Chapitre 8
Hiver 1943-1944
Dans Paris comme ailleurs, les Français avaient repris confiance. On allait les libérer bientôt. Alors, ils avaient plus d'assurance face aux allemands qu'ils croisaient. Ils se permettaient d'agir plus librement.
Les frères Weasley et leur amis continuaient leur raids contre les convois de ravitaillement, n'aidant pas à mettre fin aux pénuries et à la famine dans la capitale.
Hermione avait tenté de leurs expliquer mais ils étaient du genre borné. Et Ginny commençait à avoir de sérieux soupçons quant à sa relation avec Drago.
- Regarde-toi comment tu les défends ! Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?! Ils t'ont acheté ? Avec quoi ?
- Mais pas du tout !
- Alors quoi ?! Qu'est-ce qu'il ne te va pas pour que tu ne défendes même pas la liberté de ton pays ?!
- Je la défends ! Seulement je n'ai pas la manière que vous de le faire ! s'énerva Hermione.
Là-dessus, elle avait quitté la réunion.
Elle était retournée chez elle mais comme il faisait froid, elle était allée se poser dans le parc, pour profiter de quelques rayons de soleil.
Elle s'assit quelque part, loin des regards et pleura autant qu'elle pouvait.
Pourquoi personne n'était de son point de vue ?!
Pourquoi personne ne voulait entendre ce qu'elle disait !?
Elle n'avait même pas les bras de Drago pour s'y réfugier. Lui au moins s'avait ce que ça faisait…
Mais non.
Ces parents et sa fiancée étaient à Paris pour les fêtes de fin d'année. Comme l'année précédente. Et SON fiancé était accaparé.
De plus, ils avaient convenus ensemble que c'était mieux si ils ne se voyaient pas pendant c'est périodes là. Trop dangereux.
Alors elle était seule. Pendant deux mois. Sans sa chaleur, sans ses bras, sans ses caresses.
Elle en avait marre de cette vie.
Marre de devoir se cacher.
Pourquoi avait-il fallu qu'elle tombe amoureuse d'un soldat allemand ?!
Pourquoi elle ?!
Qui décidait de ça ? Qu'avait-elle fait pour mériter cette vie de misère ?!
Elle resta longtemps, recroquevillée sur elle-même, pleurant sa douleur à chaudes larmes.
Elle tomba malade cet hiver-là. Et personne n'était là pour elle.
