Salut à tous ! Chapitre tout frais sortant de correction ! ehehe !

Tout d'abord, merci pour ceux qui ont voté sur mon profil ! Le vote sera fermer après la clôture de la seconde année et les résultats exposés pendant deux semaines. Ensuite, j'ouvrirais un autre poll, presque semblable, pour le 2nd X-Over HP/OP "War Mage".

Ensuite, n'ayant pas encore très bien avancé la troisième années de "Hogwart with some pirates", je lancerais donc l'autre fic.

Enfin, merci à Mana.Y (Marco à commencer à Poudlard à la même époque que les Maraudeurs y sont entrés ;Momo-okami (nan, désolé, pas de scène de la salle commune, ni de match) ; Olympe2 (pas de match, navrée ^^') ; Yzeute ; Senteur Canelle ( j'en réserve un peu plus pour le tome 3) et Guilty Yoru

Et à présent, je vous souhaite une bonne lecture !


Madame Pomfresh était furieuse. Et le renne qui semblait l'assister avait l'air à la fois outré et mort de rire. La femme rageait que l'on n'eut pas apporté Harry un peu plus tôt, elle n'aurait pas eu à lui faire repousser des os.

- Je propose qu'on boycott le cours de Lockhart, annonça Ace.

- Pour une fois que tu as une bonne idée, Portgas, approuva Dubois.

- Je ferais passer le mot aux Serdaigles et Poufsouffles, soupira Sabo. Allez, repose-toi, Potter.

Et il quitta l'infirmerie, imité par son frère et l'équipe de Quidditch.

Le renne apporta une bouteille bizarre à madame Pomfresh.

Luffy était... perturbé de voir le bras d'Harry sans os.

- Un souci ? demanda Harry à son ami.

- Rien...

Il remarqua qu'il massait sa main, et, voyant la façon dont les doigts du garçon s'enfonçait facilement dans sa main, il comprit. Voir quelque chose de si semblable à son pouvoir semblait être dérangeant pour lui, puisqu'il savait qu'il n'y avait qu'un seul homme caoutchouc.

Pendant que Madame Pomfresh versait dans un verre le liquide que Harry devrait boire pour retrouver des os dans son bras, Luffy et Ron aidèrent le malade à se mettre en pyjama.

- C'est... aussi bizarre que ça, d'être en caoutchouc ? demanda Harry tout bas alors que Luffy l'aidait à enfiler une manche.

- J'ai des os, ils sont justes eux aussi en caoutchouc, lui dit Luffy. Je me sens pas différent d'avant que j'ai consommé mon akuma no mi. J'ai juste un corps plus souple que les autres.

- Je vois...

Le renne se glissa dans le rideau, transportant le verre avec le liquide sur un plateau qu'il posa sur un lit.

- Je vous conseille de vous reposer, vous n'aurez pas une nuit des plus faciles, conseilla le renne de sa voix douce. Luffy, tu peux faire en sorte qu'Ace ne soit pas envoyé ici à chacune de ses crises ?

- Je verrais, Chopper.

Le renne s'éloigna loin du lit.

- C'est... bizarre, commenta Ron.

- C'est Chopper ! sourit Luffy.


- MARCO !

Ace se précipita au chevet de l'homme couché dans un lit de l'infirmerie, sans vie.

Les larmes aux yeux, il le secoua, ignorant Dumbledore et Chopper qui essayaient de l'éloigner du corps.

Des flammes bleutées et dorées s'élevèrent brusquement de ses yeux et de sa poitrine, alors que le mort prenait une profonde inspiration, avant de se mettre à tousser à profusion.

Ace fut soulagé et se laissa glisser sur une chaise proche, une main sur le cœur. Croire qu'il l'avait perdu n'était vraiment pas bon pour ses nerfs. Un peu plus, et c'était l'incendie.

- Doucement, mon brave, conseilla Dumbledore.

Marco s'agita dans le lit et se redressa, faisant signe à Dumbledore de s'éloigner, histoire que Chopper puisse mieux l'assister. Il continua de tousser un long moment, alors que les flammes disparaissaient, et respira profondément.

De zoan à zoan, pas besoin de se cacher. Le jeune médecin savait quoi faire pour lui.

- Je vais bien... souffla Marco.

- La Chambre des Secrets a-t-elle vraiment été rouverte ? demanda Dumbledore.

- Je n'en sais rien, j'étais pas là à cette époque. Je me souviens d'un immense œil jaune, puis plus rien. Le gamin que j'ai surpris dans le couloir...

- Le jeune monsieur Crivey a été pétrifié.

Marco se tourna vers l'autre lit où était étendu le petit Gryffondor, et soupira.

- Je pense qu'il serait sage que vous restiez ici, au moins ce soir. Je vais vous donner une rumble ball, ça accentuera les capacités régénératives de votre akuma no mi, Marco-san, dit Chopper.

- Si c'est le médecin qui le dit... soupira Marco, en se laissant aller dans ses coussins. Je pense que vous devriez réfléchir à comment la Chambre a été ouverte. Ace, va te coucher.

- Avec tout le respect que je vous dois, Taishou, Oyaji serait fou de rage de savoir qu'il n'y ait personne pour garder vos arrières pendant que vous vous remettez d'une mort, pointa Ace en croisant les bras sur sa poitrine.

- Et Oyaji aurait ma tête si je te laissais traîner dans les couloirs, avec un truc qui a essayé d'avoir ma peau en liberté, yoi. Au lit, Portgas.

Les deux pirates se regardèrent un long moment, puis Ace se leva et s'en alla. Le regard du jeune homme voulait tout dire. Il n'aimait pas l'idée de le laisser seul, surtout quand il avait cru pendant quelques instants qu'il était mort.

Mais y avait des gens avec eux, ça serait très louche que le Phénix le laisse dormir avec lui, même en toute innocence.

Ce n'était vraiment pas le moment.

- Je vais le raccompagner, assura Chopper.

Et il se transforma en renne pour partir à la poursuite du jeune homme.

- Eh bien, je vous souhaite une bonne nuit, mon cher, souhaita Dumbledore en s'en allant.

Marco attendit un instant, et claqua des doigts, changeant ses vêtements en pyjama confortable et ample. Il se leva sur des jambes assez faibles et se saisit d'une chaise pour aller rejoindre le lit d'Harry, qui faisait semblant de dormir.

- Douloureux de se faire repousser des os, Potter ? demanda Marco en s'asseyant. Inutile de faire semblant de dormir, je sais que tu es éveillé, yoi.

Harry se redressa dans son lit et prit ses lunettes.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda Harry.

- Pas grand-chose. Je faisais ma ronde dans les couloirs, j'ai entendu la créature, je me suis précipité sur les lieux, mais trop tard, Crivey était déjà pétrifié, yoi. J'ai eu le malheur de lever les yeux et pouf... le noir. La suite, tu la connais. On peut dire que cette créature peut tuer d'un seul regard. Je pense savoir à quoi on a affaire, mais il me manque quelques indices, yoi.

- On... aurait cru que vous étiez mort.

- Oh, mais j'étais mort. Sauf que ma particularité fait que je ne peux pas mourir aussi facilement. Je présume qu'Ace a fait une crise de panique.

- Très grosse, même.

Marco soupira et se massa la nuque. Il s'en doutait, vu son obstination à rester. Mais il ne pouvait pas se le permettre.

- Tu n'es pas le coupable, Potter. Je sais ce qu'on raconte, mais c'est des sornettes.

- Pourtant, à l'origine, c'est à Serpentard que le Choixpeau voulait m'envoyer, murmura Harry. Peut-être qu'ils ont raison et que c'est moi.

C'était la première fois qu'il en parlait à quelqu'un.

- Non. Tu as choisi Gryffondor. Le plus important n'est pas ce qui est dit par les autres, yoi. Ce sont tes choix qui ont le plus de valeur.

Harry regarda Marco avec espoir.

- Tu connais sans doute Nami, non ? Elle a tout ce qu'il faut pour entrer à Serpentard, sauf le sang, yoi. Pourtant, elle a choisi Serdaigle, et elle s'entend bien avec des Gryffondors. Tout est une question de choix. Si tu décides de choisir, alors, tu n'as plus aucune entrave et tu es libre de choisir qui tu veux être, toi.

- Je ne suis pas sûr de bien saisir, professeur.

- Ce n'est pas grave, tu comprendras plus tard, yoi. Sabo t'aurait fait une citation de jeu vidéo, mais je vais m'abstenir. Quand tu seras plus grand, tu comprendras ce que ça fait d'avoir le pouvoir de choisir, et de le décider, yoi.

- Sensei ?

- Oui, Potter ?

- Je me pose une question... au sujet d'Ace... en début de semaine, Hermione a fait une comparaison innocente... et la réaction d'Ace m'a... interpellé, je dirais.

- Il m'en a parlé. Mais ce n'est pas à moi de te dire ce que tu veux savoir, Potter. Chacun sa croix.

- Quel est la vôtre, si ce n'est pas trop indiscret...

Marco garda un instant le silence, puis en soupirant il dit d'une voix morte, sans émotion :

- Tu sais ce qu'est un elfe de maison ?

- C'est à cause d'un elfe de maison que je suis dans ce lit et que je suis en probation pour le reste de l'année.

- Alors je vais te dire une chose... j'ai passé mon enfance à les envier...

Harry fronça les sourcils, alors que Marco racontait à voix basse et éteinte :

- Je suis un ancien esclave, Potter, j'ai une marque au fer rouge dans le dos pour en témoigner. J'avais trois ans quand je suis devenu l'oiseau de compagnie d'individus immondes, qui m'ont forcé dans la gorge ce cadeau de Davy Jones. J'avais dix ans quand j'ai enfin rencontré quelqu'un qui m'a traité en humain pour la première fois, yoi. Cet homme est devenu un nouveau père, un parfait remplaçant pour mon vrai père qui m'avait vendu à mes maîtres, yoi. Quand j'ai commencé à enseigner ici, à l'âge de quinze ans, je commençais tout juste à me voir de nouveau en humain... et à apprendre à voler, yoi.

- Désolé, professeur, ça me regardait pas.

- Je compte sur toi pour que ça reste entre nous.

Harry hocha la tête.

- Plus je passe de temps ici, plus je découvre que le monde est mauvais, murmura le garçon.

- Si Sabo-kun a foi en l'humanité, ça veut dire que tout n'est pas perdu, yoi. Bonne nuit, Potter.

- Bonne nuit, professeur.

Marco se leva. Il reprit sa chaise et retourna à son lit, dans lequel il se laissa tomber en grognant. Un claquement de doigt et les rideaux furent tirés sur son lit.

Harry se laissa retomber dans ses coussins, fixant le plafond.

Il avait toujours cru que les Dursley étaient des monstres.

Puis, en voyant Dobby, son opinion avait légèrement changé. Par rapport à ce que vivait cet elfe, sa vie chez sa famille lui semblait presque normale...

Mais là, son professeur venait de lui montrer à quel point il était chanceux. Il n'avait pas été très spécifique, mais le simple fait d'apprendre qu'il avait été un esclave... qu'il avait dû apprendre ce que c'était que d'être humain et de se voir en tant que tel... Harry n'osait même pas songer à imaginer le genre de choses que son enseignant avait subies quand il était jeune. Quelque chose lui disait très clairement, avec des lettres couleurs néons, que le traitement de Vernon à son égard ressemblerait quasiment à de vrais démonstrations d'affections, face à ce que Marco avait vécu en étant gamin.

Et être marqué en tant qu'esclave...

Harry retira ses lunettes et se tourna sur le côté, se doutant qu'il ne trouverait sans-doute pas le sommeil cette nuit là.


- J'ai des nouveautés au sujet de la Chambre des Secrets, annonça Sabo, adossé contre la cabine, regardant Hermione et Sanji bosser sur la potion, pendant que Ron les regardait faire.

- Quoi donc ? demanda Harry.

- Lucius Malfoy est hors de cause. L'ouverture a eu lieu à l'époque de Ji-chan. J'ai consulté les registres avec l'aide de Robin, et Lucius n'était pas à l'école à cette époque. C'est peut-être un de ses parents, ou Voldy.

- Vous savez pour le professeur Fushisho ? demanda Sanji.

- Qu'est-ce qu'il a ? demanda Hermione.

- Il a failli y laisser des plumes. Ace est venu me chercher, il arrivait pas à dormir à cause de ça, répondit Sabo.

- Oh, c'est pour ça que vous avez dormi tous les trois devant la cheminée de Gryffondor, comprit Sanji en jetant quelque chose dans le chaudron.

- Non, un professeur pétrifié ? s'étrangla Ron.

Sabo leva les yeux au plafond et secoua la tête.

- Non, il n'est pas pétrifié. Il est parti ce matin, quand je me suis réveillé, fit Harry. Il était néanmoins dans le même couloir que Crivey.

- Marco est mort, la nuit dernière, mais avec... sa particularité, il est revenu à la vie.

Hermione s'immobilisa un instant, puis se tourna vers Sabo.

- Un phénix ! Le professeur est un phénix ! J'aurais dû le découvrir plus tôt ! Fushisho veut dire phénix, après tout !

- Aaaah~ ! Hermione-chan est si intelligente ! fit Sanji en faisant une drôle de danse.

- Il va pas bien, commenta Ron en le regardant.

- Presque, Hermione. Marco est un phénix de feu.

- C'est une espèce extrêmement rare, quasi mythique, fit la demoiselle en ouvrant des yeux ronds.

Sabo hocha la tête.

- Jamais entendu parler, avoua Ron.

- Tu sais à quoi ressemble un phénix ? demanda Sabo, alors que Sanji retournait au chaudron avec Hermione.

- Oui, et ?

- Tu le grossis de deux tailles, tu lui donnes un bec plus court, une queue plus longue, des plumes bleu et or qui ressemblent à du feu, et tu auras un phénix de feu. Pour Marco, tu lui donnes une taille humaine, un regard fatigué avec des motifs de lunettes autour des yeux et un motif sur les plumes de la poitrine.

- C'est dingue, commenta Harry. Je me souviens brièvement de ça, l'année dernière, quand il m'a sauvé de Quirrell, dans la forêt. Mais j'étais à moitié aveuglé par la douleur, j'ai vu que du bleu éclatant, avant qu'il ne redevienne humain.

- Marco est tombé sur le pire truc qui soit, soupira Sanji en tournant une sucette dans sa bouche, qu'il utilisait pour compenser la cigarette quand il était à l'école. Sa forme animale est belle et rare, en plus d'avoir des capacités de logia.

- Sur le marché noir, s'il est vendu en esclave, il pourrait partir à un prix de plusieurs centaines de milliards, si ce n'est plus, soupira Sabo.

- J'espère que ça n'arrivera jamais, j'apprécie énormément le professeur Fushisho.

Harry ne fit aucun commentaire. Son professeur lui faisait confiance.


- Vous y arriverez ? demanda Zoro alors qu'ils disaient au revoir à Ron, Hermione et Harry pour les vacances de Noël.

- Je me chargerais de veiller sur eux, assura Sabo. Et y a toujours Robin et Marco ici, en cas de pépin.

- Tu viens pas passer les fêtes avec nous ? bouda Luffy.

- Iie. Pas cette fois. Mes parents ont failli mettre la main sur moi l'autre jour, ils songeront jamais à ce que je reste à l'école, vu comment je fuyais mes précepteurs à l'époque. Ace !

Ace finit d'enfoncer son chapeau sur son crâne, pour regarder Sabo.

- Bon annif en avance, vieux frère. Seize ans, c'est un bel âge, ne ?

- Oh, c'est bientôt ton anniversaire ? s'étonna Hermione. Bon anniversaire. C'est quand ?

- Merci, mais j'aime pas mon anniversaire, même si tout le monde s'obstine à me le souhaiter, fit Ace. Bonne chance. Sab', tu as la carte ?

Le blondinet tapota sa poche et ils firent un dernier au revoir aux pirates qui s'en allaient.

- Hermione, j'ai mis tous les ingrédients dans un sachet derrière la cuvette, fit Nami en se tournant une dernière fois vers eux.

- Merci beaucoup ! sourit la demoiselle.

- Pourquoi il n'aime pas son anniversaire ? demanda Ron.

- Portgas D. Rouge, la mère d'Ace, est morte en couche. Le jour de son anniversaire est un jour de deuil. Nous avons du boulot, je crois.


Marco fit face à Lockhart sur l'estrade, devant tous les élèves présents pour le club de duel. Il était agacé, ça se sentait.

- Je préférerais dueller avec Severus, Gilderoy, annonça Marco.

Le faire avec cet abruti heureux ne servirait à rien.

- Auriez-vous peur, mon cher Marco ? sourit Lockhart de toutes ses dents.

Sabo essaya de ne pas rire, alors que Marco se contentait de regarder Lockhart avec un sourcil levé.

- Pourquoi tu te marres ? demanda Ron.

- Je connais assez bien les Shirohige pour savoir que seul Ace et leur capitaine peuvent s'en sortir quand il lève ce sourcil. C'est preuve d'agacement. En général, devant une blague aviaire. Si Lockhart ne se calme pas, il va perdre toutes ses dents.

- Je parie tout ce que j'ai en banque que s'ils se battent, c'est Lockhart qui va ramasser, souffla Harry.

- Voyons, il a peut-être une chance face à lui, protesta Hermione.

Sabo lui lança un regard et elle soupira :

- D'accord, d'accord, il n'a aucune chance face à quelqu'un qui a pour habitude de se battre sans retenue.

Sabo lui sourit et croisa les bras derrière sa nuque.

Rogue monta sur l'estrade, remplaçant Lockhart, qui avait jugé plus prudent d'accéder à la demande du professeur de Magie Naturelle.

- Pour ceux qui se spécialiseront dans la magie sans baguette, le professeur Fushisho va vous montrer le salut réglementaire, annonça Rogue. Quant à moi, je ferais celui avec baguette.

Marco plaça un poing dans sa main et s'inclina, sans lâcher du regard Rogue, qui s'inclina lui aussi, avec un geste de la baguette. Ils se mirent ensuite en garde, Rogue la baguette devant lui, Marco un pied en arrière, ses mains légèrement pliées, croisées devant lui.

- Si quelqu'un veut bien donner le signal, yoi, demanda Marco.

- HAJIME ! lança Sabo.

Un premier sort jaillit de la baguette de Rogue, et Marco l'esquiva agilement, avant de lancer un sort du bout de son doigt, alors que son autre main faisant un geste montant.

Rogue sauta en arrière, se dégageant du bois qui avait essayé d'emprisonner ses jambes et riposta.

Les deux hommes ferraillaient en silence, échangeant sortilège sur sortilège, mais ça se voyait que Marco avait l'avantage, et bientôt, Rogue perdit sa baguette, atterrissant plus loin sur l'estrade.

- C'est dément, souffla Ron, les yeux ronds.

- Sabo ? demanda Harry.

- Oui, Potter ?

- Sensei... il y est allé doucement sur lui, n'est-ce pas ?

Sabo lui sourit, l'air de dire 'bien évidemment'.

- Merveilleuse démonstration ! Bien entendu, ça aurait été encore plus palpitant si j'y avais participé, mais il faut bien laisser la gloire à ses collègues, de temps à autres ! intervint Lockhart en remontant sur la scène.

- Je pense que le Phénix a bien envie de commettre un meurtre, murmura Sabo en voyant Marco glissait son pouce dans sa ceinture.

- Comment tu le sais ? demanda Hermione.

- Il cache une lame à cet endroit.

Cela refroidit l'ambiance, pour le coup.


- Potter qui encourage un serpent à tuer un camarade de classe... c'est la meilleure, soupira Rogue dans le bureau de Marco.

- Non, il lui a demandé de ne pas attaquer, justement, yoi, fit le Phénix en se laissant tomber sur sa chaise. Je comprends le langage animal, ce n'est pas pour rien.

- Les commérages vont aller bon train. Le grand Harry Potter, Héritier de Serpentard. Nous avions déjà le Prince des Pirates...

- Rogue. Laisse Portgas hors de cette conversation. Si tu cherches un prince, d'ailleurs, y'en a un juste devant moi... n'est-ce pas, Prince de Sang-Mêlé ?

Rogue soupira profondément et fit tournoyer son verre d'alcool, regardant pensivement Marco lire quelques papiers.

- Ce n'est pas grand chose, face au Phénix que vous êtes, sensei.

- Tu ne sais pas grand-chose, Severus... apprend et parle ensuite.

- Hmph.


Sabo,

J'ai bien reçu ta lettre, et bien que je sois inquiet de cette situation, on ne peut pas faire grand-chose. Ji-chan ne pense pas que les Malfoy soient les responsables, mais il pense qu'il serait sage de vérifier, tout de même. Il pense -et Oyaji est du même avis- que le Lord des Cons, Voldy, est derrière tout ça. Vois avec Robin si tu peux remonter sa lignée, et voir s'il n'a pas actuellement un parent à Poudlard qui pourrait être le coupable.

En attendant, sois prudent. Même si tes parents viennent de réaliser qu'il y a un certain avantage à avoir un sorcier dans la famille, tu restes, à cause d'eux, un enfant de Moldus, donc une victime potentielle. Ni moi, ni Luffy, ne voulons te perdre, alors, prend garde à toi, ne ?

Oh, et rassure Potter. Ce n'est pas parce qu'il parle aux serpents que je vais me mettre à croire que c'est lui qui pétrifie tout le monde. Je serais plus du genre à rejoindre les jumeaux pour lui faire un passage, afin de l'escorter jusqu'à la Chambre des Secrets et qu'il puisse prendre le thé avec son serpent préféré, plutôt que de fuir sur son passage. Enfin, tu vois où je veux en venir, quoi.

Je te laisse, prends soin de toi, passe un bon Noël et salue les autres pour moi.

Affectueusement,

Ton aniki Ace.

P.S. Dis à tu-sais-qui qu'il me manque et que je l'aime, s'il te plaît. Oyaji veut pas que je lui écrive directement ce genre de chose, de peur que le Jiji intercepte la lettre.

Sabo baissa la lettre et toqua à la porte de la cabine d'Hermione quand Chopper arriva, soulageant Ron et Harry qui venaient de revenir de leur expédition de chez les Serpentards.

- Hermione, sors de là, Chopper est là.

- Non ! fit la voix d'Hermione.

- Allez... j'ai vu pire que quelqu'un avec une tête de chat.

- C'est bien simple, soit je défonce la porte, soit, vous sortez toute seule. Robin, apporte une cape, fit Chopper.

En effet, Robin entra à son tour, une cape sur le bras, qu'elle lança par dessus la porte de la cabine.

- Merci professeur, marmonna Hermione d'une voix étranglée.

- Cela vous donne un certain charme, demoiselle, vous ne devriez pas avoir aussi honte pour si peu, sourit Robin.

- Qu'est-ce que vous en savez ? demanda Harry.

Robin eut un sourire mystérieux.

- Elle sait tout, faut pas chercher, c'est Robin, soupira Sabo alors que la porte de la cabine s'ouvrait enfin sur Hermione qui avait le visage caché sous la capuche de la cape.

Chopper prit une apparence presque humaine et conduisit Hermione hors des toilettes.

- Tu as espionné, ou on doit te faire le résumé ? s'enquit Sabo.

- J'ai espionné, et Fushisho-san vient d'envoyer une lettre à un agent infiltré chez les aurors au sujet de quelque chose d'intéressant sous le salon des Malfoy, annonça Robin. Je suis en train de retracer l'arbre généalogique d'un autre suspect.

- Eh bien, on est pas plus avancés qu'avant, soupira Ron.


- Je l'aime pas... annonça Ace.

Luffy hocha la tête, alors que Sabo se massait le nez, essayant de se souvenir de quelque chose.

- C'est qu'un journal intime, pointa Nami.

- Un journal intime n'a pas une voix semblable à celle d'un humain. Et encore, ce n'est même pas humain c'est... comment décrire...

- Mauvais ? proposa Luffy.

- Ouais. Et puis... y a Potter...

Harry cessa de s'avachir sur la table en regardant le journal de Jedusor, au milieu d'eux, pour regarder Ace.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Tu as deux voix, ce qui n'est pas possible. Et l'une des voix, bien que faible, est identique à celle du journal, lui dit Sabo.

- C'est quoi cette histoire de voix ? demanda Ron.

- Le Kenbushoku no Haki permet de percevoir la voix des gens autour de nous. Plus on le développe, plus le champ d'action est grand, et certains parviennent même à percevoir la voix des objets, expliqua Sabo. C'est pratique en combat, puisqu'on peut percevoir les coups à l'avance. Mais ce journal n'a pas la voix d'un objet.

- On devrait confier ça à un prof, déclara Sanji en retirant sa sucette de sa bouche.

- Vu que le journal date d'il y a cinquante ans, si on arrive à en tirer quelque chose, on en saura plus sur la Chambre des Secrets, proposa Hermione.

Les deux plus vieux soupirèrent.

- Faîtes ce que vous voulez, mais ne venez pas pleurer. On vous aura avertis, commenta Zoro en se levant. Je vais faire des passes d'escrimes dans la salle sur demande. Ace ? Sabo ?

- Non merci, révisions pour moi et monsieur Portgas, en prévision de nos B.U. , déclina Sabo, faisant grogner son frère.

- Mais j'ai pas besoin de ce diplôme, k'ssou, grogna Ace.

- Lève-toi, monsieur le râleur, et en avant, lui dit Sabo en l'entraînant avec lui par le col.


- TOUS AUX ABRIS ! cria Sabo en se réfugiant en cours d'histoire avec Ace.

Ils fermèrent la porte et tentèrent de la bloquer des cupidons ailés à leur poursuite.

- Je vais écorcher vif Lockhart, grogna Ace en pesant de tout son poids sur la porte.

- ||Imagine que Marco voit ton succès||, souffla Sabo en japonais, avec un sourire.

- ||La moitié est à toi||, répliqua Ace.

Robin eut un sourire et croisa les bras, fermant les yeux.

Derrière la porte, douze messagers engagés par Lockhart pour la Saint Valentin se retrouvèrent à terre, les ailes brisées.

- L'incident est clos, messieurs, si vous vouliez bien prendre place, demanda Robin avec un sourire.

Sous le rire de leurs camarades, les deux frères allèrent s'installer à leur place.

- Donc, nous allons continuer les origines de la société actuelle, en parlant cette fois des prédécesseurs des elfes de maisons. Quelqu'un sait ce qu'ils étaient avant ?

Sabo leva le bras, tout en sortant ses notes de cours. Son frère en faisait autant, mais avec leur livre d'histoire.

- Oui, monsieur Silver ?

- Ils étaient auparavant une espèce rare appelée Alfae, très semblable à l'humain. Dans la culture moldue d'aujourd'hui, les elfes des films et romans sont de bonnes représentations de ce que l'on pense qu'ils étaient.

- Dix points à Serdaigle, c'est une excellente réponse. Quelqu'un peut me dire quand ils ont disparus ?

- Siècle perdu, murmura Ace.

- Plus fort voulez-vous, monsieur Portgas, encouragea Robin.

- Il y a huit à neuf siècles, on suppose, sensei. Peu de données écrites restent de ce qu'il y avait à cette époque, et les récits parlant d'eux sont rares.

- Dix points à Gryffondor. Donc, nous allons aujourd'hui parler de découvertes récentes appuyées par des données archéologiques, qui pourraient expliquer comment les elfes de maison ont vu le jour.

Et la jeune femme continua, avec beaucoup de passion, la leçon.


Marco se laissa tomber sur sa chaise, épuisé par la journée de cours, et se saisit de ses lunettes de lecture pour commencer l'étude des derniers rapports.

Il tira une feuille de la pile à lui, et se retrouva avec une lettre et un paquet assez long sur son bureau. Levant un sourcil, Marco ouvrit la lettre et sourit devant les mots innocents écrits sur la feuille :

« Bonne saint valentin, Marco.

Aishiteru,

Ace. »

Toujours mieux que les choses horribles avec des ailes qui avaient ridiculisés tous les élèves durant la journée, à cause de Lockhart. Même Potter y était passé ! La pauvre petite Weasley. Par rapport à ses autres frères (les jumeaux exclus) elle avait du talent pour la Magie Naturelle. Elle ferait une redoutable sorcière.

Marco ouvrit le paquet et se retrouva avec une tablette de chocolat visiblement fait main, vu les petits motifs et la forme de la friandise. Avec un sourire, l'homme en coupa un morceau et le croqua.

- Merci, Ace, souffla-t-il.

C'était presque dommage de le manger.


Marco laissa tomber sa plume quand Ace lui raconta ce qu'il s'était passé avec Harry, le quinze février.

- Allons le voir, immédiatement !

- J'aurais dû prendre ce journal par la force, soupira Ace.

- Tu ne savais pas, et tu ne sais toujours pas. J'ai un soupçon, mais rien pour le confirmer, yoi.

Marco sortit de derrière son bureau et suivit Ace à pas rapides jusqu'à la tour de Gryffondor.

Tout le monde regarda l'enseignant entrer dans la salle commune et marcher à grand pas vers Harry, dans un coin de la pièce avec ses amis, faisant leurs devoirs.

- Vous avez en votre possession quelque chose appartenant à Tom Elvis Jedusor, non ? souffla tout bas Marco.

Harry regarda l'enseignant, puis Ace, avant de hocher la tête.

Marco jura.

- Allez me le chercher, et vite.

- Pourquoi ? demanda Harry.

- Parce que vous avez entre vos mains un objet dangereux. Jedusor était un mage noir.

Harry se leva d'un bond et courut jusqu'à son dortoir, sous le regard surpris des autres, Marco et Ace sur les talons...

Le trio s'arrêta en voyant l'état du dortoir.

- Wouhawe... commenta Ace. Quelqu'un t'en veut vraiment.

Harry fouilla ses affaires et se redressa, une main dans les cheveux.

- Le journal a disparu, professeur.

Marco jura.

- C'est... vraiment un objet dangereux ? demanda Harry.

- Je n'ai pas encore identifié ce que c'est, mais je crains que ce soit ce que je soupçonne, yoi.

Il frappa dans ses mains, et tout retourna à sa place.

D'un pas plus calme, il descendit de la tour.

Une fois dehors, Ace lui posa une main sur le bras.

- Le journal avait une voix... qu'est-ce que tu soupçonne ? demanda-t-il.

- Tom Elvis Jedusor est plus connu sous le nom de Voldemort. Et je crains que ce ne soit un horcruxe. C'est de la mauvaise magie, Ace. Très mauvaise, yoi. Il a amputé son âme d'un morceau afin de pouvoir échapper à la mort.

Ace frissonna.

- Nous nous battons contre un puissant mage noir, soyons prudents, yoi.

- Marco... Potter...

Marco soupira profondément et tourna un regard triste vers Ace.

- Le fragment est encore endormi. Dès son éveil, il faudra avertir Potter de la menace. Qu'il en devienne un n'était peut-être pas volontaire, mais cela veut dire une chose... cet homme voulait en faire plus, et pour le coup, on peut supposer qu'il y en a plus. Nous avons face à nous une hydre. Nous ne savons pas combien de coups seront nécessaires pour abattre la tête immortelle.

- Et pour Hagrid ?

- Il semblerait qu'il soit une victime qui ait payé pour cet idiot. Il n'a rien fait d'autre, yoi.


Note de Clockie

A la base, c'était : "De la mauvaise magie, c'est, Ace." Marco en mode Yoda, maintenant je le vois avec la peau verte, les oreilles pointues tombantes et le reste. Assez traumatisant.

J'ai passé un très bon vendredi. Quoi de mieux qu'une longue promenade, seule dans les bois, pour se vider l'esprit ? Oh, d'accord, j'étais un peu perdue. Mais comment voulez-vous faire une course d'orientation si la fille qui a la carte part toute seule ? ... Comment ça, "retourner sur ses pas" ? Ah ! Faudrait déjà savoir où étaient ses pas !

Et en plus, il fait chaud. Si déjà à 26 degrés je me sens pas bien, qu'est-ce que ça va être cet été... Le point positif, c'est que mes nerfs ont craqué et que le prof d'histoire ne savait pas comment gérer ma crise de larmes, donc je suis rentrée plus tôt ^^