Réponse aux reviews anonymes :
Mimi-chan : Merci beaucoup pour ta review que je n'ai pas manqué de relire lorsque j'écrivais. J'espère que cette suite, malgré le temps d'attente te plaira :)
HeeYoung : J'aurai aimé te répondre depuis longtemps à ta longue review, mais vu que tu es en anonyme, il a fallu attendre que je poste pour pouvoir le faire. Je voudrai te dire un grand merci pour ce que tu as écrit. C'est en te relisant que j'ai eu le courage de continuer et la motivation. J'espère que tu seras toujours présente pour lire la suite qui arrive enfin.
Oui, la suite de la fic après un an… Une longue pause mais pas de tout repos pour moi. J'espère quand même que vous serez toujours là pour les prochains chapitres.
Bonne lecture !
Le lendemain, Shikamaru se rendit comme prévu à l'adresse indiquée par Anko Matarashi. Il ne savait pas à quoi s'attendre. Que contenaient les dossiers que ce détective avait en sa possession ? Il n'avait pas prévenu Kiba de cette entrevue. Non, avant cela, il voulait savoir de quoi il en retournait. De plus, il se méfiait toujours du jeune homme. Bon, il lui avait donné des informations et il semblait accorder de l'importance à retrouver l'inspecteur Umino, mais cela pouvait également être une couverture destinée à lui faire baisser sa garde.
Il toqua à la porte et la détective ne se fit pas attendre. Elle semblait être… excitée par sa présence. Oui, c'était bien le mot. La jeune femme lui serra la main d'une poigne assurée.
- Monsieur Nara, veuillez entrer.
- Merci.
Le génie fut intrigué par l'appartement luxueux. Il ignorait que les détectives gagnaient autant, ou alors elle était extrêmement douée dans son domaine.
- A votre étonnement, je vois que vous avez compris que ce n'est pas mon appartement. Ce que vous avez à dire intéresse beaucoup un de mes clients.
Ils arrivèrent dans un grand salon où deux personnes les attendaient, confortablement installées, verre à la main, devant ce qui semblait être une très bonne bouteille de vin.
- Je vous présente Naruto Uzumaki et Gaara No Sabaaku.
Complètement ébahi, Shikamaru cligna plusieurs fois des yeux avant de pouvoir formuler correctement sa phrase :
- Vous êtes le client de Sasuke…
Le blond se leva, sourire aux lèvres et s'avança vers le brun.
- Shikamaru Nara, asseyez-vous, je vous prie. Nous avons beaucoup de choses à nous dire.
Iruka avait le corps entièrement douloureux et courbaturé. Pourtant, il sentit qu'il était très confortablement installé, bien au chaud dans un lit. Lorsqu'il ouvrit les yeux, il s'attendait à l'obscurité à laquelle il avait été habitué pendant ces quelques semaines. Mais ce fut une pièce très bien éclairée qui l'accueillit.
Pendant un instant, il se raidit, ne reconnaissant pas les lieux et angoissé surtout par le silence qui y régnait. Il pensait au pire.
Un sifflotement éloigné lui parvint alors, de l'autre côté de la pièce et se rapprochait de plus en plus. Iruka sentit son cœur tambouriné dans sa poitrine et il s'agrippa de toutes ses forces à son drap, ne sachant pas ce qui l'attendait. Sa respiration s'arrêta lorsque la poignée tourna.
Il vit en premier une tasse fumante faire son apparition dans la chambre, puis un homme vêtu seulement d'un boxer pénétra à l'intérieur, toujours en sifflotant. Il arrêta la mélodie improvisée en voyant le brun réveillé, dans le lit.
- Oh, tu es réveillé. Tant mieux. Tiens, je t'ai fait du café. Ca va te faire du bien.
L'inspecteur le suivit des yeux en silence, tous les sens en alerte. L'homme le remarqua et abandonna son attitude nonchalante. Il tendit avec précaution le café et s'assit sur chaise à côté du lit.
Iruka se contenta d'observer sa tasse. Il commençait tout juste à tout visualiser dans sa tête. Les violences répétitives de son tortionnaire, le craquement sinistre alors qu'il croyait sa mort à lui arrivée et la présence d'un inconnu le portant dans ses bras.
Il s'était remémoré de tout mais il ne pût formuler aucune phrase. Il n'arrivait pas à ouvrir la bouche et à parler. Du moins, pour l'instant. Il devait être sacrément secoué, lui qui pensait être un roc et capable d'encaisser tous les coups possibles.
Alors, il resta là à contempler sa tasse, la couleur noire du café et la fumée qui s'en échappait.
L'homme bougea à ses côtés et il se raidit, tournant la tête vers lui, comme s'il craignait qu'il ne saute sur lui.
- Il t'a bien amoché. Il va te falloir un peu de temps avant de te remettre.
Iruka but une gorgée du café et cela lui fit énormément de bien. Il ferma les yeux quelques secondes pour savourer le breuvage. Il réalisa qu'il était enfin et contre toute attente sorti de cet enfer. Une boule vint se former au niveau de sa gorge et il dût attendre quelques secondes encore avant de pouvoir enfin, s'adresser à son « sauveur », ou nouveau bourreau.
- Qui êtes-vous ?
L'homme soupira et passa sa main dans ses cheveux ébouriffés dans un geste impatient.
- Je suis l'homme qui aurait dû m'occuper de ton cas. Je l'aurai fait proprement. Tu n'aurais pas souffert et aujourd'hui, tu ne serais pas là à me parler. Au lieu de cela, ils ont préféré faire appel à un taré pour te tuer, et je n'apprécie pas ça.
- Vous êtes donc là pour finir le travail.
L'inspecteur avait prononcé cette phrase sans aucune émotion. Il était trop vidé et las, pour réagir comme il le fallait à cette annonce.
- Non.
- Comment ça ?
- Tu vas m'aider à les retrouver.
Iruka n'y comprenait plus rien. Il voulait tout simplement dormir et ne jamais plus se réveiller.
- Ecoute, Sasuke, je…
Ino soupira, réfléchissant à la manière dont elle pourrait aborder le sujet. Elle était installée avec Sasuke dans le salon de leur appartement, complètement mal à l'aise. Le jeune homme lui, restait toujours stoïque, ne montrant aucune émotion.
- Je suis extrêmement peinée pour Itachi, c'est affreux. Mais… Je ne sais pas, tu es étrange. Je ne te reconnais pas. J'ai l'impression que tu n'es pas bouleversé par sa mort.
- Bien sûr que si, mais j'ai des priorités. Je suis le seul de la famille à pouvoir prendre les choses en main. Il faut bien qu'on avance et qu'on passe à autres choses.
D'un mouvement rageur, la blonde se leva, dépassée.
- Mais Sasuke ! Ton frère vient de mourir, de se suicider ! Et tout ce que tu trouves à dire c'est qu'il faut avancer ? Avant hier, tu me disais ne plus vouloir de moi et aujourd'hui, ce n'est plus le cas ? Tu as changé d'avis ?! Je suis quoi, moi ? Une girouette que tu peux tourner dans tous les sens, comme tu le souhaites ? Je ne peux pas… Je ne peux pas continuer comme ça, Sasuke. Tu ne te serviras pas de moi pour tenir le coup et faire comme toujours la fierté de ta famille. Je mérite mieux que ça. Je sais que je ne devrais pas te laisser à un moment pareil, mais toi, tu n'as pas hésité à me laisser une première fois. Maintenant, c'est moi qui pars. Je m'en vais, je vais aux Etats-Unis chez mon père. Je ne veux plus te voir. C'est fini.
La jeune femme avait tout d'abord craché ses mots comme du venin, la colère et l'incompréhension prenant le dessus sur tout. Elle était maintenant au bord des larmes. Elle inspira un bon coup et se dirigea vers la chambre, sa chambre, leur chambre qu'elle ne partagerait plus jamais avec le jeune homme.
- Aurevoir, Sasuke. Dis à ton père de ne pas s'inquiéter. Je ne parlerai pas du suicide d'Itachi.
Le brun n'avait rien dit. Il était simplement resté assis sur le canapé, avait écouté le monologue de sa fiancée et n'avait aucunement réagi. Aucun signe émotionnel n'avait transparu sur son visage.
On entendait dans la pièce d'à côté des portes qu'on ouvrait et des valises qu'on remplissait.
Et l'Uchiha se contenta de contempler la ville de Tokyo depuis la baie de son appartement.
Il faisait beau dehors. Voilà ce dont à quoi il pensait.
- Attendez. Itachi ne vous a jamais engagé ?
Après avoir longuement discuté avec Naruto, Anko et Gaara, Shikamaru commençait à constituer certaines pièces du puzzle. Anko le fixait, un rictus vissé sur les lèvres.
- Vois-tu, un détective doit se montrer malin s'il veut obtenir des infos. Mais au final, mon mensonge te sert à toi, comme à Naruto.
Le jeune Nara, qui avait au départ refusé de boire du vin, souhaitant garder les idées claires, se jeta sur la bouteille et remplit complètement son verre, avant d'avaler d'un trait la moitié du liquide grenat.
- Shikamaru. Je pense, en effet que toi et moi avons des intérêts communs dans cette affaire.
Naruto avait pris la parole, fixant intensément le brun.
- Comment ça ?
- Tu veux connaître la vérité, moi aussi. Si nous avançons ensemble, nous saurons enfin ce qui s'est réellement passé.
Le jeune homme roux qui n'avait que très peu parlé depuis le début de leur conversation posa une main sur l'épaule du blond.
- Naruto, ne le presse pas. Ce n'est que très récemment qu'il a appris pour son père. De plus, son ami vient de mourir. Ne sois pas impatient.
L'Uzumaki fit un bruit agacé mais hocha la tête, pendant que le Nara réfléchissait.
- Itachi avait trouvé les dossiers sur ta famille et la mienne. Il est… mort avant d'avoir pu m'en faire part. Je n'ai aucune idée de l'endroit où il a pu les mettre.
Naruto posa brutalement son verre sur la table basse, faisant sursauter le génie, qui se rappela soudain de quelque chose. Il fronça les sourcils.
- Pourquoi le soir où Itachi a été tué, tu étais présent avec Sasuke ?
Contractant sa mâchoire, le blond lâcha brutalement :
- Parce que je le baise et qu'il adore ça.
- Naruto.
Gaara s'était levé et avait posé une main sur l'épaule du jeune homme.
- Calme-toi, maintenant. Ca ne sert à rien.
Shikamaru s'était figé, ses neurones fonctionnant à toute vitesse. Les choses commençaient vraiment à s'emboîter.
- Tu ne veux pas seulement connaître la vérité, tu veux te venger.
Les yeux azurés du blond se réduisirent en deux fentes.
- Tu croyais quoi ? Que je voulais obtenir la preuve que mes parents se sont fait assassinés pour rigoler un bon coup et donner une tape sur le dos du meurtrier? Mais oui, putain ! Je veux que Fugaku paie pour ça ! Je veux le voir souffrir et qu'il aille pourrir en taule !
- Et tu t'attaques à Sasuke.
Le Nara s'était relevé, maintenant en position de défense. Il n'allait pas tolérer que l'on touche à son ami.
- J'en ai rien à foutre de lui. Je veux tout simplement coincer son meurtrier de père. Et tu vas m'aider parce que tu as besoin de moi.
- Naruto. Ca suffit.
Le roux avait parlé d'une voix autoritaire. Le blond lui décocha un regard furieux et se dirigea vers sa chambre, claquant violemment la porte. Gaara se tourna alors vers le brun.
- Je m'excuse de sa part. Il veut tout simplement que la vérité soit rétablie.
Shikamaru ferma les yeux, et se sentit soudain complètement épuisé. Il vit flou et perdit l'équilibre, cherchant comme il pouvait un appui. Le roux s'avança rapidement vers lui et le retint, l'aidant à se rasseoir.
La détective privée qui avait assistée silencieusement à l'échange, pris la parole :
- Il faut retrouver les dossiers.
Gaara lui lança un regard d'avertissement, lui intimant de se taire. La jeune femme leva les yeux au ciel.
- Vas cherche un verre d'eau dans la cuisine, s'il te plaît Anko.
La brune soupira, mais s'exécuta.
Le roux posa une main réconfortante sur le dos du Nara.
- Ca va mieux ?
Shikamaru eut un petit sourire fatigué dans sa direction.
- Oui, merci. Je comprends ton ami, il veut sa vengeance. Je veux également savoir ce qui s'est réellement passé. Mais je suis complètement perdu. Je… Tout ce en quoi je croyais, vient de partir en fumée. Je ne sais même plus si Itachi s'est suicidé ou si on l'a fait taire…
- Que veux-tu dire ?
- Oui, que veux-tu dire ?
Anko, enfin retournée de la cuisine lui tendait un verre d'eau, une lueur d'intérêt sur le visage. Encore une fois, Gaara lui fit comprendre d'un geste, qu'elle ferait mieux de rester tranquille.
- Itachi n'est pas le genre de personne qui abandonne et il ne serait surtout pas parti sans me dire où étaient les dossiers. C'est tellement soudain. Il voulait à tout prix avoir le fin mot de l'histoire. Je doute qu'il se soit réellement… suicidé.
Gaara prit la parole :
- Si c'est le cas, raison de plus pour coincer la personne responsable de tout cela, non ?
- Tout cela devient très intéressant.
Anko se frottait presque les mains. Ce cas était complexe et elle adorait ça.
- Nous allons tout d'abord devoir trouver les dossiers. Shikamaru, il va falloir te mettre dans la tête de ton ami et penser comme lui.
- Fugaku. J'admets que je suis déçu de ton attitude. T'enfermer ainsi comme un lâche alors que tu aurais dû te montrer fort pour ta famille.
Madara regardait froidement son fils.
- Sasuke se comporte comme un vrai homme, bien plus que toi tu ne le fais. Reprends-toi.
Fugaku buvait son verre de whisky, assis sur un fauteuil dans sa chambre. Il se contentait d'observer le sol. Un petit rire s'éleva de sa bouche.
- Tu ne pouvais t'empêcher de venir fouiner, n'est-ce pas ? Tu n'a jamais pu me foutre la paix, père.
Madara esquissa une grimace, sa main s'élevant pour s'abattre sur le visage de son fils, qui ne répliqua guère.
- Si tu n'es pas capable de faire ce que tu dois faire, je peux t'assurer que je n'hésiterai pas à t'évincer et à mettre Sasuke à ta place.
Fugaku réagit enfin. Il jeta son verre qui alla s'écraser sur le parquet, le regard dément:
- Tu ne le toucheras pas ! Je te l'interdis ! Tu ne lui feras rien, je t'en empêcherai !
Madara le regardait calmement, un sourire mauvais sur les lèvres :
- Le seul fils qui te reste, fera ce que je lui dirai. Tout comme tu l'as fait toi-même. Sasuke est un petit pantin obéissant. Il m'obéira comme il l'a toujours fait avec toi, si je tiens les rennes.
- Non !
Presque fou, l'homme se jeta sur tout ce qu'il trouva et l'envoya valser par terre, écrasant des verres et d'autres objets de valeur.
- Fugaku, ta colère ne te servira à rien. Tu sais que tu plieras, comme tu l'as toujours fait d'ailleurs.
Et sans un mot de plus, l'homme quitta la pièce.
- Neji, depuis combien de temps Kiba travaille pour toi?
Le jeune homme se tendit, ses doigts se refermant sur son portable. Il hésita avant de prendre la parole et répondre à Hiashi qui était à l'autre bout du fil.
Il fixait la réserve devant lui où Kiba donnait les instructions pour placer les marchandises qu'ils venaient de recevoir. Des armes et de la drogue venu d'Afrique.
- Quatre mois environ.
- Comme tu le sais, je fais toujours surveiller les nouvelles recrues pour anticiper la menace qu'elles pourraient représenter. J'ai appris qu'il a récemment rencontré Shikamaru, dans un café.
Le brun resta imperturbable. Pour quelle raison, Kiba aurait vu son ami ?
- Avec tout ce qui se passe en ce moment, depuis la mort d'Itachi, je n'ai pas le temps de m'occuper de ça. Je veux savoir ce qu'ils se sont racontés. Si ce Kiba est un espion, occupes-toi de son cas. Est-ce clair, Neji ?
- Oui, Hiashi-Sama.
Neji raccrocha comme un automate. Il n'avait toujours pas intégré le fait que Kiba ait vu Shikamaru. Il ne comprenait pas. Ces deux-là n'étaient liés en aucune façon. Kiba était un orphelin, il n'avait pas de famille, il n'avait rien. Il s'occupait de gérer les affaires lorsque Neji n'était pas là. Il avait passé du temps avec lui, beaucoup de temps même. Il aurait sû si…
Le Hyuga secoua la tête. Non, il devait y avoir une explication. Et il allait l'obtenir, maintenant !
D'un pas vif, il avança en direction de la réserve où il stockait toutes les marchandises illégales de son oncle.
Il se dirigea vers Kiba, la mâchoire contractée.
- Kiba !
Le jeune homme ne se retourna pas et continua à vérifier où étaient placées les marchandises.
- J'ai presque terminé, Neji.
- Viens, tout de suite.
La voix était glaciale et froide. Ce qui eut le mérite d'accaparer l'attention de Kiba. Il se tourna lentement vers le Hyuga, haussant un sourcil.
Ils s'isolèrent dans un coin, où de grands cartons étaient placés.
- Ne me dis pas que tu veux le faire maintenant, alors qu'il y a encore du travail.
Neji croisa les bras et demanda doucereusement, sans faire attention aux paroles de son amant :
- Tu as vu Shikamaru dans un café?
Kiba se figea et prit un air sérieux. Il plongea son regard dans celui du plus âgé.
- Oui.
- Pour quelles raisons ?
- Il voulait tout simplement que je retrouve quelque chose pour lui.
- Vraiment ? Et comment te connaît-il ?
Neji parlait maintenant de manière décontractée, sans pour autant le lâcher des yeux.
- Pourquoi tu me poses ces questions ? Tu ne me fais pas confiance ?
Le Hyuga lâcha un rire sec.
- La confiance n'existe pas dans notre monde, Kiba. Si tu m'as menti, je vais te détruire.
Neji le fixait maintenant d'un regard dur. Kiba ne fit aucun mouvement, il se contentait de le regarder également.
- Tu n'as qu'à demander à Shikamaru ce qu'il voulait.
- Il ne sait pas que je mène ce genre d'activités. Personne ne le sait. J'espère pour toi que tu ne lui as rien dit sur tout ça.
- Avant de bosser avec toi, j'étais un informateur et je continue toujours de vendre des informations. Ton ami avait besoin d'un renseignement, je le lui ai donné.
Neji s'énerva soudain et poussa violemment le brun contre un amas de cartons.
- Arrête de me mentir ! Shikamaru n'a jamais fait appel à un informateur. De quoi vous avez parlé ? Réponds-moi!
Le Hyuga sortit une arme de sa poche et le pointa sur le jeune homme.
- Très bien. Nous avons parlé de toi et de ton oncle, de la mafia avec qui vous travaillez et d'Iruka Umino.
Neji l'avait lâché, le regard perdu :
- Qui es-tu ?
Kiba ne répondit pas
- Tu as été envoyé pour nous espionner ?
Neji ne savait comment réagir. Pour une fois, il ne savait pas quoi faire ou dire. Il avait l'impression de s'être pris un énorme coup sur la tête et qu'il était devenu léthargique. En temps normal, il n'aurait jamais hésité et se serait servi de son arme. Il aurait tiré froidement.
Kiba profita de ce moment et lui décocha un coup de coude au menton. Il s'empara rapidement de l'arme et la pointa vers Neji.
Ce dernier toujours aussi désorienté, ne fit que le regarder, les yeux dans le vague.
- Je n'ai aucune envie de te tuer, Neji. Alors reste tranquille et laisse-moi partir.
Le jeune homme recula doucement, toujours sur ses gardes. Il jeta un coup d'œil aux hommes qui déchargeaient toujours les marchandises dans le camion. Et il courût en direction de sa bagnole.
Merde ! Merde ! Merde ! Il était grillé. Fais chier !
