Salut tout le monde, voilà un bout de temps que je n'ai pas écrit. Le moral n'y était pas trop et puis j'essais de voir ce que je peux améliorer sur mes chapitres pour vous rendre quelque chose de potable.

Farwey: Tes commentaires me réchauffent le cœur et je sais que tu es pressé(e) de découvrir ce qu'est Lissa, c'est pourquoi je sors 2 chapitres à la suite. Car avant la "grande révélation" (lol), je voulais faire un point sur les sentiments d'Edward.

Disclaimer pour Stéphanie Meyer

Bonne lecture ;)


A peine l'appel terminé nous prenons déjà possession de la salle de bain du deuxième étage. Je remercie mentalement Esmé d'avoir installé cette baignoire jacuzzi qui m'avait toujours semblait inutile. Je la dépose sur une table en inox que Carlisle sort de je ne sais où. Il commence à enlever à vitesse surhumaine bout par bout la peau brûlée. En dessous la chair est rose et sanguinolente.

Je détourne le regard lorsqu'il s'occupe de son intimité.

Cinq minutes plus tard, il ne reste plus qu'une grande brûlée en position fœtale:

- Elle souffre, souffle Jasper à la porte qui a l'air au bout de sa vie.

Je la prends délicatement dans mes bras puis l'installe dans l'eau tiède, son corps se décontracte automatiquement. Je lutte pour ne pas désespérément garder sa tête hors de l'eau et la laisse couler. Je comprends que tout comme nous, respirer n'est pas une nécessitée et son cœur bien humain continu à battre à rythme régulier. Nous sommes tous les sept penchés sur la baignoire hypnotisés par ce qu'il se passe. Elle se métamorphose sous nos yeux, en deux heures sa peau se régénère de façon spectaculaire tout comme sa pousse de cheveux fulgurante. Ils semblent même encore plus longs qu'auparavant. C'est l'image même qu'on se fait d'un foetus dans son placenta.

Soudain le bain devient opaque. Cela nous sort de notre trans, tout le monde quitte la salle et je reste seul avec mon père:

- C'est ce que tu me disais avant qu'elle arrive?

- Je savais qu'elle était spéciale mais pas à ce point. Elle possède des dons de télékinésie, une mémoire photographique, télépathie et là ...

- Edward on l'a tous vu, elle était vampire, dit-il tendu.

A vrai dire, cela m'a à peine traversé l'esprit, tant j'étais préoccupé. Mais ... Est-ce que cela est vraiment possible? Et ce de qu'elle façon? la chose dont nous avons toujours rêvé vient de se produire, non c'est impossible. Nous sommes damné. C'est égoïste d'y penser pas tout de suite, pas quand elle est dans cet état. Le seule chose que je désire c'est qu'elle se réveille.

- C'est impossible ce doit être autre chose.

- C'était elle que nous avions entendue un mois auparavant, c'est évident fait le lien.

En effet cela semble plus claire, son arrivée deux jours après à l'école.

- Elle voulait tellement paraître normale à mes yeux. Je la comprends mieux maintenant. Elle vient de vivre quelque chose de traumatisant, je ne veux pas qu'on l'harcèle de questions à son réveil.

- Evidemment.

Carlisle toujours aussi compréhensif, s'en va nous laissant seul. Elle a quelque spasm de temps en temps, l'eau bouge à la surface. Durant les heures qui suivent, le reste de ma famille s'affaire à préparer son réveil. Les hommes s'occupent des dégâts matériaux et les filles ont même été faire des courses avant de se mettre à la cuisine. Cela réjouit Esmé d'avoir Lissa, elle a toujours eu cet instinct maternelle. Ils parlent peu et se posent des milliers questions s'imaginant toute sorte de théorie.

Et digne d'un film d'horreur une main chaude agrippe la mienne. L'effroi passé je comprend et me penche vers le fond pour la relever. Les cheveux en arrière et les yeux fermés, elle prend une grande inspiration. Je la soulève et m'émerveille en regardant l'eau ruisseler sur son visage parfait. Rosalie arrive avec une immense serviette dans les bras:

- Laisse la moi, je vais vais prendre soin d'elle maintenant.

Je lève un sourcil allant lui refuser sec mais Lissa tend le bras vers ma sœur. Je dois me résoudre à lui passer ma bien-aimée, elle l'enserre la drapant de la serviette et la berce comme un nouveau-né. Esmé et Alice arrivent à leur tour commençant à œuvrer dans la salle de bain:

- Alice pourquoi avoir emmené autant de vêtement? je m'exaspère.

- Il est temps que tu nous laisses entre fille Edward, un peu d'intimité s'il te plaît et puis va te changer tu es couvert de la tête aux pieds.

Elle me pousse en dehors de la pièce et me ferme la porte au nez. Je rage clairement. Je me dirige dans ma chambre en ronchonnant, je suis surpris en découvrant qu'elle a été relooké en mon absence. Mon divan a laissé place au lit baldaquin de la chambre d'amis, il y a une nouvelle moquette beige au sol avec des rideaux opaques assortis et même des bougies et guirlandes qui illuminent la pièce. Je souris d'avoir une famille aussi prévenante et continu mon trajet à la salle de bain. En effet je suis en mauvais état couvert de sang séché et de cendre. Je me douche pour enlever cette odeur de brûlée sur moi et laisse mon esprit divaguer en évitant la pièce du dessus.

POV LISSA

Je me réveille avec une multitude d'odeur chatouillant mon nez. Je suis sur un nuage, je m'étends de tout mon long. Ouille des courbatures. Tiens quelque chose de froid, je souris et l'agrippe avec un petit gémissement de contentement. J'ouvre les yeux et lève la tête faisant craqué mon cou. Edward a le visage plissé. Avec les mains j'essaie de lisser ses rides et lui pose des baisers sur tout le visage:

- Bonjour, dis-je la voix rauque. Ou plutôt bonsoir.

Me rendant compte de l'obscurité environnant.

- Edward?

Il ne réagit pas me regardant avec des yeux perçants:

- Oui, répond-il froidement.

- Je vais bien, dis-je pour le rassurer.

Il recouvre son visage de son avant bras:

- Lissa, j'ai cru pour la deuxième fois ce mois-ci que tu allais mourir avec encore ce sentiment horrible d'être inutile et de ne rien pouvoir faire.

- Tu n'aurais rien pu faire.

- Tu m'as repoussé, s'indigne t-il.

Je m'assied, souffle et ferme les yeux quelque secondes que ma tête arrête de tourner:

- J'aurais peut être du te laisser brûler avec moi?

- Oui, j'aurais préféré, dit il en se positionnant en face de moi.

Je secoue la tête, s'est absurde:

- Je suis désolée que ça se soit passé ainsi, je ne comptais pas faire une entrée si ... déroutante.

- Alors si tu es venu jusqu'ici... énonce t-il.

- Oui je t'avais promis la vérité mais je ne me savais pas capable de ça, dis- je avec un grand sourire.

En effet c'est la première fois que j'arrive à passer d'une forme à l'autre en l'ayant décidé.

- Capable de quoi Lissa et pourquoi tu as l'air si heureuse? Demande t-il totalement à l'ouest.

Mon ventre se met à grogner avant que je puisse dire quelque chose:

- Je vais tout t'expliquer, mais Edward ça sent franchement bon ça me perturbe et j'ai une faim de loup, dis-je en faisant la mou.

Je réussi à lui retirer un sourire. Nous nous levons, je me rends compte que je suis vêtue d'une petite robe noire, simple comme j'aime. Edward regarde si je tiens bien droit sur mes pieds:

- Quel heure est-il?

- On t'a sorti du bain à huit heures ce matin.

J'ai passé dix-huit à dormir et lui qui c'est inquiété tout ce temps. Il faut que je le distrais:

- Le premier en bas à gagner,dis-je.

Je cours à toute vitesse dans les couloirs suivant les odeurs, il me talonne et je triche en sautant la rambarde pour passer du second étage au rez de chaussé en un clin d'œil. Je me réceptionne sur la pointe des pieds les cheveux tout ébouriffés. Edward avait retenu son souffle. Une fois près de moi, je lui saute au cou crochetant mes mains derrière sa nuque sur la pointe des pieds ravie de pouvoir enfin être entièrement moi avec lui:

- Edward déride toi, maintenant tu sais que je ne suis pas si fragile.

Je tourne la tête, nous sommes bien seul dans l'immense salon digne d'un magazine d'architecture. Alors je saute et enroule mes jambes autour de sa taille comme un koala. Ses bras vient naturellement me soutenir, nous n'avons jamais été aussi proche:

- Et que c'est moi la plus rapide, je le taquine.

- Ça ne risque pas, je t'ai laissé gagner, me contre dit t-il avec un sourire.

Je colle mon front au sien et respire son odeur. J'aimerais rester ainsi dans ses bras et ne plus jamais le quitter. Mes nouvelles lèvres hyper sensibles frôlent les siennes et je gémis. Il ne lui fallut pas plus pour fondre sur ma bouche. Ce baiser est si savoureux. Je sent qu'il y dépose toutes se craintes et peur. Je meurs d'envie de goûter à sa langue mais je réserve cela pour plus tard. Notre baiser est interrompue par un borborygme humiliant:

- Allons te trouver à manger.

Je descend:

- Euh ...

Je m'arrête un moment pour réfléchir:

- Qu'il y a t-il?

- Ta famille, j'ai ...

- Ne t'inquiètes pas, ils t'attendent pour les présentations officiels et sont pressés de te rencontrer .

- Fantastique, dis-je cynique.

Je tente d'arranger ma tenue devant l'un des murs en verre, puis me tourne vers Edward amusé de mon stress. Ça y est c'est partie. Pour accéder à la salle à manger nous devons traverser la cuisine qui est l'antre de toutes mes envies. Ils sont tous installés autour d'une table majestueuse. J'ai des étoiles dans les yeux, le festin sur la table est digne d'une princesse, je me mords la lèvre de gourmandise. Une jeune femme aux cheveux brun et visage en forme de cœur se dirige vers nous:

- Lissa, je te présente ma mère Esmé, dit Eward.

Elle m'enserre dans des bras chaleureux. J'ai un pincement au cœur, cela fait longtemps que je n'ai pas eu ce genre d'affection.

- Enchanté, Lissa, je suis heureuse de t'avoir parmi nous, me dit-elle.

- Merci beaucoup.

Je me tourne vers l'assemblée:

- Je vous dois des excuses, je suis vraiment désolée pour la scène à laquel vous avez assisté. Je vous remercie vraiment de vous être occupé de moi et je vais tout vous expliquer.

- Non, ce qui est important c'est que tu ailles bien, tu ne nous dois rien, me rassure Esmé.

Je regarde Edward en lui tenant la main et souriant:

- Si.

On s'assied à table:

- Voici Emmet Jasper Carlisle, Rosalie et Alice.

- Je suis sur qu'on va devenir de très grandes amies toi et moi, me dit celle-ci.

- Moi aussi.

- Alors dis moi... commence t-elle.

- Alice, il serait poli de laisser notre inviter manger un peu avant de l'asséner de question, l'interrompt Esmé.

Je lui souris reconnaissante, je meurs de faim. Ils se mettent à me servirent plusieurs assiettes, petit pois purée de patate douce dinde, sushi, rôti de porc, quiche, tarte, salade, riz. J'enfile les assiettes les unes après les autres avec frénésie sans m'arrêter. C'est lorsque je suis à moitié rassasiée que je me calme et reprends mes esprit. Ils me regardent interloqués:

- Comment un si petit corps peut manger autant? s'exclame Emmett amusé.

- Je brûle énormément de calorie suite à la mutation d'une espèce à l'autre et tout le processus de guérison, je réponds après avoir bu une gorgé d'eau.

Je picore encore une bouchée puis me lance. Ne jamais parlé en mangeant, règle de bienséance primordial.


Je t'invites à lire le chapitre suivant ;D