Cela faisait désormais une semaine qu'il séjournait chez les Weasley. Le 25 décembre était passé -trop rapidement au goût d'Harry qui ne se lassait jamais de l'air chargé d'amour et de mélancolie que transportait cette merveilleuse fête. Accueillit comme à chaque fois comme un membre de la famille, il ne se lassait jamais de cette chaleur humaine que transmettait les Weasley, eux qui bien qu'étant dans des conditions quelques peu précaires était d'une générosité sans barrière et revendiquait un amour sans faille. Comme chaque année, Mme Weasley lui avait offert un pull tricoté par ses soins, avait reçu des jumeaux un carton remplit des nouveautés qu'il présentait à leur boutique et un vif d'or d'entraînement pour les professionnels de la part de Ron. Hermione quant à elle, s'était résignée à lui offrir quelque chose de plus original que les années passées et avait opté pour un polaroid sorcier, cadeau qui n'avait pas manqué de faire impression le soir du réveillon. Par ailleurs, Draco s'était également surpassé. Reposant sur son oreiller, une petite boîte en fer forgée l'attendait patiemment. Un mot avait été joint au magnifique coffret, écrit d'une manière souple et soignée que le survivant reconnu comme étant l'écriture de son amant. Le mot, simple et lapidaire l'avait simplement ravi : « Je t'aime et je regrette de ne pas partager cette période de fête à tes côtés. ». La maladresse de cette missive étant d'autant plus attendrissante. Intrigué et passablement éveillé, il s'installa confortablement sur son lit, croisa ses jambes en tailleur et d'une douce prophylaxie, ouvrit doucement le petit coffret. Reposant sur un coussin de velours crème, un anneau était encré. Simple, Harry pouvait décerner la magie pure qui émanait du joyau. Délicatement, il l'ôta de son coussin et le passa à son doigt. S'attendant à un quelconque événement, il fronça les sourcils. Pourquoi cet anneau aurait été ensorcelé s'il n'agissait en rien ? Le charme se déclarerait peut-être à un instant précis ? Délaissant le coffret qu'il posa sur sa table de chevet, Harry prit alors le cadre qui y reposait également. Sur la photo dansait et riait ses parents, semblant alors si insouciant, intouchés par la guerre qui rageait à cette époque, indolent du meurtre que le seigneur des ténèbres prévoyait. Une larme traîtresse longea longuement la joue du sorcier pour venir s'écraser sur le dos de sa main qui caressait avec douceur la photo, retraçant les traits joyeux de ses parents.
Il s'endormit ainsi, la photo réfugié entre ses bras, l'anneau saillant son doigt.
Le lendemain, tous s'étaient étonnés de voir la main d'Harry habillée d'un pareil bijou grouillant de magie. Avec un léger rougissement, il avoua que c'était Draco qui lui avait offert. Dès son arrivée, Harry avait sommé à sa famille adoptive de se réunir dans le salon pour leur avouer quelque chose. Plus ou moins intrigué par la nouvelle que le survivant allait leur communiqué, tous avaient obtempéré sans broncher. Et Harry leur avait avoué qu'il aimait Draco Malfoy et que Draco Malfoy l'aimait. Une armée d'ange passa avant que ne se racle la gorge et ne dise d'une voix blanche : « Tu sais Harry, nous te considérons comme notre fils et nous ne voulons que ton bonheur. Je te mentirai en te disant que te savoir en couple avec Malfoy ne me touche pas mais si ton choix se porte sur lui alors... Soit. ». Harry avait été soulagé que la plupart des membres de la fratrie Weasley ne le prennent pas mal, mais fut en revanche blessé en voyant Ron s'enfuir du salon pour regagner sa chambre d'un pas rageur. Ginny avait été d'abord surprise et avanie mais avait finit par se faire une raison et reparlait désormais à celui qu'elle considérerait dorénavant comme son septième frère.
Les vacances passèrent à une allure folle et dès le 6 Janvier, nos sorciers étaient de retour à Poudlard, au plus grand contentement d'Harry et Hermione qui n'avaient pas revu Draco et Pansy lors de ces deux semaines de repos qui avaient parus atrocement longues. Et la journée l'avait été plus encore. Ensevelis sous une montagne de devoirs, Hermione et Harry parvinrent à s'extirper de leurs obligations et après un dernier sourire coupable échangés, étaient tous partis rejoindre une chambre de préfet différentes, l'une se trouvant à proximité de la salle commune des Rouges et ors, et l'autre dans les profondeurs humides et repoussantes des Serpentards …
Harry traversa les couloirs, masqué sous sa cape d'invisibilité et gagna rapidement la chambre de Draco, armé de sa précieuse Carte Du Maraudeur. Il évita soigneusement de croiser le chemin de plusieurs Serpentards, faillit partager le même couloir que Snape mais eut finalement la chance d'arriver jusqu'à la porte de la chambre de Draco sans encombres. Harry retira sa cape et inspira avant de frapper timidement à la porte.
A peine son poignet eut-il touché deux fois le bois de la porte que la porte s'ouvrit brutalement sur Draco, comme s'il avait attendu la venue d'Harry derrière sa porte (Ce qui était très probablement vrai).
Sans plus attendre, Harry se jeta littéralement sur Draco, le serrant dans ses bras, le blond accroché à son corps.
- Je savais que je te manquerais autant... Murmura Draco, un sourire narquois ravissant ses lèvres.
- Oh ta gueule... Répliqua Harry en relevant la tête et en l'embrassant.
Le brun put sentir contre ses lèvres le sourire de Draco avant que celui ne s'efface pour laisser place à une langue taquine qui quémanda l'accès complet à une bouche qu'elle avait déjà tant de fois explorée et qu'elle désirait encore...
Tout en maintenant fermement Harry contre-lui, Draco ferma la porte et plaqua doucement son amant contre celle-ci, collant son corps au sien.
- Je t'ai manqué aussi … Murmura Harry entre deux baisers, ses mains fermement agrippées à la nuque du blond.
- Pas le moins du monde.. Répondit mesquinement le serpentard en reprenant de plus belle le baiser.
Harry glissa alors espièglement son genoux entre les jambes du blond et commença une légère pression, rendant son baiser plus hardant et langoureux.
- Vraiment ?
- Un petit peu alors... Avoua narquoisement le blond.
- C'est un euphémisme... Contra Harry en mordillant la lèvre inférieur de Draco.
Du côté de Pansy et Hermione, les deux amantes avaient également échangé de langoureux baisers puis s'étaient assises sur le lit de la Gryffondor, entamant une conversation banale et insignifiante, échangeant simplement leurs occupations durant les vacances ainsi que les cadeaux qu'elles avaient toutes deux reçues. C'est naturellement que le sujet dériva sur leur famille. Pansy fut très intéressée sur l'existence moldue de sa copine, l'interrompant plusieurs fois pour en savoir plus sur la vie sans magie. Elle fut cependant outragée en entendant que les moldus rejetaient la plupart du temps la communauté homosexuelle.
- Et toi, tes parents ? Demanda à son tours Hermione.
- Oh... Ma mère est morte lorsque j'avais 11 ans. Quant à mon père, c'est un homme aigri, désagréable et imbuvable. Répondit Pansy, prononçant ses derniers mots sèchement.
- Oh... Je suis désolée.
- Tu n'as pas à l'être, tu ne pouvais pas savoir. Elle est décédée suite à une attaque, un duel qui aurait mal tourné. Je n'en sais pas plus, mon père ne désire jamais évoquer le sujet.
En voyant la brune baisser les yeux, Hermione prit tendrement sa main et entrelaça ses doigts avec les siens, pressant doucement sa paume contre la sienne. La Gryffondor sentait que la Serpentarde n'avait pas terminé de déballer ce qu'elle retenait et qu'elle n'avait sûrement pas révélé à d'autres.
- Suite à cela, je me suis renfermée sur moi-même. Apprenant à me forger un masque de froideur que mon père me forcer d'arborer, n'hésitant pas à user de Doloris et de Crucio. Je n'avais pas tellement d'amis, mis à part les enfants de sangs-purs dont Draco, avec qui je me suis sentie immédiatement très proche.
- Je comprends ta solitude tu sais. Dans mon école moldue, tous me traitaient comme un … monstre. Très tôt, ma magie s'est manifestée et ils avaient peur de moi. Je n'étais pas appréciée et demeurait éternellement seule chez moi. Avant mon entrée à Poudlard, je n'avais pratiquement pas d'amis. Se confia à son tour Hermione d'une voix qu'elle tentait de maîtriser, empêchant les tremblements de trahir son émotion.
- Oh... Mon bébé, sache que je serai désormais là pour toi, quoi qu'il arrive. Murmura Pansy en embrassant le front de la châtaine, celle-ci portant quelques rougeurs sur ses joues dut au surnom que lui avait attribué son amante.
Hermione n'aimait pas évoquer ses douloureux souvenirs d'enfances, entraînant l'apparition d'une douloureuse boule au niveau de sa gorge. Pansy était dans le même cas, mais contrairement à Hermione, elle ne révélait pas tout. Certaines choses ne pouvaient pas êtres évoquées et devaient rester scellées et cachées. Pansy ne voulait pas voir de pitié dans les yeux d'Hermione, malgré tout ce que son père lui avait fait subir.
« Maintenant que ta mère n'est plus là, il va falloir que tu la remplace pour certaines choses. » Avait-il un jour dit, alors qu'elle n'était seulement âgée que de 13 années.
Cela avait été le début de ses cauchemars.
A Poudlard, une tension particulière agitait les élèves : nous étions le 14 Février, le jour de la Saint-Valentin. Et la plupart des étudiantes étaient décidées à se jeter à l'eau. C'est pour quoi, face à Harry Potter, un petit tas de cartes roses et bleues ne demandaient qu'à être lues. Sous l'œil moqueur des autres Gryffondors ainsi que celui jaloux de Draco Malfoy qui tenaient également une quantité importante de cartes.
Les rires de Seamus, Dean et Neville devenaient de plus en plus insupportables, surtout lorsque ce fut au tour d'une deuxième année de Poufsouffle de lui tendre une enveloppe d'une main tremblante, son visage devenant aussi rouge qu'un souaffle.
La journée fut d'autant plus pénible car Snape était visiblement d'une humeur exécrable et s'acharnait contre la totalité de la classe des Gryffondors, en particulier sur Harry et Neville qui subissaient ses remontrances impuissants. Une bonne dizaine de points furent retirés en simplement une heure de potion pour des motifs tout aussi stupides que non-valables.
Tandis que le survivant se rendait en cours de métamorphose, une main le happa et il se retrouva pressé entre un mur et un corps au parfum reconnaissable entre milles.
- Draco, qu'est-ce que tu fais, je vais être en retard...
- Joue pas ton Serdaigle, depuis ton arrivée à Poudlard tu as brisé la totalité des règles, alors un petit retard... Rétorqua le Serpentard en rapprochant son visage du sien.
- Ca va paraître bizarre si on arrive tout les deux en retard ensemble...
- Tu réfléchis trop, pour une fois... Ronronna Draco en embrassant Harry.
Le baiser fut véhément, passionné et plus agile que les précédents. Le corps du blond se pressait plus lascivement contre celui du brun, incitant se dernier à en faire de même, en oubliant le cours de métamorphose qu'il séchait. L'embrasement qui consumait leur raison devenait plus ardent chaque secondes, et Draco plaqua encore plus violemment Harry contre le mur, son entre-jambe fermement pressée contre celle de son amant.
- Je voulais simplement te voir... Murmura le blond en parsemant le coup de son amant de baiser.
- Et aussi te rappeler que tu n'es qu'à moi...
Harry sentit alors une langue mutine parcourir la peau de son cou. Puis, un baiser s'immobilisa sur un endroit particulièrement délicat de son cou gracile. Un baiser qui fut insistant et plus longs que les autres.
- Draco... Arrête, je vais avoir une marque... Draco, arrête.. Nan mais arrête !
Draco se redressa et d'un sourire taquin lâcha :
-Propriété privée …
Harry arriva en cours de métamorphose avec une dizaine de minutes de retard et … Une marque rouge bien apparente dans son cou que personne ne pouvait manquer.
- Pardonnez-moi professeur … S'excusa-t-il.
La sorcière l'avait tout d'abord durement fixé puis son regard s'était aventuré sur le long cou du survivant, repérant la marque rosie, faisant naître sur les lèvres de la sorcière un... Rictus ?!
- Asseyez-vous Potter. Ordonna-t-elle d'une voix moins dure qu'elle n'aurait dut l'être.
- Inutile de vous justifier, la date et la marque dans votre cou parle pour vous. Ajouta-t-elle, ses yeux étincelants d'une lueur mesquine.
A ces mots, Harry avait rapidement plaqué sa main sur son cou, masquant aux yeux de ses camarades l'énorme suçon que Draco lui avait passionnément dessiné.
Les deux couples vivaient une relation aussi enflammée que prudente. Personne à l'école ne se doutait qu'une véritable attache unissait ceux que tout opposait. Certes, tous avaient notés que Messire Malfoy et Potter se battaient moins -Oui, parfois, ils mimaient des disputes qui la plupart du temps étaient vraies en raison de la jalousie maladive de Draco, mais qui paraissait aux yeux de tous une de ces habituelles petites querellades dues aux remarques acerbes du blond- se battaient moins donc, et ignoraient la présence de l'autre en publique. Pour Pansy et Hermione, aucuns ne pourraient ne serait-ce qu'imaginer les deux jeunes femmes ensembles. Jamais un habitant de Poudlard ne les avait surprises, et n'ayant jamais été ennemies ou rapprochées d'une quelconque façon aux yeux des autres apprentis sorciers, leur relation demeurait invisible.
C'est pourquoi leur séparation lors des vacances de Février fut autant plus compliquée. Cependant, tous avaient convenus de se retrouver dans un endroit camouflé et isolé.
Enfin, il avait été convenu qu'il en soit ainsi.
Mais il en avait été autrement.
Il était là, assis sur son trône, son immonde serpent se tortillant sous ses pieds, ses yeux de reptiles horriblement plissés.
- Avancez, n'ayez pas peur, les enfants... Ordonna-t-il d'une voix doucereuse et ô combien charmeuse mais où tous percevaient un soupçon d'ironie et de sadisme.
S'extirpant de l'ombre, Pansy et Draco s'avancèrent, dociles, la tête haute, le dos droit, leurs traits aristocratiques fièrement exhibés.
La plupart des Mangemorts présents ne purent qu'admirer les deux jeunes sorciers d'une élégance inouïe. Dans un coin reculé de la pièce, Narcissa, Lucius et Abraxas suivaient du regard leur descendance.
Arrivés à une certaine distance du trône, et dans un synchronisation parfaite, tous deux s'agenouillèrent respectueusement, leur tête frôlant le marbre froid qui recouvrait le sol.
Le lord se leva élégamment de son siège, descendit d'un pas gracieux les quelques marches qui menait à son piédestal et se posta devant les deux adolescents.
- Les femmes d'abord, n'est-ce pas Pansy ? Dit-il avec un sourire, faisant découvrir ses dents aussi pâle que sa peau.
Celle-ci releva la tête et avec un sourire répondit :
- J'en serais honorée, maître.
- Voilà qui est parfait. Queudver ! Apporte le fer... Ordonna le maître d'un sourire terrifiant sans lever les yeux de Pansy qui demeurait tout aussi impassible et obéissante.
Le Rat s'avança, tenant difficilement le tisonnier dont l'extrémité était rougeoyante.
- Lève ton bras.
Pansy s'exécuta, retroussa sa manche et tendit son bras.
Peter s'avança, un sourire malsaint figé sur ses lèvres tandis que ses yeux globuleux s'attardaient sur la silhouette de la jeune femme.
Voldemort commença alors à siffler en fourchelang une formule, faisant naître des filaments verts sombres qui s'entourèrent autour du bras de Pansy. Queudver posa alors violemment le tisonnier sur l'avant bras de Pansy, la faisant hurler de douleur. Cette dernière étant insupportable avait empêchée Pansy de contenir son expression impassible.
Le sortilège de Voldemort s'attaquait à sa peau, aidant la marque noir à s'imprégner dans la peau de l'adolescente. Les filaments verts s'enroulaient autour de son avant-bras, et se resserraient lentement pour ensuite pénétrer la peau.
Une épreuve insupportable.
Une odeur âcre de chair brûlée s'élevait dans la pièce, rendant la scène encore plus atroce.
La voix de Voldemort se tut alors, faisant disparaître les filaments verts. Le rat retira le tisonnier du bras de la pauvre Pansy qui gémissait, allongée sur le sol. Draco avait nettement pâlit et résistait à l'envie de prendre Pansy dans ses bras et de torturer pendant de longues, très longues minutes le serpent. Mais il ne pouvait pas se le permettre. Il risquerait en plus de sa propre vie celle de Pansy, de son père et de sa mère.
Il demeura alors neutre et attendit son tours.
Il réprima un frisson lorsqu'il entendit le lord se poster devant lui. Docilement, il éleva alors son bras.
- Non, non...
Draco ne put retenir une expression d'étonnement occuper son visage. Il retrouva cependant bien vite la contenance qu'il devait en permanence adopter.
- Je veux que tu me sois fidèle mon cher Draco... Commença doucereusement Voldemort.
- Mais je vous suis fidèle, maître. Répondit docilement le concerné en abaissant d'avantage la tête.
- Oui, je n'en doute pas. Mais... Je désire tout de même prendre des dispositions... Ton père partage tout à fait mon opinion.
L'interrogation se lisait dans les yeux du blond. En effet, il ne savait absolument pas ce que le seigneur des ténèbres masquait dans cette phrase. Le Lord, qui avait remarqué l'étonnement de l'adolescent, s'en amusa cruellement et lâcha d'un ton détaché :
- Le serment inviolable, voyons.
Voilà pour ce chapitre 9 ! Les choses vont sérieusement démarrées ! Pardonnez mon retard, mais j'avais un oral blanc de français... Qui c'est - oit dit en passant...- merveilleusement bien déroulé :3
Jilano-Trafalgar : Encore merci, j'éspère que tu n'es pas déçue ^^ Et mes TPE étaient sur le rôle des femmes durant les guerres... Ca a été un désastre ...
Mamilys : Merci, voilà la suite ! En espérant qu'elle te plaise :)
Zinee : Aha, merci, voilà la fameuse suite ! :p Oh, pardon pour les fautes, je fais de mon mieux ! J'envisage une réécriture des chapitres précédents ! :)
Laulink : C'est le genre de Review que j'adore ! Merci merci merci beaucoup, ça m'a fait très plaisir ! En espérant que ce chapitre répond à tes attentes ;)
