Saluuuuut! J'ai survécuuuuu! *brandit victorieusement le poing en l'air, la main gauche ressemblant à une momie égyptienne suite à une rencontre fortuite avec une cafetière (pleine)*

-Nan, sans blague... T'aurais mieux fait de crever tiens.

Roh, ça va Lucifer, ronchonne pas!

réponses aux revieeeeews! (oui, je me tape un délire toute seule...) (m'en fous, j'fais ce que je veux d'abord) Merci à Lussynlight (a y'est! ai répondu à ton MP!), Ptit Laiko (c'est sûr, l'Enfant blanc était autrement plus sombre que ce délire qu'est Feu et foudre, héhé...), Pureya (à qui j'ai répondu deux fois pour la même review... *grosse boulette devant l'éternel* alors je sais pas si je suis née direct sans les neurones ou si je les ai grillés à force de faire quinze milles conneries) et Taraimpératrice (aaaah! t'inquiètes, moi aussi je KIFFE les bastons! Hé, Bleach est un shonen non? Alors faut que ça cogne sec! Et avec mes deux persos plus proches du barbare viking assoiffé de sang que de la gentille princesse qui attends qu'on vienne lui sauver les miches, vous allez en bouffer de la baston, parole de moi même! M'enfin, ce chapitre était un peu nécessaire, faut bien que j'explique les choses à un moment, on est d'accord!) ! Comme d'hab, vous gérez, je vous aiiiimmeeee!

Comme on me l'a demandé, voilà un pitit récapitulatif des noms des tigres de la Meute (ça serait con que je vous paume maintenant, hé!). Donc, on a:

- Gyomo (cauchemar), le gros tigre sombre qui n'arrête pas de se chamailler avec Benikyogai,

- Kyuusoku (rapide), le petit favori de Beni qui est un bâtard tigre / quelque chose de plus fin, super rapide,

- Akamushi (guerrier rouge), un immense vieux mâle au pelage roussi, et enfin

- Onibi (feu follet), une des plus jeunes femelles de la meute. Voili voilou!

Dans ce chapitre, désolée, on part loin de Benikyogai et Tora et vous faites la rencontre d'un de mes OC. Pour l'instant, son rôle n'est pas très important mais croyez moi, il en aura un sacré par la suite! Bon, c'est un sacré taré et je m'étais carrément lâchée... Sauf qu'en me relisant, j'ai préféré couper certains passages, un peu... gores. Je ne vous en dit pas plus et je vous laisse lire!

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Discalibur: touuuuuuuut est à Bleach, de Kubo-sama sauf Shun et ses fantasmes qui eux, sortent tout droit de ma cervelle nécrosée.

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Chapitre 8. Joli Petit Cul? On a un problème.


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Quelque part, loin, très loin du Rukongai, des Montagnes noires et des pétées qui y crèchent.

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Je m'ennuie.

Non, sérieusement, je m'ennuie comme un rat mort là. Et croyez moi, la vie -ou plutôt la non vie- d'un de ces rongeurs crevé, les yeux opaques, les tripes à l'air et la cervelle qui moisit... mon Dieu que c'est ennuyeux! Vous n'imaginez même pas.

L'œil morne et aussi expressif que celui d'une vache lobotomisée devant un champ de betterave, j'attrape une des fioles de verre qui traîne devant moi entre mes longs doigts puis m'amuse un peu à tapoter sa paroi transparente de l'ongle de mon index. J'en profite pour remarquer le fait que mes ongles ont un peu l'air d'avoir fait la guerre... Mmm, c'est vraiment peu esthétique ça. Bâclé, négligé... Bah! c'est ça de travailler nuit et jour dans un laboratoire en même temps.

Oh, j'aime bien ce travail -sauf quand je m'ennuie, là j'ai envie de me tirer une balle pour être honnête- mais je dois reconnaître que ce n'est pas l'idéal pour quelqu'un comme moi, qui fait toujours attention à ne pas paraître, justement, négligé. J'aime faire attention à mon apparence, voilà tout.

Je m'appelle Dosaimeki Shun, Shun étant mon prénom merci bien. Déjà que ce n'est pas une merveille ce prénom... Enfin, c'est toujours mieux que Dosaimeki en prénom ça, c'est sûr. Je fais 1,85m pour 78kg, je suis du signe astral scorpion, je suis un magnifique mec blond beau comme un dieu grec, je suis célibataire...

(quoi? je me présente, c'est tout)

(la politesse, vous connaissez?)

Bon, d'accord c'est pas vrai en fait je suis pas Scorpion. Le truc, c'est que je suis né mi-septembre, le 18 plus précisément. Du coup, mon vrai signe astrologique c'est Vierge. Ce qui est ultra-naze vu le nombre de blagues au goût douteux possibles -beaucoup trop à mon goût. Alors j'ai décidé que je serais scorpion, ce qui est beaucoup plus classe. J'aime bien le scorpion... petit, discret, distingué mais dangereux, carapacé, mortel au premier coup. Mmmm, comment ne pas aimer cette petite merveille de Mère Nature? Pour une fois qu'elle fait du bon travail!

Sinon, j'adore la cuisine japonaise mais ne me parlez pas de la cuisine occidentale que, malgré mon attirance irraisonnée pour les costumes italiens et tout un mode de vie occidental, je exècre au plus haut point, ou je vous arrache les globes oculaires à mains nues pour vous les faire gober.

Ah oui.

J'allais oublier.

Je m'appelle Shun Dosaimeki, je travaille pour le Bureau de Développement Technique de la 12ème division des Armées de protection de la Cour, physiquement vous me donneriez vinngt-cinq ans, je suis blond avec de magnifiques yeux bleus, célibataire, carrément beau gosse...

… et je suis un psychopathe de haut niveau à tendances névrotico-sadiques et meurtrières.

Bonjour.

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D'un petit coup d'œil derrière mon épaule dans le bureau qui m'est attribué dans ce laboratoire plutôt silencieux -de toutes façons, si un de mes collègues se met à faire du bruit... non, je ne le tue pas, je le torture- je vérifie rapidement que je suis bien seul. Ah, le calme, le silence, la solitude... Dieu que ça me plaît.

D'un geste sec, je sors d'un de mes tiroirs un paquet de cigarettes avant d'en sortir une avec une lente délectation. Mes yeux d'un bleu profond pétillant de joie à l'idée de me mazouter les poumons un bon coup, je place le fin tube entre mes lèvres fines délicatement ourlées. Oui, je suis... mmmm, plutôt bel homme. Pour ne pas dire carrément canon. Une fois, une femme m'a regardé et... elle est devenue aveugle.

Si, si.

Puisque je vous le dit!

Oh, quoi, je suis déjà psychopathe, dégénéré mentalement parlant, sadique, impulsif et limite schizo... Je peux bien rajouter mythomane à mon palmarès, non?

Avec un léger soupir de contentement, je me cale un peu mieux dans mon fauteuil à large dossier, clope au bec, avant de sortir mon briquet de cet espèce d'uniforme immonde du BDT. Sérieusement, j'ai l'impression de me trimballer avec une méduse crevée sur la gueule. Très sexy. Ah ces uniformes... ! Bwêrk! Ça ne vaux vraiment pas un de mes costumes italiens, parfaitement cintré.

Avec un petit mouvement du pouce -non, sérieusement, ces ongles c'est une horreur- mon briquet lâche enfin la petite flamme salvatrice qui va me permettre d'allumer cette cigarette et continuer à me faire le cancer des poumons du millénaire -pas du siècle non, je suis plutôt... âgé.

Psychopathe et accro à la nicotine...

Personne n'est parfait.

D'un second passage de mon pouce, le clapet métallique du briquet se referme dans un claquement sec, éteignant instantanément la petite flamme orangée. Savourant mon plaisir comme un roi, j'inspire une longue bouffée de fumée âcre. Un pur délice...

Mon poste ici n'est pas très intéressant. C'est... ennuyeux. Et quand je m'ennuie, il me vient toujours des idées... plutôt malsaines. Eyh, on est psychopathe ou on ne l'est pas. Enfin, je ne devrais pas me plaindre, je suis toujours mieux ici qu'en prison. C'était vraiment, mais alors vraiment ennuyeux là bas. Je m'ennuyais tellement que j'ai fini par buter tous mes codétenus. Moi qui aime tellement faire durer mon plaisir... J'aime prendre mon temps, voilà tout. Savourer les choses.

Quand ces gars du BDT sont venus me chercher, j'étais prêt à tout accepter pour ne pas continuer à ainsi mourir d'ennui au fin fond de cette prison, même un job de caniche en tutu dans une boîte de strip tease gay. Alors travailler dans un laboratoire, pour quelqu'un comme moi... Un psychopathe à qui l'on offre d'avoir accès à je ne sais combien de substances chimiques et bactériologiques toutes plus suspectes les unes que les autres, c'est comme un curé pédophile au milieu d'une maternelle.

-Shun! fait aussitôt une petite voix dans ma tête.

Bah tiens, la revoilà elle. Super. Agacé, je tire une nouvelle bouffée de poison nicotiné. T'es pas encore morte toi?

-Eh bien comme tu le vois... non.

Dommage.

-Je suppose que je ne disparaîtrait que le jour où tu rendras enfin service à l'Humanité en décédant. Tu sais, genre, suicide.

Je vous présente ma conscience. Et je vous préviens, elle est chiante. Eh oui, le monstre que je suis a une conscience. Ce n'est pas très logique, mais enfin, elle est bien là. Pour être honnête, ça me casse les couilles plus qu'autre chose et ce, dans les grandes largeurs. Sérieusement, qu'est-ce que j'en ai à faire moi d'une conscience? Ce n'est pas comme si ça allait me servir à quelque chose. Écoutez, quand on arrive à mon niveau, psychopathe de haute volée à tendances névrotico-sadiques et meurtrières avérées, c'est qu'on a étranglé notre saleté de conscience avec les intestins grêles de petits chatons innocents il y a un sacré bout de temps.

-Shun... On a l'impression que toutes ces pathologies sont des titres pour toi.

Amusé par la stupidité sans fond de cette petite voix bien décidée à ne pas me lâcher, je ricane, ma clope toujours coincée entre mes lèvres. Parce que ce ne sont pas des titres de gloire peut-être?

-Non! s'écrit-elle aussitôt de sa saleté de voix beaucoup trop aiguë et criarde. Ce sont des pa-tho-lo-gies!

Des titres.

-NAN! beugle t-elle soudain, agacée.

Parce qu'en plus d'être magnifiquement chiante, cette saleté a les nerfs à fleur de peau et passe son temps à me gueuler dessus.

Écoute petite conne, tout le monde n'arrive pas à mon niveau, ce n'est réservé qu'à une certaine élite, ce n'est pas à la portée de n'importe qui.

-C'est pas un titre de gloire d'être psychopathe-euh... se lamente t-elle.

Ah si, ah si. Psychopathe encore, ça va. C'est la base. Ça commence avec un simple trouble de la personnalité...

-Prends pas ce ton lyrique Shun... se désole ma conscience devant mon soudain accès de poète.

… au début, ça se caractérise par un certain comportement asocial, loin de ces autres enfants stupides et si simplets. Mais, c'est quand on se rend compte que... eh bien, qu'il n'y a aucun remords, alors là, là on est un psychopathe. Et c'est là que les choses amusantes commencent.

-Amusantes?! s'étrangle ma conscience, horrifiée. Parce que écorcher vif d'innocents petits chatons avant de mettre leurs cadavres dans le casier d'une petite fille, c'était amusant?!

Amusé par ce vieux souvenir, je glousse. Oh que oui, à hurler de rire...

-T'es un vrai fou furieux.

Waw. T'en auras mis du temps avant de le comprendre. Tu te rappelles quand les médecins m'ont diagnostiqué psychopathe de haut niveau?

-Parce que non seulement tu n'ressens pas de remords, youhou, fête du slip, mais en plus, tu adores ça...

Héhé, ne soit pas si désespérée très chère.

-C'est TOI le cas désespéré! s'énerve t-elle. Bref! Oui, je m'en rappelle... Putain, comment oublier ça? T'avais 8 ans et déjà ta bouille d'ange, t'as tellement choqué les médecins qu'il y en a un qui a fait une crise de cardiaque parce qu'il avait PEUR de toi, un autre s'est suicidé et le reste de l'équipe est encore coincé en hôpital psychiatrique.

Hin hin.

-C'est qu'on voit pas tous les jours des pétés dans ton genre. Aucun remords, tout ce qui t'intéresse, c'est de satisfaire des envies névrotico-sadiques et meurtrières.

Tout le monde essaye de satisfaire ses envies...

-Oui enfin, tout le monde n'a pas des envies de MEURTRE!

Oh, tout de suite les grands mots... Moi, des meurtres? Non, non, non.

-Tu appelles ça comment le fait de leeeeeenteeeemeeeent éventrer quelqu'un du haut de la gorge jusqu'au nombril, hmm?!

Quelque chose de... cool? Pas ennuyeux, en tout cas.

-Oh. Mon. Dieu.

Le meurtre non, c'est trop simple. La torture, le sadisme, ça... Ça, c'est un peu plus intéressant.

-Tu. Me. Répugnes.

Bah casse toi, je te retiens pas.

-... Espèce de gogole. Je suis ta conscience, je peux pas me barrer! J'ai pas vraiment le choix, hé!

Mère, elle, me soutenait.

-Ta mère...! Ah, parlons-en de ta mère!

Reste polie veux tu.

-Retourne cloper comme une loco et laisse moi parler!

Avec joie, avec joie... Je m'ennuie, alors...!

-Ta mère! Le jour où elle a apprit ton diagnostic... elle a pleuré!

Réaction tout à fait normale d'une mère.

-Elle a pleuré de JOIE!

C'est bien ce que je disais.

-On ne pleure pas de joie en apprenant que son fils est un psychopathe de la pire espèce!

Bah si. Elle était fière de son fils, c'est parfaitement normal. Un tel diagnostic à un âge si précoce, cela force l'admiration non?

-Arrête de te lancer des fleurs, tu veux? Ta mère est aussi pétée que toi, voire pire!

Nous sommes parfaitement normaux.

-La bonne blague! Je te rappelle qu'elle est en tôle À VIE pour viols multiples, kidnapping, torture et meurtres avec barbarie. Tout ce qu'elle croise, mec, meuf ou alien à oreilles pointues, elle le VIOLE. Pire nympho qu'elle, tu meurs. Sa dernière victime, elle l'a étranglé avec son string!

Mère a toujours été très inventive. Je vois d'ici la tombe du mec «tué par un string après s'être fait violer par la plus grande nymphomane qui ait jamais été sur Terre»... Pas classe, pas classe. Mère a effectivement un sacré palmarès. À côté d'elle, Jack l'Éventreur est vraiment une petite bite.

-D'ailleurs, toi aussi t'étais en prison.

Comme tu le dis, j'étais. Je suis beaucoup mieux ici.

-Mouais... Mais tu t'ennuies. Et franchement, quand tu t'ennuies, je flippe.

En même temps, si ils me laissaient m'amuser avec un ou deux cobayes...

-Shun! Ce sont des cobayes hu-mains!

Non, sans blague... Je ricane. Pff, ça ne serait pas intéressant sinon. J'ai passé le stade des chatons il y a un siècle ou deux. Mais j'ai même pas le droit de m'approcher des substances chimiques...

-Manquerait plus que ça tiens... Boude pas. Je te rappelle que la dernière fois que tu t'es «amusé» avec quelqu'un, tu as fait mumuse avec ses tripes jusqu'à ce que son cœur lâche.

Oui, merci je m'en rappelle très bien.

-Tu es un GRAND malade.

Tu te répètes, t'es au courant?

-Je suis ta conscience, je fais mon job.

N'empêche que je m'ennuie quand même.

-Eh, je fais ce que je peux!

Si je pouvais te torturer ce serait sympa mais...

-Woh! Tu m'approches, je hurle au viol!

Agacé par cette voix qui ne cesse de prendre mon crâne pour un forum de discussion publique, je pousse un long soupir désabusé. Je dois être le seul type au monde à avoir une conscience aussi stupide ou...?

-Je suis pas stupide!

Bah si.

-Non! piaille t-elle.

Si, si, si. Tu veux hurler au viol? Vas-y, tu m'expliques qui va t'entendre?

-Bah t'es à moitié schizo, alors avec un peu de chance...

Oh mon Dieu!

-Mais quoiiiiiiiii?! chouine t-elle de sa voix aiguë.

Et comment veux tu que je te viole, gogole?! Tu es ma conscience, ce n'est pas possible!

-... J'y avais pas pensé.

Tu me désespère. Je grogne, agacé. Plus je m'ennuie, plus mon caractère devient ronchon. Moi qui suis un tel gentleman en temps normal, si calme, si doux...

-Doux mes fesses, ouais!

Oh, mais quel langage...

-Torturer quelqu'un juste parce que tu t'ennuies, je n'appelle pas ça de la... douceur.

Chacun son point de vue.

-T'as vraiment un problème.

Sans blague. Tu t'es enfin acheté des neurones pour arriver à une telle conclusion ou je peux appeler ça un miracle?

-Hin, hin, très drôle.

Écoute, je m'ennuie alors je fais ce que je peux.

-Bien fait pour ta gueule alors.

Oh parfait, dans ce cas, je n'ai plus qu'à aller m'amuser un peu avec mes chers collègues. Ou un cobaye si j'arrive à en chopper un.

-Hopopop! Stop Mr le Violeur!

Mr le Violeur? Qu'est ce que c'est que ce titre, une énième insulte au bon goût de ta part? Et si loin de ma grandeur!

-Du calme avec l'ego, tu es déjà suffisamment narcissique comme ça. Et j'ai pas trop envie d'aller te voir «faire mumuse» avec tes pauvres collègues.

Oh ça va... je bougonne.

-Surtout que je sais ce que tu as en tête...

Tu es dans ma tête. Débile.

De plus en plus énervé par cette discussion stupide, futile et sans intérêt avec un des probables symptômes de ma schizophrénie latente, je jette d'un air négligent mon mégot dans ma petite poubelle métallique où il finit de se consumer lentement. Puis je me lève souplement avant de faire quelques pas dans mon bureau. Au début, je travaillais avec le reste de l'équipe dans l'espèce de grande pièce commune remplie de divers matériel scientifique tout droit sortit du labo d'un Frankenstein dégénéré shooté aux fraises Tagada ou je ne sais trop quoi. Mais... hem, disons qu'à la suite de certains de mes comportements, le capitaine alias Tête de Fou Furieux -sérieusement, qu'est-ce que c'est que ce maquillage immonde...? cet homme n'a aucun goût!- a préféré me cloîtrer ici tout seul avant que je ne viole chaque membre de son cher BDT. Enfin, sauf l'espèce gros truc avec les yeux rétractiles là...

-Ta mère, elle, elle se le serait tapé.

Laisse ma mère tranquille toi. Je me retrouve donc ici avec rien sur quoi fantasmer.

-Si tu n'avais pas essayé de violer ce Lin aussi...

Je te signale que je ne l'ai même pas touché!

-T'étais à poil, le sourire de Scar sur la tronche et les yeux les plus lubriques que la Terre ait jamais porté. T'avait marqué sur la tête en vert fluo et néons lumineux «JE VAIS TE VIOLER»

À ce point là?

-Pire. T'as une gueule d'ange alors les gens ne se méfient pas. Seulement, dans les douches, t'as décidé que le fameux Lin et son joli petit arrière train allaient passer à la casserole...

Jamais pensé qu'il pouvait hurler aussi fort que ça.

-T'es au courant que maintenant, il convulse de peur dès qu'il voit un blond?

Je lâche un long ricanement macabre avant de m'allumer une nouvelle cigarette.

-Tentative de suicide par nicotine?

Rêve pas.

Enfin, j'ai laissé tomber Lin. Oh, peut-être qu'un jour, si j'ai l'occasion... je ne dis pas non, ça fait bien trop longtemps que je n'ai pas pu réellement m'amuser avec quelqu'un.

-Psychopathe et pervers... eh bah on est pas dans la merde!

Non, maintenant...

-Quoi? Me dis pas que t'as quelqu'un d'autre en tête!

Quelqu'un...? Mmm, non, plutôt une partie bien précise de son anatomie.

-Tu penses à QUI?! Pas à l'autre Fou Furieux quand même?!

Nooon... Au meilleur coup du BDT.

-Et c'est...?

Oh mon Dieu, t'es vraiment débile hein. Pour une partie de mon esprit, c'est marrant que tu ne captes pas.

-À croire que je suis la seule partie saine de ton être.

La plus conne aussi.

-Gni-gni-gni.

Magnifique sens de la répartie. Allez, si je te parle des plus belles fesses masculines que je n'ai pas vu depuis... oh, au moins deux siècles. Un dos aux larges épaules sans être trop musclées qui s'affine délicatement au niveau de sa taille avant de chuter sur ses reins, des hanches parfaitement dessinées avec ce qu'il faut de maigreur pour faire doucement ressortir l'os de son bassin, des fesses rondes et fermes ce qu'il faut sans être pour autant trop rebondies, une forme douce et affriolante...

-Euh, si tu ne me décris que ses fesses, je vais avoir du mal.

Akon, banane.

-Tronche de pics, là?

Mais qu'est-ce que c'est que ce surnom... Évidemment que je te parle d'Akon. Ah ces fesses, ces fesses...

-Tu m'expliques comment tu fais pour voir ses fesses? Nan parce qu'entre le hakama et la blouse du BDT, tu peux pas voir grand chose, si?

Hin hin. Tant de naïveté...

-! Tu l'as maté sous la douche!

Évidemment que je l'ai maté sous la douche. Je me suis incrusté avec lui aux bains, je me suis collé à lui, je l'ai regardé dormir, je lui ai mis une main au cul, je lui...

-STOP! Je veux pas savoiiiiiiiiir!

Tss, je suis le seul taré au monde à avoir une conscience farouche comme une pucelle... En tout cas, ce gars est d'un frigide!

-C'est-à-diiiiiire...? fait cette saleté de voix d'un ton angoissé.

Des mois que je lui fait du rentre-dedans et Môssieur ne réagit pas. Un beau gosse comme moi... C'est d'un vexant!

-En même temps, faut dire que personne de sensé n'accepterait de venir dans ton lit sachant qu'il risque fort d'en ressortir en plusieurs morceaux.

Je m'en fiche, je veux son cul, je l'aurais.

-C'te poésie...

Et je te signale que je suis parfaitement capable de me faire passer pour quelqu'un de très doux et très gentil.

-Avec ta tête d'ange en même temps et ton talent d'acteur oscarisé, ce n'est pas étonnant que beaucoup des gens tombent dans le panneau. Seulement, tu oublies deux-trois petites choses. Primo, il a bien vu la manière dont Lin est traumatisé par ta tête...

Pff, ce n'est qu'un détail et ce n'est pas ça qui va m'arrêter.

-Et secundo, il a pas du tout l'air intéressé je te signale.

Amusé par la naïveté de la saleté qui squatte mon crâne, je ne peux retenir un petit gloussement, faisant voler quelques unes de mes éclatantes mèches blondes qui tombent devant mes grands yeux bleus. Comme si c'était un problème... Mais je dois reconnaître que ce gars m'énerve un peu à ne pas réagir à mes nombreuses avances.

-Peut-être qu'il préfère les femmes.

Parce que tu crois que ça va m'arrêter peut-être?

-Ou alors il en a vraiment rien à battre. Ce gars est un scientifique pur jus, ça m'étonnerait même pas qu'il ne s'intéresse qu'à ses expériences pétées.

Tu sais quoi? Ça ne rend l'entreprise que plus intéressante! Parce qu'il est hors de question que je laisse Joli Petit Cul m'échapper.

-Arg. C'est quoi ce surnom...?

Je l'aurais, crois moi. À cette idée alléchante, ma langue fine passe le long de mes lèvres délicatement purpurines tandis que mes prunelles claires s'étrécissent. Peu importe le temps que ça me prendra, mais je vais me faire ce cul.

-Tu fais peur.

Je vais l'attraper, l'attacher, lui biiiiip! ma biiiiip! bien biiiip! dans le biiip! puis je... BIIIIIIIP!

Tu fous quoi là?

-Censure.

Tu es sérieuse là?! je grogne, agacé par l'énième intervention de cette saleté. Laisse moi fantasmer en paix!

-Fantasmer? T'es au courant que tes fantasmes violent allègrement les droits de l'Homme? Juste?

Me parle pas de viol, tu vas me donner des idées. Oh que j'ai hâte de voir sa tête voilée par le plaisir lorsque je le biiiiip!

Tu te fous de ma gueule?!

-Oui. Ça m'amuse.

Agacé, je lâche un long sifflement entre mes dents.

-Pis je suis ta conscience, faut bien que je fasse mon job, eh!

Je vais te BIIIIP!

Furieux, je me redresse brusquement en envoyant voler d'un seul coup ma lourde natte blonde tissée d'or dans mon dos avec une furieuse envie d'aller torturer des chatons vu que je ne peux pas mettre la main sur cette saleté de conscience qui couine de trouille.

Avant de me rendre compte que ce n'est pas elle qui vient de lâcher ce «BIIIIP!» sonore.

Non, ce n'est pas cette connasse professionnelle qui gueule mais un des nombreux équipements scientifiques sur lesquels je travaille en ce moment. C'est tellement rare qu'elle réagissent que je n'ai même pas reconnu cet avertissement sonore.

Sourcils froncés et cigarette au bec, je me penche vers l'écran de contrôle où apparaît le rapport d'incidence. Mes yeux bleus glissent rapidement sur les chiffres affichés. Mais qu'est-ce que c'est que ces résultats...?

.


-Joli Petit Cul? j'appelle en me tenant nonchalamment contre la chambranle de la porte de mon bureau, le reste du BDT sous mes yeux. On a un problème.

Une sorte de hurlement strident résonne dans la pièce juste avant que Lin-ma-chère-ancienne-petite-victime-aux-cuisses-si-fines (Pédophile! me lâche outrée ma conscience) ne quitte la pièce à une vitesse défiant toutes les lois de la physique.

-T'es au courant que tout le haut de ton kimono est ouvert et que tu as le torse quasi à l'air là?

Je lâche un long soupir mental. Ma conscience est stupide, mais stupide...

-Parce que c'est fait exprès?! s'étrangle t-elle.

Évidemment.

-Exhibitionniste!

En l'ignorant royalement, je sors de mon bureau pour aller rejoindre Akon et coller lentement mon torse le long de son dos si bien musclé. Amusé de le voir ne pas réagir plus que ça à ma présence, je pose ma tête sur son épaule, mes lèvres délicates à quelques centimètres de son oreille. Ainsi positionné, tout contre lui, j'avoue que je commence à avoir des idées plus ou moins salaces quand à son arrière-train -et le reste hein, tant qu'on y est.

-Pervers.

Je sais, je sais. Je m'adore.

-Tu me colles. lâche Akon, les lèvres mi-closes pour ne pas faire tomber ce qu'il reste de son mégot à moitié consumé.

Sans blague. Et je vais te violer, aussi.

-AU SECOURS!

Tss, tss, reste calme petite conscience. Le viol, ce n'est que le début. Et puis, ce n'est pas ma faute si il a un cul aussi bandant.

-Un jour, tu vas te retrouver en tôle pour de bon et là, je te pourrirais la vie non-stop en chantant de niaises chansons d'amour jusqu'à ce que ta cervelle dégénérée fonde totalement et que tu passes ta journée par terre, à baver et à regarder les papillons passer.

Ouh, j'ai peur.

Adressant à ma -superbe- future victime le regard le plus innocent que le monde ait jamais porté depuis l'invention du Chat Potté de Shrek -oui, je regarde Shrek- je me redresse légèrement sans m'éloigner pour autant.

-Qu'est-ce qui se passe Dosaimeki?

-Nanana! je fais avec un petit sourire mutin juste ce qu'il faut d'un mélange dosé de candeur et de luxure pour qu'il ne sache pas à quel point j'ai envie de le prendre sur la table, là, tout de suite.

-Au secours...

Va te bourrer la gueule avec du whisky et fous moi la paix.

-Glou-glou-glou.

-Appelle moi Shun, Akon. je roucoule.

Et paf, prends toi ce sourire 24 carats qui fait mouiller sa culotte à n'importe quelle nana à moins de 30m. Sauf qu'en voyant la non-réaction absolue de Joli Petit Cul, ma conscience éclate d'un rire suraigu à deux doigts de la hyène sous Mescaline. Elle a de la chance que je ne puisse pas lui mettre la main dessus, je me ferais des chaussons de sa peau avec joie.

-Bof. me réponds mon beau brun.

Au moins ça me fait une réponse, c'est déjà ça.

-Tu m'expliques ce que tu veux? me fait-il en retournant à ses tubes d'expérimentation comme s'il n'avait pas un pur beau gosse -moi quoi- lascivement collé au cul et limite la bave aux lèvres.

Limite.

- T'as pas vu ton regard lubrique... Putain, j'vais en faire des CAUCHEMARS!

Tant mieux.

Avec une pointe de regrets, je m'écarte de mon fantasme sur pattes en lui faisant une petite moue aguicheuse et en papillonnant des cils, que j'ai étonnamment longs.

-Tu te rappelles ma machine qui se mettait à sonner n'importe quand? Tu sais, celle qui permet de repérer les signatures énergétiques des huge hollows lorsqu'ils arrivent à pénétrer Soul Society?

-Tu veux dire, me corrige t-il avec son air plus-blasé-que-ça-tu-meurs (je pourrais faire un strip tease intégral pile devant lui qu'il ferait toujours sa même tronche de deux de tension), celle conçue par le capitaine?

-Que j'ai réparée et améliorée. je corrige avec un petit sourire.

-Si tu le dis.

C'est ça, mon travail au BDT. Je répare les choses. Oh, pas que je sois un scientifique ou quelque chose dans le genre, non, je n'ai pas vraiment eut le temps de faire des études entre mes divers... amusements et tout ce que ça entraînait pour ne pas me faire attraper par la police. Seulement, malgré mes penchants que la loi réprime, mon cerveau reste ce qu'il est : absolument génial. Et il n'est rien en ce monde qu'en observant et étudiant suffisamment je ne puisse réparer et rendre à son état d'origine.

-Vous pensiez qu'elle déconnait vu les résultats qu'elle donnait. Vous me l'avez donnée, je l'ai réparée.

-Et?

-Elle continue à recevoir les même résultats. Elle ne déconnait pas. Les résultats sont bons. Je viens à peine d'en recevoir un. La machine est réparée, je l'ai réparée, les résultats ne peuvent qu'être justes.

-Impossible. lâche mon bel Akon en tirant une nouvelle bouffée sur sa cigarette. Cela signifierait que des huge hollows meurent dans les districts externes les plus reculés du Rukongai.

Amusé par le ton de sa voix toujours aussi monocorde, je me rapproche encore un peu de lui sans qu'il ne sourcille avant de lui coller un petit baiser humide sur le bout du nez. Ce qui le fait fugacement froncer le-dit nez.

Une réaction! Victoire!

-J'vais vomir...

-Non, je fais. Ça veux dire qu'il y a en ces endroits reculés quelque chose de capable de tuer des huge hollows. Sans zanpakuto. Et ce, depuis un sacré bout de temps sans s'être encore fait tuer...

-Donc il y a un problème.

-Bien résumé mon chou.

-Il va falloir contacter la 9ème division pour qu'il enquêtent. fait-il sans relever son petit surnom.

Chouette, le duo des 69! Je rêve de me faire un plan à trois avec ces deux là, avec des menottes, un fouet, du chocolat...

-Silence... se lamente ma fichue conscience. Raaaah, va falloir que je me lave la cervelle à la JAVEL!

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Voilà, voilà! Les choses commencent lentement à se mettre en place! Les shinigamis vont débarqueeeeer! (mais po tout de suite tout de suite) Alors? Vous pensez quoi de Shun? Hein? "Flippant"? Mmm, ouais, j'avoue qu'il est pas net... À la base je voulais en faire un peu un personnage à la Moriarty dans Sherlock de la BBC. Mais entre temps, mon cerveau pété est passé dans le coin, l'idée de base est partie en sucette et je me suis éclatée comme une petite folle, notamment avec sa conscience... Du coup, ça donne ça. Enfin, dites moi ce que vous pensez de ce nouvel OC! D'ailleurs, j'en ai d'autres qui vont arriver: Sûuko, Kaede la maman de Benikyogai, Kandai... Enfin, vous verrez bien!

«alien aux oreilles pointues»... Of course que c'est Spock. Hé. Star Trek. Tout simplement. STAR TREEEEEK PAWAAAAAAA!

Et sinon, y'a que moi qui trouve que Scar du Roi Lion a un sourire de pédophile ou...? Nan, sérieux, il fait peur. (enfance traumatisée par les Disney... je vous jure!)

-EYH!

Ouhlà, pourquoi tu gueules, mon cher Lucifer?

-Mais t'as enlevé tous les passages croustillants que j'avais mis sur Shun!

Ils n'étaient pas croustillants... *retient de justesse une envie de vomir son quatre heures en se souvenant tous les passages écrits par Lulu qu'elle a du couper* Ils étaient PUTAIN DE GORE!

-Pff, petite nature...

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Ciao, je vous dis à samedi pour un nouveau chapitre du Regard de l'aveugle et à mercredi prochain pour le retour de nos deux vikings pétées!