Blabla de moua :
BON….. que dire pour ma défense cette fois encore…. Bah… tout simplement que j'ai eu 10 jours où j'ai à peine touché mon PC pour cause de concert de Tokio Hotel. J'ai vécu une semaine hyper intense, avec des rencontres, des retrouvailles et des spectacles extra.
Bref… des souvenirs pleins la tête et pas du tout le temps d'écrire.
Je pense que bon nombre d'entre vous les auront aussi vu en concert, alors j'espère sincèrement que ça se sera aussi bien passé que pour moi…. Un pur bonheur…. Des trucs que j'oublierais jamais.
Donc… le chapitre 11 n'est pas encore fini, mais je pense que je ne pouvais pas vous faire attendre plus longtemps. Je vais essayer d'enclencher le turbo pour la suite.
Je vous embrasse tous très très fort et merci d'être toujours là, malgré ma lenteur =)
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
Chapitre 9
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
POV Lola
- Arrête de rire, c'est vraiment pas drôle !
Je fusille mon interlocuteur du regard alors que ce dernier éclate encore plus de rire.
- Je t'assure que je plonge dans la soute à bagage dans la minute qui suit si tu ne fermes pas ta gueule.
- Non mais… je suis jaloux. – Dit-il de façon exagérément boudeuse.
Je manque de lui cracher une nouvelle gentillesse à la tronche mais Nina qui se trouve derrière nous – à mon grand damne – lui pince la nuque.
- Arrête de te moquer de mon cadeau ! T'es vraiment nul… La prochaine fois, se sont de tes robes que je m'occupe !
Tom se retourne alors pour fusiller la demoiselle du regard.
- Ce ne sont pas des robes !
Nina claque sa langue plusieurs fois avant de reprendre la parole.
- Tsss… Tu mets des « tee-shirts » – elle mime des gros guillemets en utilisant ce dernier mot – qui te tombent presque en dessous du genou. Chez moi, se sont des robes. Point !
Le dreadeux se renfrogne immédiatement. Il est particulièrement pointilleux sur son look et je ne pensais pas que l'attaquer sur ce sujet lui ferait fermer le clapet. La blonde me lance un clin d'œil et finalement je tends mon billet à l'hôtesse. On passe enfin la porte d'embarquement afin de rejoindre l'avion.
- Bon voyage. – M'annonce-t-elle en me rendant la chute du billet.
Si elle savait tout ce que ce voyage me coûte, je pense qu'elle ne sourirait pas autant mais d'un autre côté, si j'avais pu imaginer tout ce que ce voyage m'apporterait, je lui aurais sans aucun doute répondu plus chaleureusement que je ne l'aie fait.
Toute la troupe se presse finalement à l'entrée de l'appareil, à part Tom, toujours et encore lui, qui traîne les pieds. D'ailleurs Bill, qui se trouvait devant nous, fait finalement marche arrière pour aller le retrouver. Ils ont de la chance ces jumeaux… des fois, je me demande ce qu'ils deviendraient l'un sans l'autre mais la question ne se pose pas, parce que tout le monde sait que quoi qu'il arrive, ils seront toujours ensembles. Je pensais avoir ce type de lien avec mon frère aussi… et malgré tout le mal que ça me fait, le repousser n'est pas si difficile.
En tout cas, en deux phrases à peine, revoilà mes deux tortionnaires insérés dans la queue, attendant qu'on leur dise où se placer.
- Si vous voulez bien me suivre…
Bah nan, nan, connard… je vais rester au milieu de la carlingue pendant tous le trajet. Je vous jure, les stewards des fois, ils sont pas aidés ! Ok, ok ! Je range mes crocs, je suis juste un peu sur les nerfs parce que je redescends plus que brutalement sur Terre après l'avoir survolée… en gros, ma dose ne me fait presque plus d'effet.
Super, vraiment extra.
- C'est ici.
Un siège trois places, déjà investie par une mamie et sa très probable petite fille de… 6 ans ? Pourquoi est ce que tout le monde s'est ligué contre moi ce matin ? Je suis sûre qu'il y a un complot… ça peut pas être autrement étant donné que tout va de travers depuis que j'ai été tiré de mon sommeil.
Ok, ma gueule. Tout va de travers depuis des semaines et je n'ai rien fait pour que ça s'arrange.
Bref ! Je monte ma valise cabine dans le compartiment prévu à cet effet et m'excuse auprès des dames partageant mon siège de les faire se tortiller dans tous les sens pour que j'arrive jusqu'à ma place côté hublot. Je pose mon sac de toile à mes pieds et voit passer une partie des gens de l'équipe, jusqu'à ce que David s'arrête.
- Je suis désolé… on a pris une place à la dernière minute et tu te retrouves un peu isolé du groupe. Ca va aller ?
Encore un qui s'inquiète pour moi… youpi. Je réponds que tout est cool pour couper court à cet échange de politesse et il me répond par un petit signe de la main avant de partir rejoindre les autres, laissant le couloir de nouveau praticable pour les gens qui commençaient à rouspéter derrière.
Je regarde des hommes et des femmes passer jusqu'à une nouvelle tête connue.
- Qu'est ce que tu fous là ?
- Bah heu… je prends l'avion. C'est pas le but ?
Bill secoue ses mèches noires en souriant.
- T'es toujours aussi con toi… pourquoi t'es pas au fond avec nous ?
- Plus de place ! – Je réponds en levant les épaules.
S'il savait à quel point j'apprécie d'être seule, il s'en ferait un peu moins mais je me ferais encore engueuler pour mon insociabilité… autant se taire. Il fronce les sourcils et me fait un clin d'œil avant de poursuivre lui aussi sa route… sauf que son frère le talonne.
- Qu'est ce que tu fous là ?
Nan mais ils se sont passés le mot ou quoi ? Ca commence à devenir un peu lourdingue…
- Avance et va voir ton frère, il t'expliquera.
Et sans faire plus attention au monde qui m'entoure, je place mes écouteurs sur les oreilles et ferme les yeux. Avec un peu de chance les autres continueront leur chemin sans s'arrêter. J'en suis là de mes réflexions lorsque je sens qu'on me tapote le bras.
- Quoi encore ? – Je lance exaspérée.
Sauf que c'est la fillette à côté de moi, qui me regarde presqu'effrayée après ma petite agression verbale.
- Oh… heu… – J'enlève mes écouteurs et me tourne vers elle. – Excuse-moi, je pensais que c'était quelqu'un d'autre en fait.
- Qui que ça aurait pu être, il aurait été accueillie avec délicatesse.
Putain mais les vieux, on devrait leur interdire la parole… ils sont tellement prompts à juger les autre. J'ignore mamie « je-donne-des-leçons » et encourage la petite du regard pour qu'elle me demande quoi que se soit qu'elle voulait me demander. Et c'est avec la candeur de son âge qu'elle prend enfin la parole.
- C'était Bill et Tom ?
Je me frotte les yeux, n'étant pas vraiment habitué à ce genre de question. Bill et Tom… sans doute les jumeaux les plus connu d'Allemagne, va falloir que je m'y fasse.
- Oui, c'était eux. Et si tu attends un peu, tu verras même Georg et Gustav passer.
Je lui réponds ça sèchement plus pour qu'elle me foute la paix qu'autre chose, mais son visage s'illumine à mes mots et je lui montre l'allée du doigt en reconnaissant la voix grave du batteur qui s'approche, suivit de Georg. Ce dernier me lance un regard interrogateur mais Nina qui les succède les presse d'avancer.
- Bougez-vous le cul les gars… ça traîne. Tiens Lola… qu'est ce que tu fais là ?
Non mais c'est un cauchemar ! Je m'apprête à répéter une énième fois que je suis un boulet qu'on a un peu foutu là où on pouvait mais je n'ai le temps que de commencer ma phrase avant qu'elle ne marche sur le talon de Georg.
- Putain Nina, mais t'es impossible !
- Je suis vraiment désolée.
- Ouai nan mais encore heureux que tu le sois. Avec toi dans les parages, on a plutôt intérêt à souscrire un contrat d'assurance vie. Tu vas bien finir par tuer l'un d'entre nous avec ta maladresse.
Ma jeune voisine profite de cet échange verbal comme si elle regardait le meilleur dessin animé qu'elle n'ait jamais vu au monde et finalement, les adultes poursuivent leur route pour rejoindre le reste de la troupe.
L'allée commence doucement à se vider et la petite lumière qui indique que l'on doit attacher nos ceintures s'allume enfin. L'avion bouge doucement et les hôtesses de l'air se mettent à danser la tektonik pour nous montrer les sorties de secours et autre masque à oxygène.
- Au fait, je m'appelle Mary. – Me chuchote ma jeune voisine.
Elle me tend une petite main que je regarde d'un air morne. Elle me sourit alors comme seul les enfants savent le faire, avec tellement de naïveté et de sincérité au fond des yeux que je me retrouve à enserrer sa mimine en souriant timidement… elle est toute mignonne cette gamine.
- Enchantée, moi c'est Lola.
- Cool… j'adore ton prénom !
C'est vrai que c'est un prénom peu répondu en Allemagne... il me semble que c'est d'origine espagnol. Mes parents ont toujours eu des goûts exotiques de toute façon. Je profite de cette présentation pour détailler ma voisine… Elle a un visage de poupée, encadré d'un carré lisse strict châtain clair et des yeux rieurs.
- T'as des yeux gris… j'avais jamais vu ça ! – S'exclame-t-elle en posant ses petites mains sur mes joues pour mettre mon visage en face du sien.
Un instant de panique fait cesser mon cœur de battre… avant de me rappeler que je fais face à une gamine qu'un coup de latte suffirait à casser en deux. Avoir peur de ma propre ombre… ça commence à bien faire ! Je me concentre donc sur la fraîcheur de ses paumes et sur ce qu'elle vient de dire. Entre mes yeux et mon prénom, elle va croire que je débarque d'une autre planète !
- Mary, arrête d'embêter cette jeune fille et assis-toi correctement, nous allons décoller.
Je regarde par le hublot et constate effectivement que nous nous situons sur la piste de décollage. Les réacteurs font un bruit de tous les diables et je me surprends à avoir une pensée pour le pauvre Tom qui doit être en train de se faire dessus en ce moment même. Et finalement, je replace mes écouteurs et me laisse enfoncer dans le siége alors que l'avion quitte la terre ferme.
Voila… je quitte mon frère jusqu'à nouvel ordre… c'est toi qui donneras un sens à tout ça… j'ai beau réfléchir et tourner cette phrase en tout sens, je ne la comprends pas. Et je comprends encore moins ce sentiment de manque qui se glisse en moi alors que les immeubles se font de plus en plus petits.
Un manque de mon frère, que j'ai rejeté de toutes mes forces pendant si longtemps alors que mon premier réflexe est de me tourner vers lui lorsque ça ne va pas. Je ressens aussi un manque de vie… de ce qu'était ma vie avant, mais… je peux pas.
La confiance est une chose fragile qui une fois détruite, a bien du mal à se reconstruire. Je ne sais plus en qui faire confiance, parce que j'ai été trahi par ceux que je considérais comme mes amis. Si on ne peut avoir confiance en eux… alors en qui ?
- Lola… te… tes mains…
Je sors de mes pensées en entendant la voix fluette, mais aux accents apeurés, de Mary. Mais se ne sont que mes mains qui tremblent, encore. Je les plonge dans mon sac et en ressors mon carnet à dessin ainsi qu'un crayon de bois ne sachant pas vraiment si j'arriverais à dessiner correctement, mais je ne veux pas effrayer la petite.
- C'est rien, ne t'inquiète pas.
Et chose que je n'aie plus faite depuis longtemps, je lui envoi un sourire sincère pour la rassurer. Elle, je doute qu'elle puisse me faire du mal alors pourquoi ne pas laisser un peu ressortir ces sentiments que je pensais avoir oublié ?
J'ouvre mon cahier sur une page blanche et laisse finalement mes doigts et ma main tracer des traits, estomper des ombres et jouer avec la matière, sentant l'attention de Mary entièrement tournée vers mon dessin. Je m'étonne de ne pas me sentir stressée, bien au contraire même… je me sens plutôt sereine. La dernière fois que je me suis senti aussi bien, c'était lorsque je dessinais Tom dans mon salon.
- Qui c'est ?
Je lève mon crayon et éloigne un peu mon cahier pour lui présenter :
- Mon frère.
- Il a l'air…
- Ma petite L.o.L… Tiens, je ne savais pas qu'Andreas faisait parti du voyage ? – Se fait couper la gamine par un Tom tout excité.
Du coup, Mary qui regardait le dernier arrivant comme un dieu vivant, manque de se faire un torticolis en tournant la tête plus vite que l'éclair vers moi.
- Quoi ? Andreas est ton frère ?
Ma main se crispe dans la seconde et le peu de sérénité que je pouvais ressentir s'évapore en fumée.
- Tom… tu devrais pas être en train de pleurer en priant qu'on atterrisse dés que possible ?
Je m'en prends à lui mais c'est plus fort que moi… de toute façon il me le rend bien.
- Je vais pisser. – M'informe-t-il en plissant les yeux. – Détends-toi, je vais pas te bouffer.
Finalement il poursuit son chemin et l'attention de Mary pour ma personne s'en trouve décuplé.
- Tu es la sœur d'Andreas ?
- Ne soit pas indiscrète Mary… tu vois bien que tu mets la demoiselle mal à l'aise.
Les joues de la petite fille se colorent de rouge suite à la réprimande de sa grand-mère et je me sens d'avantage mal à l'aise de ça que de la curiosité de Mary. Du coup, je prends un peu – nan, en fait, je prends beaucoup sur moi et lâche simplement :
- Non mais c'est pas grave. Que veux-tu savoir ?
Je vois ma voisine prendre un bol d'air enthousiaste avant de refermer la bouche d'un coup, songeuse.
- Quoi ? – Je demande en plissant le front.
Elle m'explique alors que la curiosité est un vilain défaut et que donc, elle n'a pas le droit de questionner les gens.
- Ok… alors disons que t'as le droit à une seule question, comme ça tu ne désobéis pas vraiment.
Ses yeux se mettent à briller et j'ai l'impression d'entendre son cerveau tourner à tout va.
- Tu répondras à tout ?
Je la rassure sur ce point et en attendant qu'elle trouve la question qui lui brûle les lèvres, je retourne à la contemplation du paysage via le hublot. Autant dire que j'ai été plus que surprise de sa question… elle avait la possibilité de me demander n'importe quoi mais…
- Pourquoi t'as l'air fâché avec Tom ?
Mon sourire se fane et je laisse mes yeux se poser sur n'importe quoi pour penser à la réponse… parce que sincèrement, c'est une très bonne question.
Peut-être parce qu'il s'obstine à vouloir me faire revivre alors que je hais le monde entier… parce que dés qu'il est là, il m'oblige à sortir de ma coquille… parce qu'il ne me ménage pas… parce que je le déçois – lui aussi – et que ça me fait du mal… parce que j'ai eu peur de ce que j'ai ressenti hier soir alors que ses doigts se sont posés sur moi.
Je soupire et tente de faire un résumé de mes pensées.
- Parce qu'il s'inquiète pour moi et que je n'en vaux pas la peine.
Je sais bien qu'il ne s'agit pas vraiment d'une réponse à donner à une enfant si jeune, mais je ne vois pas ce que je pourrais dire d'autre. D'ailleurs, la petite reste perplexe quelques secondes et c'est finalement sa grand-mère qui prend la parole.
- Mademoiselle, savez-vous que le regard est une fenêtre sur l'âme des gens ?
Qu'est ce qu'elle raconte la grabataire ? La petite prend son air le plus sérieux et se tourne vers sa mamie, ses petits poings sur les hanches.
- C'est toi qui vas la mettre mal à l'aise si tu fais de la magie ! – Puis elle se retourne vers moi pour m'expliquer. Elle lit dans les yeux des gens mais elle me dit tout le temps que je suis trop jeune pour comprendre ce que ça veut dire.
C'est à ça qu'elle me fait penser la vieille avec tous ses châles et ses bracelets bizarres… une Madame Irma en puissance. Je ne comprends même pas que l'idée ne me soit pas venue à l'esprit plus tôt.
La petite détache sa ceinture et part dans l'allée en sautillant, annonçant qu'elle va voir son papa… qui se trouve quelques sièges plus loin. Pour le coup, je me retrouve en tête-à-tête avec l'autre bonne femme qui m'écrase de son regard.
- N'ayez pas peur… je ne force pas les gens à s'ouvrir à moi et puis… vous ne vous en rendez pas compte mais pour ceux qui savent regarder, vous êtes un livre ouvert.
Je me tortille sur mon siège nerveusement. Bien sûr que j'aimerai savoir ce qu'elle veut dire par tout ça mais plutôt crever que de rentrer dans son jeu. Sa main décharnée se pose alors sur mon avant bras, me faisant sursauter.
- Vous êtes très certainement quelqu'un de bien. Ne laissez personne, et surtout pas vous même, vous convaincre du contraire. Vous êtes passée par des situations délicates, mais acceptez la main que l'on vous tend. Il ne vous décevra pas.
Toujours décidée à fermer la bouche pour ne pas encourager cette folle à me parler, ses paroles font quand même mouche et je me demande sincèrement à qui ce « il » peut bien se référer.
- Vous savez de qui je veux parler, laissez-vous juste le temps de le découvrir. Profitez simplement de ce voyage pour réapprendre à faire confiance. Vous y arrivez, parce que vous êtes quelqu'un de fort.
- Mamie !
La petite Mary interrompt notre échange, si je puis appeler ça ainsi, et je m'éloigne le plus possible de cette femme. C'est sans plus faire attention à ses mots que je décide de remettre en place mes écouteurs et la dernière vision que j'ai, avant de m'assoupir, est celle des grands yeux bleus de Mary qui me fixent alors qu'elle cache un rire derrière ses petites mains.
Je me réveille plus tard, sentant la pression me serrer les tympans. Mon front qui a atterri sur le hublot me tiraille un peu, et la luminosité des nuages fait cligner mes paupières. Une fois de retour de mes songes, je constate que l'avion commence à perdre de l'altitude et en un rien de temps, nous voilà arriver sur le sol français. Mary sort d'un sommeil léger alors que « mamie voyante » range son point de croix et les passagers descendent au fur et à mesure, on en profite pour suivre le mouvement.
Je m'arrête juste à la sortie de l'avion pour attendre les autres et Mary me dépasse en me faisant un signe de la main alors que de l'autre, elle agrippe celle de son père. Sa satanée grand-mère me lance un regard perçant avant de continuer sa route vers les membres de sa famille sans plus se retourner vers moi et je réprime un frisson de malaise.
- Tu t'es fait une copine ?
Je sursaute en entendant cette voix si proche de moi et me retourne brusquement.
- Oh Bill… oui, mes voisines de siège. La gamine était toute mignonne mais la vieille était… pourquoi tu souris ?
Son sourire énigmatique s'agrandit d'avantage.
- Parce que tu vas te faire engueuler.
- Qu'est ce que…
Mais je me fais couper par un retentissant « LOLA ! » qui fait se retourner plusieurs personnes. Oups… ma nounou. Qu'est ce qu'il veut celui-là ? Il s'approche de Bill et moi en tendant un doigt menaçant.
- Il va falloir qu'on mette quelques petites choses au point jeune fille. D'abord…
Mais il se fait lui-même couper la parole par un raclement de gorge.
- Saki… heu… je peux ?
Le dit Saki et moi-même nous tournons vers Tom, qui tiens son éternelle housse de guitare. J'entends alors le géant de service pousser un soupire puis finalement s'éloigner avec Bill et je suis super étonnée de voir Tom les suivre.
- Heu… mais… qu'est ce qu'il voulait ? – Je demande bêtement.
Le guitariste se retourne vers moi, le regard un peu perdu.
- Je le rajoute sur la liste des choses à voir avec toi quand on sera un peu plus peinards. Ça va toi ?
- Oui biensûr. – Je réponds automatiquement.
Son regard se fait plus présent, comme s'il me sondait, puis il insiste :
- Sûre ?
Je lève alors les yeux au ciel et part dans la direction qu'on prit Saki et Bill quelques instants auparavant mais la vie s'acharne définitivement sur moi.
- Tu devrais arrêter de l'envoyer bouler le pauvre.
Nina m'a rejoint… est ce que ça serait trop demandé que tout le monde ne me tombe pas sur la tronche en même temps ? Je tire toujours ma petite valise derrière moi en ignorant cette intervention mais je baisse lamentablement la tête lorsque Tom nous double sans se retourner. Je sais de qui Nina veut parler, mais j'y peux rien… Je rejette tout le monde depuis si longtemps que ça en est devenu un réflexe.
On continu de marcher côte à côte et nous faisons encore doubler par Gustav enthousiaste qui nous gueule un « à tout à l'heure » de tous les diables.
- Ils vont où ? – Je me renseigne pour éviter un silence pesant.
- Ils font une sortie groupée avec les gars de la sécurité pour dire bonjour aux fans. Ca permet au staff de prendre de l'avance pour l'hôtel, comme ça, quand ces messieurs arrivent… tout est prêt !
- Ils ont le beau rôle dis donc. Et toi, tu t'occupes de quelle partie de cette organisation ?
Parce qu'après tout, à part son prénom, je ne connais rien d'elle. Est-ce important… j'en doute.
- Maquilleuse ! – Dit-elle fièrement.
Son attitude change du tout au tout : elle, si fébrile se transforme sous mes yeux en quelqu'un d'hyper sûre d'elle. Je n'arrive pourtant pas à m'empêcher de la titiller.
- Tu ne leurs as pas encore crevé un œil ?
Ses yeux se plissent alors qu'elle me tire la langue comme la petite Mary aurait pu le faire.
- Je sais que je suis maladroite à l'extrême mais quand je bosse, je suis tellement concentrée que j'en oublie de faire des conneries. Je peux t'assurer que dans mon boulot, je suis une pro !
En même temps, je suppose qu'elle n'aurait pas sa place ici si ce n'était pas le cas.
- Tu sais – reprend-elle gênée. – Je suis vraiment désolée pour ce matin, ton tee-shirt et tout…
Je la rassure en exhibant fièrement mon « I Love Berlin ».
- Je n'aurais pu trouver mieux pour le remplacer. Ne t'inquiète pas.
Je ne me reconnais pas. Qu'est ce qui m'arrive à être si « agréable » ?
- Arrête, je sais que tu le détestes.
La vérité c'est que j'aurais vraiment pu le détester, mais c'est le premier cadeau qu'on me fait depuis… bref, disons que c'est la première fois que j'accepte quelque chose de quelqu'un, en dehors du pansement qui orne mon arcade. Ce tee-shirt revête pour moi d'une valeur toute symbolique. Je pince le bas entre mes doigts et tire dessus pour regarder le dessin.
- Il est super et puis…
Mais ma phrase se meurt au fond de ma gorge lorsque des cris inhumains se répercutent depuis l'extérieur contre les murs du hall de l'aéroport. Je regarde partout, prise de panique et Nina me montre simplement les portes automatiques qui s'ouvrent sur la rue, où des centaines de filles sont entassées alors que Bill et les autres signent sans relâche tout ce qui se trouve à leur portée.
- Ils n'ont peut-être pas tant le beau rôle que ça hein ?
Je détourne le regard pour fixer mon attention de nouveau sur Nina, qui a un sourire indulgent devant mes yeux écarquillés.
- Ca surprend toujours un peu au début et puis… on s'y fait.
Mon cœur bat en ce moment à cent à l'heure. Tant d'hystérie concentrée au mètre carré me fait complètement baliser. Je ne comprends même pas qu'ils arrivent à supporter tout ça sans broncher.
- Allez viens par là. On nous attend pour avancer je crois.
Le contraste de sa voix apaisante et du tumulte environnant est assez déstabilisant mais j'avoue que je ne resterais ici pour rien au monde.
Les secondes se sont transformées en minutes, les minutes en demi-heure et en un rien de temps, je mettais les pieds dans un hôtel géantissime et puant le luxe… un hôtel où je pensais ne jamais mettre les pieds de ma vie. Je suis plantée dans le hall, détaillant la moquette épaisse qui recouvre un sol en marbre, un personnel tiré à quatre épingles nous guette à chaque instant, des lumières toujours indirectes qui évitent d'agresser le client et en fait, j'en prends tellement pleins les yeux que je ne sais plus où les poser.
- Lola ?
J'étais en train de détailler un lustre dont personne ne doit savoir l'existence tellement il est haut perché et me retourne vers David qui me tend une carte magnétique.
- C'est la chambre de Tom… en attendant que vous vous arrangiez entre jeune. Tes bagages doivent t'attendre là-haut. Ça va aller ?
J'en ai un peu marre que tout le monde me demande, toutes les cinq minutes, si je vais bien ! Mais d'un autre côté, je peux comprendre que leur manager s'inquiète de ma présence ici… je suis une variable plutôt instable dans l'équation du business musical.
- Mais oui elle va bien, elle n'est pas en sucre ! – S'exclame Nina en lui donnant un coup d'épaule dans le dos. Tu viens, je t'accompagne !
Elle va pour me prendre la main dans ce que je suppose être un réflexe, avant de s'arrêter net, j'avoue que ça me surprend… avant de m'inquiéter. Nos regards se croisent une seconde avant qu'elle ne baisse le sien, puis elle se dirige vers les ascenseurs en me faisant un signe de la tête pour m'inviter à la suivre. On grimpe dans la cabine où des haut-parleurs diffusent une musique complètement nul à chier… un malaise que je n'ai jamais senti en la présence de la jeune femme emplit alors tout l'espace.
- Bon… qu'est ce que tu sais exactement ? – Je lâche dans un souffle, tout en lisant le menu du restaurant, affiché derrière une plaque de plexi glace.
Je ne veux pas spécialement avoir une conversation avec elle mais, le fait qu'elle ait arrêté son geste tout à l'heure me prouve clairement qu'elle sait quelque chose et je panique à savoir jusqu'où son savoir peut aller. Et son silence me gave.
- Nina, je sais que tu sais quelque chose… alors ne fait pas style de rien. C'est pire que tout.
Je la regarde danser d'un pied sur l'autre nerveusement, avant qu'elle ne s'en torde un et s'écrase contre la paroi dorée de la cabine.
- Putain mais je suis vraiment une catastrophe ambulante ! – S'exclame-t-elle en se frottant la joue.
Mais devant mon regard blasé, elle reprend un peu de sérieux.
- Je ne sais rien…
Je lève un sourcil sarcastique et elle reprend bêtement :
- … enfin, pas grand-chose. Juste qu'il ne faut pas qu'on te touche. C'est tout ce que Georg a bien voulu me révéler à ton sujet, je te le promets.
C'est donc Georg qui a parlé, et j'en ressens un certain soulagement… de courte durée. Qu'est ce que Tom a pu raconter aux autres ? Est ce qu'il leur a parlé de mon penchant pour la drogue ? Que savent-ils réellement… il faut que je parle avec Tom, rapidement.
- T'as l'air tellement sauvage… je ne suis pas spécialement curieuse et me mêle très peu de la vie des autres mais je sais pas… Comment t'arrive à faire ça ?
- Faire quoi ? – Je demande étonnée de sa question… qu'est ce que j'ai encore fait ?
- Personne n'ose t'approcher tellement ton aura est négative et pourtant t'es comme la lumière qui attire les moustiques. Pour être honnête, tu intrigues tout le monde dans l'équipe.
Bah voila autre chose… j'ai une « aura négative », non mais vaut mieux entendre ça que d'être sourde, je vous le dis ! Et une rancœur monte en moi, me laissant un goût amer dans la gorge.
- Alors t'es là parce que je t'intrigue et que tu veux comprendre mon aura de méchante fifille, c'est ça ?
Le premier qui me dit que je suis agressive, je l'éventre. De toute façon, nous arrivons à l'étage et les portes s'ouvrent sur un couloir plus que large, évitant ainsi à mon encombrant chien de garde le loisir de répondre à mon attaque. Je note le numéro du pass et regarde dans quelle direction aller avant de me diriger vers la droite… chambre 204… 209… ah, voila là 211.
Je me poste devant la porte et tente d'activer cette satanée clé magnétique… sans succès. J'ai beau passer et repasser la carte, la petite lumière reste ostensiblement rouge. Nina, qui me colle aux talons, se propose alors de m'aider et m'attrape la carte des mains. Le clic de la serrure qui se débloque se fait entendre rapidement et elle me redonne le morceau de plastique comme si de rien n'était avant de rentrer dans la chambre.
Et comme une conne, je reste dans le couloir… jusqu'à ce que la tête de Nina repasse par la porte.
- Tu ne rentres pas ?
Je me secoue l'esprit et avance finalement dans la pièce, que je trouve simplement gigantesque. C'est pas une chambre d'hôtel ça… pour moi, une chambre d'hôtel, c'est un lit avec une couverture limite miteuse, cinquante centimètre d'espace pour circuler autour et une espèce d'armoire pour suspendre deux pulls.
En l'occurrence, je foule une moquette aux tons gris clair et de lourds rideaux bleus nuit tombent sur une baie vitrée qui laisse entrapercevoir un balcon qui s'apparente d'avantage à une terrasse. Les meubles sont en bois plutôt clairs et le lit tranche par sa couverture blanche et noire.
- Ne soit pas impressionnée, celle de Bill est toujours la plus grande.
Est-ce que je suis si transparente que ça ?
Je fais quelques pas hésitants vers la fenêtre et l'entrouvre pour respirer un peu d'air frais, avant de me tourner vers la pile de bagages entassés dans un coin.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
POV Tom
Je ne comprendrais jamais pourquoi ils nous ont fait arriver de si bonne heure alors que le premier concert n'a lieu que demain. En mon fort intérieur, je les soupçonne de vouloir nous éliminer par la fatigue mais c'est sans compter sur l'énergie qu'on peut trouver quand on n'a pas 20 ans !
En tout cas, se faire entendre hurler son prénom aux oreilles alors qu'il n'est pas encore 10h du matin, c'est un peu brut de décoffrage ! Comment les fans se débrouillent pour savoir où, à quelle heure et quel jour on débarque, dans quel hôtel on dort… c'est un mystère pour moi.
- Alors… vu que David est assez généreux pour ne pas nous imposer de journalistes aujourd'hui, qu'est ce qu'on va faire ? – Demande Georg.
Ce qu'on va faire… sans doute rien de plus que d'habitude. A savoir que Gustav va disparaitre dans la nature, et nous, nous allons nous enfermer dans nos chambres pour dormir jusqu'à plus soif.
- Va falloir que j'aille faire un tour avec Lola.
On se tourne tous vers Bill plus rapidement que l'éclair. Tellement qu'il en a un léger mouvement de recul.
- Où tu comptes l'emmener ?
Très bonne question mon cher Gusty… mon frère manigance depuis hier et d'habitude on fait toujours ça ensemble. Alors j'avoue que je me sens un peu mis de côté…
- Disons qu'elle risque d'avoir besoin de fringues… – Explique-t-il mystérieusement.
- C'est-à-dire ? – Redemande impatiemment notre batteur.
Et Bill est peut-être bête, mais pas au point de foutre en rogne un Gustav fraichement levé.
- Sa valise est restée en Allemagne… j'en ai marre de la voir avec ses fripes alors je m'occupe de la partie fringue pendant que vous gérerez la partie psycho. Je suis plus branché mode que vous de toute façon !
Je nage en plein délire… il a pas osé faire ça ? Et tout d'un coup ça fait tilt !
- TU as fait en sorte que sa valise reste là-bas ! Mais t'es pas bien, elle avait peut-être des trucs important dedans !
Le sourcil nerveux de mon frère apparait comme par enchantement et il reprend la parole, plus serein que jamais.
- Un peu de couleur ne lui fera pas de mal et je doute qu'elle ait quoi que se soit d'important dans cette valise-là vu la taille de sa valise cabine. De toute façon, c'est fait, alors ne me casse les couilles avec ça.
C'est officiel, mon frère est un putain de gamin capricieux ! Il ne se rend pas compte des conséquences que peuvent avoir ses actes… j'ose même pas imaginer l'état dans lequel va se trouver Lola quand on va la récupérer à l'hôtel. De toute façon, on va vite être fixés puisqu'on arrive à destination devant un parterre…. Vide ?
Quand je pense que je me plaignais il y a vingt minutes que les fans se débrouillaient pour tout savoir… il fallait bien une exception à la règle.
Putain mais le pied ! On va pouvoir descendre de la voiture dans un silence total, sans se presser, sans avoir à signer quoi que se soit, sans se faire agripper par des mains trop entreprenantes… un de mes rêves vient de prendre forme. Saki est le premier dehors, et nous ouvre la porte en regardant partout comme à son habitude et nous pénétrons dans le hall de l'hôtel presque comme des inconnus.
Je dis presque parce que vu les tronches que tirent les hôtesses d'accueil… je pense qu'elles doivent avoir entendu parler de nous. On reste un peu en retrait et David vient vers nous à peine une minute plus tard en nous distribuant nos clés.
J'espère que Nina aura réussi à rester avec Lola comme je le lui aie demandé. C'est la fille la plus jeune du staff – et accessoirement la plus sympa, malgré sa maladresse – et je ne sentais pas de laisser Lola toute seule au milieu de tous ces inconnus.
- Si vous cherchez votre amie, je crois qu'elle est retournée dans la chambre de Tom. Elle est désespérément à la recherche de sa valise mais on ne la trouve pas et… Bill, pourquoi tu rigoles ?
Mon frère lui explique qu'il vaut mieux arrêter les recherches et le met dans la confidence.
- Pourquoi est ce que je sens que vous allez mettre mes nerfs à dure épreuve pendant ces quinze jours à venir ? – Se lamente notre manager.
Et Georg le dépasse en lui faisant une tape sur l'épaule.
- Mais simplement parce que tu as tout a fait raison !
On se dirige tous vers les ascenseurs et nous serrons pour rentrer tous les quatre avec Saki, toujours sur les talons. Je me demande si ma mère ne lui a pas laissé des instructions, en plus de celles de David…
Et finalement, on rentre dans ma pseudo chambre après avoir pris congé de notre garde du corps et retrouvons les filles, la blonde squattant le lit, et la brune assise à l'autre bout de la pièce sur une chaise. J'ai été le premier à rentrer et j'ai vu la tête de Lola se décomposer au fur et à mesure où Gustav, suivi de Georg et de mon frère rentraient dans la pièce. Et dés que mon jumeau a refermé la porte derrière lui, elle a sauté sur ses pieds pour se coller le dos contre un mur.
Si Nina a été surprise, elle n'en a rien laissé paraître et nous n'avons pas relevé non plus cette attitude plus ou moins étrange. De toute façon, on en a un peu parlé entre nous et avons décidé que, quoi qu'elle fasse, on ne la questionnerait pas.
- Alors, il parait que t'as perdu ta valise ?
Quel acteur de Gusty quand il s'y met quand même. Moi qui pensais qu'elle serait désespérée et qu'on aurait droit à une nouvelle crise. Mais en fait, je crois que j'aurais préféré plutôt que son éternel levé d'épaule.
- C'est pas grave… je vais aller en ville m'acheter deux, trois bricoles. Je... votre maison de disque m'a donné un peu d'argent en attendant qu'on retrouve mon bagage. J'allais y aller et…
- Ouai nan mais j'ai envie de faire les boutiques. – La coupe mon frère avant de poser sa question fatidique. On y va ensemble ?
Vu la tête qu'elle tire, je sais qu'elle va dire non… mais Bill est un putain de gamin capricieux, ne l'oubliez jamais.
- Et puis de toute façon, tu peux pas sortir toute seule et Saki peut pas se dédoubler, donc tu viens avec moi… fin de la conversation.
Elle referme la bouche et nous lance un de ses regards les plus noirs, sachant qu'elle n'a pas vraiment le choix. D'un coup, je ne sais pas lequel des deux est le plus à plaindre en fait… ça va faire un sacré duo dans les magasins.
- Aller on y va ! On vous laisse les gars. Heu… désolé Nina, l'habitude. – S'excuse mon crétin de jumeau.
Notre maquilleuse signale qu'il est temps pour elle aussi de partir, précisant que sa place n'est pas vraiment dans cette chambre. Je comprends pas pourquoi elle s'obstine à ne pas vouloir rester avec nous… ça fait pourtant un certain temps qu'on la connait mais elle dresse toujours un mur entre nous.
Georg et Gustav sortent aussi pour faire ce qu'ils ont envie de faire et je manque d'éclater de rire en entendant mon frère dans le couloir.
- … et puis je t'emmène aussi voir un coiffeur, il faut absolument faire quelque chose de ta tignasse…
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
A suivre...
Alors… après coup, je me suis dit que la petite Mary allait rappelé quelques souvenirs à certaines personnes… tant pis… de toute façon, on ne la reverra plus de la fic donc… voila !
Ensuite… je suis pas vraiment satisfaite de ce chapitre. Pourquoi ? Je ne saurais pas vraiment l'expliquer mais j'ai l'impression qu'il y manque quelque chose… le suivant est mieux, enfin ça, c'est de mon point de vue hihihi
Oserais-je vous demander de commenter cette merde ? Mais oui, j'ose hihihihi !
Et à très bientôt !
