Bonjour à tous !
Me voilà de retour avec le chapitre huit ! Le chapitre précédent vous a apparemment bien plu et j'en suis ravie ! Plusieurs d'entre vous m'ont dit que la fin était sadique. Certes, mais c'était terriblement tentant et il se trouve que je n'ai pas su résister.
J'ai bouclé ce chapitre ces derniers jours car j'ai enfin le temps d'écrire ! Plus d'examens, de révisions ou autres, je me contente d'attendre les résultats, du coup je peux m'accorder plusieurs heures par jour pour écrire ce qui est très agréable. Vous verrez que ce chapitre est le plus long de cette fic pour le moment et j'espère qu'il vous plaira !
Le moment des explications est enfin venu, comment Harry réagira-t-il face aux questions des Cullen ? Que leur dévoilera-t-il ?
Comme d'habitude je remercie chaleureusement tout ceux qui m'ont laissé des reviews, qui me suivent ou qui m'ont mise dans leurs favoris, cela me va droit au cœur ! Merci pour votre enthousiasme et votre soutient !
Disclamers : Les personnages et l'univers ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de J.K Rowling et de S. Meyer. Seule l'histoire m'appartiens et je ne touche pas d'argent pour mes écrits.
Avertissement : Cette fiction sera un slash, c'est-à-dire qu'il y aura une histoire d'amour entre deux hommes (je ne sais pas encore s'il y aura un lemon), donc homophobes passez votre chemin. Je tiens vraiment à préciser que je ne tolérerai AUCUNE remarque homophobe, donc pour ceux qui n'aiment pas les relations homosexuelles, rien ne vous oblige à lire.
Note : Comme je l'ai dit précédemment, Bella Swan ne fait pas parti de cette fic, je part donc du principe qu'elle n'a jamais mis les pieds à Forks et les Cullen ne la connaissent pas. J'ai également amené quelques modifications, à savoir que dans mon histoire Ron et Hermione sont morts (je sais c'est cruel, surtout que je les aime bien).
Très bonne lecture à vous, on se retrouve à la fin de ce chapitre !
oOoOoOo
Les Cullen se tenaient face à Harry, encore stupéfaits de ce qu'ils venaient de voir. Les questions se bousculaient dans chacun de leur esprit, ne sachant pas par où commencer. Ils connaissaient l'existence de tribus comme celle des indiens de la Push, dont les membres étaient capables de se transformer en loups, mais jamais ils n'avaient entendu parler de personnes ayant le don de se métamorphoser en panthère. Malgré ce qu'avait prétendu le jeune homme à Edward, Harry Black aurait-t-il un rapport avec la famille Black de la Push ? Serait-t-il un membre éloigné de cette lignée ?
Dans tous les cas, Jasper avait à présent la confirmation de son hypothèse : Harry était un guerrier. Ses réflexes étaient aiguisés et sa façon de se mouvoir, même sous sa forme animale, démontraient clairement son habitude des combats.
À l'écoute des pensées de son frère, Edward ne pu qu'approuver : Harry savait se battre. Il se battait comme seuls ceux qui avaient déjà lutté pour leur survie se battaient. Il avait des questions. Beaucoup de questions. Et cette fois-ci, il comptait bien obtenir des réponses. Le « Mystère Black » ne lui avait jamais paru aussi obscur qu'en cet instant.
oOoOoOo
Poussant un profond soupir, Harry se pinça l'arête du nez, pressentant que la journée qui avait déjà mal commencé, allait être terriblement longue et éprouvante, notamment pour ses nerfs.
- Si vous voulez vraiment des explications, je pense qu'il serait judicieux que vous brûliez les restes de vos ennemis avant, finit par dire le jeune homme en reportant son regard sur le clan vampirique.
- Il a raison, déclara Jasper. Dépêchons-nous. Il faut rapidement les brûler si nous voulons être définitivement débarrassés d'eux. D'ailleurs Rosalie, félicitation pour ton combat contre Victoria. Tu as été parfaite.
La jeune femme lui accorda un beau sourire puis toute la famille se mit au travail. A vitesse vampirique, rassembler les restes des nouveau-nés fut une tâche rapide. Puis ils y mirent le feu, alors qu'Harry attendait, un peu en retrait. Avec quelques sorts, il aurait pu aider les vampires mais il n'en fit rien car il profitait de ces quelques minutes de répit pour réfléchir à la suite des événements.
Il pourrait transplaner jusqu'à chez lui et, grâce aux sortilèges qui entouraient son cottage, les Cullen n'auraient pas la moindre chance de le retrouver, quand bien même ils suivraient la piste qui l'avait mené jusqu'à cette clairière. Mais cette solution n'était pas la bonne : il ne pouvait tout de même pas passer le restant de sa vie enfermée dans son cottage ! Il pourrait quitter la ville mais pour être honnête, il n'avait pas envie de fuir Forks car, hormis le fait que le clan de vampires aux yeux dorés l'intriguait, il ne se sentait pas le courage de tout recommencer une nouvelle fois, ailleurs. D'arriver dans une nouvelle ville, seul, d'essayer de s'intégrer tout en restant le plus discret possible pour ne pas attirer l'attention sur lui… Harry songea quelques secondes à effacer la mémoire des Cullen mais dû une nouvelle fois renoncer à son idée. Effacer la mémoire d'un vampire n'était pas chose aisée alors effacer la mémoire de sept vampires…
Rapidement, les cadavres des vampires furent réduits en cendre par les flammes que les Cullen prirent soin de bien éteindre avant de reporter leur attention sur le jeune humain. Harry pouvait presque voir les questions se bousculer les unes les autres dans leurs yeux, comme pour se disputer la première place.
Carlisle Cullen s'avança légèrement, sans toutefois l'approcher de trop prêt afin de ne pas l'inquiéter, ce dont le Sauveur lui fut reconnaissant.
- Monsieur Black, je tiens à vous remercier de tout cœur de votre précieuse aide, déclara celui qui occupait manifestement la place de chef de ce clan. Vous avez très certainement sauvé la vie de mon fils et pour cela vous avez ma reconnaissance éternelle, je vous suis redevable.
Un peu gêné devant ces remerciements, Harry se passa maladroitement la main dans les cheveux, les ébouriffant encore plus que d'ordinaire.
- Ne me remerciez pas Docteur Cullen, répondit-il. Edward était en mauvaise posture, je me suis contenté de lui donner un coup de main.
- Un coup de patte, tu veux dire ! s'esclaffa Emmett qui parvint à arracher un sourire au sorcier qui se montrait pourtant particulièrement froid avec le vampire depuis que celui-ci avait tenté de le vider de son sang au cours d'une chasse.
Le colosse brun aux yeux dorés paru d'ailleurs se souvenir brusquement de cet épisode puisqu'il perdit subitement le sourire.
- Attend deux secondes... La panthère que j'ai prise en chasse le mois dernier... C'était toi ?! demanda-t-il en déglutissant nerveusement.
- C'était moi, oui, répondit Harry, acide. J'ai d'ailleurs eu l'impression que tu t'étais bien amusé cette nuit-là. Contrairement à moi : je n'ai pas trouvé cela follement divertissant, pour être honnête.
- Je suis désolé ! se défendit Emmett. Si j'avais su que c'était toi, je n'aurai jamais fait ça ! Mais comment pouvais-je deviner que tu pouvais prendre l'apparence d'une panthère ?
Effectivement, on pouvait difficilement prétendre le contraire...
- Je suppose que tu n'as pas totalement tord, soupira Harry avec lassitude.
- Monsieur Black, comme vous vous en doutez sûrement, nous aimerions beaucoup vous poser quelques questions et je suppose que vous en avez également à nous poser. Que diriez-vous de venir chez ? proposa aimablement Carlisle. Nous pourrons alors discuter en toute tranquillité.
Harry hésita. Était-ce une bonne idée que de suivre tout un clan de vampires jusqu'à leur tanière ? Ils étaient peut-être des moldus mais ils n'en demeuraient pas moins de redoutables prédateurs qu'il n'était pas suffisamment stupide pour sous-estimer.
- Je vous remercie pour votre invitation Docteur Cullen, répondit finalement Celui-qui-a-survécu. Mais je ne sais pas si cela serait bien judicieux de ma part. Après tout, je ne sais pratiquement rien de vous.
- Tu as raison sur ce dernier point Harry, intervint Edward. Mais dis-toi que tu en sais toujours plus sur nous que nous sur toi.
Harry laissa échapper un petit grognement. Encore une fois, son interlocuteur n'avait pas tord. Mais l'idée de se confier était difficile. Bien sûr la solitude et le secret étaient parfois pesants mais pour autant, était-il capable de se confier aux Cullen ? Peut-être... Peut-être pas... Il ne savait pas. Il ne savait plus. Il avait peur des questions que les vampires allaient lui poser, peur qu'elles ne remuent de douloureux souvenirs auxquels il n'était pas encore capable de faire face.
- Tu n'as rien à craindre de nous, Harry, continua Edward qui espérait que le jeune humain décide de leur faire suffisamment confiance pour venir avec eux.
- Mon fils a raison, intervint alors Esmée de sa voix mélodieuse. Nous ne vous ferons aucun mal, et ce serait un plaisir de vous accueillir chez nous, jeune homme. Et cela serait indéniablement plus confortable, d'autant plus que vous avez l'air vraiment fatigué, ajouta-t-elle d'un ton soucieux.
S'il ne savait pas qu'Esmée Cullen était un vampire, Harry l'aurait prise pour un ange descendu sur terre. Son visage en forme de cœur était encadré de douces boucles caramels aux reflets brillants. Elle paraissait menue à côté de la grandeur de son époux et de ses fils, mais après le combat auquel il venait d'assister, le jeune sorcier savait que sous cette apparence angélique, elle était un être redoutable. Mais malgré cela, elle dégageait une incroyable douceur, une sensibilité exceptionnelle et une immense bonté.
Bataillant quelques secondes avec lui-même, Harry finit par céder, mais sans se départir de sa méfiance. En cas de problème il lui suffirait de transplaner hors d'atteinte des vampires qui, ne connaissant pas la magie et les moyens de transport sorciers, ne risquaient pas d'avoir des barrières anti-transplanage.
- Bon... C'est d'accord, lâcha finalement Harry du bout des lèvres.
Le sourire que lui adressa Edward fut éblouissant.
Harry prit donc sa forme animagus et d'un mouvement de tête, le félin fit comprendre aux vampires qu'il les suivait. Ils ne poussèrent pas leur vitesse vampirique au maximum pour qu'Harry puisse les suivre sans trop de difficultés. Environ dix minutes leur furent nécessaires pour arriver à la villa des Cullen.
Harry s'arrêta et s'accorda quelques secondes pour admirer la demeure qui se dressait face à lui. La villa était nichée en pleine forêt, coupée de tout, et seul un unique chemin qui se perdait entre les arbres reliait l'habitation de cette famille au reste du monde. Élégant assemblage de métal, de bois et de verre, Harry devait admettre que la bâtisse avait de l'allure, bien qu'il ait généralement une préférence pour l'ancien et la pierre. Vivre dans un superbe château pendant six ans laissait quelques traces après tout...
Le-Garçon-qui-a-survécu reprit forme humaine et suivit la belle Esmée qui l'invita à entrer :
- Je vous en pris, entrez Monsieur Black, dit-elle avec un doux sourire. C'est un plaisir de vous accueillir, mes enfants m'ont beaucoup parlé de vous et j'avais hâte de vous rencontrer. Même si, je dois vous l'avouer, je ne pensais pas vous rencontrer dans de telles circonstances.
- Ça, je veux bien vous croire, répondit Harry avec un petit rire.
L'intérieur de la maison était très moderne, très clair et lumineux. Le salon était vaste et un magnifique piano trônait non loin des escaliers, dans le fond de la pièce.
Ils s'installèrent tous dans le salon et Carlisle, en hôte agréable et délicat, invita le jeune sorcier à prendre place dans un fauteuil, songeant qu'il ne se serait sûrement pas senti à l'aise sur le canapé, coincé entre deux vampires.
- Voulez-vous boire quelque chose ? demanda Esmée. Du thé ? Du café ? Du jus ? Il est peut-être un peu tôt pour de l'alcool, mais nous en avons aussi, si vous voulez ? D'ailleurs vous voulez peut-être manger quelque chose, il est tôt, avez-vous pris le petit-déjeuner ?
Harry fut un peu décontenancé pour cette soudaine avalanche de questions.
- Excuse-la Harry, fit Edward avec un sourire un peu moqueur, mais avec une lueur de tendresse dans les yeux lorsque son regard passa sur la femme de Carlisle. Nous recevons très peu d'humains et Esmée a rarement l'occasion de faire preuve de son talent d'hôtesse de maison, d'où son enthousiasme soucieux.
Harry était sûr que si elle avait pu, Esmée aurait rougi.
- Désolée si je me suis montrée trop empressée, s'excusa-t-elle presque timidement, un peu gênée.
- Pas la peine de vous excuser, ce n'est rien, répondit le Sauveur en regardant la superbe femme, son regard teinté de nostalgie face à ce comportement qui lui rappelait grandement celui de Molly Weasley. Et puisque vous l'avez si gentiment proposé, je prendrai bien un thé, s'il-vous-plaît.
Esmée le remercia d'un doux sourire et se rendit dans la cuisine. Ils attendirent poliment qu'elle soit de retour avant de commencer.
- Je sens que vous avez beaucoup de questions à me poser et je suppose que vous êtes en droit d'attendre des réponses de ma part, commença doucement Harry. Mais avant cela, une question me turlupine : qu'avez-vous donc bien pu faire pour vous faire attaquer par ce clan de vampires enragés ?
- Pour vous répondre, il va me falloir revenir un an en arrière, Monsieur Black, fit Carlisle.
- Il n'y a pas de soucis, j'ai tout mon temps, répondit le Survivant. Mais je vous en pris, laissons donc le « Monsieur Black » et appelez-moi Harry.
- Avec plaisir, Harry, et permettez-moi de vous renvoyer la politesse, appelez-moi par mon prénom. Tout commença il y a un an, lorsque trois vampires nomades arrivèrent à Forks : James, Laurent, et Victoria, la rousse qui menait nos ennemis tout à l'heure. Nous les avons accueillis, avec la seule restriction de ne pas se nourrir à Forks. Et s'ils acceptèrent dans un premier temps, ils décidèrent rapidement de revenir sur leur parole et de faire de cette ville leur nouveau terrain de chasse. Nous ne pouvions tolérer cela. Nous avons tenté de les dissuader, bien sûr, mais Laurent fut le seul à écouter la voix de la raison et, sur nos conseils, il partit rejoindre les Denali, un clan ami vivant en Alaska.
- Qu'avez-vous fait pour les deux nomades restants ? demanda Harry.
- Ce que nous devions faire, intervint alors Rosalie. Nous ne pouvions pas les laisser massacrer les habitants. Quand il nous est apparu qu'ils ne changeraient pas d'avis, nous les avons attaqués. Lors du combat, Eward tua James. Victoria était sa compagne. Elle parvint à nous échapper et jura de se venger de nous.
- Puis il y a quelques temps, Alice eut une vision indiquant que Victoria avait créé une armée de vampires nouveau-nés, dans le but de nous anéantir, poursuivit Edward. Nous les avons affrontés à l'aube et la fin de la bataille tu la connais.
- Je vois, fit pensivement Harry. Je dois vous avouer que je suis soulagé. Lorsque j'ai vu Edward en danger dans la clairière, je n'ai pas réfléchi avant d'interférer dans un conflit qui n'était pas le mien et dont j'ignorais tout. Ce n'est qu'après que j'ai réalisé que je venais d'attaquer des gens sans savoir pourquoi vous vous battiez et quel clan était en tord. Alors savoir que vous ne faisiez que vous défendre me rassure.
Edward se sentit bêtement heureux que, malgré leurs rapports compliqués de ces dernières semaines, Harry n'ait pas hésité à lui venir en aide en le voyant en danger.
- Non pas que je m'en plaigne, puisque tu as sauvé mon frère, mais ça t'arrive souvent de te jeter tête la première dans ce genre de bataille sans prendre le temps de réfléchir ? demanda Alice avec un sourire en coin et une lueur malicieuse au fond des yeux.
- Trop souvent pour que cela reste raisonnable, avoua Harry en se passant la main dans les cheveux, signe qu'il était gêné.
Les vampires amusés virent de délicates rougeurs colorer les pommettes de l'humain.
- Un de mes anciens profs en Angleterre n'avait de cesse de me reprocher ce qu'il appelait mon complexe du « Sauveur de la veuve et l'orphelin ».
Rosalie laissa échapper un ricanement narquois, alors que les autres souriaient doucement.
- Tu n'as pas à être gêné de venir en aide aux autres, dit doucement Jasper en sentant la gêne du jeune homme.
Harry le remercia d'un petit sourire encore un peu crispé avant de changer de sujet.
- Tout à l'heure, pendant que vous vous battiez avec ces vampires nouveau-nés, j'ai remarqué qu'ils avaient les yeux rouges, reprit l'ancien Gryffondor, curieux. À vrai dire, tous les vampires que j'ai rencontré avaient les yeux rouges et je n'ai jamais entendu parler de vampires aux yeux dorés, vous êtes les premiers que je vois ainsi.
- C'est dû à notre régime alimentaire, déclara Esmée. Nous sommes végétariens.
S'il n'avait pas été seul, dans une maison pleine de vampires, Harry aurait sûrement éclaté de rire face à l'idée que des vampires puissent se dire végétariens. Mais puisqu'il se trouvait bel et bien seul dans une maison pleine de vampires et que ceux-ci semblaient parfaitement sérieux, il refoula ses ricanements et se contenta de manière très intelligente de répéter ce que venait de dire Esmée.
- Vous êtes... végétariens ?
- C'est ainsi que nous nous désignons dans la mesure où nous ne buvons pas de sang humain, l'éclaira Carlisle. Lorsque je suis devenu un vampire, je me suis refusé à prendre la vie d'un être humain pour me nourrir. J'ai découverts que l'on pouvait parfaitement vivre en se nourrissant exclusivement de sang animal, c'est ce qui donne cette couleur dorée à nos yeux.
- Vraiment ? Mais c'est incroyable ! s'exclama Harry, impressionné. Alors vous ne vous nourrissez vraiment pas des humains ?
- Non, nous ne buvons que du sang d'animaux, répondit Carlisle. Malheureusement notre manière de vivre est très critiquée par les autres membres de notre race. Ils nous reprochent de brider nos instincts, pour eux cela est contre- nature. Seuls nos amis du clan Denali ont adopté notre mode de vie végétarien. Mais peu importe ce qu'en pensent les autres clans, c'est ainsi que nous vivons.
Harry regarda la famille face à lui avec un profond respect. Il n'était pas du genre à être raciste face aux créatures magiques et à leurs modes de vie, bien trop souvent dénigrées et méprisées par les sorciers, la preuve s'il en fallait une, était son profond attachement envers Remus, alors que les loups-garous étaient une des races les plus persécutées. Mais malgré sa grande tolérance et son ouverture d'esprit, il avait toujours été mal-à-l'aise vis-à-vis du régime alimentaire des vampires. Alors voir ainsi des vampires dompter leurs instincts de cette façon forçait son admiration.
- Je n'aurais jamais crû que cela soit possible, fit Harry, songeur. Je trouve votre mode de vie impressionnant.
- Il y a une question, parmi tant d'autres, que je meurs d'envie de te poser depuis un certain temps Harry, dit Edward, ravi de la réaction positive du jeune homme à l'annonce de leur condition de végétariens.
Le Survivant sentit son ventre se nouer, angoissé à l'idée de répondre à leurs interrogations. Mais il savait que c'était la moindre des choses alors que les Cullen n'avaient pas hésité à répondre à ses questions et à l'aider lors de ses différentes crises.
Il respira doucement pour se calmer, et se répéta qu'il n'avait de toute façon pas l'intention de tout leur révéler.
- Je t'écoute, déclara-t-il finalement, un peu plus serein.
- Comment se fait-il que tu connaisses les vampires ? Où as-tu appris notre existence ? s'enquit Edward, avide de connaître la réponse à ce mystère. Généralement, les rares humains au courant ne restent pas vivants bien longtemps.
- Où j'ai appris votre existence ? Mais à l'école, bien sûr ! répondit Harry avec malice.
Alice gloussa alors qu'Edward laissa échapper un soupir frustré.
- Je suis sérieux Harry, grogna-t-il, exaspéré.
- Mais moi aussi Edward, fit le Gryffondor, cette fois-ci sérieusement.
- A l'école, vraiment ? Et tu vas me dire que c'est également à l'école que tu as appris à te transformer en panthère ? fit Rosalie avec mépris, appréciant peu que le jeune humain se fiche d'eux.
- Eh bien… en quelque sorte, oui.
Avant que Rosalie puisse renchérir, Jasper intervint :
- Je ne sens que de la sincérité de ta part lorsque tu dis cela, annonça Jasper en regardant le jeune homme aux yeux d'émeraudes. Tu dis la vérité.
- Mais qui es-tu donc ? lui demanda Edward.
Voyant que le moment était finalement venu, Harry Black, anciennement Potter, prit une grande inspiration avant de se lancer.
- Je suis un sorcier.
oOoOoOo
Pendant quelques secondes, rien ne vint troubler le silence qui venait de tomber sur le salon de la villa Cullen. Puis ce fut finalement Carlisle qui se décida à briser cette chape de silence assourdissant.
- Vous êtes un… sorcier ?
- Je sais que cela peut vous paraître un peu fou, commença Harry. Les sorciers sont considérés comme des membres du folklore, des personnages de contes pour enfants que l'on lit avant d'aller se coucher. Mais je vous rappelle qu'il en va de même pour les vampires. Et pourtant vous existez. Les sorciers aussi.
- C'est impossible, souffla Rosalie, interloquée.
- Et pourquoi donc ? Tu es la preuve que les histoires et les légendes qu'affectionnent les enfants ne sont justement pas que des histoires et des légendes. Elles ont une part de vérité. Alors si ta race existe, pourquoi mon peuple n'existerait-il pas ?
Emmett, jusqu'à là très silencieux (il semblait avoir du mal à se remettre du fait que la panthère qu'il avait poursuivit le mois dernier était en faite le jeune homme devant lui), se décida à intervenir :
- Alors si tu es un sorcier… quand tu t'es transformé en panthère… c'était de la magie ?
- Oui, répondit Harry.
- Alors tu as une baguette magique ? Et un chapeau pointu ? Est-ce que tu as un crapaud ? Pourquoi tu n'as pas le nez crochu ? Tu voles vraiment sur un balai ? demanda Alice avec un grand sourire enfantin, surexcitée en battant des mains.
Le Garçon-qui-a-survécu la regarda d'abord avec de grands yeux, étonné par ce comportement d'enfant puis il éclata de rire.
Son rire était un son plaisant. Il n'avait pas cette sonorité de cristal que l'on retrouvait dans le rire des vampires, néanmoins Edward trouva que le rire d'Harry, qu'il entendait pour la première fois, avait quelque chose d'envoûtant. Généralement, le bel anglais était renfermé sur lui-même, assez taciturne. Mais quand il riait il semblait si… vivant ! Edward eut l'impression d'entrapercevoir un écho du passé, un fragment de l'adolescent souriant et rieur qu'il avait vu sur la photo dans le sac d'Harry.
- Alice ! s'exclama Esmée. Voyons ma chérir, n'importune pas notre invité !
- Il n'y a pas de mal Esmée, la rassura Harry en se calmant, un léger sourire aux lèvres. Alors dans l'ordre : oui j'ai une baguette magique, non je ne porte pas de chapeau pointu à moins d'y être contraint et forcé, même si je dois admettre que certains sorciers en portent, non je n'ai pas de crapaud, le nez crochu est un mythe, et oui je vole vraiment sur un balai.
- Les sorciers portent vraiment des chapeaux pointus ? ricana Emmett dans un haussement de sourcils.
- Certains en portent oui, acquiesça Harry, amusé par les réactions enfantines du colosse et d'Alice. Nous portons aussi des capes et des robes de sorciers. Mais nous essayons de nous habiller de façon plus discrète quand nous sommes dans le monde moldu, histoire de passer inaperçu. Mais vu le sens de la mode de certains sorciers, ce n'est pas toujours une franche réussite…
- Qu'est-ce que le monde moldu ? lui demanda Carlisle d'un air intrigué.
- Les moldus sont les personnes dénuées de pouvoirs magiques.
- Attends, attends ! s'écria à nouveau Emmett avec un grand sourire. Tu as dit que tu volais sur un balai, t'es vraiment sérieux ? Ou c'était juste une blague pour nous faire marcher ?
- Les enfants vous êtes irrécupérables, dit Esmée avec un doux sourire amusé. Et si nous laissions Harry nous parler de son peuple plutôt que de l'abreuver de questions sur les différences entre les vrais sorciers et ceux des contes ?
- Très bonne idée, approuva Edward. Vas-y Harry, on t'écoute.
Celui-ci reprit une gorgée de thé avant de commencer.
- Le monde moldu cohabite sans le savoir avec le monde sorcier depuis toujours. Nous vivons caché mais comme les vampires, nous avons une société construite, nous avons notre propre gouvernement, nos propres lois, nos propres institutions.
- Il y a une chose qui m'échappe, dit Rosalie. Pourquoi vivez-vous cachés ? Nous autres vampires nous nourrissons de sang, nous faisons peur aux gens. Mais vous ? Pourquoi vous isolez-vous ?
- C'est un peu plus compliqué, soupira Harry. Fut un temps où nous vivions au grand jour avec les moldus, sans nous cacher. Puis les choses ont peu à peu dégénérées. Les moldus commencèrent à nous craindre, effrayés par nos pouvoirs face auxquels ils ne pouvaient rien faire. Alors les persécutions commencèrent et attinrent leur apogée vers le Moyen-âge avec l'Inquisition et les chasses aux sorcières. La peur que l'on inspirait aux moldus était telle qu'ils nous pourchassèrent et voulurent nous exécuter, le plus souvent en nous condamnant au bûcher. La situation se dégrada tant qu'en 1692 le Ministère de la Magie, notre gouvernement, prit une mesure drastique : il fut décidé que notre communauté vivrait cachée, loin des regards des moldus qui nous oublièrent petit à petit au fil des siècles, nous refoulant au rang de simples légendes. On désigne cette mesure sous le nom de « Code international du secret magique ».
- Alors c'est à cause des persécutions de jadis que ta communauté vit cachée ? Combien… Combien de sorciers ont ainsi été tué ? demanda Carlisle, éprouvé.
Harry le regarda avec un mélange de curiosité et d'incompréhension. Le Docteur Cullen semblait particulièrement éprouvé par ce qu'il venait d'apprendre.
Mais Edward lui, comprenait la réaction de son père. Carlisle était le fils d'un pasteur anglican particulièrement intolérant, fervent adepte des chasses aux vampires et aux sorcières. Et cet homme brutal avait poussé son fils à participer à ces massacres, il l'avait enjoint à suivre ses traces sanglantes, jusqu'à ce que Carlisle ne soit transformé en vampire. Alors apprendre que ses actions passées et celles de gens comme son père avaient eu une telle incidence sur tout un peuple faisait brutalement ressurgir toute la culpabilité que lui inspiraient ses actions. Découvrir que ces persécutions, si courantes à l'époque à laquelle il était né, avaient contraint un peuple à vivre caché, à renoncer à sa liberté de vivre au grand jour, était un coup dur. Oh bien sûr il savait que de nombreuses personnes innocentes avaient ainsi perdu la vie, mais il ne pensait pas que les persécutions avaient touché aussi profondément une communauté entière.
- Combien de sorciers ont été tué ? Pas autant que ce que l'on pourrait croire, répondit Harry. La plupart des personnes condamnées pour sorcellerie étaient en réalité des moldus dont la seule faute était d'avoir de bonnes connaissances des plantes qui permettaient des guérisons que les ignorants associaient à de la magie noire, ou bien d'avoir susciter la haine ou la jalousie de quelques voisins rancuniers qui les dénoncèrent pour des fautes imaginaires. Mais peu de véritables sorciers trouvèrent la mort sur le bûcher, notre magie nous permettant la plupart du temps de nous sauver de ce genre de situation. Pour certains sorciers, c'était même un jeu de se faire arrêter, condamner, puis de s'enfuir au nez et à la barbe des bourreaux moldus.
- Je vais peut-être poser une question bête, prévint Emmett.
- Ce ne serait pas la première fois, rétorqua Jasper avec malice.
Très mature, Emmett se contenta de tirer la langue à son frère avant de reprendre.
- Puisqu'en réalité les chasses aux sorcières n'étaient pas si dangereuses grâce à vos pouvoirs, ce n'était pas un peu excessif de cacher toute votre communauté aux yeux des moldus ?
- Non, je pense que c'était la bonne solution, reprit Harry. En effet, peu de sorciers trouvèrent la mort lors de ces persécutions mais concernant les enfants, c'est une autre histoire. Les enfants ne contrôlent pas leurs pouvoirs et il leur arrive de faire de la magie de façon instinctive, lorsqu'ils ont peur notamment. On appelle ça la magie accidentelle car ils ignorent comment contrôler et utiliser leur magie, ils ne l'apprennent qu'à leur entrée à l'école. Avant cela ils sont très vulnérables, ce qui explique le peu de difficulté que rencontraient les moldus pour les arrêter : il suffisait de guetter un moment où ils n'étaient pas en présence de leurs parents. Plusieurs enfants sorciers perdirent ainsi la vie sur le bûcher, et c'est finalement cela qui motiva le Ministère de la Magie à mettre en place le décret sur le secret magique.
Esmée paraissait horrifiée à l'idée que des hommes et des femmes aient pu condamner des enfants à mourir sur le bûcher, qu'ils leur aient infligé pareils tourments à eux et à leurs familles. Comment avaient-ils pu regarder des enfants mourir sans rien faire, comment pareille horreur, pareille cruauté étaient-elles possibles ? Pour elle qui avait connu la douleur de perdre son enfant, ces paroles trouvaient un fort écho dans son cœur. Elle savait que les enfants étaient de merveilleux dons, la plus belle chose qui puisse arriver à des parents et qu'ils devaient être chéris plus que tout au monde.
- Tu dis que les enfants n'apprenaient à se servir de leurs pouvoirs qu'à leur entrée à l'école. Alors tu étais vraiment sérieux tout à l'heure quand tu disais avoir appris notre existence à l'école, fit Rosalie, pensive mais satisfaite d'enfin obtenir des réponses de la part du mystérieux adolescent.
- A quoi ressemble une école pour sorciers ? demanda Jasper, très curieux.
Pendant quelques secondes, Harry se perdit dans ses pensées. Il repensa à la première fois où il avait vu le château de Poudlard lorsqu'il traversait le Lac Noir en barque avec les autres premières années. La silhouette massive et élégante de l'incroyable édifice qui se dressait dans la nuit, les barques qui glissaient silencieusement sur le lac alors que les nouveaux élèves levaient la tête, émerveillés par le spectacle qui s'offrait à eux, des étoiles dans les yeux. Puis l'arrivée dans la Grande Salle, la beauté de ces centaines de bougies qui flottaient au dessus des tables et des têtes, le plafond enchanté au ciel d'encre constellé d'étoiles, le sourie chaleureux et accueillant du Professeur Dumbledore, assis au centre de la table des professeurs.
Jasper s'étonna des sentiments qu'il percevait chez Harry. Depuis qu'il l'avait rencontré, ses sentiments avaient toujours étaient très forts, fougueux, brutaux même. Mais jamais encore il n'avait perçu des sentiments d'une telle douceur chez le jeune homme. Il captait de puissantes vagues de nostalgie certes, mais surtout de bien-être, de tendresse, d'affection et de bonheur. A voir sa réaction, il semblait qu'Harry ait gardé de très beaux souvenirs de l'école où il avait étudié la magie.
Sortant finalement de ses souvenirs d'une période où tout semblait encore si simple, Harry se décida à répondre à la question que lui avait posée l'empathe.
- N'ayant vu qu'une seule école de sorcellerie, je ne peux te renseigner que sur l'école dans laquelle j'ai été.
- Parce qu'il y en a plusieurs ? s'exclama Emmett.
- Evidemment ! éclata de rire Harry. Il y a une communauté sorcière dans chaque pays du monde, tu ne croyais tout de même pas que les enfants du monde entier allaient dans une seule et même école ! Tu imagines la place que cela demanderait ?
- Oui c'est vrai, je n'avais pas pensé à cela, avoua Emmet, penaud. Mais une école de magie, ça semble déjà tellement dingue, alors plusieurs !
- Ne fais pas attention et ce gros mais adorable balourd, et parle nous de ton école ! demanda Alice avec des étoiles dans les yeux. J'ai terriblement envie de savoir à quoi ça ressemble !
- L'école de sorcellerie dans laquelle j'ai étudié a été fondée il y a plus de mille ans, lorsque les sorciers souffraient de persécutions, par les quatre plus grands sorciers de l'époque : Rowena Serdaigle, Helga Poufsouffle, Godric Gryffondor et Salazar Serpentard. Ils avaient pour but de créer un lieu d'apprentissage qui soit également un refuge pour les sorciers et qu'ils baptisèrent « Poudlard ». L'école est un château qui se situe en Ecosse, il n'apparaît sur aucune carte et les moldus ne peuvent le trouver. Les sorciers sont inscrits à Poudlard dès leur naissance et, à leurs onze ans, ils reçoivent une lettre d'admission. Les fondateurs ne recherchaient pas tous la même chose chez les étudiants, ils créèrent donc quatre maisons à leurs noms, dans lesquelles seraient répartis les élèves en fonction de leur caractère et des principes que valorisaient les fondateurs. Avant leurs morts ils enchantèrent un chapeau appartenant à Godric Gryffondor, ils le dotèrent d'une conscience, lui donnèrent la capacité de lire dans les esprits et dans les cœurs, et la capacité de parler. Ils lui attribuèrent la mission de répartir chaque année les nouveaux élèves dans la maison qui leur correspondrait le mieux. Aujourd'hui encore, c'est le Choixpeau qui réalise la cérémonie de Répartition le jour de la rentrée en répartissant les élèves entre les différentes maisons. Les Serdaigles sont les élèves les plus érudits, les plus assidus aux études et les plus sages, les Poufsouffles sont les plus loyaux, les plus justes et les plus patients, les Gryffondors sont les plus courageux, les plus téméraires et certainement les plus têtus de toute l'école, quant aux élèves de Serpentard, se sont les plus rusés et les plus ambitieux que l'on puisse trouver.
- Dans quelle maison étais-tu ? demanda Edward, curieux d'en apprendre un peu plus sur le bel anglais aux yeux verts.
- J'étais un Gryffondor, dit Harry avec un mélange de fierté et de tendresse.
Quels doux souvenirs que ceux des soirées passées dans la salle commune des rouges et or, confortablement installés dans le canapé devant la cheminée ronflante, jouant aux échecs avec Ron, Hermione leur jetant de temps en temps un doux regard par-dessus son livre, doux souvenirs également que les fêtes survoltées après un match de Quidditch ayant vu la victoire des Gryffondors, doux souvenirs enfin les parties de bataille explosives ou les batailles de polochon dans les dortoirs.
- Diviser ainsi les élèves dès leur arrivée à l'école ne créé-t-il pas de problèmes ? s'interrogea Carlisle.
- Disons que ça a des avantages et des inconvénients, concéda Harry en haussant les épaules, fataliste. Au début, une rivalité saine était de mise entre les élèves qui pouvaient faire gagner des points à leur maison en participant aux cours et en donnant de bonnes réponses aux professeurs, ou au contraire en faire perdre en ne respectant pas le règlement. C'était censé pousser les élèves à se dépasser, à leur donner le goût de l'effort. Mais dès la création de l'école, cette rivalité a rapidement augmentée et dégénérée. Il faut dire que nos opinions divergent ma foi très régulièrement, ne serait-ce qu'en raison de notre sang.
- Votre sang ? répéta Esmée, sans saisir le rapport entre ces dissensions d'étudiants et leur sang.
- C'est une querelle qui remonte probablement à la nuit des temps chez mon peuple. Il existe trois « types » de sorciers : les sangs-purs, les sangs-mêlés et les nés-moldus, souvent très grossièrement insultés de sangs-de-bourbe. Les sangs-purs sont ceux qui naissent de familles exclusivement sorcières depuis des générations. Ils considèrent la « pureté » de leur sang comme une grande fierté. Les sangs-mêlés eux sont, comme leur nom l'indique, le fruit d'un mélange entre un sang-pur et un né-moldu ou même un simple moldu.. Et enfin les nés-moldus sont des enfants nés dans des familles dénuées de magie, des familles moldues. Or les sangs-purs sont d'anciennes et aristocratiques familles ayant beaucoup d'influence sur la communauté magique, et certains d'entre eux pensent que les moldus nous sont inférieurs et que les enfants nés-moldus sont des aberrations, des sorciers faible et de moindre qualité si on peut dire, et qu'ils sont un danger pour nous et nos traditions en amenant et en intégrant des modes de vie moldus dans notre monde. Et cette querelle millénaire se cristallise entre les murs de Poudlard selon l'idéologie de chacun.
- Et toi Harry, quel genre de sorcier es-tu, si ce n'est pas trop indiscret ? lui demanda Esmée.
- Je suis un sang-mêlé. Mon père était un sang-pur de grande famille et ma mère une née-moldu, tous les deux d'anciens Gryffondors.
Edward nota tout de suite qu'Harry avait parlé de ses parents au passé. Etaient-ils… morts ? Il lui semblait qu'Harry avait parlé au passé sans y penser, comme un vieil automatisme. Mais le télépathe préféra garder ses impressions pour lui. Bien que désireux d'en apprendre sans cesse plus sur son mystérieux camarade, il avait conscience qu'il serait particulièrement déplacé et malvenu de poser la question au jeune homme.
- Cette querelle a toujours été très présente à Poudlard entre les élèves, continua Harry sans se douter du trouble qu'avaient causées ses paroles sur Edward. La rivalité atteint parfois des extrêmes, surtout entre Serpentards et Gryffondors, certains considèrent même cela comme une tradition dans la mesure où les fondateurs de ces deux maisons étaient sans cesse en conflit. Mais je m'égare. Sans vouloir généraliser, les Serpentards sont habituellement très conservateurs, les élèves qui y sont envoyés sont pour la plupart des sangs-purs, même si on y trouve quelques sangs-mêlés, et ils rejettent les nés-moldus. Ils ont des idées très arrêtées sur la suprématie des sangs-purs. Cette maison est un peu à l'écart des trois autres car ils ont une image disons… négative.
- Comment ça ? lui demanda Rosalie.
- Eh bien Salazar Serpentard a mal tourné et la plupart des mages noirs et autres sorciers un peu trop versés dans la magie noire ont été répartis dans cette maison, alors le sale rôle leur colle un peu à la peau. Et leurs propos racistes n'aident guère à améliorer leur image. Mais ils ne sont pas tous ainsi, certains Serpentards sont différents. Certains sont des gens biens, certains sont même devenus des héros…
Il y a quelques années, Harry aurait débité sans hésiter ses préjugés selon lesquels les Serpentards étaient tous mauvais et donc, tous des Mangemorts, mais la guerre l'avait fait grandir et lui avait ouvert les yeux. Il comprenait à présent que c'étaient justement ce genre de discriminations stupides qui poussaient certains élèves vert et argent à rejoindre les rangs des Ténèbres. Peter Pettigrew était d'ailleurs la preuve que même les Gryffondors pouvaient mal tourner et s'allier à Voldemort. Et Severus Rogue était le meilleur exemple que des héros pouvaient se cacher à Serpentard. Nul Gryffondor n'aurait pu être aussi courageux que lui et endosser le rôle d'espion, nul Serdaigle n'aurait pu être aussi intelligent que lui pour jouer ainsi sur les deux fronts, et nul Poufsouffle n'aurait pu être aussi fidèle que lui à son amour pour Lily et à sa volonté de se racheter pour les erreurs qu'il avait commises par le passé.
- Harry ? l'appela Jasper, légèrement soucieux.
Le sorcier se rendit compte que son esprit avait dérivé un peu trop longtemps, emporté par ses pensées mélancoliques.
- Excusez-moi, j'étais perdu dans mes souvenirs.
- Ce n'est rien Harry, ne vous excusez pas, le rassura Carlisle avec un sourire bienveillant.
Alice décida qu'Harry était mieux avec les étincelles de malice qu'elle avait vu dans ses yeux un peu plus tôt qu'avec cet air de mélancolie et de tristesse. Elle pensa qu'il était temps de le ramener à un sujet plus plaisant.
- Dis, est-ce que je peux voir ta baguette magique ? Tu veux bien faire de la magie ? J'ai terriblement envie de voir ça ! Est-ce que tu sais faire sortir un lapin de ton chapeau pointu ? le mitrailla-t-elle de questions en sautillant sur le canapé avec un sourire éblouissant, sous les regards mi-attendris, mi-amusés de sa famille.
Le sorcier laissa échapper un petit rire avant de sortir sa baguette et de la pointer sur le service à thé d'Esmée qui était posé devant lui, sur la table basse.
- Wingardium Leviosa !
Le service à thé se mit alors à léviter sous le regard ébahi des vampires.
- C'est dingue… souffla Emmett.
- Je ne connais pas le sortilège pour le lapin Alice, désolé, fit le Survivant avec un sourire en mettant fin au sort de lévitation. En revanche je connais celui-ci : Avis !
Une nuée d'oiseaux s'envola du bout de sa baguette jusqu'au plafond, emplissant la pièce de leurs doux pépiements et du délicat bruissement de leurs ailes.
Alice était l'image même de l'émerveillement, alors qu'elle suivait des yeux les délicats volatiles.
L'un d'eux, probablement un peu plus téméraire que les autres, se posa sur l'épaule d'Edward. Le télépathe, d'abord étonné, amena doucement sa main jusqu'à son épaule et l'oiseau, confiant, se percha sur les doigts du vampire.
Harry fut alors éblouit par la beauté du télépathe. Non pas qu'il ne s'en soit pas aperçu auparavant, après tout en tant que vampire, il était doté de la beauté de ceux de sa race, mais cette fois-ci était différente.
Le soleil s'était doucement levé pendant leur conversation mais ses rayons étaient encore partiellement cachés par les arbres. Ainsi Edward ne brillait pas comme s'il était en pleins soleil, mais il émanait de lui un délicat scintillement et ses cheveux aux reflets roux flamboyaient. Le sorcier eut l'impression qu'une nouvelle nuée d'oiseaux s'élevait, cette fois-ci dans son ventre. Harry crû un instant être face à une toile de maître. Edward s'était totalement immobiliser afin de ne pas faire fuir le volatile perché sur ses doigts, il ressemblait à une statue grecque, son corps marmoréen semblait avoir été façonné par un être divin, son regard était devenu doux, ses yeux comme deux puits d'or liquide et un tendre sourire étirait ses lèvres.
Harry s'administra une claque mentale pour se sortir de sa contemplation. Voir Edward ainsi lui avait agréablement serré le cœur. Peut-être parce que le télépathe avait renvoyé une telle image de sérénité, une sérénité qui fuyait désespérément Harry depuis bien trop longtemps.
Encore une fois, Jasper sentit que les émotions du jeune humain s'égaraient dans des profondeurs sombres peuplées de démons du passé. L'empathe ignorait ce qu'avait vécu Harry, mais quoi que ce fût, cela avait laissé des traces, des blessures profondes et douloureuses qui l'avaient transformé. Jasper aurait aimé l'aider, mais Harry restait quelqu'un de secret, malgré toutes les révélations depuis ce matin, il parlait de son monde mais très peu de lui-même.
Captant ses pensées, Edward ne pu qu'être d'accord avec son frère.
- Et qu'est-ce que l'on apprend dans une école de magie, hormis sortir des animaux de son chapeau ? ricana Emmett en taquinant le Garçon-qui-a-survécu.
- Je te ferais remarquer que j'ai fait ça sans chapeau ! riposta Harry avec un sourire narquois.
Carlisle, qui lui aussi avait remarqué les fréquents changements d'humeur du jeune Black, se doutait que cela venait d'un trouble profond, et les cicatrices qu'il avait vu le mois précédent et qu'il soupçonnait d'être liées à de la maltraitance, ne faisaient que renforcer cette idée. Son statut de médecin, mais surtout celui de père, lui donnaient envie de venir en aide à celui qui avait sauvé son fils.
- Pour répondre à ta question, les cours sont très variés à Poudlard. Tous les élèves suivent des cours de Métamorphose, de Sortilèges, de Potions, d'Histoire de la magie, d'Astronomie, de Défense Contre les Forces du Mal et de Botanique. Puis à partir de notre troisième année, nous devons choisir des options parmi les cours de Soin aux Créature Magiques, Divination, Etude des Runes, Etude des Moldus ou Arithmancie.
- C'est absolument fascinant, dit Carlisle. L'Histoire de la magie doit être très intéressante.
- A Poudlard, cette matière est communément considérée comme des heures de sieste, ricana Harry. Personnellement, je trouve cette matière intéressante mais à l'école c'était infernal ! le problème vient du fait que le Professeur Binns est un fantôme qui n'a pas vraiment réalisé qu'il était mort. Du coup il continue de faire cours, mais il est horriblement soporifique, et il passe pratiquement chaque année à traiter du même sujet : les guerres et les révoltes des Gobelins. Et Merlin sait qu'il y en a eut beaucoup !
- Vous étudiez la divination ? Ça veut dire que les sorciers sont comme moi ? demanda Alice avec grand intérêt. Tu peux voir le futur ?
- Par la barbe de Merlin, non ! s'exclama Harry. En réalité, les personnes capables de prédire le futur sont très rares et c'est souvent héréditaire, même s'il existe des exceptions. Mais nous n'avons pas des visions comme tu peux en avoir Alice. A l'école nous apprenons à « lire l'avenir » dans des feuilles de thé, les lignes de la main et les boules de cristal. En plus la prof est ravagée, et je pèse mes mots ! C'est une piètre voyante et elle passe son temps enfermée dans sa salle de classe en haut d'une tour à prédire leur mort aux élèves.
Harry repensa avec nostalgie aux bons moments passés avec Ron dans la Salle Commune à inventer leur horoscope pour le professeur Trelawney. Merlin Tout Puissant ! Qu'est-ce qu'ils avaient ri en se prédisant les pires catastrophes, faisant le concours de celui qui dénicherait le scénario le plus improbable et le plus ridicule possible. Et le pire, c'est qu'ils avaient eu une très bonne note. Hermione, malgré son dédain pour cette matière, n'avait guère goûté la plaisanterie. Pour une fois qu'Harry et Ron mettaient de l'entrain à faire leurs devoirs…
Mais ces agréables souvenirs ne durèrent guère longtemps. Le professeur Trelawney était peut-être une piètre voyante, mais c'était pourtant bien elle qui avait prononcé la maudite prophétie qui avait bouleversée sa vie, faisant de lui un orphelin et le condamnant à tuer Lord Voldemort. Ce funeste jour où il n'eut d'autre choix que de tuer ou d'être tuer.
- Tes enseignants n'ont vraiment pas l'air compétant… fit remarquer Rosalie avec un haussement de sourcils dédaigneux.
- Trelawney et Binns sont des exceptions, je te rassure ! répondit Harry, tiré des sombres pensées qui s'imposaient de plus en plus à lui au fur et à mesure que cette discussion avançait. Hormis ces deux là et certains professeurs que l'on a eu en Défense Contre les Forces du Mal, les enseignants de Poudlard sont très bons. Et il faut au moins ça, dans certaines matières comme les potions ou la métamorphose, plus l'on avance dans nos études, plus l'on étudie des choses dangereuses, alors les professeurs doivent être capables de gérer n'importe quelle situation. D'ailleurs notre école est considérée comme une des meilleures du monde.
- J'ai l'impression que la Divination n'était pas ta matière favorite, je me trompe ? fit Jasper, amusé.
Harry eut une légère grimace.
- Honnêtement, j'ai pris cette matière parce que je ne savais pas trop quoi choisir et des élèves plus âgés nous avaient dit que ce n'était pas très difficile et que cela ne demandait pas trop de travail. Avec le recul, j'aurai mieux fait de choisir une autre option.
- Tu n'avais choisi que Divination ? demanda Alice.
- Non, j'avais aussi Soin aux Créatures Magiques. C'était bien, on a étudié des hippogriffes ou encore des licornes. Mais la plupart du temps c'était un peu… périlleux.
- Pourquoi cela ? fit Esmée. Vous étudiiez des créatures dangereuses ?
- C'est Hagrid, le Garde-Chasse et le Gardien des lieux et des clefs de Poudlard, qui nous faisait cours. Il s'y connaissait bien, il savait de quoi il parlait, là n'est pas le problème, mais il avait une affection toute particulière pour les animaux dangereux. Plus ça a de crocs, de venin et de griffes, plus il trouve ça doux et inoffensif.
- J'ai l'impression qu'on ne s'ennuyait pas dans ton école, fit Edward, impressionné, qui avait du mal à imaginer qu'une telle école existait.
- C'est le moins que l'on puisse dire, acquiesça Harry, songeur.
Effectivement, les années passées dans la célèbre école de magie n'avaient pas été de tout repos. D'abord la pierre philosophale, l'affrontement avec Quirell, son premier face-à-face avec Voldemort, l'année suivante ce fut le retour de l'Héritier de Serpentard, les élèves pétrifiés, la Chambre des Secrets, l'enlèvement de Ginny et le Basilic. La destruction, premier pas vers la mort du mage noir, même s'il l'ignorait encore à l'époque. Vinrent ensuite l'évasion de Sirius, les Détraqueurs, le secret de Remus, la fuite de ce traître de Pettigrow et le voyage dans le temps pour sauver des innocents injustement condamnés. Puis la Coupe du monde de Quidditch, l'attaque des Mangemorts, la marque des Ténèbres et le Tournoi des Trois Sorciers.
Son cœur s'emballa, sa respiration s'accéléra alors que les souvenirs s'imposaient brutalement à son esprit, défilants à toute vitesse dans un étrange kaléidoscope, mélange d'images, de sons, d'odeurs et de douleurs.
Le Tournoi. Les épreuves. Sa peur d'échouer, de ne pas être à la hauteur. Le cimetière. L'horrible éclair de lumière verte qui avait ôté la vie à Cédric, sans qu'il puisse faire quelque chose pour l'aider. Sa culpabilité pour avoir insisté, pour avoir incité Cédric à prendre le trophée avec lui. La renaissance de Voldemort. L'assassin de ses parents, celui qui avait gâché sa vie, qui lui avait volé son enfance, son innocence, sa famille et ses rêves.
Et plus le temps passait, plus les morts s'entassaient autour de lui. Sirius. Dumbledore. Hedwige. Même une chouette était en danger avec lui. Fred. Remus. Tonks. Rogue. Hermione. Ron. Ils étaient morts, tous morts pour avoir cru en lui, pour lui avoir fait confiance. Pour lui avoir mis le destin du monde sur les épaules.
Du sang. Du sang sur ses mains. Il était le seul capable de tuer Voldemort, cet être qui lui ressemblait tant. Ils étaient étrangement semblables et pourtant si différents. Harry avait longtemps pensé qu'il valait mieux que Voldemort, un monstre aux mains couvertes de sang. Mais il n'était guère mieux. Lui aussi, Harry Potter le Sauveur, lui aussi était un monstre. Lui aussi avait tué, lui aussi avait du sang sur les mains, du sang qu'il ne pourrait jamais ôter et qui lui rappelait quotidiennement ce qu'il avait fait.
Tentant maladroitement de se lever, Harry ne vit pas les regards inquiets que les vampires posèrent sur lui. Ils entendaient sa respiration difficile, les battements désordonnés de son cour, ils voyaient ses yeux soudain hagards, son teint livide.
Eprouvé par la violence et l'intensité des émotions d'Harry, Jasper tenta de lui envoyer des ondes calmantes, mais elles furent inefficaces, comme elles le furent la première fois qu'il avait assisté à une crise semblable à celle-ci et qui avait envoyé le jeune Black à l'Hôpital.
Carlisle s'approcha du sorcier, posant doucement ses mains sur ses épaules, essayant de croiser son regard, en vain.
- Harry, est-ce que vous m'entendez ? demanda Carlisle, soucieux. Regardez-moi et respirez profondément et calmement.
Mais cela ne servait à rien. Harry ne le voyait et ne l'entendait pas. Une fois encore, ses souvenirs avaient pris le dessus sur sa raison et s'imposaient à lui dans toute leur cruauté.
Tant de morts se trainaient dans son sillage, tant de fantômes de son passé le tourmentaient sans relâche, le privant de repos et l'empêchant d'atteindre la paix. Mais comment l'atteindre ? Il n'en avait pas le droit, pas alors qu'il était responsable de tels carnages. Ron et Hermione n'auraient pas du mourir, ils avaient encore tant à vivre ! Ils se seraient mariés, auraient eu des enfants qui l'auraient appelés « Tonton Harry », ils auraient eu une belle maison, à la campagne. Ils auraient été heureux. Mais ce bonheur, ce futur tant désiré avait volé en éclat dans le fracas de la guerre.
Les larmes coulèrent sur ses joues alors qu'Harry se retrouvait prisonnier de ses souvenirs, incapable de s'en échapper, totalement coupé du monde extérieur. Voldemort en personne aurait pu se tenir à côté de lui qu'il ne s'en rendait même pas compte, tant il était plongé dans les méandres de son esprit brisé par les épreuves et le remord. Sa tête tournait, comme s'il venait de saisir un portoloin, des points noirs emplirent peu à peu son champ de vision, le laissant déboussolé, alors que des cris retentissaient dans ses oreilles. Il entendit sa mère supplier Voldemort de l'épargner, puis les cris de Quirell alors qu'il brûlait à son simple contact, ses propres cris lorsqu'il fut soumis au doloris, le rire strident de Bellatrix, ses cris de rage et de douleur lorsqu'il vit Sirius passer à travers le Voile, les gémissements de Dumbledore soumis aux affres du philtre protégeant le faux horcruxe, les hurlements d'Hermione torturée par Bellatrix.
Ses crises avaient pratiquement le même effet que des Détraqueurs, lui faisant revivre les pires moments de sa vie, en boucle, sans pouvoir lutter, la seule échappatoire était l'inconscience et Harry en vint à l'attendre avec impatience, ne désirant qu'une chose : que cette torture s'arrête. Car c'était bien de cela qu'il s'agissait. Son propre esprit usait de ses souvenirs afin de le soumettre à une cruelle torture, ne lui laissant jamais l'opportunité d'oublier qu'il avait survécu, encore, alors que tant de personnes auxquelles il tenait n'avaient pas eu cette chance, alors qu'elles le méritaient bien plus que lui.
- Je suis désolé… murmura-t-il faiblement, les yeux pleins de larmes. C'était à moi de vous protéger… mais j'ai échoué...
Les Cullen se savaient guère comment réagir à ces paroles qui ne leur étaient pas destinées, ils ne savaient pas non plus comment aider le jeune homme si vulnérable à sortir de son étrange transe destructrice.
Harry était l'image même de la culpabilité et de la souffrance. La douleur était si présente dans ses yeux, qu'il en était douloureux de croiser son regard vague qui se posait sur eux sans les voir. Si les yeux étaient les miroirs de l'âme, alors l'âme du sorcier devait être un champ de ruines, une terre de désolation où des sentiments tels que le bonheur ou la joie n'avaient pas leur place, bannis dans un lieu lointain et inatteignable.
Si elle avait pu, Esmée aurait eu les larmes aux yeux, son cœur se serrait douloureusement devant une telle détresse. Qu'avait donc bien pu traverser ce sorcier, encore si jeune, pour qu'une telle souffrance se reflète dans ses yeux d'émeraudes ?
Soudain, ils virent Harry se plier en deux, sa main crispée sur son torse, comme si son cœur le faisait souffrir, les larmes dévalant toujours ses joues, perles immaculées d'une étrange pureté dans une telle scène de désolation.
Puis tout s'arrêta, et Carlisle eut tout juste le temps de rattraper le jeune homme dans ses bras avant qu'il ne s'écroule au sol, inconscient.
À suivre...
Alors, vos avis ? Voilà le retour des crises pour notre cher Harry. Que va-t-il se passer à présent ? Comment Harry va-t-il faire face à cette nouvelle remontée de souvenirs ? Que vont faire les Cullen ?
Pour le savoir, rendez-vous au chapitre neuf !
J'espère que vous avez apprécié ce chapitre, n'hésitez pas à me laisser une review, j'y répondrai avec plaisir !
