Eiweane: Nous sommes déjà lundi, tu vois que ça n'a pas été si long! :) Brulant, c'est le moins qu'on puisse dire!

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Merci à tous pour vos message, cela encourage énormément pour traduire la suite! Merci encore et bonne lecture!

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Chapitre 9

Enfin, il se retourne.

« Très bien, tu as gagné. Il y a un charme d'impassibilité sur cette porte, non ? ».

Je hoche la tête.

« Très bien. Je vais t'emmener dans un chalet à Bradford, dans le Wiltshire. ».

« Wiltshire ? Ce n'est pas ta maison dans le Wiltshire ? ».

« Oui c'est vrai, nous n'allons évidement pas au Manoir. Maintenant allons-y. ».

Je ne bouge toujours pas. « Pourquoi devons-nous y aller maintenant ? Tu ne peux pas me donner l'emplacement ? ».

« Comme je l'ai déjà dit, je préfère largement t'y emmener, maintenant. ».

« Cela me fait penser que tu as pu créer une embuscade là-bas qui m'attend. ».

« Qu'est-ce que tu as, tu es effrayée ? ».

Je le fusille du regard. « Je n'ai pas peur. ».

« C'est exactement le contraire », dit-il, un sourire narquois. « Tu as peur de moi. ».

« Très bien, allons-y. ».

Je sais que je ne devrais pas le laisser m'aiguillonner comme ça, mais il a toujours fait ressortir de moi le côté plus téméraire et courageux, joueur aussi. Je marche autour de la table et vers lui, rentrant le pendentif en forme de cœur sous ma chemise.

Il sourit triomphalement et pousse sur la porte de la cuisine, la tenant ouverte pour me laisser passer.

Seuls Shacklebolt, McGonagall, Lupin, Tonks, Harry et Ron sont en dehors, et ils semblent surpris par notre arrivée.

« Nous allons faire une promenade », dit Malefoy avec nonchalance. « Je vous la ramène saine et sauve, sur mon honneur. Mais je ne reviendrai pas avec elle avant une longue période, donc je suppose que c'est un au revoir. ».

« Juste une minute, M. Malefoy, » dit Shacklebolt, en se mettant sur notre chemin.

Je lève les yeux vers lui et me déplace vers le côté de sorte que je ne sois pas entre lui et Malefoy. Je l'entends commencer à demander à Malefoy où nous allons, mais je suis distraite quand Ron tire sur mon bras.

« Hermione, tu ne vas pas vraiment y aller avec lui, n'est-ce pas ? » il murmure.

« Je n'ai pas vraiment le choix, si ? » je demande sans vraiment attendre de réponse, connaissant déjà la réponse. « Tonks m'a dit que les autres, Shacklebolt, McGonagall et Lupin, ont décidé que ce serait moi son contact. ».

« Ont-ils dit pourquoi ce serait toi ? ».

« Bien sûr qu'ils l'ont fait. Penses-tu vraiment que j'aurais accepté de travailler avec Malefoy sans m'assurer qu'il était absolument nécessaire que ce soit moi ? » je siffle en retour.

« Désolé, Hermione, » dit Harry.

« Tu ne penses pas que Blaise aurait été un meilleur choix », marmonne Ron en regardant Harry.

Puis la main de Malefoy est sur mon épaule.

« Allons-y Granger. Nous n'avons pas beaucoup de temps, je suis attendu à la maison », dit-il.

Je hoche la tête et commence à marcher vers la sortie, mais Ron agrippe mon bras.

« Que fais-tu ? » je demande, arrachant mon bras hors de sa portée.

« Oh, Malefoy. Si tu oses ne serait-ce que poser un doigt sur elle, je te tue ! », dit-il.

Malefoy ouvre la porte du square Grimmaurd et me fait un geste pour quitter la maison. Je fronce les sourcils sur lui, mais sort tout de même, je suis surprise qu'il n'ait fait aucune remarque sarcastique à Ron.

J'ouvre la bouche pour demander comment il s'apprête à faire tout le chemin de Londres à Wiltshire, sans transplaner, mais ma voix meurt dans ma gorge quand je le vois tirer un manche à balai de sa poche.

Merlin, sauvez-moi.

Bien sûr, je me bats maintenant pour la fin de cette guerre depuis trois ans, mais je n'arrive toujours pas à faire voler un balai de moi même, et je n'ai toujours pas réussi à surmonter ma peur des hauteurs.

Quand je l'entends glousser, je sais que la peur doit se faire voir sur mon visage.

« Ferme-la Malefoy. Nous ne pouvons pas tout simplement... ».

Je ne peux pas penser à tout autre mode de transport. Ce serait risible de suggérer le Magicobus, surtout que nous avons tous deux des visages reconnaissables par tous à ce stade de la guerre.

« Eh bien, si tu veux que je t'y emmène par Portoloin, je n'en ai pas, mais tu as la possibilité de me prêter ta baguette magique », dit-il.

Non. Non pas moyen que ça arrive, pas après que Blaise nous ait avertis de ne pas le laisser mettre la main sur nos baguettes. Je trouve difficile à croire qu'il arrive à retirer la magie d'une baguette juste en la touchant, prendre le contrôle sur l'autre, mais je ne suis pas disposée à prendre ce risque et à vérifier par moi même tout de suite.

Il est déjà monté sur le balai.

« Malefoy, tu es certain qu'il n'y ait pas d'autre façon d'y aller ? » je demande, le désespoir montant dans ma voix.

« La pauvre petite Granger aurait-elle encore peur de voler ? ».

« Encore ? ».

« Bien sûr. Tout le monde à Poudlard savait que Granger le rat de bibliothèque ne pouvait pas voler sur un balai même pour sauver sa vie. ».

La rage monte une nouvelle fois dans ma poitrine, et je monte sur le balai derrière lui, en plaçant mes mains délicatement sur ses épaules. Il glousse de nouveau et place mes mains jusqu'à ses hanches.

Je bougonne derrière son dos et fixe mes yeux sur l'arrière de sa tête. Je déteste ça qu'il me trouve si amusante.

« Tu devrais probablement jeté un charme de Désillusion sur nous, de sorte que nous ne soyons pas vus », dit-il.

Je tire ma baguette et jette le charme, puis la range de nouveau dans mes robes. Il disparaît, et je ne me vois plus non plus. Je trouve sa hanche à nouveau et place ma main sur elle avec deux doigts. Je ne veux pas le toucher.

« Tu devrais mieux te tenir Granger ! ».

Avant que je puisse répondre, il décolle, et je pousse un petit cri effrayé avant de me taire. Nous sommes déjà envolés au-dessus du toit du numéro 12, et je suis en train d'enfoncer mes doigts dans ses hanches, terrifiée de glisser sur le bout de son balai, mais répugnée par la proximité de nos deux corps.

« Granger, soit tu mets tes putains de bras autour de moi ou alors dis-moi si tu veux que nous tombions tous les deux à terre. Je n'ai pas envie d'avoir des marques en plus sur ma taille. » grogne Malefoy contre moi.

Il se redresse, et nous arrivons à un arrêt, flottant au-dessus du sol. Je ne peux pas le voir, il ne me voit pas non plus, je ne peux pas voir le balai sur lequel nous sommes assis, et c'est absolument terrifiant. Je glisse mes mains autour de son torse, et mes doigts tremblants se referment entre eux. Je me retrouve vers l'avant, penché sur lui. Je regarde à nouveau en bas et gémis, gardant les yeux fermés et me disant à plusieurs reprises que je ne tomberais pas.

Je suis une lâche quand il s'agit de hauteurs. Pourquoi tout le monde est si à l'aise pour voler à des altitudes pas possible, à partir de quelle hauteur de chute la mort est presque inévitable ?

« Accroche-toi bien » dit-il.

Dès que les mots sortent de sa bouche, il se penche en avant, et le balai fonce à une vitesse ridiculement rapide. Je lutte contre l'envie de crier, je serre mes bras et me penche en avant sur lui, m'appuyant fortement contre lui. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais avoir quelqu'un à qui s'accrocher m'aide à me sentir plus en sécurité, même si cela doit être Malefoy.

S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, faites que l'on arrive bientôt.

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Corrigé par Arsène!

Note de Nivita [TRAD] : J'aime bien ce chapitre, petit rapprochement entre les deux... Prochain chapitre du point de vue de Malefoy!

Vous en avez pensé quoi? Vous voulez la suite?

Merci en tout cas de lire cette traduction...

À Jeudi!

Bizzzzzzzzzz

Niv