Disclamer: Kubo-sensei ne m'a pas donner les droits de Bleach, ils sont donc toujours à lui (malheureusement pour moi, heureusement pour les personnages).

Résumé:Yuki, le frère d'Ichigo, est projeté dans le passé alors que la guerre contre les Arrancars vient juste de se terminer. A peine arriver, il va vite comprendre qu'il n'est pas au bout de ses peines.

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Chapitre 9: Erreurs

Yuki se dirigea tout naturellement vers le terrain d'entraînement, mais avant même qu'il n'y ai posé un pieds, Kodomo lui barra le passage, Hyobaku pas loin derrière.

-Mais...mais...vous avez pas le droit de m'empêcher de m'entraîner, et il faut bien que Shinji le fasse aussi, non ?

-Il le f'ra, demain, voir plus tard, s'possible. Mais t'vas jamais lâcher l'morceau, alors on sait bien que tu vas quand même l'faire d'main.

-En attendant, Yuki-sama, on remonte dans le salon, répliqua la jeune femme.

-Mais...les gars...ils sont tous là-bas, gémit le voyageur temporel.

-On s'en fout nous, toi tu vas pas ici jusqu'à ce qu'on le décide, de toutes façons on te donnera pas notre pouvoir si tu essaies de te battre.

Dans un profond soupir de désespoir, le jeune homme remonta les marches vers le rez-de-chaussée, résigné à parler avec ses compagnons d'infortune. Bon sang, il avait gémit et pleurniché comme un gamin devant Shinji, d'entre tous il fallait que ce soit lui le témoin de tout ça ! Mieux encore, il avait admit ce matin avoir eu la frousse à cause de son reflet, et il avait été là ! Pourquoi était-il toujours témoin des moments humiliants de sa vie ? Il ne pourrait jamais lui dire ses sentiments à ce rythme, pas avant qu'il ne le considère comme un amant potentiel, et ce ne serait pas le cas s'il se comportait comme un enfant lorsque le blond était dans les parages !

-Quel idiot, soupira-t-il. Et comment vas-tu faire maintenant ? Il ne va jamais te prendre au sérieux.

-Qui ça ?

Yuki se raidit d'un coup. Mince ! Encore une fois, le blond devait le surprendre en train de se lamenter. Le désespoir se mua soudain en colère, et il ne réussit pas à la contenir bien longtemps.

-Mais pourquoi faut-il toujours que se soit toi entre tous qui me trouve comme ça, hein ? C'est dingue, tu le fais exprès c'est ça ?

-Mais je...

-Et pourquoi est-ce que tu te trouve toujours derrière moi, tu me suis, tu m'espionne, toi non plus tu ne me fait pas confiance ? Bordel, c'est pas vrai, mais qu'est-ce que je vous ai fait au juste ? Qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour que vous me fassiez confiance comme avant ?

Dans son emportement, le plus jeune Shiba ne s'aperçut même pas que tous les Vizards les regardaient, et que tout le monde était présent, malgré son cousin qui lui faisait désespérément signe de se taire. Il sentait venir une catastrophe s'il ne parvenait pas à calmer son bébé cousin très vite.

-Et puis merde, j'ai toujours adoré chacun d'entre vous, vous pourriez pas faire juste semblant de me rendre la pareil ? Des frères ou des am...

Finalement, Kaien opta pour la solution drastique. Il bâillonna le plus jeune manuellement et l'embarqua vers les étages, là où il pourrait le calmer sans personne pour entendre ses hurlements. Enfin, il l'espérait. Il gravit donc les marches quatre à quatre, sentant Yuki se débattre entre ses bras. Il devait être assez loin avant de le lâcher, les Shinigami ont l'ouïe fine.

Enfin, parvenu au dernier étage du domaine Shiba, le chef de clan relâcha la pression et laissa le membre le plus récent de sa famille lui échapper.

-Mais qu'est-ce que tu fais, Kaien ?

-Je t'empêche de dire quelque chose que tu aurais regretter après coup, répondit le brun, les bras croisés. Tu allais hurler au visage d'Hirako-taicho tes sentiments, je me suis dis qu'il fallait que je te tire de là avant.

Le jeune homme au cheveux clairs blêmit. Il ne s'en était même pas aperçut. Heureusement qu'il avait été stoppé à temps ! Peut-être devrait-il remercier Kaien, mais en même temps, il se sentait encore très mal, et en colère, et malheureux. Il ne savait pas quoi faire pour que ça sorte. Il ne voulait pas craquer, les morts ne lui en laissaient pas le droit-bien que les morts qui étaient au courant lui donnaient effectivementle droit de se comporter exactement comme l'enfant blessé qu'il était-mais il voulait tellement du réconfort ! Il finit donc par se jeter contre son cousin, la tête enfouie dans sa poitrine, pour ne pas montrer son visage alors qu'il pleurait en silence. La main qui se posa sur sa tête lui indiqua que quelqu'un était pourtant au courant. Il renifla doucement une fois avant de s'écarter. Puis il sentit une présence derrière lui, et il grimaça.

-C'est encore Shinji, c'est ça ?

-Non, même pas, répondit la voix de Love. On a estimé que, au vu de ta réaction face à lui, il valait mieux que quelqu'un d'autre vienne te parler. Quelqu'un qui est au courant pour tes sentiments, par exemple.

-Et...à part toi, qui est au courant ?

-En fait, il n'y a que Shinji qui ne le soit pas. On peut pas dire que tu sois discret quand il a le dos tourné.

Le pauvre garçon baissa la tête avec un gémissement. Il n'allait jamais plus pouvoir regarder les autres dans les yeux. Il avait bien trop honte pour cela. Pourquoi personne ne le lui avait dit ? Et s'il s'était grillé ? Un soupir lui échappa et Yuki se retourna, rouge comme une tomate, n'osant pas lever les yeux vers l'ancien capitaine.

-Tu voulais quoi, marmonna-t-il.

-Pas grand chose. Juste, si tu ne vas pas bien, il faut le dire. Tu ne peux pas tenter de nous faire croire que tout va bien et piquer une crise quand on te trouve replié sur toi-même en pleine dépression. Dis les choses clairement, à tout le monde. On t'écoutera.

-Non. Je le ferais pas. Je peux pas.

-Et pourquoi ? T'as une langue, t'as cas parler, t'en es capable non ?

-Non, c'est pas ça. Je pourrais pas vous dire ça. Je peux pas le faire. Vous allez encore plus m'en vouloir, et puis, si je suis là, c'est que je suis fort, non ? Alors je ne dois pas me comporter comme un môme qui a perdu son doudou.

-Le syndrome du survivant, c'est ça ?

-C'est ce que Hirako-taicho a dit, oui. Il a aussi dit qu'il allait s'occuper de lui.

-Ben il va pas être le seul. Tu va venir, et crois-moi, une fois que tu auras entendu ce que tout le monde avait à dire à propos de ton mal être, ça ira mieux.

Et sans que Yuki ait pu dire quoi que ce soit, le grand capitaine l'entraîna vers le salon où attendaient tous les autres, le vice-capitaine de la treizième division sur les talons. Malgré ses tentatives, le plus jeune ne réussit pas à faire lâcher prise à l'argenté, il se résigna donc et se laissa traîner vers les étages du bas, boudeur.

-Au fait, vous avez pas dit que j'étais amoureux de Shinji devant lui, non ? C'est quoi l'excuse ?

-Que c'était contre lui que t'avais pété ton câble. D'ailleurs, j'ose espéré que tu vas t'excuser ?

-Quand je pourrais le regarder en face, marmonna-t-il.

-Non, maintenant, rétorqua fermement Kensei.

C'est en grinçant des dents que le plus jeune entra dans le salon.

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Et voilà ! Je m'excuse pour le retard, je n'ai plus d'ordinateur, du coup j'écris pendant les pauses à ma formation, et c'est pas très pratique. Bref, vous vous en fichez, review ?