joues et ses yeux peinaient à contenir leur tristesse.
- Hyacinthe… ?
- Pardon !
La jeune fille se redressa d'un bond et traversa à grandes enjambées la salle silencieuse. Trop intrigué par le comportement de son amie, Allen courut après elle et finit par lui attraper le bras au détour d'un couloir.
- Laisse-moi ! lui cria-t-elle en essayant de dégager son bras.
- Hyacinthe, qui est cet homme que tu as perdu ?
Elle ne bougea plus, stupéfaite. Comment avait-il… ? L'adolescente se calma immédiatement et tourna lentement la tête vers le jeune homme qui lui souriait avec confiance.
- Parfois, ton regard se voilait, tu t'occupais toujours de moi, et ce soir… Qui est-ce alors ? Parle-moi, je ne veux que t'aider.
Hyacinthe baissa les yeux sans un mot. Tous ces souvenirs…Ce visage… Ces mots…
- Mon… frère aîné.
« Dans une riche maison noble joliment décorée par des meubles de cèdre vernis et de tableaux aux paysages apaisants, des pas résonnèrent depuis le haut du grand escalier de marbre tapissé. Une jeune fille d'une douzaine d'années, ses cheveux chocolat tressés avec deux rubans roux comme ses yeux dévala les marches dans un tambourinage peu conventionnel et accourut dans le salon pour bondir sur l'occupant du fauteuil du fond.
- Joyeux 20 ans, Guillaume !
- Aourf ! Quelle entrée, petite sœur !
Un très beau jeune homme aux grands yeux bleu acier et rieurs passa une main dans ses cheveux chocolat pour se débarrasser d'une mèche qui retombait sur son nez. Un nez droit, de toutes petites pommettes qui ressortaient avec chacun de ses sourires calmes et chaleureux, des sourcils impeccablement dessinés, Guillaume Laurentin déposa un baiser sur la joue de sa petite sœur tout en jouant avec une de ses tresses.
- Merci, Hyacinthe. Tu es très jolie aujourd'hui.
La fillette quitta les genoux de son aîné et tourna sur elle-même pour faire voleter sa robe rose framboise qui lui tombait aux genoux.
- Je le suis toujours ! Mais je devais l'être encore plus aujourd'hui.
- Guillaume, tu devrais te préparer aussi, les invités ne vont pas tarder.
Une femme partageant le même bleu des yeux du jeune homme était entrée. Mi quarantaine d'années, l'air sage et fatigué, Anne Laurentin, veuve du Comte François Laurentin depuis six mois, contempla le visage de ses deux enfants avec un calme fatigué. Chaque fois qu'elle les regardait, elle se demandait comment aurait été l'enfant qu'elle avait perdu à la naissance, huit mois auparavant. Son époux, déjà malade, avait été si affecté par la perte de ce fils qu'ils auraient appelé Jean qu'il en était tombé malade pour mourir peu après. Ce décès avait été aussi difficile pour Hyacinthe et Guillaume, mais il les avait aussi beaucoup rapproché. Petite Hyacinthe vouait depuis une admiration et un amour sans borne pour son aîné qui le lui rendait bien.
- Allez, Guillaume ! pressa Hyacinthe en lui tirant le bras. Je veux faire la première valse avec le plus beau de la famille !
- Ma foi, je dois m'incliner, vu l'importance de la doléance… concéda le jeune homme en baissant son livre.
Toute la famille était réunie pour fêter les vingt ans de l'héritier Laurentin qui avait repris malgré son jeune âge l'empire financier de son père. On but le champagne à sa santé, on dégusta un repas digne de Noël et on dansa avec joie et bonne humeur pour ce jour qui resterait très spécial.
Au moment du gâteau, la Comtesse avait l'air pâle. Hyacinthe vint prendre la main de sa mère qu'elle connaissait fragile depuis la mort de son mari.
- Mère, êtes-vous souffrante ?
- Ca ira, ma chérie. Je vais prendre un peu l'air dehors. Occupe-toi bien de nos convives.
La fillette acquiesça et la regarda quitter la salle à manger d'une démarche incertaine. Quelle était cette étrange impression ?
Puis un cousin de Guillaume et Hyacinthe s'amusa à réclamer un discours à l'homme de la journée. Encouragé par les prières de sa famille, Guillaume rit puis accepta en disant à son très cher Charles qu'il lui revaudrait ça à son prochain anniversaire.
Le jeune homme se leva, sa coupe de champagne à la main, le soleil du soir se couchant dans son dos. Quand il ouvrit la bouche, un grand fracas éclata en même temps que l'immense fenêtre qui vola en une pluie de morceaux de verre. Quand Hyacinthe se releva du dessous de la table, elle découvrit avec horreur son frère à terre, une étoile noire imprimée sur sa joue. Puis une autre. Et encore une autre.
- GUILLAUME ! hurla-t-elle en se précipitant à ses côtés.
Un bruit de fer attira son attention. Hyacinthe leva les yeux et vit une immense boule de fer hérissée de canons et affublée d'une tête grossièrement maquillée et cornue qui flottait dans le jardin, de l'autre côté de la fenêtre détruite. Glacée de peur, Hyacinthe ne pouvait plus bouger, prisonnière des yeux tristes de la créature.
- M… Maman ?
Un éclair zébra le monstre de part en part et celui-ci explosa dans la seconde dans un vacarme assourdissant. Elle n'avait pas remué d'un cil. Que venait-il de se passer à l'instant ? Elle cauchemardait, n'est-ce pas ?
Un corps bougea sous ses doigts.
- Ah ! Guillaume ! Guillaume !!
Son visage était presque recouvert de ces étoiles noires. Il allait mal ! Que pouvait-elle faire ? Tout à coup, une sensation de brûlure écorcha sa joue droite. Elle avait l'impression que quelqu'un peignait sur sa joue avec un pinceau chauffé à blanc. Marquée du signe qui serait son destin, la fillette se laissa guider par cette voix qui lui disait quoi faire pour sauver son frère et posa ses lèvres sur celles de Guillaume.
Un frisson la parcourut. Cette sensation de froid qui tombait dans sa gorge pour se diffuser dans ses veines était vraiment désagréable. Enfin, les étoiles disparurent du corps du jeune homme qui se mit à remuer.
- Ah ! Guillaume, ça va ? s'enquit Hyacinthe, les yeux brillants.
- Oui… Oui je crois… Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Et qu'est-ce que tu… ?
- Votre petite sœur vient de vous sauver de cet Akuma qui avait pris possession du corps de votre mère.
Tous deux tournèrent la tête. Hyacinthe s'immobilisa, muette par la prestance de cet homme qui venait d'entrer. Quel étrange uniforme blanc et noir il arborait. Et cette croix ? Un envoyé de Dieu ?
Elle ne comprit que vaguement cette histoire d'Akuma créé par un homme répondant au titre de Comte Millénaire, d'appel d'une personne rongée par le désespoir et de squelette mécanique. Seuls les derniers mots lui étaient restés :
- Mais toi, petite, tu as le pouvoir de sauver.
- Comment ça, « sauver » ? explosa Guillaume, encore choqué.
Il se tourna vers sa cadette et la prit durement par les épaules, des larmes roulant sur ses joues.
- Tu as le pouvoir de sauver les humains de ces choses horribles ? Mais tu as laissé mourir maman !
- Qu… Quoi ? articula difficilement la fillette, horrifiée.
- Tu n'as pas sauvé maman ! Maman s'est fait tuer par un monstre alors que tu pouvais faire quelque chose ! Tu n'as rien fait ! Tu n'as servi à rien !!
Servi à rien… Servi à rien… Servi à rien… »
- Je suis restée clouée sur place par les mots de mon frère. Le lendemain, il m'envoyait au couvent soit disant pour mon éducation, mais au fond, je crois que c'était parce qu'il me prenait pour un monstre. Il est parti sans me regarder, sans rien me dire…
Hyacinthe se tourna de la fenêtre vers Allen, un sourire traversé de larmes.
- Et toi, Allen… Tu me rappelais le doux visage de mon frère, avant qu'il me déteste… J'étais tellement heur…
Elle se tut, la tête sur l'épaule d'Allen qui s'était approché pour la serrer d'une étreinte fraternelle qu'elle n'avait reçue depuis plus de cinq ans. Il comprenait maintenant la violence et l'âpreté des mots de Kanda qu'elle avait dû éprouver.
- Tu l'as sauvée, assura-t-il. Je sais que ta mère n'aurait pas voulu voir son fils se faire tuer de la sorte. Tu as sauvé ton frère, alors tu as sauvé ta mère. Je suis certain que Guillaume ne pensait pas les choses qu'il t'a dites. Accorde-toi le pardon, Hyacinthe.
Ces paroles… Elle avait eu beau se les répéter inlassablement depuis tout ce temps, elle n'arrivait pas à y croire. Mais si lui les lui disait, sa délivrance s'opérait enfin. L'âme enfin purifiée, Hyacinthe chassa ses larmes d'un battement de cils et s'accorda à serrer ce frère que la providence avait mis sur sa route.
- C'est toi qui viens de me le donner, Allen. Merci.
Plus loin, quand un cœur revivait enfin, un autre s'éteignait. Remise de son manque d'air, Lenalee avait été mise au courant de l'incident du verre cassé et avait voulu voir comment se portait Hyacinthe. Elle regretta bien vite sa compassion quand elle avait trouvé Allen et Hyacinthe, loin de tout, enlacés. Quelle idiote elle faisait. Mais que croyait-elle ? Après tout, c'était prévisible depuis le moment où Hyavinthe avait vu Allen. Le cœur meurtri, Lenalee fit demi tour sans un mot.
Après un temps Hyacinthe s'écarta de Allen et le remercia chaudement pour sa patience et sa gentillesse. Mais elle devait se raisonner, elle courrait plus derrière l'image qu'il lui inspirait que pour autre chose.
- Je lève mon contrat de chasse sur toi, sourit-elle. Je laisse tes lèvres à une autre.
- Ah… Merci… répondit le garçon, un peu embarrassé.
Son amie lui retourna un sourire en coin avec un sourcil en l'air.
- Lenalee me parait bonne candidate, tu ne trouves pas ?
Pfiout ! Une douce nuance pivoine teinta le visage de l'exorciste qui se mit à agiter les bras avec nervosité. Lenalee ? Mais non enfin ! Et pourquoi disait-elle cela d'ab…
- Allons, j'ai bien vu comment tu la regardais, plaisanta Hyacinthe. C'était trop craquichou. De toute façon, en parlant de craquichou, maintenant, c'est « Only Yû » !
- Au fait, si moi c'était parce que je ressemblais à Guillaume, Kanda c'est pourquoi ?
- Parce qu'il est très beau.
Silence. Si elle devait le lui dire en face, il paierait cher pour en voir le résultat.
Ah oui, au chap 8, j'avais oublié de signaler l'autre petit anachronisme de cette histoire. Quand Lavi dit «A mon avis, la seule effervescence qu'il connaît, c'est celle de l'aspirine… », c'est une petite erreur, car en effet, même si le procédé de l'aspirine existait déjà à cette époque, le nom ne viendra qu'en 1899 si mes souvenirs sont bons. Voilou. XD
Enfin le mystère s'est complètement levé sur Haycinthe. Complètement ? Je pense que je pourrai encore vous surprendre avec elle…
Prochain chapitre, la vraie aventure commence !
