Chapitre 8 :


Gakushuu venait voir Karma tous les jours, accompagné de Lola, après les cours. Le rouge appréciait cette compagnie. Autant celle de sa petite amie que de son frère.

Akabane prit la main de la jeune fille et annonça :

- Asano-kun. Puisque je n'ai presque plus de temps à vivre, il faut que je te dise quelque chose.

Akabane prit la main de la jeune fille et annonça :

- Asano-kun. Puisque je n'ai presque plus de temps à vivre, il faut que je te dise quelque chose.

- Arrête de dire ça ! Tu vas t'en sortir ! S'exclama Lola en frappant légèrement Karma sur l'épaule.

Le rouquin leva un sourcil.

- Qu'as-tu de si important à m'avouer ?

- Tu es sûr de toi, Karma ? Demanda la jeune fille.

- Oui. Il faut qu'il sache. C'est pas son père qui va lui dire.

L'adolescent se releva et planta son regard dans celui de Gakushuu.

- Pour commencer, ne crois pas que c'est une blague.

Le rouge prit une grande inspiration.

- Bon, alors, t'as quoi à me dire ?! S'impatienta le jeune Asano.

- Tu es mon frère.

Gakushuu lâcha un petit rire. Lui, son frère ? Impossible ! Pourtant, au fond de lui, il y croyait. Mais il ne pouvait pas totalement le croire.

- Tu as des preuves de ce que tu insinues ?

- Non. Mais est-ce que j'ai l'air de rire, rien que ça ?

- T'as l'air sérieux, mais avec toi, on sait jamais.

- Mais si ! S'exclama la jeune fille. La photo !

- La photo ? Répéta Gakushuu.

La brune prit le portefeuille de son petit ami qui se trouvait sur la table de nuit et en sortit une photo qu'elle montra à son correspondant. Ce dernier écarquilla les yeux. Le bébé sur la photo … C'était Karma mais … Il lui ressemblait … Énormément.

- J'ai toujours trouvé notre ressemblance trop louche. Avoua le rouquin. Mais, pourquoi on a été séparé ?

- C'est une longue histoire …

Karma se passa une main dans les cheveux et raconta ce que lui avait annoncé sa mère l'année passée.

- Mon père, non notre père, est véritable enfoiré. Comment a-t-il pu abandonner son propre fils car il serait peut-être malade ?!

- Pour éviter de payer les soins, sans doute. Lâcha Karma.

- Quand on y pense, ils nous a bien fait souffrir, tout les deux. Mais de manières différentes.

- C'est pas faux. Dit Lola restée jusque là muette.

Gakushuu se leva et s'apprêta à sortir.

- Où tu vas ? Lui demanda l'étrangère.

Le rouquin s'arrêta sur le pas de la porte et regarda en direction de son frère et sa copine.

- Je vais demander quelques explications à mon père.

Le jeune Asano sortit ensuite de la chambre de son jumeau pour retrouver son père. Oui, il avait grandement besoin de réponses à ses questions.


Gakushuu ouvrit brusquement la porte et la referma tout aussi bruyamment. Il se rendit ensuite dans le salon où se trouvait déjà son père. Le jeune Asano lui lança un regard noir avant de répliquer :

- Tu comptais me le dire quand ?!

- Je ne vois pas de quoi tu parles. Répondit-il calmement.

L'adolescent tapa son poings contre le mur et reprit :

- Te fous pas de ma gueule ! Je suis au courant pour mon frère jumeau !

Son paternel haussa les épaules.

- J'ignore comment tu as été mis au courant. Cependant, qu'est-ce que cela peut bien changer ? Tu as un frère. Point final.

- Ce que ça peux changer ?! Mais tu te rends compte de ce que t'es en train de me dire ?! Ça fait dix ans que j'ai un frère jumeau et personne, ni toi ni maman, ne me l'avez dit !

- Comprends moi mon fils, c'était pour ton bien.

- Pour mon bien ?! Jamais nous n'aurions dû être séparé, Karma et moi !

Son père se leva et planta son regard violet dans celui de son fils.

- Laisse-moi t'expliquer quelque chose, Asano-kun …

- Laisse-moi tranquille. Je ne veux plus te parler.

A ces mots, Gakushuu partit en direction de sa chambre. Ce qu'il allait faire … Ça sera pour lui. Pour son frère.


Assit seul dans sa chambre, dans le noir, le jeune Asano tenait fermement la lame dans sa main. Bon nombre de cicatrices ornaient déjà ses poignets. Gakushuu vérifia une dernière fois si tout était déjà bien à sa place. Sa porte était fermée, il a bien mis des draps blancs, la lettre pour son frère et sa correspondante se trouvait à côté de lui et sa meilleure amie était bien dans sa main. D'un revers de bras, le jeune homme essuya les dernières larmes aux coins de ses yeux.

- C'est pour toi, mon frère.

Asano approcha la lame et commença à se couper. Le sang coulait. De plus et plus. Mais Gakushuu ne fit rien. Il s'allongea et ferma les yeux tandis qu'il se vidait de son sang. Dans un dernier souffle, le jeune homme déposa sa meilleure amie sur la lettre destinée à son jumeau et sa petite amie.

- Tu dois vivre, Karma. Furent ses dernières paroles.