Mot de l'auteuse :
(Suite à un DISFONCTIONNEMENT DE CE SITE, je n'ai pas pu mettre ce chapitre plus tôt en ligne – mais vous avez de la chance car la grève dans les universités continue et je suis revenue chez moi ce qui m'a permis de vous postez ce nouveau chapitre ! Donc, pour une fois ce n'est vraiment pas de ma faute si j'ai du retard !!)
Cette nuit j'ai fait un drôle de rêve qui m'a apporté toute la fin de ma fiction O.o ! Le pire c'est que j'avais déjà une fin, mais ce rêve l'a transformé en « a suivre dans une deuxième fiction ! ». Alors là je suis un peu voir totalement paumée, car de cette deuxième fiction je n'en ai que le début, et je ne sais vraiment pas si j'ai envie de l'écrire... C'est bizarre les rêves, et très emmerdants aussi u.u !
Bon, au moins, je sais comment va se terminer l'histoire avec Lucius ;p!
Mais on n'en est pas rendu là, pour l'instant continuons notre belle épopée Sexe, Sang, Sentiments XD!
Bonne lecture !!
Chapitre 9 – Le début de la fin
Flash-back
-Neville! Chuchota fortement Georges.
-Chope-le, lui murmura son jumeau accroupi à ses côtés.
Georges tendit le bras et sa main se referma de justesse sur la cape du Gryffondor.
Neville poussa un petit cri de surprise très vite étouffé par la main de Fred sur sa bouche.
-Chut, Nev'! Lui dit-il.
Neville, après s'être rendu compte de l'identité de ses agresseurs, s'accroupit à leurs côtés, entre le premier lit de l'infirmerie et le mur.
Il faisait sombre dans la pièce, il était presque minuit. Dehors les élèves de Poudlard, les membres de l'Ordre du Phénix et les aurores faisaient encore la fête. On pouvait entendre leurs rires par les fenêtres entrebâillées, et même voir des feux d'artifice multicolores. Malgré l'état critique de leur héros, Dumbledore avait vivement encouragé ces festivités.
« C'est le meilleur moyen de le remercier », avait-il déclaré.
Donc, tout le monde s'amusait, sauf, bien sûr, les amis proches d'Harry Potter.
Et tout comme les jumeaux Weasley, Neville avait pensé profiter de ce remue-ménage pour venir voir tranquillement Harry. Mais...
-Il y a déjà quelqu'un à son chevet, confessa Georges à mi-voix.
Neville, étonné, posa son panier de chocogrenouilles au sol et tendit le cou par-dessus le lit. Au milieu de la salle, derrière les draps blancs qui entouraient le seul lit occupé depuis plusieurs jours déjà, se dessinait une haute silhouette.
-C'est qui ? Demanda-t-il au jumeau, curieux.
-On a un doute, c'est pour ça qu'on reste caché, répondit Fred.
Des bruits de talons raisonnèrent sur le parquet et les trois comploteurs se plaquèrent au sol.
Les pas se déplaçaient dans leur direction.
Lorsqu'ils arrivèrent à leur hauteur, à quand même plusieurs mètres de leur cachette, ils se risquèrent à regarder à qui ils appartenaient.
Les jambes, que léchait la cape noire, étaient athlétiques et indéniablement masculines.
L'homme était habillé de noir, et ses mains d'albâtre se fermaient en deux poings bien crispés dont l'un tenait une baguette.
Neville et les jumeaux levèrent un peu plus leur regard. Le visage de l'homme leur était familier. Blanc, fin, un menton légèrement pointu, encadré par des mèches blond platine.
-Malfoy ! Mais qu'est-ce qu'il fiche ici ! Pensa Neville.
Ils retinrent tous leur souffle lorsque Draco Malfoy s'arrêtait juste avant de passer la porte.
Il y avait quelque chose de bizarre chez lui. Le blanc de ses yeux était rouge et, à bien y regarder, ses yeux eux-mêmes brillaient d'une lueur auburn. On aurait dit qu'il était en colère, mais aussi... triste.
Il semblait absent, comme en transe.
Malfoy inspira profondément et, avec étonnement, ils le virent grogner, dévoilant deux dents blanches légèrement pointues derrière ses lèvres rose pâle.
-Putain, j'le savais! Murmurèrent les jumeaux en cœur.
Neville, lui, eut du mal à ingurgiter.
-Qu'est-ce que... ?
Fin flash Back
Lucius Malfoy fait sa demande !
Y aura-t-il un Vampire comme Premier Conseiller du Ministre ?!?
Draco chiffonna la Gazette du sorcier et la jeta rageusement dans la poubelle la plus proche.
-À croire qu'il n'attendait que ça ! Cracha-t-il.
-C'est ce qu'il voulait, en effet. Et tu sais pourquoi il agit maintenant, n'est-ce pas ? Lui répondit Snape.
Draco grinça des dents. Snape lui avait tout expliqué et Draco voyait très clair dans le jeu de son père à présent : il se servait de lui. Comme il l'avait toujours fait d'ailleurs. Il profitait du fait que le Super Héros Potter soit sous l'influence de son fils pour s'investir un peu plus dans ses projets illégaux.
Il commençait aujourd'hui par des conférences de presse, puis il continuerait en devenant l'homme du Premier Ministre, avant de devenir Premier Ministre lui-même, son but ultime.
Et Draco était comme son parrain: bien déterminé à lui mettre des bâtons dans les roues.
-De toute façon, tout sera bientôt fini avec Potter.
Il avait dit ces mots de façon déterminée, mais la douleur dans sa poitrine était toujours présente. Depuis sa dernière nuit avec Potter, elle n'était pas partie, et il commençait vraiment à en avoir marre d'être oppressé comme ça.
Il n'avait pas parlé de cette histoire d'âme à Severus. En fait, l'idée venait de lui à la base. Severus lui avait conseillé d'enfermer la moitié de son âme qu'il perdait lors de son héritage dans un écrin ou quelque chose du même genre, et de donner cette boîte à une personne de confiance ou de l'enfermer dans un coffre-fort sûr.
Une personne de confiance... Draco n'avait jamais eu quelqu'un en qui il pouvait avoir totalement confiance. Blaise avait beau être son meilleur ami, Draco ne lui aurait jamais confié sa vie. Le noir était trop étourdi parfois, et il avait bien failli le laisser tomber plus d'une fois à cause d'une aventure sans lendemain.
Pourquoi avait-il pensé à Potter ? C'était très... masochiste de sa part.
Ou peut-être qu'au fond, il savait que Potter ne le trahirait pas. Il n'y avait jamais eu de coup bas entre eux, ils avaient toujours été francs et directs l'un avec l'autre. Et puis Potter était un Gryffondor, se servir de la faiblesse de son ennemi pour le vaincre n'était vraiment pas dans ses gènes. Et crier sur tous les toits qu'il pouvait tuer Draco Malfoy juste en claquant des doigts n'était pas non plus son genre.
Oui, étrangement Potter était cette personne de confiance.
Draco ne lui avait jamais dit. À cette période, il était considéré comme un potentiel mangemort-espion au sein de Poudlard. Il s'était retrouvé coincé entre le Ministère et son père, et il n'avait aucune confiance en ce dernier. Lui n'avait pas de soucis à se faire, il avait offert son âme à sa mère et inversement. Ah ça, pour être un couple lié, ils l'étaient ! Ils avaient d'ailleurs fait la une des journaux le jour de leur mariage.
« Aucun acte d'amour ne fut plus romantique que celui qui unit Lucius et Narcissa Malfoy en ce vendredi 8 mai », avait écrit la Gazette.
Pour Draco, son geste n'avait rien à voir avec un quelconque acte amoureux. Il avait eu besoin d'une cachette sûre, et il n'avait pas eût beaucoup de temps pour y réfléchir, quelques heures tout au plus.
Il aurait peut-être dû attendre encore quelques heures, cela lui aurait évité ces emmerdes. Parce que maintenant il devait préparer en douce une potion pour pouvoir récupérer la moitié de son âme. Celle-ci était attachée à un collier qui était lui-même profondément ancré dans la peau du Gryffondor, invisible. Le problème c'est qu'il semblait si bien intégré dans son corps, que Draco ne l'avait jamais senti en mordant son cou.
Draco repensa à sa potion qui mijotait à feu doux dans sa chambre. Ce soir, il faudrait qu'il ajoute les queues de lézards séchés, et la potion serait prête dans quelques jours.
Il ne lui resterait plus qu'à la faire boire à Potter sans lui expliquer le réel de la situation – plutôt crever que de lui avouer la vérité – récupérer son dû et fuir.
OoOoOoOoOoO
J'ai couché avec Malfoy !
fut la première chose à laquelle pensa Harry en se levant le lendemain matin à 11h. Il avait dormi profondément et longtemps, épuisé. Merlin soit loué, Ron n'avait pas pensé à le réveiller. Il avait sûrement cru qu'il avait eût besoin de repos après ce que lui avait fait Malfoy... et, remarque, il n'avait pas eu tord.
Il avait couché avec Malfoy... cette pensée le dérangeait d'autant plus qu'elle lui plaisait. Le nom même de Malfoy le faisait sentir toute chose. C'était... étrange, mais loin d'être désagréable.
Perturbé, il se leva lentement, courbaturé de partout qu'il était, et alla prendre une douche bien chaude. Une fois lavé, brossé et habillé, il rejoignit Ron et Hermione à la cafétéria. Il commanda un café fort et un petit-déjeuner complet alors que ses amis mangeaient des sandwichs. La jeune femme reprenait les cours dans moins de 20 minutes et comme à son habitude elle lisait rapidement les dernières nouvelles de la Gazette en engloutissant son sandwich végétarien.
-Comment vas-tu ? Lui demanda prudemment Ron.
Son ton beaucoup trop doux lui fit comprendre qu'il s'en voulait un peu pour son comportement d'hier. Il n'avait pas été très tendre dans ses propos une fois qu'ils s'étaient réexpliqués dans leur chambre.
-Ça va, merci. J'ai faim c'est tout.
Le rouquin n'insista pas et replongea ses yeux dans son gobelet de jus de citrouille.
-Quel enfoiré ce type ! S'exclama alors Hermione.
Harry et Ron la regardèrent avec des yeux ronds.
-Quoi ? C'est vrai, je ne l'aime pas ! Et je ne supporte pas sa vision de la politique, c'est totalement monarchiste !
-De qui tu parles? Lui demanda Harry.
Hermione lui tendit la Gazette où la photo de Lucius Malfoy s'étalait en première page.
Harry grimaça à son tour et se souvint très bien de l'avoir vu la veille. Un frisson de dégoût le traversa lorsqu'il se rappela les mots de Malfoy : d'après lui Lucius Malfoy était au courant de leur relation maintenant. Comment réagirait-il ? Dans la chambre du blond, il avait semblé plutôt... ravi.
Harry fronça des sourcils.
Ce n'était pas clair ça encore.
-Il est au courant pour moi et Malfoy, lança-t-il à ses amis.
Ron fit comme si le sujet ne l'intéressait pas et détourna son regard, mais Harry vit ses mâchoires se resserrer.
Hermione, elle, réagit vraiment très mal.
-Quoi ?! Alors, ça explique la situation !
-Pardon ?
-Mais c'est évident, Harry ! Il profite du fait que tu sois sous la coupe de son fils pour s'engager politiquement et prendre le pouvoir !
-Techniquement, c'est Malfoy qui est sous ma coupe. Sans mon sang, il mourrait, la reprit Harry.
Ron sembla apprécier ce point de vue, car Harry le vit sourire discrètement.
-Oui mais non, car s'il le voulait il pourrait te tuer sur-le-champ. Enfin, dans votre cas je suis presque sûre que vous vous entretueriez... mais passons. Qui a le plus de pouvoir et d'influence dans le monde sorcier aujourd'hui ? À qui a-t-on demandé de devenir le futur Ministre de la Magie après qu'il ait vaincu le plus grand mage noir de tous les temps ? Toi ! Sans toi, Malfoy Senior aurait déjà tenté quelque chose, je pense.
Harry réfléchissait à ses propos au fur et à mesure qu'elle les lui énonçait. Et il devait bien admettre qu'elle n'avait pas tort. Lucius Malfoy était dangereux, il l'avait toujours su.
Voilà encore un sujet qu'il devrait aborder avec Malfoy la prochaine fois qu'il le croiserait.
-Mh, tu as raison.
-Hermione, tu vas être en retard en cours, lui signala Ron, trop heureux de pouvoir reprendre sa petite amie pour une fois dans sa vie.
-J'y vais. Harry, dernière chose : ton cou est horriblement amoché, tu devrais aller voir Mr Umeda pour qu'il te donne une pommade. Et mets une écharpe aussi, si tu ne veux pas attirer d'autres vampires affamés.
Harry suivit son regard et vit qu'effectivement un groupe de jeunes vampires le regardaient avidement. Il se souvint de Théodore Nott et vola l'écharpe de Ron pour l'enrouler autour de son cou, sous les rires moqueurs de son meilleur ami.
OoOoOoOoOoO
-Oh merde ! S'exclama le bien nommé Théodore Nott deux heures plus tard en faisant demi-tour au bout d'un couloir.
-Tu ne m'échapperas pas Nott !! S'écria Draco à l'autre bout.
Il n'avait pas oublié ce que lui avait dit Potter en rentrant en trombe dans sa chambre la veille : un de ses amis avait essayé de le mordre. Qui cela pouvait-il être d'autre que Théodore Nott ?
Draco lui courut après et finit par l'attraper en plein vol et le plaquer violemment contre une vitre. De l'autre côté, un professeur faisait cours à une classe et tous les étudiants les regardaient à présent avec des yeux ronds.
-Potter est à moi, Nott ! Si je te surprends encore une fois à lui courir après, je te réduis en bouillie, suis-je clair ?!
Draco se retint à grande peine de sortir ses crocs, car ils étaient observés. Mais son aura de Premier Rang fut assez impressionnante pour que Théodore agite nerveusement de la tête.
-Ouais c'est bon j'ai compris, j'avais juste pensé que...
-Eh bien à l'avenir, je te déconseille de penser !
Draco le planta là et repartit vers sa salle de cours. Ce fut sans compter Potter et sa bande qu'il croisa en chemin. La sang de bourbe lui fit un micro sourire, la belette lui jeta un regard noir qui lui rappela le coup de poing qu'il lui avait mis, et Potter, lui, se contenta de le dévorer du regard.
Regard qu'il lui rendit avec la même intensité.
Personne ne parla, et lorsqu'ils se croisèrent, leurs mains se touchèrent brièvement. C'était assez discret pour que Ron ne le remarque pas, mais pas assez pour échapper à la vigilance d'Hermione.
Ce simple geste électrisa Draco. Il était sûr de recroiser le brun un peu plus tard, et seul cette fois-ci !
Ce qui arriva effectivement, son dernier cours venu. Potter l'attendait devant sa salle et sans un mot ils se dirigèrent vers l'escalier le plus proche. Ils se cachèrent sous celui-ci; dans l'obscurité personne ne les verrait.
Draco s'approcha automatiquement d'Harry pour le mordre, mais ce dernier l'arrêta.
-Tu m'as pas mal amoché hier soir. Le docteur Umeda préférerait que tu te contentes de ça le temps que je cicatrise, ajouta Harry en lui montrant une fiole de sang.
C'était le sien, bien sûr. Sur les conseils d'Hermione, Harry était allé à l'infirmerie dès son petit-déjeuner englouti. L'infirmier avait grimacé en voyant sa blessure. Il l'avait soigné, mais lui avait conseillé de ne pas malmener son cou pendant 24h heures au moins. Avec son accord, il lui avait donc prélevé un peu de sang pour qu'il le donne au blond.
Mais Draco ne semblait pas apprécier cette attention.
Après tout ce qu'il s'était passé entre eux, c'était trop... « fade ».
Il accepta quand même la fiole, une idée en tête.
-Malfoy, à propos d'hier soir..., commença Harry, assez gêné.
-Nous avons baisé, tu peux le dire Potter. Ce n'était que du sexe après tout, le coupa sadiquement Draco.
Harry resta impassible.
-Non, je voulais parler de cette histoire de calice.
-Oh, ça... J'ai trouvé une solution, ne t'inquiète pas, tout sera bientôt terminé.
Harry se sentit étrangement déçu et triste à ces mots. Malfoy avait finalement trouvé La solution... .
-Bien, car il ne te restait que 6 jours, répondit-il avec une fausse arrogance.
-Je sais.
Silence.
-Tu ne bois pas ? Demanda Harry, faisant mine d'être blasé.
-Ferme les yeux, lui répondit Draco.
-Je te demande pardon ?
Draco leva les yeux au plafond.
-Fais pas ta chochotte, lui répondit-il.
Harry hésita puis lui obéit à contrecœur. Que manigançait-il encore ?
Il sentit ses doigts froids venir se refermer sur son menton et tirer légèrement dessus pour que sa bouche s'ouvre. Harry se laissa faire. Un liquide tiède au goût métallique s'infiltra bientôt dans sa bouche, suivie par une langue chaude et savoureuse.
Malfoy avait déversé son propre sang dans sa bouche pour venir ensuite le sucer avec la sienne !
Harry voulut tout recracher, écœuré, mais avoir de nouveau la langue de Malfoy contre la sienne était beaucoup trop bon pour qu'il ne la repousse. Alors, il passa ses bras autour de son cou et répondit au baiser.
Il sentit le liquide rouge sortir de leurs bouches et couler le long de leurs mentons.
Pour lui son sang n'avait pas un goût particulièrement bon. C'était du sang.
Mais il se surprit à se demander comment serait celui de Malfoy.
Serait-il froid comme son corps ?
Ou délicieux et doux comme ses lèvres ?
Lorsque le blond eut aspiré tout le liquide de sa bouche, il se recula doucement de son étreinte, et Harry se retint à grande peine de ne pas lui sauter dessus. Il butina ses lèvres de légers baisers mouillés jusqu'à ce qu'il soit trop loin pour continuer.
Un silence s'installa entre eux alors et ils ne se quittèrent pas des yeux.
Harry savait que c'était là une occasion de lui parler, alors il se lança :
-Malfoy, ton père il... .
-HARRY, HARRY !! Excusez-moi, vous n'avez pas vu Harry Potter ?
Harry et Draco levèrent leurs yeux au-dessus d'eux. Quelqu'un descendait précipitamment les escaliers. Après un moment, Harry reconnut la voix de Neville. Il prononça un sort de nettoyage et sortit de l'ombre pour rejoindre son ami, inquiet du ton de voix.
Neville était en effet paniqué. Il sauta sur Harry dès qu'il le vit.
-Qu'est-ce qu'il se passe ? Lui demanda Harry.
-C'est Dumbledore ! Il a fait une crise cardiaque, il est à St Mangouste ! Les médicomages disent qu'il n'en a plus pour très longtemps. Il t'a demandé à son chevet, je devais te prévenir... .
À peine avait-il terminé sa phrase qu'Harry transplanait.
-Il va mourir ? Demanda Draco dans le dos du blond.
Neville sursauta et se retourna vers lui. Il ne lui fallut que quelques secondes pour comprendre qu'il sortait du même endroit qu'Harry, et que cet endroit était un cul-de-sac.
-Tu... .
OoOoOoOo
L'arrivée d'Harry à Ste Mangouste ne passa pas inaperçue.
Les journalistes, qui s'étaient précipités à l'annonce de l'admission d'Albus Dumbledore à l'hôpital, se jetèrent littéralement sur lui. Harry dut sortir sa baguette pour qu'ils daignent enfin le laisser passer.
À croire que cette bande de vautours n'attendait que la mort de Dumbledore pour se déchainer ! Harry les détestait. Il ne voulait pas que Dumbledore meure. Il connaissait très bien l'état de santé du vieil homme, mais il s'était toujours refusé à penser à sa mort.
Dumbledore était le dernier adulte qu'il considérait comme faisant partit de sa famille – Mrs et Mr Weasley exceptés. Il ne le voyait pas comme un grand-père, et encore moins comme un père, mais peut être plus comme un vieil oncle qui aurait pris soin de lui comme on prend soin d'un futur héritier. Bien qu'il l'ait manipulé et qu'il lui ait caché beaucoup de choses durant son enfance, Harry ne pouvait pas s'imaginer vivre sans lui. C'était une figure exemplaire de sa vie qui le quitterait...
Son cœur faisait encore des soubresauts dans sa poitrine lorsque l'infirmière le laissa entrer dans la chambre blanche.
Snape et McGonagall étaient déjà là. La vieille femme tenait son chapeau pointu bien serré entre ses mains. Ses yeux brillaient de larmes contenues et elle eut du mal à le saluer.
Harry les ignora et se dirigea vers le lit.
Dumbledore faisait peur à voir. Il était aussi blanc que le linge sur lui, ses rides étaient tirées par sa peau froide et moite qui pendait de toute part. Ses yeux bleus étaient devenus vitreux et Harry l'aurait bien dit mort s'il n'avait pas pris sa main dans la sienne.
Main qui lui rappela celle de Malfoy par sa froideur.
-Je suis désolé pour tout, Harry, murmura-t-il.
Harry sentit une boule naître dans sa gorge et il eut soudainement du mal à avaler.
-Ce n'est rien, réussit-il à dire, maladroitement.
-Méfie-toi de Lucius Malfoy, souffla-t-il une nouvelle fois. Et, je sais que vous ne vous êtes jamais... vraiment... bien entendus, mais tu peux faire confiance à Severus, ajouta-t-il plus bas.
Harry jeta un coup d'œil à son ancien professeur de potion qui restait impassible. McGonagall, elle, pleurait.
-Et à Draco aussi.
-Pardon ?
Albus sourit de son habituel petit sourire empli de mystère. Il aura été l'homme-qui-savait-tout jusqu'au bout!
-Tu sais très bien de quoi je veux parler, Harry. Je vous souhaite tous mes vœux.
Harry resta coi devant cette dernière phrase.
La pression sur sa main se relâcha et Harry commença à paniquer.
Snape et McGonagall se rapprochèrent, alerter eux aussi par la subite baisse d'énergie du vieil homme.
-Professeur ? L'appela Harry, paniqué.
-Albus ? L'appela à son tour Snape.
-J'appelle une médicomage ! S'écria McGonagall en sortant de la pièce en courant.
Mais tous savaient qu'il était trop tard.
Albus Dumbledore ferma lentement ses yeux et dans un dernier soupir, s'éteignit.
OoOoOoOoOoOoO
Cela faisait deux heures qu'Harry était assis là, sous le sol cogneur du parc de Poudlard.
Personne ne lui avait rien dit. La nouvelle de la mort de Dumbledore s'était répondu comme une trainée de poudre, et McGonagall, qui était donc devenue la nouvelle directrice, aurait bien été la dernière à le chasser de Poudlard.
Il ne pleurait pas, même si ses yeux étaient rouges et humides. Il se sentait juste... perdu. Il avait besoin d'être seul et de réfléchir.
Il frôlait l'herbe sous ses doigts, arrachant quelques brindilles çà et là, par automatisme.
Il repensait à son enfance, au rôle qu'y avait joué Dumbledore. Mais aussi à ses derniers mots, au danger qu'était Malfoy Senior et surtout à sa relation avec son fils, Draco Malfoy.
Le vide qu'il ressentait dans sa poitrine s'intensifia.
Malfoy.
Il devait le voir, maintenant.
Il ne savait pas pourquoi, mais il en avait besoin, c'était vital.
Il avait besoin de ses bras autour de lui et de ses douces mains dans ses cheveux.
Juste ça, ses bras et ses mains.
Déterminé, il se leva d'un bond et courut vers les grilles d'entrée. À peine les eût-il franchis, qu'il transplana.
Il le chercha partout, sans succès. Il croisa ses meilleurs amis qui essayèrent de l'approcher, mais il les fuit.
Il finit par se réfugier dans l'enclos aux dragons. Là au moins il était sûr que personne ne viendrait l'emmerder et qu'il pourrait rester dans son mutisme autant qu'il le voudrait !
Il se dirigea machinalement vers le box de son propre dragon, et fut étonné de voir Dray en compagnie de... Draco. Ce dernier caressait tendrement le museau du dragon qui appréciait le geste en fermant les yeux.
Le tableau qu'ils lui offrirent parut si incongru à Harry qu'il eut du mal à retrouver ses mots.
-Toutes mes condoléances, lui dit Malfoy à voix basse.
Harry le remercia.
-Je savais que tu viendrais ici.
-Comment ça ? S'exclama-t-il d'une voix rauque.
-À Poudlard, tu allais toujours voler quand ça n'allait pas.
Harry ne lui répondit pas. Il n'avait pas tort. Ron lui aurait dit exactement la même chose, et cette pensée le gêna.
Il était aussi proche de Malfoy que de Ron. Et même plus encore.
-Et comme j'ai bien vu l'autre jour que tu ne volais plus sur un balai volant...
-C'est parce que tu as arrêté toi aussi.
Malfoy leva enfin ses yeux vers lui, subjugué.
-Pardon ?
Il l'avait très bien entendu, et ils le savaient tous les deux. Tout comme ils savaient qu'ils avaient arrêté le Quidditch ensemble et qu'ils le reprendraient ensemble.
Harry ne supporta plus cet espace et ce silence entre eux et se jeta sur lui.
Ses lèvres s'accrochèrent désespérément aux siennes. Alors que ses mains fouillaient frénétiquement ses cheveux.
Il sentit Malfoy se raidir et amorcer un mouvement de recul, mais il le retint de toutes ses forces.
Son baiser était un appel de détresse, il avait besoin de le sentir là, contre lui. Il avait besoin de son corps froid pour calmer la douleur cuisante de son cœur.
Draco était perdu, il ne savait pas comment réagir, et cela n'arrangea rien lorsqu'il sentit une larme couler le long de sa joue.
Potter pleurait.
Précautionneusement, il stoppa leur baiser et vint happer les larmes du brun à ses yeux. Elles étaient amères.
Mais plus que ça, elles avaient un goût délicieux.
Draco pensa perversement qu'il aurait tout bu de lui. Maintenant il pouvait dire qu'il le connaissait par cœur et qu'il l'avait dans la peau.
Harry quémanda un autre baiser, et cette fois-ci Draco le lui accorda.
Ils restèrent plusieurs minutes debout, l'un contre l'autre, à juste s'embrasser. Puis Harry en demanda plus et Draco lui murmura :
-Pas ici, dans ta chambre.
Entraîner Potter dans sa chambre aurait été une grave erreur, car sa potion magique mijotait toujours.
Le brun ne protesta pas, et l'entraîna jusqu'à son dortoir.
Ce soir, ils coucheraient encore ensemble. Mais cette fois-ci, ce ne serait pas parce que Draco avait soif, mais parce qu'Harry en avait besoin.
Draco pensa amèrement que demain soir la potion serait terminée.
À suivre...
Alooooooors ç.ç ??? Un petit avis ? Aller on arrive aux 300 reviews !!!!!! Je vais pleurer tellement j'suis contente de recevoir autant de vos avis xD, merci merci merciiiiii !!!
A la prochaine !!!! Bisous à tous ;D
