Bonjour à tous. J'espère que cette histoire vous plait toujours alors sans plus de blabla je vous laisse retrouver Stiles et Peter. Merci pour vos marques d'attentions qui sont toujours un régal.

NB : Vendredi prochain je ne serai pas là car je pars le mercredi, mais juste pour quatre jours, je serais donc exceptionnellement en retard. a mon retour si je suis toujours vivante je publierais le chapitre 10.

Bon week-end, A bientôt mes loups ^^


Chapitre 9

Après cette conversation père/fils, Stiles se sent plus fort pour affronter sa journée. C'est donc le cœur vaillant qu'il se rend au chalet et commence son travail par la préparation du petit déjeuner comme chaque jour.
Peter fait son apparition lorsque la bonne odeur le tire de son lit et le conduit jusqu'à la cuisine plus convainquant que le chant des sirènes.

- Bonjour, Stiles.

- Bonjour, Peter.

Le loup note l'air dégagé et plutôt neutre de l'humain. Ce dernier, toujours aussi actif pose devant lui une tasse café.

- C'est bientôt prêt, comment-il d'une voix distante.

Et en effet, une assiette immense et remplie de choses succulentes fait son apparition sous le nez du peintre la minute suivante. Œuf brouillés, lard délicatement grillé mais pas trop, tranches de pain dorées à point. A cela, Stiles ajoute un smoothie et une petite poignée de fruits secs. C'est un parfait petit déjeuner comme les aime le loup.

- Dois-je m'attendre à ce que tu ais saupoudré le tout d'aconit ? interroge-t-il sarcastique devant la mine fermée qu'arbore son tout nouveau modèle.

- Non. Pas encore.

Stiles appuie sa réponse d'un sourire torve qui laisse penser qu'il en est tout à fait capable. Peter, mine de rien, renifle sa nourriture avec plus d'attention et se promet d'en faire autant pour toute celle qui viendra dans les jours à venir. On n'est jamais trop prudent. Il n'est pas assez idiot pour sous-estimer l'étincelle. Stiles est déjà un petit malin même sans pouvoirs, alors avec… Il est peut-être débutant mais certainement déjà un peu dangereux.

- Tu t'assois avec moi ?

- Si vous l'ordonnez.

Sa voix tout aussi sarcastique que celle de Peter précédemment fait comprendre au loup qu'il va lui falloir être patient. Il serait idiot et inutile de brusquer l'humain plus qu'il ne l'a déjà fait la veille.

- Non, ce n'en est pas un. Tu peux refuser si tu le souhaites. Mais si tu me prives du plaisir de ta compagnie, cela va un peu ternir ma journée.

- Ouais, n'en faites pas trop non plus.

- Ecoute, je comprends que tu sois surpris…

- Surpris ? l'interrompe le jeune homme. Non, ce terme-là est un euphémisme à côté du putain d'immeuble qui m'est tombé sur la gueule !

Peter lève ses mains en l'air.

- OK, OK. J'aurais dû faire preuve de plus de finesse et de plus d'égards envers toi, je l'admets. Cette union est une évidence pour moi et j'ai eu tort de penser qu'elle t'apparaîtrait ainsi d'emblée. Mais sois honnête avec toi-même, je suis certain que tu ressens aussi cette attraction entre nous.

- J'ai déjà ressenti des tas d'attractions envers des tas de gars. Surtout dans les chiottes de boite de nuit !

Peter contient son grondement de mécontentement et enchaine d'une voix douce tout en grinçant un peu des dents néanmoins.

- C'est plus que cela. Je sais que tu en es conscient même si tu cherches à te voiler la face.

- Je n'ai pas envie d'aborder le sujet avec vous dès le matin. Là, je suis toujours furieux.

- J'accepte ça. Mais laisse-moi au moins une chance de te prouver que nous deux ça peut fonctionner.

- Pour cela, il aurait fallu que vous me draguiez tout en douceur et non que vous m'imposiez votre volonté. Pour l'instant j'ai juste la sensation d'être un pion sur un échiquier.

Peter n'a pas l'habitude de baisser sa garde et de se découvrir, mais il sait qu'il va être obligé de le faire s'il veut que Stiles se laisse approcher.

- Je t'assure que tu es plus que ça. Mais comme d'habitude, j'ai voulu mettre toutes les chances de mon côté. Un bêta quitte rarement sa meute d'origine pour une autre… Alors j'ai voulu t'imposer ce choix. Je commence à croire que c'était tout aussi idiot que maladroit. Je suis désolé. Mais laisse-nous une chance. Ne bousille pas tout avant même que ça ait commencé juste par orgueil.

- L'orgueil n'a rien à voir là-dedans.

- C'est quoi alors ?

- De l'humiliation. Je fais juste parti d'un accord de paix. Vous m'avez traité comme une chose que l'on peut troquer. Pas comme un individu. Pas comme une personne qui compte à vos yeux.

- Je pensais pourtant t'avoir déjà fait comprendre que je t'estimais beaucoup et que j'admirais ta beauté. Je ne prendrais pas un compagnon pour qui je n'éprouve rien. Pas même pour un accord important.

- Oui, si on veut…

Stiles sentait qu'il perdait du terrain dans cet affrontement et il ne savait pas s'il devait s'en inquiéter ou s'en réjouir. A quel point Hale était-il sincère ? Le silence s'installa des deux côtés pendant que chacun mangeait. Puis le peintre se leva et indiqua au jeune homme qu'il l'attendait dans l'atelier dans une demi-heure. Stiles hocha la tête et après avoir comme à son habitude mis de l'ordre dans la cuisine, il se rendit à l'étage.

Comme la veille, il se dévêtit et reprit la position que Peter lui avait indiquée. Ce dernier, lorsqu'il arriva, corrigea juste un ou deux détails puis se mit devant son chevalet. Le loup observait l'humain avec attention et si son regard restait professionnel, au fur et à mesure que le temps passait, que les couleurs sur la toile prenaient vie, une flamme que Stiles pensa bien reconnaitre fit son apparition. Le bleu de ses yeux paraissait se réchauffer au point de brûler chaque centimètre carré de sa peau laiteuse. L'ambiance devenait peu à peu électrique, chargée de sensualité. Un lien étrange se nouait entre le modèle et l'artiste. Quelque que chose qui n'existait pas la veille. Stiles avait l'impression que l'air vibrait autour d'eux, qu'il caressait son épiderme le couvrant de chair de poule et le faisant frissonner. Les prunelles couleur de l'océan effleuraient son corps, le câlinait et ne cachait ni son admiration ni son désir. Elles l'enjôlaient comme les siennes ensorcelaient Peter. Le jeune homme sentit une chaleur traitresse enflammer ses reins et laissa son sexe se dresser sans rien pouvoir y faire. Il se sentait gêné mais en même temps excité d'être l'objet de la convoitise que trahissait le corps entier du loup. Ce dernier était d'autant plus séduisant qu'il peignait comme s'il était possédé, le regard et le corps fiévreux. Cette fois, Stiles ne pouvait nier qu'il se passait entre eux quelque chose de fort et de puissant. Il avait la sensation qu'il pourrait jouir rien que sous cette attention, sans que le loup ne l'effleure de ses doigts longs et forts qui le captivaient depuis le soir de leur rencontre. A l'instant, il aurait donné n'importe quoi pour les sentir se refermer sur son sexe et ses bourses, les laisser les dorloter jusqu'à lui arracher un orgasme. Peter, de son côté, essayait de représenter sur la toile jusqu'à la goute de liquide pré-séminal qu'il voyait briller. C'était la séance de pose la plus ardente qu'il eut connu. Et il sut que jamais un autre modèle ne pourrait susciter cette passion aussi bien amoureuse qu'artistique.

Il laissa ses pinceaux s'exprimer jusqu'à ce qu'il ne sente plus ses bras ni ses doigts. Stiles, transfigurait sa fatigue et tenait la pose extraordinairement longtemps. Il puisait dans son énergie d'étincelle pour cela. Lorsqu'enfin Peter posa ses pinceaux et sa palette, ils étaient tous deux exténués. C'était comme s'il venait de faire l'amour, presque aussi orgasmique, et pourtant, aucun d'eux n'avait jouis. Leurs érections étaient douloureuses d'avoir était ignorées. Le loup retira son tee-shirt et s'essuya le corps et les mains avec avant de le laisser tomber au sol. Quelques traces de couleurs barraient son torse et ses avant-bras. D'un pas félin, il s'approcha de sa muse qui étirait ses muscles afin de refaire circuler le sang. L'homme saisit chaque jambes, chaque bras qu'il frotta avant de les caresser plus sensuellement. Lorsqu'il posa ses lèvres contre celles de Stiles pour réclamer le droit de venir courtiser sa langue, celui-ci l'y autorisa avec enthousiasme. Tout ce qui était étranger à eux et à cette pièce ne semblait plus exister. Seul demeurait le besoin de se donner du plaisir. Et lorsqu'enfin la main de Peter se resserra sur l'érection de Stiles ce dernier poussa un gémissement proprement impudique. Il abandonnait son corps lascif aux bons soins de l'alpha, ne se demandant même pas si celui-ci comptait le prendre, ici et maintenant, au milieu du désordre et de l'odeur de peinture à l'huile et de térébenthine mélangées. Il était comme ivre et ne cachait pas son plaisir lorsqu'il pouvait pleinement le manifester entre deux baisers torrides. Impatient, il descendit la fermeture éclair du jean du loup pour glisser sa main à l'intérieur. Peter le portait à même la peau et cette seule idée l'embrasa plus encore si c'était possible. L'alpha envoya ses hanches vers l'avant pour se presser contre ces doigts avides de lui donner du plaisir. Stiles vint bien avant lui et sa main se fit paresseuse, alors Peter la guida fermement. Et ce simple geste arracha une plainte de satisfaction à l'humain. Il était épuisé, mais il voulait la semence du loup sur sa peau et il en gémit une dernière fois lorsqu'elle couvrit ses doigts alors que le peintre émettait un grondement d'exultation en jouissant sans retenue.

A moitié appuyés contre la fenêtre, ils se tenaient, accrochés l'un à l'autre. Peter prit délicatement Stiles dans ses bras, contre son torse, et les conduisit jusqu'à la douche. Il le savonna avec beaucoup de tendresse avant de se rincer lui-même. Pour finir, il l'enveloppa dans son peignoir et l'installa sur le lit où il le laissa s'endormir. Après s'être séché, il se coucha à ses côtés sans prendre la peine de se vêtir.


Ce n'est qu'à la nuit tombée qu'il rouvrit les yeux. Des yeux rouges d'alpha. L'humain dormait toujours, un sourire béat aux lèvres et un air serein sur le visage. Il s'était rapproché du loup pendant son repos et c'est avec regret que Peter dû l'écarter pour pouvoir allumer la petite lampe de chevet et se lever. Ils n'avaient rien manger depuis le petit déjeuner et son estomac lui rappelait que se nourrir n'était plus une option. Il abandonna donc l'humain alangui sur le couvre-lit et quitta la chambre non sans l'avoir embrassé une dernière fois avec douceur. Stiles s'agita mais ne se réveilla pas.

Pour la première fois depuis qu'il avait embauché Stiles, Peter se mit aux fourneaux. Ce soir, il avait envie de cuisiner pour le jeune homme. Il désirait plus que tout que leur relation évolue, et il savait que ce n'était pas quelques attouchements un peu chauds qui allaient la modifier. Pas suffisamment en tout cas pour que l'humain accepte de devenir son compagnon. Il avait été trop impatient comme d'habitude. Il fallait qu'il perde cette habitude d'imposer ses désirs de la sorte, du moins à Stiles, s'il ne voulait pas se faire jeter si loin qu'il finirait par atteindre Mars et y rester tout seul comme un idiot trop empressé. Sous ses airs farouches, le jeune homme désirait de l'attention, et c'est exactement ce que Peter avait décidé de lui offrir. Finit de se conduire comme un hussard ! Il allait devenir Roméo. Oui, enfin, un Roméo avec des crocs acérés et une putain de libido ! Il soupira en songeant avec une certaine lassitude que ce serait sans doute moins facile qu'il n'y paraissait. Il fallait être honnête, il n'avait jamais eu à fournir le moindre effort pour mettre qui que ce soit dans son lit. Il ouvrait les draps et ses partenaires sexuels y sautaient à pied joints avec un enthousiasme débordant. Mais il attendait davantage de Stiles et il devait en convaincre l'humain. Perdu dans ses pensées, il cuisinait machinalement, avec des gestes automatiques. Toutes étaient tournées vers une seule et unique personne. Il fit néanmoins attention de porter plus d'attention à son plat lorsqu'il fut bientôt prêt. C'était le moment le plus délicat, délayer le roux et faire épaissir la sauce. Sans qu'il s'en rende compte presque deux heures étaient passées.

Stiles, à présent réveillé, trouva le peintre devant la plaque chauffante, portant uniquement un jean et un tablier, une cuillère à la bouche pour goûter sa recette. Un fumet délicieux embaumait toute la maison. Peter se tourna vers le jeune homme et lui fit signe de venir évaluer le plat à son tour. Il tendit donc la cuillère vers ses lèvres lorsqu'il fut enfin à ses côtés.

- Attention c'est chaud…

- Ce ne sera pas plus chaud que ce qu'il s'est passé là-haut, ricana Stiles.

Le loup était surpris de cette apparente décontraction. Il s'attendait à voir un jeune homme mal à l'aise, mais apparemment celui-ci préférait jouer au vieux briscard. Après tout, pourquoi pas ? Autant lui laisser gérer les choses de la manière qui lui convenait le mieux.
La bouche de l'humain se referma sur le couvert d'un geste que le peintre trouva torride. Seigneur, à quoi en était-il réduit ?! Le moindre geste, le son de sa voix, son regard, son sourire, tout chez Stiles enflammait son corps, son âme et son cœur. Il était fichu ! S'il n'arrivait pas à séduire ce magnifique spécimen du genre humain, il allait en crever de douleur, c'était certain. Il savait, en l'observant, là, à l'instant, qu'il ne l'obligerait pas à accepter cette union, traité de paix ou pas. Il ne pouvait pas faire cela. Avoir près de soi un compagnon qui vous déteste ou même qui ne vous aime pas, était cent fois pire que la solitude. Il devait le lui dire. Lui faire comprendre qu'il désirait chaque atome de ce qu'il était, mais uniquement si c'était librement consenti. Il s'était conduit comme le manipulateur qu'il était et surtout comme le dernier des cons et des salauds. Stiles méritait mieux que ça.

- Ecoute… Pour l'accord…

L'humain posa ses doigts sur les lèvres de l'alpha.

- Pas maintenant. Ne gâche pas cette journée.

- Non, tu ne comprends pas… Je n'exigerai pas que tu sois mon compagnon, je préviendrai McCall et Argent dès demain.

Stiles sentit son cœur se serrer douloureusement. Alors c'était déjà fini ? Peter se lassait ? Il avait été le seul à ressentir toute cette émotion dans l'atelier puis sous la douche ? Il pensait qu'une porte s'était ouverte sur le bonheur, et voilà qu'on la lui claquait au nez. La veille, il avait été furieux, c'est vrai, mais plus par déception que par rejet. Il avait pourtant eu l'impression que quelque chose de primordiale avait changé pendant qu'il posait… Quel naïf il pouvait être !
Peter fut très déstabilisé par l'odeur de peine qui se dégagea de l'humain. Il pensait lui faire plaisir en brisant l'obligation qui devait les lier. Il posa une main en coupe sur la joue du jeune homme pour l'obliger à lever son regard d'ambre vers lui.

- Je pensais que tu serais soulagé… C'était ce que tu voulais, non ?

Que répondre à ça ? Surtout sans s'humilier ? songe Stiles avec amertume.

- Oui, murmura-t-il alors simplement.

Et contre toute attente, Peter perçu le mensonge. Il n'y comprenait plus rien.

- Stiles, parle-moi. Dis-moi ce que tu éprouves et ce que tu penses, je suis perdu là. Je pensais bien faire en te rendant une totale liberté de choix.

L'humain battit des cils un instant sous la surprise. Il découvrait une facette du loup qu'il ne connaissait pas. Toute cette douceur… C'était donc à cela que pouvait ressemblait un compagnon loup-garou ? Même un Alpha intransigeant comme Peter Hale ?

- Choix ? Tu veux dire que ce n'est pas un rejet ? interrogea l'humain d'une voix basse et hésitante.

- Seigneur non ! Mais si tu décides de rester à mes côtés un jour, je veux que ce soit uniquement de ta propre volonté. Parce que c'est ce que tu désirs le plus au monde. Pas parce que tu penses sauver le monde, ou en tout cas Beacon Hills.

- Si je dis non, tu ne feras rien contre la ville ?

- Pas si Scott accepte le contrat magique et le partage de ce qu'il considère comme son territoire.

- Mais c'est son territoire.

- Je sais, mais c'est aussi le mien. Les choses sont un peu complexes, je l'admets. Mais je suis prêt à faire des concessions s'il en fait aussi. Et si Argent n'essaie pas de me tuer. Mais tout cela ne doit pas jouer contre toi, contre nous. Je te veux dans ma meute et pour compagnon. Mais ce sera entièrement à toi de décider à présent.

Stiles hésita un instant, puis enlaça le loup, nichant sa tête contre son épaule.

- Merci.

- C'est normal, j'ai été totalement nul avec toi hier.

L'homme passa une main affectueuse dans les cheveux du jeune homme avant de déclarer d'une voix enjouée :

- Je te propose de passer à table maintenant, je meurs de faim et je ne veux pas que ma superbe blanquette soit froide quand nous la dégusterons.

Stiles hocha la tête, mais resta encore un instant blotti contre Peter avant de le relâcher.

- Tu sais que ça sent merveilleusement bon… Je ne te savais pas fin cordon bleu.

Le loup passa une main baladeuse sur les fesses de Stiles à travers le tissu du peignoir.

- Mon cher, tout ce que je fais, je le fais bien.

Un regard brulant et un sourire canaille appuyèrent ses dires et donnèrent tout un tas d'idées à un humain tout juste sorti de l'adolescence et qui comme tant d'autres pensait déjà sexe pendant les trois quarts du temps.

- Peut-être qu'un jour je te laisserais me prouver ça. Mais pour l'instant c'est ta blanquette qui me fait envie et que je vais juger.

D'un pas guilleret, il mit la table, sous les prunelles bleues et passionnées d'un alpha impatient qui apprenait à canaliser sa fougue naturelle.

A suivre...