Bonjour à tous, mes chers lecteurs !
Et oui, je ne suis pas morte ! D'ailleurs, veillez excusez ma lenteur. Je prends vraiment trop de temps pour publier...
Naheiah : Je te remercie vraiment de me soutenir au quotidien. C'est trop chou et vraiment gentil. J'ai eu une petit frayeur quand tu as décidé de partir. Heureusement que tu es revenue ! Bref, ne me refait plus de frayeur comme ça !
Yume-Yuna : Merci beaucoup pour toutes tes reviews toute mimi et toute gentille. J'espère que ma fiction continuera à te plaire !
Chapitre 6 ~Floraison partie 2
Shion faisait les cents pas devant un Aphrodite et une Sae tout surprit. Il faut dire que lorsque Sae s'était finalement réveillée, elle était presque incapable de s'expliquer ce qui s'était passé avant sa possession. Naturellement, elle s'était platement excusée pour avoir attenté à la vie du Chevalier des Poissons, qui riait plus de l'histoire. Il ne pouvait pas croire qu'il avait été à deux doigts de perdre la vie, de nouveau.
« -Allons, allons !, dit Aphrodite. Ça ne se reproduira pas, il faut simplement rester avec elle. »
L'idée semblait plaire à Shion, qui s'installa en tailleur devant le futon sur lequel étaient assit ses deux interlocuteurs. Aphrodite semblait fier de son idée, mais Sae restait encore à convaincre.
« -Je trouve que c'est une bonne idée, conclut l'ancien Bélier.
-Merci Grand Pope ! », répondit Aphrodite en souriant.
Un maigre sourire se dessina sur les lèvres de Sae, jusqu'à ce qu'un cri se fasse entendre dehors, à l'extérieur de la maison. Aphrodite sursauta, tandis que Sae se leva d'un bond, pour aller voir ce qu'il se passait. Dans le couloir, Mû et Angelo s'échangeaient un regard surprit, alors que Shaka grimaçait. Il y avait quelque chose de bizarre.
« -C'est elle ! C'est elle, je l'ai vu ! C'est une sorcière ! Un démon !, criait une femme devant la maison de Sae.
-Que se passe t-il, Suzuki-san ?!, demanda un homme d'un certain âge en gagnant la rue.
-Je l'ai vu ! J'ai vu le fantôme qui hante cette maison ! Cette femme les accueille chez elle, tout comme elle leur fournit de nouvelle victime !, hurlait la dénommée Suzuki.
-Qu'est-ce que vous racontez !?, demanda un nouvel arrivant.
-Déjà cette mystérieuse disparition il y a quelques semaines, mais que se passe t-il dans cette maison ?!, s'écria un vieillard.
-Elle apporte le malheur ici ! C'est un démon ! », cria une femme.
Sae observa, silencieusement, ce rassemblement dont elle avait l'habitude. Il n'était pas rare de voir les habitants spéculer devant sa maison, mais elle était convaincu que cette fois-ci, appeler la police ne suffirait pas. Il fallait faire quelque chose, et vite.
Mais déjà, elle voyait les gens se diriger d'un pas décidé jusqu'à sa porte, afin d'y frapper très fort. Elle fut alors prise d'un sentiment violent de peur, qui n'échappa pas à Shion. Celui-ci l'apaisa en l'enlaçant avec tendresse, en la protégeant dans ses bras, tandis que Angelo, dont la colère était palpable, allait ouvrir la porte.
« -Non mais ça va pas de venir cogner chez les gens à une heure pareil !, cria le cancer pour calmer la foule, ce qui marchait plutôt mal.
-Où est-elle ?! Où est le démon !, cria une femme.
-On ne veut pas de démon dans cette ville ! Il est temps d'en finir !, clama un vieillard.
-Il suffit !, les coupa Mû en se dirigeant près de la porte. Vous ferriez mieux de partir, et plus vite que ça !
-Vous êtes de mèches avec cette démone ! », clama une villageoise.
Le Bélier serra les dents, et battit le Crystal wall, qui séparait les habitants mécontents de la maison. Sae se tassa contre le torse de Shion, mal à l'aise, de mêlée les Chevaliers à ses histoires. L'ancien Bélier la serra davantage.
« -Je trouve ça terrible d'en arrivé à cette extrémité..., souffla Shaka à son compagnon.
-Je trouve aussi, mais là..., répondit Mû en baissant la tête.
-Ça suffit, calmez vous maintenant !, cria Aphrodite. Vous voyez à quel point vous en êtes réduit ?! Il n'y a rien d'humain dans votre façon d'agir ! »
Ils se turent sous, sous le regard brûlant du poisson. Le silence régnait, jusqu'à ce que l'un d'eux pointe du doigts en tremblant une silhouette au fond du couloir, forçant tout les Chevaliers à se retourner. Sae frémit légèrement lorsque ses yeux se posèrent sur la silhouette de Chitose, qui la regardait en souriant légèrement. Pris de panique, les villageois se mirent à fuir, puis le silence gagna de nouveau la maison.
« -Approche, Sae..., murmura Chitose dans sa langue natale en tendant sa main vers la jeune fille.
-Oui. Il est temps... Tout cela à trop duré... », répondit-elle en quittant à regret les bras de Shion.
Le Pope la regarda marcher avec lenteur vers le spectre, et fronça les sourcils, inquiet. Était-ce là le moment qu'il avait tant redouté ?
Sae et Chitose, face à face, s'affrontait du regard, sans briser le silence pesant qui s'était formé entre elle.
« -Chitose... C'est notre destin que de mourir ici..., déclara Sae avec douceur. Notre nom doit disparaître, et ainsi, la honte que notre famille a inspirée aux Dieux disparaîtra. »
Chitose ne répondit rien, trop occupée à contempler sa « jumelle », avec une douceur presque maternelle. Puis un cosmos imposant se mit à émaner de Sae.
Dehors, les villageois se réunissaient de nouveau, torche à la main.
« -Il est temps Chitose !, clama Sae alors que son cosmos se mit à envelopper le cerisier en fleur, à quelques mètres de là.
-Q-quoi !? »
Chitose poussa un terrible cri de douleur. Mû et Shion repoussaient les assauts -futiles- des villageois avec le Crystal wall.
« -J'ai compris !, clama Aphrodite. C'est le cerisier ! C'est le cerisier qui maintenant Chitose en vie !
-Quoi ?, demanda Shaka en haussant les sourcils.
-Je me suis toujours demandé pour ce cerisier était toujours en fleur, même à cette période de l'année !, expliqua Aphrodite. Mais tout est clair !
-Tu veux dire que si Chitose est toujours en vie, c'est grâce au cerisier ?, demanda Angelo.
-Non ! C'est pourtant clair !, répliqua Mû. Le cerisier, c'est elle ! »
Chitose, dans un moment de détresse, attrapa les cheveux de Sae, et la tira aussi fort qu'elle le put, la faisant trébucher sur le sol. Sae, hoqueta de surprise, et avant qu'elle n'eut le temps de réagir, les deux mains gelées du fantôme étaient enserrées autour de son cou, perturbant son cosmos, qui ne se répandit plus autour du cerisier. Shion ne tarda pas à remarquer ce trouble, et se tourna vers les deux femmes. Sae essayait tant bien que mal de se débattre, mais la poigne de Chitose était trop puissante. Il voulu courir à son secours, mais d'étranges racines sortie du sol enserrèrent ses pieds. Il en allait de même pour les quatre autres Chevaliers d'Or.
Il sentit le cosmos de Sae diminuer dangereusement, jusqu'à atteindre un stade critique. Elle était perdue, si personne n'intervenait.
« -Non, Sae ! Sae ! », cria t-il avant d'être couper par des tintements de clochette.
Il tourna la tête vers la chambre d'Aphrodite. Satoko tentait désespérément d'en sortir, maintenu au sol par les racines, qui la serrait violemment. Elle tenait entre ses frêles petites mains un katana étincelant. Mao déboula dans le couloir, et, esquiva sans peine les assauts de Chitose, pour attraper l'arme. Katana en main, il se précipita vers Sae, mais une racine le transperça en plein cœur. Sae écarquilla les yeux.
«-Mao ! Non ! », cria t-elle.
Satoko retint ses larmes en voyant son frère et ami tomber sur le sol, inerte, avant de se dissiper en un amas de fleurs blanche. Elle se débattit alors avec toute la violence dont elle était capable, et parvint à se délivrer pour porter le sabre près de Sae. La, ce fut Ren, camouflé dans l'obscurité, qui le glissa dans la main froide de la jeune albinos. Elle leva le bras, essoufflée et à bout de force, alors que les deux enfants posèrent leurs mains sur les joues de Sae, insensible aux pouvoirs de Chitose, qui tentaient de les repousser. Ils se dissipèrent à leur tour, en souriant à la jeune femme. Une larme roula sur sa joue, alors qu'elle fendit l'air avec le katana. Chitose bondit sur ses jambes, évitant de peu l'attaque, alors que Sae se relevait difficilement, le cœur en miette, et les joues striées de larmes.
Sans un regard pour l'esprit, Sae tituba jusqu'à l'extérieur. Chitose tenta de l'en empêcher, mais son cosmos avait redoublé d'intensité, sans doute grâce aux sacrifices de Ren et Satoko. Arrivées devant l'arbre, elle manqua de peu de s'écrouler sur le sol. Aphrodite, manqua de peu de se laisser pleurer. Satoko, Mao, Ren... Ils étaient donc vraiment mort ? En sentant la main de son compagnon sur la sienne, il ferma les yeux, enveloppant doucement Sae de son cosmos. Il fut rapidement rejoint dans sa démarche par Shion, Mû, Shaka et Angelo, qui se promit mentalement de préparer les « funérailles » de tout ceux qui avaient périt ici.
Sae, en sentant les cosmos de ses amis tout autour d'elle, se leva de nouveau, mais fut bloquée par Chitose, qui venait d'apparaître près du cerisier, qui se mis à scintiller avec intensité. Sae déglutit lorsqu'elle vit ses mains se tendre vers son cou, mais elle fut retenu par une étrange ceinture de soie, que Sae aurait reconnu entre mille. Mei venait de propulser Chitose au fond de couloir, en la fusillant du regard.
« -Dépêche toi, on a pas toute la journée ! », cria l'ancienne oiran en faisant de son mieux pour maintenir Chitose hors d'atteinte.
Sae acquiesça silencieusement, et, d'un mouvement de bras, fendit l'arbre en deux. Une bourrasque de vent se mit à tout balayer autour d'elle, aveuglant les Chevaliers d'Or. Lorsque le vent se stoppa enfin, Sae et Chitose se tenait l'une en face de l'autre, au centre du couloir. Le spectre propulsa l'albinos devant l'entrée de la maison. Sae peina à se relever, tandis qu'à quelques mètres de là, le Crystal wall se fissurait. Sans doute à cause du pouvoir de Chitose.
Mei attrapa Chitose, l'empêcha de cette manière de se débattre. Bien qu'elle tentait de se débattre, elle n'y parvint pas, et jeta de nouveau un regard à Sae, qui observa la scène, horrifiée.
« -Vite Sae ! Je ne vais pas tenir très longtemps de cette façon !, cria Mei.
-Mais... Je ne peux pas..., marmonna Sae, les yeux écarquiller.
-Dépêche toi ! », gronda l'oiran.
Elle retint difficilement ses larmes, et courut à hauteur des deux esprits, pour fendre l'air de son katana. Mei ferma les yeux, un maigre sourire sur les lèvres, et se dissipa en un tas de pétales rouges. Puis Sae se redressa, en posant sa main sur la marque qui apparaissait lentement au niveau de son cœur, souillant son kimono de sang. Son sang.
Elle observa Chitose, qui, immobile, fixait un point invisible, avant de s'écrouler contre Sae, qui la maintint debout. Elle l'enlaça avec douceur, tandis que le cerisier mourrait à une vitesse ahurissante.
Les Chevaliers d'Or se levèrent, libérés de l'emprise de Chitose, et jetèrent un regard triste et emplie de larme vers le touchant tableau de famille que formait Sae, Chitose, entourée par l'écho des esprits de Mei, Ren, Satoko et Mao.
Aphrodite essuya rageusement les larmes qui coulaient contre ses joues, et alla se blottir contre le torse d'Angelo, qui baissa la tête.
« -Ce cerisier contenait également la vie de Sae... », murmura t-il.
Mû sentit également les larmes couler sur ses joues, alors que la façade de la maison s'écroulait. Sae regardaient dans leur direction, en souriant avec douceur. Avant même qu'il ait put réaliser, elle s'était glissée dans les bras de Shion en posant ses lèvres contre les siennes. Puis son corps se mit à briller d'une lumière douce et paisible.
« -Merci... », souffla t-elle avant de disparaître, laissant derrière elle un papillon écarlate qui montait gracieusement vers le ciel.
Chitose observait avec une certaine mélancolie le paysage de montagne qui se dessinait sur le fleuve Styx. Charon, le spectre passeur, observait avec une certaine surprise le paysage doux. Il ne ramait pas, laissant le fleuve les guider avec lenteur vers les Enfers, où la femme aux cheveux sombres receverait son châtiment jusqu'à la fin des temps.
Charon n'avait pas exigé d'argent ou d'objet de valeur comme il le faisait d'ordinaire. Il fallait dire que Chitose était une "habituée" de cet endroit. Il l'avait vu mourrir, puis s'échapper du royaume des morts, pour finalement revenir. Et elle était revenu seule.
Il avait assisté, comme certains Juges et autres spectres, à la damnation éternelle de sa famille. Quand, après quelques générations ils avaient jugés que le massacre perpétré par Chitose ne pouvait durer, il avait scellé le destin de toute leur lignée futur dans ce grand cerisier, qui contenait la vie et l'âme de chacun des futur habitant. Simplement parce qu'ils étaient irrévoquablement lié.
Aujourd'hui, Charon menait Chitose vers sa damnation éternelle. Elle rejoindrait peut-être l'Enfer dans lequel se trouvait le reste de sa famille. Ou Les trois juges en décideraient autrement. Peu lui importait de toute manière, parce qu'elle était morte de la main de celle de qui elle fut la plus proche dans sa vie. Parce qu'elle avait été tuée par la femme qu'elle considérait comme son enfant. Et que c'était simplement la plus belle mort qu'on pouvait lui offrir.
Chapitre 6 terminé !
Excusez moi pour les fautes si jamais il y en as !
Une review ? Un câlin ? Ne me frappez pas, hein :)
