Allez, Boum ! Je vous ai eu, hein ? XD
Petit commentaire sur un épisode ( Double trouble, ep 11 ) : ok. Martinez-Zorro tire sur Diego-Zorro. Il est à trois ou deux mètres de lui...et il n'est pas foutu de tirer en plein dans le mile ? Il tire juste à coté de Diego-Zorro, sur un pauvre poteau ? Non, mais il louche ou quoi ? J'en sais rien, il faut qu'il porte des lunettes, qu'il voit un opticien, un ophtalmo parce là, c'était facile quoi ! -_-' wtf...
Prochain commentaire au prochain chapitre que je publie sur FFN YO.
Chapitre 9 : La résurrection du Renard
Varga avait rapidement compris que c'était peine perdu et que son rêve de conquerir la Californie était anéanti à jamais. Il tua le comte Kolinko qui s'apprêtait aussi à lui tirer dessus pour l'empêcher de fuir le champs de bataille et se réfugia dans le cuartel vide en refermant la porte à temps avant qu'on ne remarque sa fuite.
Juste derrière lui, Greco avait tenté de le suivre mais il s'était retrouvé devant une porte fermée. Varga passa devant la prison des soldats qui hurlèrent de colères contre lui, lui ordonnant de les liberer, ce en quoi il les ignora. Il grimpa les escaliers et atteint les toits pour tenter de s'échapper. Mais une forme familière lui barra la route.
"- Zorro ! S'exclama l'Aigle en tirant son épée.
Le renard noir l'imita.
"- Moi qui pensait que Diego de la Vega était Zorro, siffla Varga en parant le premier. Les coups s'échangèrent, mais l'Aigle nota que son adversaire était...faible. Une pensée illogique pour lui, lui vint à son esprit mais ce fut sa grosse erreur car en remarquant cela, il crut avoir l'avantage mais au contraire, Zorro le désarma avec une technique du poignet. L'épée de l'aigle tomba du toit, le laissant entre les mains du hors-la-loi.
"- De grâce ! Pria Varga.
Le renard hésita, ce qui laissa à l'autre homme l'occasion de lui donnait un coup dans le bras, le faisant lâcher son épée et il se jeta sur lui. Ils luttèrent l'un contre l'autre sur le parterre du toit, mais Zorro ne semblait pas au meilleur de sa forme et rapidement, Varga prit le dessus et lui arracha une seconde fois son masque.
"- Quoi ? C'est impossible ! S'écria l'Aigle en s'écartant brusquement de lui, tu...es..."
Diego de la Vega était de nouveau en face de lui, l'air fatigué, abattu, exténué mais aussi énervé et déterminé.
"- Tu es...un démon...recula Varga prit de frayeur car son esprit n'arrivait pas à comprendre comment le jeune don avait réussi à éviter la mort et comment Zorro avait pu intervenir s'il était Zorro. De plus, sa paleur le rendait un visage fantomatique presque spectrale.
Le renard démasqué s'avança encore, encore et encore, tandis que Varga recula.
"- Pitié, Diego...je m'en irais si tu..."
Le jeune homme s'était arrêté, un coup de feu retentit le faisant sursauter. Varga fut touché et tomba malheureusement du toit rejoignant son épée.
Dans un soupir, Zorro remit le masque et redescendit sur la terre ferme. Il libéra rapidement les soldats qui le remercièrent d'un regard et qui se précipitèrent pour chercher des armes et soutenir les dons afin de finir la bataille.
De son coté, n'ayant pas la force nécessaire pour y participer, le justicier masqué se permit de faire redescendre le drapeau de l'aigle et dut se retenir pour ne pas imposer le sien comme il avait fait autrefois. Même dans son état précaire, il avait encore le sens de l'humour.
Alors qu'il s'apprêta à repartir en voyant que la fin était proche, il entendit un coup de feu qui était censé lui être adressé. Surpris et paniqué, il se tourna vers celui qui avait osé tirer sur lui. Son coeur crut faire un bond : son père, Don Alejandro pointait un révolver vers lui tout en s'approchant. Derrière lui, les dons en étaient presque choqués de voir leur chef ainsi. D'autres s'introduirent dans la caserne pour mettre en prison les hommes de Varga tout en assistant à l'étrange scène.
"- Mais...enfin, Don Alejandro, fit le sergent Garcia, Zorro nous a sauvé.
- Peut-être, mais il a tué mon fils, rétorqua le vieux don de plus en plus proche de lui.
Zorro aurait aimé lui dire la vérité que non, il était encore en vie, mais la présence de la moitié du pueblo le laisser sans voix, hésitant, craignant pour son secret, sa vie et celle de son père. De plus, trop épuisé, il n'arrivait même plus à respirer correctement et à réfléchir.
"- Alejandro, mon ami, il a du faire ce que nous, nous aurions jamais pu faire, déclara Don Nacho en posant une main apaisante sur l'épaule du de la Vega, tuer Diego, ton fils, notre ami à tous, un Enfant de Los Angeles, qui aurait pu, ne serait-ce qu'un hors-la-loi qui ne connaît personne ?
- Pourquoi...? S'étrangla Don Alejandro en baissant son arme, pourquoi ? Je n'ai pas pu...lui dire à quel point je l'aimais ! Tout comme sa mère, je n'ai rien pu lui dire..."
Zorro se sentait coupable, il avait envie d'enlever son masque et de lui dire qu'il était là, à quelques centimètres de lui.
"- Ne vous inquiétez pas, vous avez toute votre vie devant vous pour le lui dire, lança-t-il d'une voix las.
Le vieil aristocrate fronça les sourcils comme s'il avait déjà entendu ces paroles et confus, il ne comprenait pas véritablement le sens.
Un hennissement les pertuba tout à coup, un étalon noir fit son interruption dans la cuartel se précipitant vers son maître. D'un geste fébrile et avec l'aide de sa monture, il parvint à l'enfourcher.
"- Gardez vos larmes, Don Alejandro, car la vie peut réservée des surprises, acheva Zorro.
Il donna un coup de talons et s'enfuit rapidement après avoir salué d'un signe de la main les combattants de la journée.
A mi chemin entre le pueblo et l'hacienda, Zorro ne parvint pas à tenir longtemps sur Tornado et finit par chuter par terre. Horrifié par l'état inhabituel de son cavalier, le cheval hennit bruyamment comme pour le réveiller. Fort heureusement, un autre cavalier les avait suivi depuis leur départ. L'étalon reconnut alors le serviteur muet qui se précipita au secours du jeune de la Vega.
Il tenta de le réveiller en lui donnant quelques tapes. Le renard ouvrit les yeux et sourit en voyant la figure de Bernado.
"- Content de te revoir, murmura-t-il, tu as très bien joué le jeu, ils ont tous cru que tu étais Zorro."
Bernado lui donna à boire dans une gourde. Diego ne protesta pas, le liquide frais lui fit un plus grand bien. Il parvint de nouveau à se remettre sur ses jambes mais dut avoir recours à l'aide de son serviteur.
"- Je crains que je ne pourrai rien faire tout seul, mon ami, souffla Diego, puis-je compter sur toi ?"
Le muet esquissa un grand sourire, heureux de retrouver son maître et de l'aider de nouveau bien que dans le fond, il se sentait mal à l'aise en repensant à toutes les tortures qu'il avait pu subir.
Le drapeau de leur pays flottait de nouveau sur Los Angeles. Don Alejandro n'eut pas le coeur de sourire avec ses amis devant cette libération, cette victoire contre Varga. Les paroles de Zorro le torturaient à la fois qu'elles lui redonnaient de l'espoir : se pourrait-il que son fils soit encore en vie ? Il est vrai que Zorro s'était précipité pour ramasser le corps de son defunt enfant...
"- Alejandro, mon cher ami, lui dit Don Nacho qui remarqua son air sombre et chagriné, je suis sur que Diego aura été heureux de retrouver Los Angeles comme celui de son enfance. Paisible, calme et tranquille.
- Il ne pourra jamais le revoir, murmura le vieux don, je lui avais promis qu'un jour, Los Angeles redeviendra comme avant...mais, je n'ai rien pu faire à temps.
- Alejandro, ton fils a essayé de te protéger, il t'aime, tenta de le rassurer Don Nacho chagriné par la dépression de son ami.
Les autres dons savaient que la perte du fils de la Vega n'allait pas être facile à oublier ou à faire tourner la page. Diego était respecté et aimé par tout le monde. Sa mort allait sans doute endeuiller tout le pueblo.
"- Vous...croyez qu'un jour...quelqu'un écrira cette histoire ? Lança une voix faible à l'entrée du cuartel.
Tout le monde se tourna vers la porte ouverte qui servait d'appui au jeune Diego de la Vega, vêtu encore de sa chemise noire déchirée dévoilant de nombreuses et diverses blessures. Il était exténué et las, si bien que sa tête était posé contre la porte, les yeux à moitié fermées. Cependant, malgré sa pâleur extrême, un sourire se dessinait sur son visage le rendant moins malade.
N'en croyant pas ses yeux, Alejandro s'avança vers lui, tremblant tout en tendant ses mains vers lui de peur qu'il ne soit qu'un mirage causé par sa folie d'avoir perdu l'être qui lui était le plus cher.
Diego vit dans un flou totale les gestes de son père et ne s'était jamais senti aussi coupable, sa mascarade avait failli rendre son père désespéré et il ne saurait dire jusqu'où cela aurait pu aller s'il n'était pas venu maintenant.
C'était une scène émouvante à voir mais aussi un miracle car tout le monde avait pu voir le corps du jeune de la Vega s'écroulait sous la balle de Zorro mais personne n'aurait cru qu'il était en réalité en vie.
En sentant les mains de son père le touchaient son visage et ses épaules, Diego s'effondra, ses jambes ne tenant plus, la fatigue ayant été accumulée d'heures en heures, de jours en jours. Même Zorro avait définitivement atteint ces limites, mais cela en valait la peine pour sauver son village. Alejandro l'attrapa de justesses et l'enlaça tendrement, le serrant fortement comme s'il craignait que son fils s'évanouisse telle de la fumée.
"- J'ai cru t'avoir perdu, Diego, j'ai tellement cru...murmura-t-il les larmes aux yeux.
