Bonjour à tous,

Bon, je vous préviens, c'est du gros n'importe quoi sur ce chapitre (et encore, j'ai déjà été un plus contente de moi sur du n'importe quoi …). Mais vu le couple et surtout le mot, comment faire autrement ? Enfin si, j'aurais pu faire pas mal d'autres choses, mais j'avais envie de délirer un peu sur cette commande.

Voilà, je vous dis en tout cas à bientôt pour la suite !

Commande de : Nyo #1

Couple choisi : Voldemort/Harry

Mot choisi : Penderie (et/ou Oups)

Rating : K+.

Disclaimer : la plupart des lieux et personnages sont la propriété de J.K. Rowling, je ne me fais donc pas d'argent avec (et en plus je réponds aux commandes gratuitement, moi la cupide de service, alors !)

Dédicace : Bonjour Nyo ! Bon, tu vas voir, je suis partie sur un délire dont je ne sais même pas si ce pauvre Voldy lui-même va se remettre. J'avoue que le « couple » que tu as choisi n'est que peu évoqué, mais j'avais envie de partir dans cette direction là … J'espère malgré tout que ça te conviendra, si tel n'était pas le cas, n'hésite pas à me le dire et je pourrais t'écrire un autre OS plus tard si tu le souhaites …

Et maintenant, si vous êtes prêts, place au texte …


Oups !

Le Mage Noir le savait, il n'aurait pas dû reprendre une deuxième fois de cette délicieuse soupe aux griffes de chouette blanche. Mais que voulez-vous, le plus terrifiant sorcier de tous les temps, le Mage Noir d'entre les mages noirs, Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom-sous-peine-de-mourir-d'effroi, bref, lui là, avait un péché mignon. Un vice caché (que tous ses Mangemorts connaissaient) dont il n'arrivait pas à se défaire : les bons petits plats de Severus Rogue.

L'espion de Dumbledore et soit-disant plus fidèle serviteur de Voldemort n'avait en effet pas son pareil pour concocter de nouvelles et délicieuses recettes à son maître. En fait, il s'était vu attribuer cette tâche un peu par hasard, un jour où le cuisinier attitré de Voldemort, ayant fait l'erreur fatale de poivrer le plat du Mage Noir (or tout le monde sait qu'il déteste le poivre, vu qu'il y est allergique et que ça lui bleuit la peau … déjà que c'est pas un cadeau sans ça !) avait mystérieusement disparu.

Depuis, Voldemort estimant qu'avec son don sans pareil pour touiller ses potions Rogue avait dû acquérir de vrais dons pour la cuisine, Severus s'était retrouvé derrière les fourneaux du QG des mangemorts. Et de fait, il s'était avéré qu'il possédait de véritables dons de cordon-bleu –Lucius Malefoy, sans doute jaloux de ce talent, avait sournoisement précisé que quand on était vieux garçon, il valait en effet mieux savoir se faire cuire un œuf tout seul …

Mais le Maître des Potions n'avait pas relevé la pique de son collègue, et avait pris très à cœur cette nouvelle tâche qui lui était confiée –et qui de plus avait l'avantage de souvent lui éviter des heures de planque avec ses collègues, dehors, par temps humide ou froid. Il avait trouvé un réel intérêt à se mettre à la cuisine, et était maintenant à la tête de plus de trente nouvelles recettes créées pour son maître.

Voldemort était particulièrement friand de sa tarte de sauterelles marinées à la bave de méduse, de ses feuilletés aux amanites phalloïdes nappées de sang de dragon des Mers du Sud, et de son ragoût de tête jivaros aux 12 épices avariées. Mais son plat favori restait incontestablement la fameuse soupe aux griffes de chouette blanche.

Et c'est ce qui avait provoqué le fâcheux incident de ce jour-là. Comme Rogue devait passer tout le weekend à Poudlard (pour cause de réunion bi-trimestrielle du corps professoral), le Mage Noir lui avait demandé de lui préparer à l'avance de quoi manger, pour ne pas se retrouver à manger les sandwichs fort peu ragoûtants que s'évertuait à lui préparer Queudver quand Severus était absent.

Rogue s'était donc exécuté, préparant plusieurs tupperwares pour son maître, lui disant d'y piocher aussi souvent qu'il le voudrait. Et comme Voldemort était gourmand, il n'avait pas résisté ce soir-là à reprendre largement une deuxième ration de sa soupe favorite.

Il avait trouvé le goût encore meilleur que d'habitude, et il avait fait un si bon festin que ça l'avait mis de très bonne humeur. Si bien qu'il avait même donné congé à tous ses Mangemorts (qui ne s'étaient pas faits prier pour décamper à cette nouvelle, d'ailleurs ! Mais que voulez-vous, le petit personnel n'est plus ce qu'il était …). Et, ainsi tranquille, le Mage Noir s'était mis à l'aise, enfilant sa vieille cape élimée mais si confortable, ses pantoufles corbeaux (souvenir de vacances de ce brave Sev, justement), et s'était installé dans son grand fauteuil près du feu pour lire un bon livre afin de digérer toute sa soupe ingurgitée.

Mais très vite, malgré le récit passionnant qu'il était en train de lire : « Le retour du Capitaine Crochet, ou Comment un méchant has-been a réussi son come-back dans le monde du show-biz », Voldemort senti le sommeil le gagner. Ne résistant pas, et se sentant de toutes façons trop lourd pour se traîner jusque dans son lit, il s'enfonça dans son fauteuil moelleux et s'assoupit.

Après quelques bribes de rêves un peu confuses, il plongea dans une rêverie … plutôt déconcertante ! Voldemort n'aurait su raconter par la suite clairement ce qui s'y était déroulé, mais il se rappelait de certains passages, de certaines images avec une clarté déconcertante … et honteuse, il fallait bien l'avouer.

Parce que très franchement, se retrouver à danser le french cancan habillé en autruche devant tous ses mangemorts réunis pouvait certes faire partie de ses penchants exhibitionnistes, mais le ridicule avait des limites ! Surtout quand on est le très puissant et respectable Mage Noir.

Idem pour le passage dans le harem de serpents, où tel le maître puissant qu'il était, il se pavanait en roi au milieu de danseurs et danseuses du ventre forts à son goût (c'est-à-dire chauves et la peau verdâtre). Mais par la langue fourchue de Salazar, qu'est-ce que Dumbledore faisait parmi ces danseurs ?

Heureusement la bribe de rêve suivante quittait ces mondes farfelus : Voldemort avait revécu un instant sa jeunesse, où il avait batifolé avec ces délicieuses et si douces créatures que sont les sirènes du lac … à moins que tout ça ne fut un fantasme de plus. Il sa rappela par la suite qu'effectivement tout cela ne s'était pas réellement passé : il n'aurait jamais pu s'accoupler avec toutes ces jeunes femmes, il se souvenait à présent qu'elles n'étaient pas assez poilues à son goût.

Quoiqu'il en soit, la dernière partie du rêve était celle qui avait eu le mérite de le réveiller en sursaut : mais que diable lui avait-il pris de rêver de se retrouver coincer dans une penderie avec le jeune Harry Potter, à faire des choses si … et tellement … sans parler de …

Brrr, Voldemort en frissonnait encore en se réveillant. Faire des rêves pareils étaient tout simplement répugnant ! Harry était sa future victime, son prochain en-cas s'il le fallait, son but dans la vie (ou dans la mort, pour être un peu plus précis), son passe-temps dolorisien favori, mais en aucun cas un somptueux dieu du sexe capable de lui faire connaître les plus délicieuses sensations !

Il y avait un truc qui n'avait pas dû passer dans cette soupe, définitivement ! Le Mage Noir, mortifié à l'idée de raconter cette histoire à qui que ce soit, se terra dans sa chambre, s'avalant plusieurs litres de ce breuvage noir moldu pour ne pas s'endormir et risquer de faire de nouveau de pareils rêves … heu, cauchemars, cauchemars voyons ! Mais dès que Rogue rentra de sa réunion, il se précipita à sa rencontre, lui demandant sans évoquer ses songes s'il avait fait quelque chose avec cette maudite soupe …

C'est là que Severus indiqua qu'effectivement il avait voulu améliorer la recette en y rajoutant quelques ingrédients, comme deux ou trois araignées, un peu de citron (emprunté pour l'occasion à Dumbledore, seul détenteur du monde sorcier des réserves de citron) et du chocolat. Voldemort eut du mal à voir en effet en quoi tout cela aurait pu lui faire faire de tels cauchemars, vu qu'il ne s'agissait que d'aliments très digestes et qu'il adorait.

Jusqu'à ce que Rogue réalise, mais un peu tard, que ce n'était pas des chocolats ordinaires qu'il avait glissé dans la soupe, comme il le pensait, mais des chocolats sur lesquels il travaillait depuis pas mal de temps et qui n'étaient encore qu'au stade expérimental. Il ne savait pas encore quels effets pouvait bien avoir cette nouvelle expérience, et fut donc curieux de savoir ce que ça avait provoqué chez son maître.

Mais jamais, ô grand jamais, Voldemort ne voulut le lui dire !