Me revoilà après une très longue absence. J'en suis vraiment désolée pour les fans (et dieu sait qu'il y en a lol) mais si certains étaient en vacances ce n'était pas le cas pour moi. Et bien oui, il y en a qui bosse ! Enfin, bref. Pour me faire pardonner, j'ai mis ce chapitre en ligne (oui, il n'y en a qu'un pour le moment mais il est plus long…). J'espère que vous apprécierez. Je remercie toutes les personnes qui m'ont laissé des reviews et auxquelles je n'ai pas pu répondre. Bonne lecture à tous !

A peine arrivés, les premiers Griffondor, en voyant Harry, se précipitèrent vers lui. Ils l'entourèrent de bras chaleureux, voulant s'assurer qu'ils ne rêvaient pas, que le célèbre Harry Potter était sorti de son « coma ». Hermione parvint à le libérer de ses « fans » avec toutes les peines du monde. Elle l'entraîna à sa suite dans le couloir en s'assurant de ne pas être suivie.

- Eh bien, quel accueil ! reconnut Harry.

- Oui. Ils sont tous très heureux de te revoir apparemment !

Harry esquissa un sourire.

- Je vais leur dire de te laisser tranquille. Tu n'as pas besoin de bain de foule pour le moment.

Hermione pénétra à nouveau dans la salle et demanda avec toute l'autorité dont elle était capable de laisser Harry vivre un peu. Les Griffondor se dispersèrent et la Salle Commune retrouva son calme. Elle fit signe à Harry d'entrer.

- Tu les as tous mis dehors ?

- En quelque sorte. Tu devrais te reposer. Demain, la journée sera longue.

- Mais Hermione, il n'est que 13h ! Je ne vais quand même pas aller me coucher à cette heure-ci !

- Non, mais… Tu as subi un traumatisme important et… il serait préférable que tu n'en fasses pas trop, tu comprends ? En fait, …

- Tu t'inquiètes pour moi c'est ça ? demanda-t-il, visiblement amusé.

- Euh…

- Je ne suis pas en sucre Hermione. J'ai dormi pendant pas mal de temps je crois. Combien déjà ?

- Deux semaines.

- Alors, tu vois ? Je suis suffisamment reposé comme ça. Je ne suis pas malade à ce que je sache !

- Non mais…

- Par contre, si tu as quelque chose à me donner à manger, je serai ravi de remplir mon estomac…, dit-il en grimaçant.

Hermione pouffa de rire.

- Tu es très drôle Harry !

- Drôle ?

- Oui. Tu devrais te lancer dans le comique !

- Pourquoi pas ? répondit-il dans un haussement d'épaules.

- Aller, viens.

Harry suivit Hermione jusqu'à la Grande Salle. Il n'y avait déjà presque plus personne mais les plats ornaient encore les tables. Harry prit place à côté d'Hermione et attaqua son repas sans réserve. Hermione fut étonnée de la voracité dont faisait preuve Harry. Dès qu'il eut terminé, il avala une pleine coupe de jus de citrouille.

- Je me sens mieux !

Hermione haussa un sourcil.

- Tu es sûr, après tout ce que tu as mangé ?

- Oui, je vais très bien. Bon, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

- Et bien, en principe on est sensé aller en cours…

- Les cours, les cours… A croire que tu n'as que ces mots à la bouche ! Si on allait plutôt se promener ?

Hermione resta bouche-bée.

- Mais… euh… Harry…

- Ne discute pas. Viens !

Il prit la main d'Hermione et la tira de sa stupeur. Il l'entraîna dans le jardin de Poudlard et l'amena près d'un chêne. La douceur du printemps se faisait déjà sentir, les fleurs avaient éclos leurs premiers boutons et les arbres trônaient majestueusement au sein du jardin. Il s'assit au pied de l'arbre, bientôt imité par Hermione. Il inspira profondément comme pour vérifier qu'il était bien vivant. Rassuré, il se tourna vers Hermione qui l'observait sans comprendre. Il lui sourit.

- Qu'est-ce qui se passe ? lui demanda-t-il.

- Je ne t'ai jamais vu comme ça…

- C'est à dire ?

- Tu as l'air… heureux.

- Si tu l'dis.

Harry se décala et s'allongea sur l'herbe, les mains croisées derrière la nuque.

- Le ciel est magnifique, tu ne trouves pas ?

- Harry…

- Je n'avais jamais remarqué à quel point il pouvait être bleu en Angleterre !

- Harry…

- Et cet arbre. Tu as vu comme il est immense ?

- Harry !

- Quoi ?

- Pourquoi as-tu vendu ton âme ?

Il soupira et se releva pour être à la même hauteur que Hermione.

- Je… je ne voulais plus souffrir. Je te l'ai dit.

- Ça ne m'explique toujours pas pourquoi tu n'as pas voulu en parler à Ron et à moi.

- Je ne voulais pas… que l'on s'apitoie sur mon sort…

- Nous ne l'aurions pas fait. Tu aurais dû nous faire confiance.

- Je vous fais confiance ! Mais… je…

- Tu préférais garder ta fierté et souffrir en silence.

- Hermione…

- Harry, je suis déçue par ton attitude.

- Déçue ?

- Oui. Je t'en veux beaucoup que tu ne te sois pas confié à moi.

- Je… suis désolé.

- Je vais tout de même t'aider. Parce que c'est ce que font les amis. Tu retrouveras tes sentiments Harry. Je te le promets.

- Merci Hermione.

- De rien.

Harry sourit.

- Tu es vraiment une amie fidèle.

La jeune fille sentit le rose lui monter aux joues.

- Merci Harry.

- Alors, que vas-tu m'apprendre aujourd'hui ? demanda-t-il ironiquement.

- Et bien, je ne sais pas… Par quoi voudrais-tu commencer ?

- Quelque chose de simple et de pas trop désagréable si tu veux bien.

Hermione pouffa de rire à nouveau.

- D'accord. Alors, je vais t'apprendre… la joie.

- Tu comptes me raconter des histoires drôles ?

- Pas forcément. Regarde.

Hermione fit une horrible grimace en mettant ses doigts dans son nez et en louchant. Harry la regarda un moment, un demi-sourire au coin des lèvres. Elle fit une autre tentative en agitant les mains derrières sa tête et en tirant la langue. Harry ne put s'empêcher de sourire. Elle fit d'autres grimaces et Harry éclata de rire. Il en pleurait presque et se tenait le ventre tant il la trouvait drôle. Elle s'acharna alors à le chatouiller.

- Non, non. Hermione, arrête !

Il se tordait toujours, riant de plus belle. Mais il n'allait pas en rester là. Il attaqua à son tour, chatouillant lui aussi Hermione. Elle eut beau se débattre, son adversaire était coriace. Elle se plia de rire elle aussi. Après quelques minutes, ils reprirent leur souffle, ce qui ne fut pas chose facile étant donné leur état d'hystérie.

- Je ne te connaissais pas comme ça Hermione, dit-il essoufflé.

- Comme quoi, on ne connaît jamais vraiment ses amis, répondit-elle haletante.

- J'aime bien cette facette du personnage, ironisa-t-il.

- Très drôle !

- Non, c'est toi qui es très drôle !

- Ah oui ? Tiens !

Hermione venait de jeter de l'eau du lac à Harry.

- Ah, tu le prends comme ça ! D'accord.

Harry poursuivit Hermione, lui jetant de l'eau de temps à autre. La jeune fille filait droit devant elle, espérant lui échapper. Elle se cacha derrière un arbre et attendit. Elle le vit passer devant elle. Il semblait ne pas l'avoir remarquée. Elle le perdit de vue. Elle allait sortir de sa cachette lorsque deux mains puissantes entoura sa taille. Elle sursauta et se retourna.

- Je t'ai eue ! annonça Harry triomphant.

« Non, pas encore » ne put-elle s'empêcher de penser. Reprenant ses esprits, la jeune fille s'aperçut qu'ils étaient proches, très proches même. Harry lui souriait. Elle sentit son cœur s'accélérer. Elle retira les mains de son ami et baissa les yeux.

- Voilà ce qu'est la joie Harry. Enfin, si tu as apprécié bien sûr, assura-t-elle en reprenant son sérieux.

- Oui, évidemment.

- Il y a d'autres manières d'éprouver ce genre de sentiment. Disons que je t'en ai montré un exemple, dit-elle en relevant son visage vers lui.

- C'était génial Hermione. Merci.

- De rien. On devrait rentrer.

- D'accord.

Ils prirent la direction de Poudlard. Harry ne cessait d'adresser des sourires complices à Hermione. La jeune fille n'en était que plus troublée.

- Bien. Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

- Que voudrais-tu faire Harry ?

- Jouer au Quidditch !

- Tu vas devoir y jouer tout seul alors…

- Pourquoi ?

- Harry, j'ai une sainte horreur de ce jeu. Du moins, j'apprécie de regarder les équipes de notre école y jouer mais moi… je ne suis vraiment pas douée pour ce sport.

- C'est pas grave. Je vais t'apprendre.

- Certainement pas !

- Aller, s'il te plait, implora Harry de ses yeux de chien battu.

- Bon d'accord. Mais c'est juste pour te faire plaisir.

Harry entraîna Hermione jusqu'au terrain de Quidditch. Il prit un balai et le lui tendit.

- Tu n'as plus qu'à y monter.

- Harry, autant je peux être très douée pour les sortilèges, autant les vols en balai ne sont pas ma spécialité.

- Essaie. Je vais te montrer.

Il prit son balai qu'il avait généreusement « offert » à son équipe avant son époque de convalescence étant donné qu'il ne s'était plus intéressé à ce sport pendant un moment. Il vola quelques mètres en montrant à Hermione les gestes qu'il fallait faire. Elle tenta de l'imiter avec toute la maladresse dont elle était capable. Après quelques envols et quelques chutes plus ou moins maîtrisées, Hermione parvint à voler correctement. Harry chercha alors le coffre de jeu et sortit le Vif d'Or.

- Tu ne veux quand même pas que j'attrape ce truc ? s'inquiéta Hermione.

- Pourquoi pas ?

- Ah non ! Ça je ne pourrai jamais !

- Tu y arriveras. Fais-moi confiance.

Il lâcha le Vif d'Or. La petite boule dorée vola bientôt à perte de vue.

- On y va ?

- Comment ça on y va ? Parce qu'en plus il faut que je me mesure à toi !

- Prends mon balai.

- Pas question !

- Aller, prends-le.

Hermione accepta à contre-cœur. Elle prit le balai d'Harry et l'enfourcha. Elle soupira de désespoir lorsqu'elle vit Harry passer derrière elle.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Tu ne croyais quand même pas que j'allais te laisser te débrouiller toute seule pour attraper le Vif d'Or ?

Ils décollèrent ensemble sur le balai d'Harry. Il fonçait à une vitesse folle. Hermione ne savait où poser son regard. Harry, lui, savait pertinemment où il devait aller. Il avait aperçu la petite boule dorée à quelques mètres au-dessus d'eux. Il pointa le balai vers le ciel ce qui laissa échapper un cri d'Hermione. Il redonna une position horizontale au balai et fonça sur le Vif d'Or. Il ne se trouvait qu'à quelques mètres d'eux. Harry prit alors la main d'Hermione et la tendit en avant.

- Essaie de l'attraper maintenant, lui souffla-t-il à l'oreille.

La jeune fille tenta de saisir la petite boule dorée mais sans succès.

- Je n'y arrive pas Harry !

- Si, tu vas voir !

Il mit sa main sur celle d'Hermione et fonça à nouveau sur le Vif d'Or qui venait de s'échapper. Ils étaient à une vingtaine de centimètres du Vif d'Or. Harry s'approcha encore puis referma vivement la main d'Hermione. Ils se posèrent ensuite sur le terrain. La jeune fille sentit quelque chose bouger au creux de sa main. Elle l'ouvrit délicatement et vit la petite boule dorée battre des ailes.

- Tu as réussi Hermione ! Bravo.

- Merci mais… c'est grâce à toi.

Il lui sourit. Elle admira le Vif d'Or. Elle ressentait une certaine fierté de l'avoir capturé même si quelqu'un l'avait aidée. Harry reprit la petite boule dorée et la plaça dans le coffre de jeu qu'il rangea. De retour sur le terrain, Harry contempla Hermione.

- Alors, comment tu te sens ?

- Très bien. Merci.

- Tant mieux. On rentre ?

Hermione acquiesça. Ils avancèrent tranquillement vers Poudlard. Il était déjà plus de 17h. Lorsqu'ils arrivèrent au château, ils furent accueillis par le professeur McGonagall.

- Eh bien, jeunes gens, où étiez-vous passés ? Nous vous avons cherché toute la journée.

- Nous étions dans le parc puis nous sommes allés sur le terrain de Quidditch. Tout est de ma faute professeur. J'ai insisté auprès d'Hermione pour qu'elle m'accompagne.

- Vous, Mr Potter ? Vous amusez plutôt que d'aller en cours ? Ça ne vous ressemble pas, surtout depuis ces dernières semaines. Quant à vous, Miss Granger, je vous ai connue plus sérieuse. Enfin. Pour votre manquement à la discipline, je vous donne à chacun une heure de retenue. Vous viendrez dans mon bureau à 20h ce soir.

- Très bien professeur, répondit Hermione penaude.

La nouvelle directrice de Poudlard tourna les talons et adressa un clin d'œil à Miss Vauclen qui venait d'arriver. Cette dernière se présenta à Harry et Hermione.

- Lorsque je vous disais de vous occuper de Mr Potter, je ne pensais pas à ça !

- Je…

- Ce n'est pas de sa faute, professeur. J'ai insisté pour qu'elle vienne avec moi, renchérit Harry.

- Elle n'a pas refusé il me semble ! Vous voilà tous les deux punis maintenant. Nous sommes bien avancés ! Dites-moi Miss Granger, Mr Potter aurait-il manifesté le besoin de connaître ses sentiments ?

- Oui, en effet. Je lui ai appris la joie aujourd'hui…

- Et bien, il va avoir la « joie » d'être puni pour votre écart de conduite ! Je vous laisse. Ah oui, j'oubliais. Vous me ferez un devoir sur le sujet suivant tous les deux : la perte de sentiment donne-t-elle tous les droits ? Et, j'attends au moins trois parchemins pour demain matin. A bientôt.

- Mais professeur…, appela Hermione.

Miss Vauclen ne répondit pas. Elle tourna les talons et rejoignit la salle des professeurs, un petit sourire dessiné sur ses lèvres.

- Laisse tomber, soupira Harry. Je suis désolé.

- Tu sais comment s'appelle ce sentiment Harry ?

- Celui qu'on éprouve tous les deux à cet instant précis ?

- Oui.

- Euh…non.

- Sans le vouloir, je viens de te faire découvrir la honte !

Ils passèrent le pas de la porte du château et prirent la direction de leur Salle Commune.