Une vérité arrachée


Je vous remercie pour vos commentaires en particulier aux guests à qui je ne peux pas répondre en MP et Delicity-Unicorn pour son rôle de beta. Merci ma jumelle pour ta présence et ton aide. Je t'embrasse fort.

Voici le lemon de mai sur une idée de manue54. J'espère qu'il répondra à tes attentes, je t'embrasse. Bon férié à toutes.

Disclaimer: les personnages d'Arrow ne m'appartiennent pas.

Univers: Arrow

Rating: M


Oliver scanna du regard la pièce où ils avaient été conduits. C'était une chambre d'un vieil hôtel miteux de la banlieue de Moscou. Une fenêtre grillagée, un canapé contre le mur du fond, un fauteuil et une table en bois accompagnée de trois chaises au milieu de la pièce. Il était assis d'un côté avec Felicity et face à eux une chaise vide qui attendait le chef des quatre hommes armés qui les encadraient. Il était sur ses gardes surveillant les gestes des hommes taciturnes et le visage crispé de Felicity. Il refoula l'idée qu'il la mettait toujours en danger et resta sur le qui-vive, prêt à réagir et à la protéger si les conditions le nécessitaient. Il entendit du bruit dans le couloir et la porte s'ouvrit sur un homme surgit de son passé.

- Mon américain préféré ! S'écria une voix au fort accent russe qui l'avait accompagné longtemps.

- Anatoli, lança-t-il sur un ton léger bien que son regard restait méfiant. Il hésita à se redresser pour le saluer ne sachant pas pourquoi il les retenait ici mais quand il ouvrit les bras il se leva pour lui donner une accolade en sentant les hommes dans son dos prêt à réagir au moindre mouvement suspect.

Ils se séparèrent et son ami éventuel, l'invita à s'assoir. Il s'installa face à eux en s'adossant au dossier de sa chaise, faisant un signe de tête à Felicity. Il prit le temps de les observer l'un après l'autre, un sourire sur les lèvres et un regard presque chaleureux, en resserrant autour de lui son manteau sombre.

- De retour dans mon pays ? Je te manquais peut-être ?

- Un voyage rapide que j'ai été obligé de faire. Il n'avait pas de raison de lui mentir sur la raison de sa présence en Russie.

- Une affaire à régler ?

- Oui et qui n'a rien à voir avec la Bratva, précisa-t-il pour le rassurer. Anatoli lui sourit et tourna la tête vers Felicity.

- Une affaire de femme peut-être ?

- En quelque sorte…, avec un sourire en coin.

C'était pour attraper une voleuse doublée d'une tueuse qui leur avait échappée, qu'ils avaient atterri ici. Selena avait réussi à voler des données sensibles et avait éliminé une série de problèmes qui s'était présentée à elle pour l'empêcher de sortir de l'entreprise. Les recherches de Felicity les avaient conduits à l'aéroport où Selena s'était envolée pour la Russie.

- Oliver vy nikogda ne budete menjatʹsja, kogda krasivaja molodaja ženŝina soprovoždaet vas (Oliver tu ne changeras jamais, alors qu'une belle jeune femme t'accompagne)

- Ty znaešʹ moju reputaciju (Tu connais ma réputation), répondit Oliver.

Felicity jeta un regard à Oliver. Elle ne savait pas ce qu'il se passait mais elle allait encore moins comprendre s'ils parlaient en russe.

- Vodka, lança-t-elle d'une voix assurée. Les deux hommes se tournèrent vers elle. C'est le seul mot russe que je connaisse, annonça-t-elle en regardant Anatoli. Celui-ci sourit et lâcha un petit rire.

- Vous avez raison mademoiselle Smoak, c'est très impoli de ma part. Oliver vous a-t-il déjà parlé de moi ?

Anatoli vit Oliver se tendre du coin de l'œil mais ne lâcha pas Felicity du regard. Comme à son habitude Oliver continuait à cacher une partie de son passé même aux personnes proches de lui. Il ne connaissait pas tout de sa vie en Amérique, mais il avait des informateurs et il connaissait le principal. Même si Oliver avait changé au fil de ses années sur l'île, à Hong Kong ou en Russie, il gardait un penchant pour les belles femmes au caractère bien trempé.

- Vous étiez sur l'île vous aussi ? Felicity vit Anatoli sourire en hochant la tête. Mais je ne sais pas encore si vous êtes un ami ou un ennemi, osa-t-elle ajouter.

- Elle est très perspicace…, à ton avis Oliver ? Lui demanda-t-il en croisant les jambes et en lissant sa barbe bien taillée.

- Nous sommes amis depuis longtemps Anatoli et je t'ai expliqué la raison de notre présence, il n'y a pas de raison que notre amitié soit remise en question, en souriant légèrement pour lui montrer sa sincérité.

- Vraiment ? Le ton d'Anatoli était devenu plus froid et le sourire amusé qu'il avait jusqu'à maintenant disparu. Tu fais partie de la Bratva Oliver.

- Je t'ai dit qu'il était hors de question que je travaille encore pour la Bratva, d'un ton sec en se redressant sur sa chaise.

L'homme armé derrière Oliver posa une main sur son épaule pour lui rappeler sa présence et le ramener au calme en posant le canon de son arme contre sa tête. Il se recula sur sa chaise et Anatoli fit un signe de la main pour que l'homme le relâche et ne le mette plus en joue.

- Ça ne t'a pas posé de problème d'utiliser cette organisation quand tu en avais besoin… tu fais toujours pareil Oliver ? Tu utilises la situation et les gens pour arriver à tes fins sans te soucier des répercussions ?

Cette remarque raisonna pour Felicity. Il y a peu de temps Oliver lui avait fait croire qu'il l'aimait pour tendre un piège à Slade. Elle était tombée amoureuse de lui il y avait longtemps, elle avait mis d'abord son intérêt sur le compte d'une attirance physique mais ses sentiments s'étaient développés et ils étaient devenus peu à peu plus forts. Oliver était un homme courageux et torturé, il faisait passer les autres avant lui et essayait de faire toujours au mieux pour combattre les criminels et les assassins qui croisaient leur route. Elle était son amie depuis quelques années et elle avait vu des femmes, toutes plus belles les unes que les autres, passer dans ses bras. Oliver semblait s'en servir pour oublier ce qui le rongeait. Elles ne connaissaient rien de sa vie et il se contenter de ses relations sans sentiments et sans lendemain. Elle, elle restait en arrière, l'observait afficher un bonheur superficiel. Les premières fois, elle n'avait pas osé lui dire le fond de sa pensée mais au fil des années, leur amitié s'était consolidée et elle n'avait plus caché sa déception à le voir se perdre dans des bras qui ne lui convenaient pas.

Oliver s'était rendu compte que ses aventures blessaient son amie. Il avait alors évité de les étaler mais il n'avait pas changé sa façon de vivre. Il avait besoin de bras qui le confortaient et d'un corps qui l'aimait. Le comportement de Felicity lui avait fait comprendre qu'elle avait des sentiments plus qu'amicaux mais il ne se permettrait jamais de laisser s'exprimer les sentiments qu'il avait commencé à ressentir. Felicity avait besoin d'un homme fort et bon qui saurait la rendre heureuse, ce qu'il était incapable de faire alors que ses ténèbres arrivaient encore par moments à l'engloutir. Il avait pris la décision depuis le premier instant où il l'avait vu, de ne jamais poser la main sur elle pour ne pas altérer la lumière qu'elle portait au fond des yeux. Une gentillesse et un intérêt pour les autres qui faisait sa force mais aussi sa faiblesse.

Anatoli fit un signe de tête, son visage était toujours aussi fermé, et un des hommes armés posa une bouteille remplie d'un liquide clair sur la table avec trois verres. Il les servit, prit un verre en main et fit signe à Oliver d'en attraper un, ce qu'il fit après une brève hésitation. Il souleva le verre pour le sentir et tenter de savoir ce qu'il contenait. Anatoli tourna alors son regard vers Felicity en attendant qu'elle prenne elle aussi le verre qu'il lui avait servi. Elle jeta un coup d'œil à Oliver et il lui fit signe de faire ce qu'il attendait. Elle attrapa donc le verre avec une légère appréhension, elle voyait bien qu'Oliver n'était pas totalement sûr des intentions de son vieil ami. Anatoli reprit la parole en souriant.

- En souvenir du bon vieux temps. Na zdorovie ! En levant son verre et en buvant d'une traite son contenu.

- Na zdorovie ! Répéta Oliver avant de boire cul-sec et Felicity en fit autant.

Elle grimaça au gout indéterminé et peu agréable qui se rependit dans sa bouche et sa gorge avant de réprimer une petite toux en posant son verre sur la table.

- Bien on va pouvoir commencer l'interrogatoire. Oliver fronça les sourcils. J'ai besoin de réponse mon ami… et de la vérité.

- Tu nous as drogués ? Demanda-t-il en s'inquiétant déjà des questions qu'il allait lui poser.

- Oui, d'un ton enjoué. Tu sais que je n'aime pas me salir les mains et c'est beaucoup plus simple pour avoir les réponses que j'attends.

Felicity sentait déjà les premiers effets du produit. Son corps se détendait, son inquiétude s'apaisait et elle se sentit plus légère. Elle avait l'impression de pouvoir s'envoler et cette idée la fit rire. Oliver la regarda sérieusement et elle refoula le fou-rire qui la gagnait. Une partie de son esprit était bien conscient qu'il n'y avait rien de drôle à la situation et qu'elle était droguée mais elle n'avait aucun poids sur son comportement. Oliver était toujours trop ténébreux et elle se demanda si elle l'avait déjà vu réellement détendu, cette pensée lui serra le cœur et lui fit perdre son sourire.

Oliver regarda Anatoli, celui-ci avait retrouvé son sourire et attendait calmement. Il le connaissait depuis longtemps, il ne lui avait jamais fait peur mais cette fois-ci c'était différent. Felicity était présente et il ne voulait prendre aucun risque avec elle à ses côtés.

- Qu'est-ce que tu veux Anatoli ? Demanda-t-il pour tenter de contrôler ce qui allait se passer.

- Savoir ce que tu fais ici voyons, d'un ton léger.

- Je te l'ai déjà dit, je recherche Selena.

- Pourquoi ? En se penchant en avant, le regard sérieux, focalisé sur son ancien agent de la Bratva.

- C'est une voleuse et elle a des informations qui me seraient utile. Felicity se tourna vers Oliver en apprenant cette nouvelle qu'elle ignorait puis son fou-rire la gagna à nouveau.

- Je ne devrais même pas être étonnée que tu me caches encore des choses. Le regard d'Anatoli se posa sur Felicity avant de retrouver Oliver.

- Quelles informations ?

- Elle... elle a travaillé avec plusieurs groupes d'espionnage, elle a des informations sur de nombreuses personnes influentes... et sur la Bratva.

Oliver serra son poing sur sa cuisse, il n'arrivait pas à s'arrêter de parler. Une partie de son esprit le mettait en garde sur les informations qu'il livrait mais toutes ses inhibitions étaient levées et les mots s'échappaient de sa bouche. Il finit par lui dire où il pensait qu'elle se cachait et Anatoli s'adossa à sa chaise avec un sourire satisfait.

- Bien maintenant que je sais tout ce dont j'ai besoin, je vous conseillerez mademoiselle, en posant son regard sur Felicity, d'utiliser le temps d'action qu'il reste au produit pour obtenir les réponses qui vous intéressent.

Anatoli se leva avant de les saluer et de faire signe à ses hommes de le suivre avant que la porte ne soit verrouillée derrière eux. Oliver et Felicity restèrent assis seuls dans la pièce toujours sous l'emprise de la drogue. Il jeta un coup d'œil à son amie, elle était légèrement avachie, un sourire sur les lèvres. Ils devaient trouver un moyen de sortir d'ici mais son esprit se focalisa sur le sourire de Felicity.

- Qu'est-ce qui te fait sourire ? Lui demanda-t-il en sentant pour la première fois depuis longtemps un état proche de la sérénité. Il n'y avait plus de danger immédiat et la drogue faisait son œuvre en effaçant ses barrières.

- Ton ami russe… le stéréotype du mafieux… mais il est plutôt gentil.

- Gentil ? Demanda Oliver en se mettant à rire à ce qualificatif qu'il n'avait jamais associé à Anatoli.

- Il a obtenu ce qu'il voulait sans coups… je trouve que ça change des autres criminels qu'on croise habituellement.

Oliver sentit une culpabilité naître au fond du ventre, il aurait voulu protéger plus efficacement Felicity mais il finissait toujours par l'entraîner au milieu du danger. Et d'un autre côté, elle ne lui facilitait pas la tâche. Quand il avait tenté de la dissuader de travailler avec lui ou à chaque fois qu'il voulait la laisser en retrait, elle lui tenait tête et prenait des risques pour l'aider. Elle était courageuse, bien plus que lui par moment. Il sentit un nouvel élan se réveiller en lui en pensant à la femme parfaite qu'elle était. Elle tourna la tête vers lui alors qu'il se levait et marmonna pour elle.

- Qu'est-ce qu'il voulait dire par obtenir les réponses qui m'intéressent ?

Oliver s'était déjà éloigné et faisait le tour de la pièce en cherchant un moyen de sortir de leur prison. Felicity le regarda faire, elle sentait son esprit encore au ralenti. Elle avait l'impression d'analyser tout ce qu'il se passait autour d'elle avec un temps de retard. Quand elle avait regardé Oliver, elle n'avait pas noté son regard tendre sur elle mais elle en prenait conscience petit à petit, même si le poids de son regard la questionnait encore.

L'idée qui lui traversa ensuite l'esprit c'est que le sérum de vérité courait encore dans les veines d'Oliver et qu'elle pourrait avoir la réponse à la question qui la torturait depuis longtemps aussi facilement qu'Anatoli avait eu les siennes. Son cœur s'emballa à l'idée que cette fois, il ne pourrait pas lui mentir en la regardant droit dans les yeux. Elle apprendrait enfin la vérité sur ce qu'il ressentait et il ne pourrait pas fuir. Son cœur se tordit à la pensée qu'elle était obligée de lui arracher des aveux concernant ses sentiments. Elle serra le poing et se mit debout, elle posa une main sur la table en sentant sa tête se mettre à tourner, fit un pas sur ses jambes instables et s'avança prudemment d'Oliver.

Celui-ci regardait par la fenêtre pour tenter de vérifier les environs avec le peu de visibilité qu'il avait en essayant de se focaliser sur l'idée qu'il devait mettre Felicity à l'abri pour retrouver ensuite Selena avec un peu de chance avant la Bratva. Il repoussait l'idée angoissante qu'elle profite de l'occasion pour lui poser les questions qui restaient sans réponses entre eux. Il sentait une crainte grandir en l'entendant s'approcher de lui alors qu'il savait qu'il ne pourrait pas lui mentir et que les sentiments qu'il niait et cachait au plus profond de lui seraient mis à nu sans aucune barrière.

- Oliver…

- Ne fait pas ça, en serrant les dents, nerveux.

- Quoi ? En secouant la tête comme au ralenti.

- On doit partir. John dois être à notre recherche.

- Qu'est-ce que je ne dois pas faire Oliver ?

- Tu ne dois pas me poser de question, répondit-il les mâchoires serrées pour s'empêcher de trop parler. Il tentait de toutes ses forces de ne pas l'écouter et de dévier la conversation mais le produit ne lui laissait qu'une faible marge de manœuvre.

- Pourquoi ?

- Tu sais très bien pourquoi… parce que…, en restant dos à elle pour ne pas flancher.

- Dis le moi.

- Parce que je ne pourrais pas te mentir cette fois.

Oliver s'éloigna sans attendre pour vérifier la porte et le verrou. Il semblait assez résistant, il pourrait essayer de donner quelques coups d'épaules ce qui le ferait sauter mais le bruit avertirait les gardes encore présent et vu l'état dans lequel ils étaient, ils ne parviendraient pas à courir bien longtemps. Il ne devait pas écouter Felicity, s'il n'écoutait pas ses questions il n'aurait pas à lui répondre. Il fit demi-tour pour vérifier si quelque chose pourrait lui permettre de crocheter la serrure en tentant de ne pas poser son regard sur son amie mais il l'aperçut se retenir au mur alors qu'elle donnait l'impression de perdre l'équilibre. Il s'avança rapidement vers elle et l'attrapa pour qu'elle ne tombe pas au moment où ses jambes faiblissaient.

- Pourquoi tu ne veux pas me dire la vérité ?, lui demanda-t-elle en levant le visage alors qu'il la serrait contre lui.

- Parce que je te ferai du mal.

Il posa sa main sur sa bouche, s'il ne pouvait pas s'empêchait de répondre à ses questions, il pouvait l'empêcher d'en poser. Le regard perdu de Felicity se mua en déception. Oliver se baissa et posa son front sur celui de son amie en fermant les yeux.

- Je suis désolé, murmura-t-il.

Il sentait le souffle de Felicity contre sa peau, le poids de son corps contre le sien et sa chaleur alors qu'il la maintenait contre lui pour qu'elle ne tombe pas. Il ouvrit les yeux en sentant une larme couler sur sa main. Le regard de Felicity était embué de larmes encore contenues. Elle allait croire qu'il ne l'aimait pas et qu'il l'empêchait de parler pour ne pas lui faire de mal en lui disant cela. Il valait mieux qu'elle continue à croire à ce mensonge.

Felicity ne pouvait plus parler, Oliver avait trouvé un moyen très simple d'éviter de lui avouer la vérité et ça lui faisait mal. Il se méfiait d'elle, la repoussait encore et toujours mais elle devait avoir des réponses et elle était prête à tout pour ça. Il la maintenait serré contre lui, elle pouvait sentir son parfum et la chaleur de son corps et celui-ci pourrait le trahir. Elle posa ses paumes sur son torse et perçut le battement frénétique de son cœur. Elle fit glisser ses mains et les déposa sur ses hanches en serrant les doigts légèrement. A ce geste, elle sentit le corps d'Oliver se tendre et il ferma les yeux.

- Ne fais pas ça s'il te plait. Cette supplique fut émise presque dans un gémissement ce qui encouragea Felicity.

Elle fit glisser ses mains de ses hanches à son dos, en les passant sous sa veste en cuir avant de relever le bord de son tee-shirt. Elle le sentit trembler et une ligne de frissons le traversa. Il gardait les yeux fermés et se concentrait de toutes ses forces pour serrer les lèvres et tenter d'endiguer toutes les réactions qui lui échappaient malgré tous ses efforts.

Elle ferma les yeux et caressa les muscles de son dos avec tendresse, son corps était tendu, sa peau chaude et son parfum l'enveloppait alors qu'il la tenait toujours aussi serré contre lui. Elle avait envie de se retenir à ses épaules, glisser ses mains sur sa nuque, s'enrouler autour de lui mais il ne lui laissait que peu d'amplitude de geste. Elle voulait continuer de sentir l'effet qu'elle lui faisait, elle ouvrit les yeux et griffa doucement son dos.

Oliver ouvrit les yeux en sentant les ongles de Felicity se planter dans sa peau et gémit alors que ce geste faisait vibrer tous ses nerfs. Il rassemblait toute sa volonté pour ne pas flancher mais si elle continuait ainsi, il ne pourrait pas faire autrement que fondre sur elle et de ravir son corps.

Felicity sentait les bras forts d'Oliver autour d'elle, la chaleur de son corps l'envelopper. Il était là, toujours près d'elle mais il préférait la bâillonner plutôt que lui avouer qu'il pouvait avoir des sentiments pour elle. Il la réduisait au silence mais il ne pouvait pas empêcher son corps de réagir à la proximité du sien. La drogue agissait sur leur volonté de parler mais aussi sur leur corps.

Felicity sentait au fil des secondes la prise d'Oliver se faire plus légère mais ses bras ne la relâchaient pas. Elle posa sa main sur son torse et sentit les battements forts de son cœur alors que son corps semblait se crisper. Cette infime réaction lui donna envie de confirmer son espoir et elle glissa ses mains sur sa taille avant de caresser son torse comme elle avait déjà rêvé de le faire. Elle se sentait faible et étourdit à cause de la drogue ou alors peut-être était-ce dû au corps d'Oliver serré contre le sien ? A son parfum qu'elle respirait à plein poumon ? A ses mains qui ne quittaient pas son corps ?

Oliver vit le regard de Felicity se lever vers lui et son regard se perdit dans celui tendre et torturé de la femme qui avait pris tant de place dans sa vie. Il sentait ses mains autrement qu'amicales pour la première fois sur son corps et ses doigts laissaient des traînées brûlantes là où ils se posaient. Même s'il savait qu'il ne devait pas céder, il n'avait aucune envie de repousser ses mains, de s'éloigner d'elle… et il n'y arrivait pas… il n'y arrivait plus alors que cette drogue courait dans ses veines et que les gestes de Felicity enflammaient chaque parcelle de son corps et son regard son esprit.

Il retira sa main qui bâillonnait ces lèvres, la glissa sur sa joue, ses doigts s'enfonçant dans ses cheveux alors qu'elle refermait ses doigts sur son avant-bras. Quand il vit ses lèves, il eut une envie soudaine de les embrasser, de les lécher, de les mordiller et de forcer le passage pour goûter à sa langue. Il sentit sa gorge se serrer alors que la force de son envie se faisait de plus en plus brutale.

- Oliver…, gémit-elle dans un souffle.

Il se pencha lentement en avant, son esprit focalisé sur ces lèvres, son corps soumis à une pulsion irrépressible enfin libérée. Il n'aurait plus besoin d'imaginer la douceur de ses lèvres, il allait les goûter en savourant ce baiser et il savait que ce n'était que le début car quand il aurait franchi ce pas, il en voudrait plus.

- Oliver… la voix de Diggle raisonna… Felicity… vous allez bien ?

Leur ami était déjà à leurs côtés et Oliver tourna la tête vers lui en clignant plusieurs fois des yeux. Il était arraché à ce rêve si proche et au lieu de ressentir un soulagement de ne pas faire n'importe quoi avec son amie, il avait l'impression de ressentir un vide immense. Il se reprit rapidement pour répondre à Diggle.

- On a été drogué…, en se redressant. Felicity a fait un malaise. Tu dois nous ramener.

Diggle regarda Felicity qui semblait ne tenir debout que grâce aux bras d'Oliver sans réagir à ce qu'il se passait autour d'elle. Il n'attendit pas d'en savoir plus, il prit Felicity dans ses bras en l'arrachant à ceux d'Oliver qui ne relâchaient pas leur prise, défit la prise de la main de la jeune femme autour de son bras et la conduisit vers la sortie en la soutenant.

- Je dois… je dois parler…, tenta Felicity en resserrant ses doigts sur le bras de John.

- Rien ne presse Felicity, je te raccompagne. Oliver nous suit, tu pourras lui parler plus tard quand je serai sûr que vous serez à l'abri.

Ils réussirent à sortir de l'immeuble et Diggle les aida à s'installer dans une voiture, il allongea Felicity à l'arrière puis monta pour se mettre au volant en retrouvant Oliver installé sur le siège passager.

- Elle s'est endormie, Oliver jeta un regard sur le siège arrière en se tournant et sentit son cœur se serrer. Qu'est-ce qu'on vous a injecté ?

- Un sérum de vérité, alors qu'il se tournait pour faire face à la route. Il se reposa sur l'appui-tête en fermant les yeux. Anatoli… il cherchait des informations pour la Bratva… il n'a pas voulu nous faire de mal…

- Laisse-moi en douter… Vous n'avez pas l'air d'aller bien Oliver, répondit John d'une voix dure.

Il soupira, son ami avait raison. Ils n'allaient pas bien, il avait entraîné Felicity encore une fois au milieu du danger et il allait devoir vivre avec une envie encore plus consciente pour cette femme forte. Elle seule savait lui tenir tête mais il ne pouvait pas devenir autre chose pour elle qu'un ami. Il se laissa emporter par le sommeil, le cœur gros et les lèvres serrées pour garder ses pensées scellées.


Felicity devant son écran tapait rageusement sur les touches de son clavier. Elle repensait souvent à ce qu'il s'était passé en Russie. Elle se souvenait de tout, les effets de la drogue, le comportement d'Oliver et l'émotion qu'il avait laissé transparaître. Et le lendemain cette douleur intenable qui lui avait vrillé le crâne et qui ne pouvait pas lui laisser croire que tout ce qu'elle avait vécu était un cauchemar. Et le comportement gêné qu'Oliver avait manifesté le lendemain donnait beaucoup de poids à la véracité de ses souvenirs. Elle avait tenté de lui parler mais il avait fui comme il le faisait toujours, il ne restait jamais seul avec elle en sachant très bien qu'elle n'aborderait pas ses doutes devant Diggle.

Ça faisait maintenant une semaine qu'il jouait à ce jeu et elle n'en pouvait plus. Elle sentait une colère grandir en elle, nourrit par le comportement d'Oliver et sa lâcheté. Elle avait eu des doutes concernant les sentiments qu'il pouvait avoir pour elle mais depuis ce voyage en Russie, ses doutes n'existaient plus. Elle le savait, Oliver et elle pourraient se rapprocher mais il faisait tout pour la tenir éloignée. Elle avait fait des efforts pour essayer de se mettre à sa place, de comprendre son point de vue mais quand elle l'avait vu détendu, rire avec Diggle et faire comme si de rien était, sa colère s'était transformée en rage.

Oliver se montrait sérieux dans son rôle d'Arrow et léger le reste du temps pour convaincre ses amis que tout allait bien et faire comprendre à Felicity que ce qu'il s'était passé en Russie n'avait aucun poids. Il avait senti qu'elle avait hésité à lui parler plusieurs fois mais la présence de John la retenait et leur permettait de garder un comportement professionnel mais au détriment de cette complicité qu'il aimait tant.

Il faisait comme s'il ne s'était rien passé depuis leur retour de Russie. Il s'en voulait de faire souffrir son amie mais il ne pouvait pas lui faire prendre encore plus de risques. Elle ne voulait pas le comprendre alors il ne devait pas se montrer faible. Il devait lui montrer que rien ne pourrait se passer entre eux et pour la protéger il était prêt à tout… quitte à lui faire du mal pour lui montrer qu'il n'était pas l'homme qui lui fallait.

Au bout d'une semaine, quand Oliver mit un pied dans le repère, Felicity l'ignorait toujours, elle avait le regard rivé sur ses écrans et il leur exposa ce qu'il avait trouvé lors de sa patrouille puis partit se changer. Quand il fut de retour, il se figea et serra les dents. John était parti et Felicity se tenait au milieu de la pièce, sur son passage pour sortir. Il devait parler avant qu'elle ne le fasse, essayer de désamorcer la situation en lui expliquant ce qu'il s'était passé de son point de vue.

- Felicity on est amis… Cette simple phrase eue pour effet de faire céder toutes les retenues de la jeune femme.

- J'espère que tu es fier de toi Oliver. Tu as réussi à me montrer le monstre que tu es. J'ai toujours cherché à voir le bon côté chez toi, le meilleur, mais tu as gagné, tu es devenu ce monstre et je ne vois plus que lui. Il déglutit à cette attaque et ignora la douleur de la blessure qu'elle venait de lui infliger.

- Je l'ai toujours été. Il vit son regard se durcir encore plus et elle avança vers lui, menaçante.

- Tu es lâche Oliver, faible, et tu te fiches bien du mal que tu peux infliger aux autres. Anatoli avait raison. Tu te sers des autres tant qu'ils peuvent t'apporter ce dont tu as besoin.

Felicity frappait sur son torse de toutes ses forces, les larmes qui s'échappaient de ses yeux étaient des larmes de rage et elle avait l'impression qu'elle n'arriverait plus à s'arrêter.

Oliver ne bougeait pas et la laissait déverser sa haine sur lui. Il l'avait déçu encore une fois, il savait qu'elle connaissait tous ses travers mais il ne supportait pas de l'entendre lui lancer à la figure les pires aspects de sa personnalité. Il avait appris à vivre avec mais ça lui faisait encore plus de mal que Felicity soit si consciente de sa part sombre. Il fit un pas en arrière sous la force des coups qu'elle lui portait. Un nouveau pas en arrière en serrant les dents et voyant ses larmes briller sur ses joues, il se détestait, il méritait sa colère mais il ne pouvait pas entendre ces mots dans sa bouche. Il se rendait compte de son comportement contradictoire. Il voulait qu'elle le déteste mais il ne supportait pas qu'elle lui lance ces horreurs et la voir autant souffrir.

- Tu es égoïste et sans cœur…

- Ça suffit, en lui attrapant fermement le poignet de la main qu'elle allait abattre sur lui alors que son autre poing était posé sur son torse.

- Non ça ne suffit pas. Tu me fais du mal mais je ne te laisserai plus faire. Oliver reçut cette phrase comme une claque à entendre tout haut ce qu'elle devait penser depuis longtemps et resta choqué alors que le regard courroucé de Felicity défiait le sien.

- Je n'ai rien fait, tenta-t-il.

- Ne me ment pas ! Tu ne crois même pas à ton mensonge Oliver.

- Je ne mens pas. Je suis comme ça, je suis ce monstre que tu vois maintenant et je ne l'ai jamais caché.

- Tu sais que je ne peux plus être ton amie.

Felicity serra le point sur son tee-shirt et se mit sur la pointe des pieds pour écraser ses lèvres sur celles d'Oliver. Un baiser colérique pour qu'il comprenne le mal qu'il lui faisait mais aussi les sentiments qu'elle éprouvait toujours pour lui. Elle sentait le corps musclé d'Oliver contre le sien, ses muscles tendus. Elle glissa sans attendre sa main dans son cou jusqu'à sa nuque pour le retenir contre elle car elle savait qu'il chercherait à la repousser encore, mais cette fois elle allait lui faire comprendre qu'il ne pouvait plus faire ce qu'il voulait en ignorant ses besoins.

Oliver réussit à détacher Felicity de ses lèvres. Il maintenait toujours son poignet prisonnier de sa main et l'autre, posée sur sa taille la gardait à distance. Il avait senti un courant électrique se propager dans son corps quand ses lèvres s'étaient posées sur les siennes. Il sentait le besoin de la garder contre lui se réveiller dans tout son être mais son esprit rejouait sans cesse les risques auxquels il l'exposait. Il avait ouvert les yeux quand le contact de ses lèvres dures avait disparu mais il gardait une sensation bien trop réelle de ses lèvres sur les siennes pour sa santé mentale. Il devait lui expliquer sans attendre qu'ils ne pouvaient pas franchir cette limite mais il fut réduit au silence par la détermination et la passion de son regard d'habitude si tendre.

Felicity avait pris la décision de ne pas abandonner cette fois et quand elle comprit qu'Oliver était dépassé par la situation elle en profita. Ses doigts se resserrèrent encore plus sur sa nuque, elle glissa son autre main dans son dos, en se libérant de sa prise, pour se rapprocher de lui et elle écrasa ses lèvres sur celles pleines d'Oliver pour répondre à son besoin. Elle mordilla sa lèvre inférieure et en franchit la barrière quand il gémit doucement. Elle trouva sa langue et la caressa, son envie se mua en satisfaction alors qu'elle sentait le corps d'Oliver toujours aussi tendu mais beaucoup plus proche du sien.

Oliver tremblait, il ne devait pas céder mais les mains de Felicity sur lui, ses lèvres si tentatrices qu'il avait rêvé goûter étaient encore meilleures que ce qu'il avait pu imaginer.

- Fais-moi l'amour, avant de fondre à nouveau sur sa bouche.

Il ne réfléchit pas cette fois et obéit à son ordre. Il avait oublié tous ses doutes, ses peurs et seul comptait le besoin de satisfaire les exigences de Felicity. Il la resserra contre lui et sentit son excitation quand son membre dur rencontra son bas ventre. Il n'était pas encore conscient de son état, toute son attention accaparée par le baiser qu'elle lui donnait. Il gémit dans sa bouche et lui rendit son baiser avec empressement.

Il glissa sa main sur sa cuisse pour la relever, Felicity réagit sans attendre et leva la jambe en la passant derrière celle d'Oliver avant qu'il ne passe sa main sous sa fesse et ne la soulève de terre. Il la sentit resserrer ses cuisses autour de sa taille et il prit ses fesses à pleine main sous sa robe avec l'intention de la transporter jusqu'à la salle de repos.

Felicity resserra les jambes autour d'Oliver quand elle sentit qu'il la soulevait de terre et passa ses bras dans son cou pour maintenir ses lèvres contre les siennes. Elle n'était pas encore sure qu'il irait jusqu'au bout alors elle ne relâchait pas la prise qu'elle avait sur lui. Elle sentait son membre dur à travers son pantalon ce qui fit grimper son excitation encore d'un cran. Elle attrapa ses épaules et embrassa son cou, mordilla le lobe de son oreille avant de retrouver la chaleur de sa bouche maintenant avide.

Oliver dut se résoudre à calmer ses ardeurs s'il voulait la porter. Il la plaqua contre le mur pour resserrer sa prise sur son corps et reprendre ses esprits. Felicity sentit le mur froid dans son dos, frissonna et émit un gémissement étouffé. En écoutant ce son, Oliver perdit un peu plus de retenu. Il l'embrassa avec passion, se frotta contre elle en gémissant dans sa bouche.

Felicity sentait le souffle court et rapide d'Oliver et ses muscles frémir sous sa prise. Elle avait besoin de le sentir maintenant en elle. Elle se décolla légèrement de lui et passa sa main entre leurs corps pour ouvrir sa ceinture avant de s'attaquer à la fermeture éclair de son pantalon.

Oliver était sous le joug du désir et plus rien ne pouvait le freiner. Il lâcha un râle en sentant Felicity prendre son sexe en main pour le caresser sur toute sa longueur. Il serra les dents pour se contenir encore un peu, respira profondément mais rien de tout ça ne pouvait calmer le feu qui lui brûlait les reins. Il n'allait pas pouvoir tenir encore longtemps et il voulait la satisfaire. Il raffermit sa prise pour maintenir Felicity contre le mur et glissa une main sous sa robe, puis dans son sous-vêtement pour le faire glisser de côté et lui permettre l'accès au plaisir qui se cachait au creux de ses cuisses.

Il sentit son humidité et son corps réagit d'instinct. Il se plaça entre ses cuisses, son membre dur se glissant entre ses lèvres chaudes et palpitantes. Quand il se recula, Felicity le plaça à son entrée et en un coup de rein il pénétra entièrement en elle. Ils gémirent à l'unisson à la sensation d'être liés et restèrent un court instant sans bouger. Oliver ne voulait pas lui faire mal et il devrait attendre qu'elle s'habitue à sa présence dure et exigeante.

Felicity sentit son souffle se couper quand Oliver se glissa en elle pour la première fois. Elle avait la sensation d'être entièrement remplit et proche d'être enfin comblée. Elle avait envie des lèvres d'Oliver sur sa peau, de ses mains sur sa poitrine mais encore plus de le sentir aller et venir en elle jusqu'à la délivrance. Elle sentait son membre dur et chaud palpiter en elle, à l'abri au fond de son corps mais ce n'était pas encore assez.

- Oliver, en donnant un léger coup de rein pour l'encourager.

Il ne lui fallut pas plus que ce nouvel ordre murmuré contre sa peau avec un léger ton de supplique pour lui faire perdre les dernières parcelles de retenu. Il se retira lentement jusqu'au gland avant de s'introduire à nouveau dans sa chaleur humide. Le premier gémissement qu'il fit naître lui donna envie d'en entendre d'autres et il se déhancha de plus en plus vite pour satisfaire la femme qui lui faisait perdre la tête comme aucune autre.

Felicity sentait qu'elle n'allait plus tenir longtemps et vu le rythme des coups de boutoir d'Oliver, lui non plus. Elle prit sa tête entre ses mains et leurs regards se croisèrent pour la première fois depuis qu'ils s'étaient jetés l'un sur l'autre. L'excitation qu'elle vit sur ses traits, et les sentiments au fond de ses yeux lui firent perdre pied. Elle se resserra autour d'Oliver, son orgasme déferla et son corps se mit à trembler avant de se contracter violemment.

Oliver sentit le corps de Felicity basculer quand elle se resserra autour de son sexe et qu'une humidité plus importante l'accueillit. Elle l'entraîna avec lui, ses déhanchés brutaux, se firent plus lents, il continua à se glisser profondément en elle en se déversant au fil de plusieurs soubresauts et avec plaisir entre ses cuisses. Il laissa sa tête tomber et son front reposer sur l'épaule de Felicity quand leur orgasme se calma. Il ferma les yeux en reprenant son souffle et il sentit les mains de Felicity lui caresser les cheveux tendrement. Il déposa un baiser dans son cou, sa peau douce et soyeuse était un vrai plaisir et il regrettait de ne pas avoir pu caresser son corps entièrement nu.

- C'était tellement bon… j'en veux encore…, murmura Felicity à son oreille alors qu'une de ses mains le maintenait toujours contre elle et que l'autre caressait ses cheveux tendrement.

- Felicity…

- Encore, d'un ton catégorique.

Oliver sentit une nouvelle fois son excitation se réveiller. Lui aussi en voulait encore mais cette fois il prendrait le temps de découvrir son corps entièrement et de le recouvrir de baisers et de caresses. Il avait besoin de lui montrer la tendresse qu'il ressentait pour elle et pas seulement le désir sauvage qu'il avait exprimé. Il se retira lentement et en la tenant toujours dans ses bras, la conduisit dans la salle de repos et s'employa à lui donner ce qu'elle réclamait.

Felicity, allongée nue sous le regard d'Oliver, se rendait compte de n'avoir vécu que pour cet instant. Voir le désir et les sentiments envahir le regard de cet homme qu'elle aimait depuis longtemps. Il posa les mains sur sa taille avant de les remonter à sa poitrine et de se baisser pour prendre en bouche ses mamelons doux pour lécher, embrasser et mordiller ses tétons jusqu'à ce qu'elle se contorsionne d'excitation sous lui. Ses mains parcouraient son corps et donnaient naissance à des lignes de frissons toujours plus intenses alors qu'elle se retenait à lui. Il était dans ses bras, lui donnait du plaisir mais elle avait toujours peur qu'il change d'avis alors ses mains restaient possessives. Elle écarta les cuisses et Oliver se glissa de nouveau en elle en se montrant plus doux que la première fois.

Il gémit doucement en sentant ce fourreau l'accueillir et la pénétra entièrement. Il prit le temps de sentir sa chaleur et son humidité, sa peau palpitante resserrée autour de lui. Il ne savait plus comment il avait pu résister aussi longtemps à cette femme qui représentait tant pour lui et il ne voulait pour rien au monde abandonner ce sentiment si fort qu'il ressentait en étant captif de ses bras. Un captif consentant, à l'abri dans son corps où il se nichait avec plaisir.

Il voulait lui donner autant de plaisir que ce qu'elle pouvait lui apporter et il se mit à aller et venir lentement en elle en se délectant de toutes les sensations qui l'assaillaient. La chaleur de sa peau, son souffle qui s'écrasait dans son cou, les gémissements qui s'échappaient de ses lèvres. Il mordilla ses tétons dressés avant de les abandonner pour accélérer ses mouvements et faire naître de nouveaux râles profonds. Ses reins s'embrasèrent au premier râle qui raisonna au milieu des bruits doux de leurs corps.

Oliver prenait le temps de se reculer lentement et pénétrait Felicity avec plus d'ardeur. Chaque poussée la faisait se cambre un peu plus et il observait toutes les réactions de son visage. Il sentait ses doigts se resserrer sur ses épaules et elle mordait sa lèvre inférieure. Il se baissa pour retrouver sa peau, embrassa la peau délicate de son cou et remonta à ses lèvres qu'il emprisonna dans un baiser profond suave. Il y mit un terme pour reprendre sa respiration et se redressa un peu plus sur ses coudes pour augmenter la puissance de ses pénétrations et les approfondir.

- Ne fuis plus Oliver, murmura-t-elle dans le bruit suave de leur corps se rencontrant alors qu'elle posait sa paume sur son tatouage de son torse, cette étoile qui avait joué son rôle dans leur histoire.

- Plus jamais, en la regardant profondément avant de lui donner un nouveau baiser profond et sceller cette promesse.

Ils prirent le temps de s'aimer et restèrent dans les bras l'un de l'autre pour reprendre leurs esprits après qu'un deuxième orgasme tout aussi puissant que le premier les faucha.


A bientôt pour une minific et l'OS de juin, je vous embrasse.