Hummm...je regarde dans ma boule de cristal et je vois...je vois...que la fin de ce chapitre va particulièrement vous plaire, au point de vous inciter à sauter partout en hurlant, lancer des pétards du Docteur Flibuste dans votre maison, et vous engager dans un tour d'honneur du quartier, tout nu évidemment...trêve de plaisanterie! Lecture! Exécution! Review! Exécution! Revenir la semaine prochaine pour le chapitre suivant! Exécution! Remercier DramioneInLove à genoux! Exécution! Passer une nuit avec Drago? Exécution si vous faites le reste avant!

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Drago déglutit et se redressa lentement. Il offrit un maigre sourire à Hermione.

-Allons nous laver d'abord, qu'en penses-tu ?

Il se leva prestement et lui tendit une main qu'elle saisit, non sans lui jeter un regard suspicieux.

-Nous devrions attendre demain pour ce genre de discussions, chérie.

-Pourquoi ?

-Parce que c'est compliqué.

Drago la traîna dans la minuscule salle de bains où il alluma le jet de douche pour libérer une eau bouillante sur eux. Il la prit encore une fois contre le mur de la cabine, yeux dans les yeux, avec passion, avant de la laver intégralement puis de l'enrober dans une serviette. Elle sortit, lui laissant le temps de se laver rapidement à son tour. Quand il revint dans la chambre, il eut un sourire attendri. Elle dormait, nue, sur les draps. S'il avait été artiste, Drago aurait été obligé de la croquer sur place. À défaut de quoi, il se pencha, l'embrassa du bout des lèvres, se coucha près d'elle et s'endormit pour la première fois depuis un an d'un sommeil réparateur.

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Le soleil réveilla Hermione la première le lendemain. Elle gémit doucement, puis se redressa sur un coude et pivota vers son amour pour le détailler. Son magnifique visage pâle auréolé de cheveux d'un blond si particulier, sa bouche parfaitement dessinée de lèvres fines arborant si souvent une moue narquoise, son torse aux muscles superbement faits, sa...bref, ses longues jambes splendides, ses mains faites pour l'amour, ses...

-Tu aimes ce que tu vois ?

La voix rauque la tira de sa contemplation fascinée du royaume qu'était le corps de son amant et elle dirigea son regard sur son visage. Il avait toujours les yeux en apparence fermés, mais un sourire moqueur, tendre et foutrement sexy à la fois jouait sur ses lèvres. Elle rougit et il ricana avant d'ouvrir ses orbes couleur d'orage.

Elle ronronna presque quand il la prit dans ses bras et la cajola contre son torse.

-Mon amour ?

-Oui, Drago ?

-J'ai un petit souci matinal. Tu m'aides à le régler ?

Innocente, Hermione le dévisagea, inquiète.

-Quoi ? Un souci ? Tout ce que tu voudras, mon cœur !

Il éclata de rire et la tira sur lui. Alors, elle sentit tout à fait la mesure de son petit problème matinal. De son énorme problème matinal, plutôt...

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-Tu fais l'amour comme un Dieu.

-Je suis un Dieu.

-Prétentieux.

-Perverse.

-Drago !

-Hermione ?

-J'ai faim.

-Moi aussi. Faim de toi.

-Ce n'est pas...et c'est moi la perverse ?!

-Tu as appris du meilleur, c'est normal.

-Je vois qu'en un an, ton ego sur-développé reste inchangé.

-Je vois qu'en un an, ton admirable petit cul reste inchangé.

-Flatteur.

-Mais tu aimes ça. Dis-le...

-Non.

-Dis-le...

-Tu n'as pas le droit de me toucher en même temps ! Drago, enlève tes pattes de là, espèce de fichu tricheur...

-Serpentard, ma chère. Alors ? Tu aimes ça ?

-Oui...oh oui, Dray...j'aime ça, oui...

-Je préfère.

-Tu n'as pas le droit d'arrêter !

-Demande-le-moi correctement.

-Espèce de...Drago ! Fais-moi l'amour, s'il te plaît !

-A tes ordres, mon ange. Ton bonheur fait le mien.

-Je n'en doute pas...

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-Il faut que nous parlions, Drago.

Drago releva les yeux de son sandwich et avala lentement, espérant quelque part s'étrangler sur le pain et le poulet dedans.

-Tu as raison, soupira-t-il. Mais tu ne vas pas aimer, princesse.

Il posa les vestiges de son déjeuner sur la petite table et rejoignit Hermione sur le lit. Il s'installa face à elle.

-Eh bien voilà. Il y a un an, quand nous nous sommes échappés du Manoir, Potter m'a dit de te laisser tranquille, de sortir de ta vie. Par amour, je l'ai fait. Je pensais que c'était pour le mieux. Après ce que mon père t'avait fait, je ne voulais pas que tu voies en moi son reflet. Je suis parti. J'ai disparu de toute société. J'ai pris résidence dans une cabane miteuse, sur un bord de falaise en Écosse...

Elle fronçait de plus en plus les sourcils et Drago dut rassembler tout son courage afin de poursuivre.

-Un jour, Blaise Zabini m'a retrouvé. Il œuvrait pour que nous nous retrouvions. Il t'a amenée jusqu'à moi. J'ai eu peur que tu m'en veuilles. J'ai prélevé quelques cheveux à un Moldu et ai pris du Polynectar. Je me suis présenté comme Dray Falmoy. Quand tu as découvert une partie de la supercherie et que tu es partie, je me suis traité d'idiot. Théodore, Potter et moi-même avons fait équipe pour te retrouver. Et voilà.

Hermione était rouge et respirait de plus en plus rapidement. Face à elle, Drago triturait le drap, son angoisse montant en flèche. Pourtant, elle parla calmement.

-Tu es parti volontairement.

-Oui, mais...

-M'abandonnant au moment où j'avais le plus besoin de toi.

-Hermione...

-Tu as été trop lâche pour m'avouer la vérité donc tu t'es façonné une fausse identité devant moi.

-Chérie...

-Tu t'es foutue de ma gueule pendant des mois.

-Non, je...

-C'est bon, j'ai compris.

Elle se leva et attrapa son manteau sur la chaise près de la table. Drago paniqua alors qu'elle l'enfilait.

-Hermione, où vas-tu ?

-Je pars, répliqua-t-elle en faisant ses boutons d'une main tremblante, folle de rage. Je pars, tu m'entends, espèce de salaud !

Elle semblait en pleine crise d'hystérie. Cherchant à la calmer, Drago se leva, le front barré d'un pli plus que soucieux, et tendit la main...dans laquelle elle cracha.

-Tu sais quoi, Malefoy ? J'aurais préféré que tu sois mort, hurla-t-elle.

Jamais Drago n'avait cru qu'une simple phrase pouvait démolir quelqu'un. Le ton, les paroles, le visage de sa femme tordu de haine lui brisaient le cœur. Elle poursuivit, sa voix montant dans les aiguës.

-Oui, mort ! Parce qu'à mes yeux tu l'es à présent ! Tu t'es bien foutu de moi, connard ? Hein ? C'est bon, maintenant, je peux dire que ma mission personnelle est terminée ! J'ai effectivement retrouvé mon mari ! Je vais faire invalider tous les documents de mariage, ça passera en temps de guerre ! Pendant que je ruminais un décès, toi tu te terrais dans ta cabane de merde, sans doute à boire de l'alcool, à consommer de la drogue et à sauter toutes les salopes que ce pays porte ! Tant mieux pour toi, tu vas pouvoir te marier avec une belle salope maintenant et vivre à deux au ban de toute société dans une bouge miteuse, parce que je ne veux plus jamais avoir à faire avec toi ! Harry aurait mieux fait de te tuer ce soir-là ! Tu es un usurpateur, un menteur, et un lâche ! Quand je pense que nous avons fait l'amour sept fois depuis nos retrouvailles ! J'aurais mieux fait d'aller me pendre ! Je vais me trouver quelqu'un qui saura m'aimer. Pas toi, seulement tourné autour de ton petit plaisir ! Je vais...

-Hermione, assez, rétorqua sèchement Drago. Je t'ai dit la vérité ! Alors oui je suis un menteur, un lâche et tout ce que tu veux, mais merde ! Je l'ai fait pour te protéger ! Pour...

-Oserais-tu, hurla-t-elle, prétendre que moi, Hermione Granger, sœur de Harry Potter, chef des Aurors et pilier de guerre, ai besoin de protection, surtout de la part d'un Mangemort ! Comment oses-tu !

-Un Mangemort ?

Il s'énervait autant qu'elle à présent. Foncièrement égoïste, il avait songé que faute avouée totalement pardonnée...mais non.

-Un Mangemort, répéta-t-il. J'ai renié famille et amis pour toi ! Je vais rejoindre l'Ordre du Phénix. Je t'ai toujours aimé, putain ! Je suis fou de toi ! Je suis parti pour te préserver du viol de Lucius. J'ai tout abandonné pour toi ! Mais non, Hermione Jean Granger ne voit jamais les efforts des autres ! Rien n'arrive à la cheville de la très intelligente Granger ! Elle est au-dessus de tout ! Il ne lui manque que le sang et elle serait la reine de ce bas monde !

Elle sortit sa baguette d'un geste vif et il riposta en sortant la sienne. Écartés d'environ quatre mètres, se dévisageant en chiens de faïence, ils semblaient prêts à s'entre-tuer.

-Es-tu en train de me traiter de Sang-de-Bourbe, Malefoy ?

-Peut-être bien en effet !

-Une Sang-de-Bourbe que tu as épousé pourtant !

-Visiblement pas, puisque tu vas falsifier les papiers de notre mariage, souiller notre union, imaginer qu'elle n'a jamais existé !

-C'est toi qui l'as souillé avec tes manigances ! En me trahissant, me trompant !

-Qu'est-ce que tu en as à foutre si je baise tout ce qui bouge ? Tu te casses !

C'étaient les mots de trop. Drago n'avait jamais couché avec une autre femme depuis leur mariage, mais la colère fait souvent dire et faire n'importe quoi. Le visage de Hermione se crispa et elle oublia qu'elle était dans un motel Moldu pour lancer.

-Stupéfix !

-Expelliarmus, riposta-t-il en se jetant de côté.

-Protego ! Rictumsempra !

-Je suis désolé, Mione ! Protego !

-Petrificus Totalus, ne m'appelle pas Mione, enfoiré !

-Protego ! Ma chérie, c'est ridicule ! Je t'en prie...

-ENDOLORIS ! PAS DE MA CHERIE QUI TIENNE, ORDURE !

-Hermione, arrête tes conneries, s'il te plaît !

-Impedimenta ! Serpentsortia !

Laissant la petite vipère venimeuse glisser vers Drago, Hermione se jeta sur la porte et sortit en courant, se fichant bien des larmes sur ses joues et de la chambre à moitié éclatée derrière elle. Drago fit disparaître l'animal d'un mouvement de baguette et s'élança dans les couloirs sombres à la suite de sa femme.

-Hermione, reviens, je t'en supplie !

-Expelliarmus, lança-t-elle par-dessus son épaule sans se retourner ni arrêter de courir.

-Protego...Hermione, arrête !

-Stupéfix !

-Non ! Hermione, écoute-moi...

Elle s'engagea dans les escaliers et ils déboulèrent dans l'entrée du motel sous les regards goguenards de sept Moldus, clients et personnel, baguette en l'air et l'air torturé.

-Hermione...

-Stupéfix, hurla-t-elle en passant devant les Moldus.

Elle atteignit la porte qu'elle ouvrit d'un mouvement sec de la baguette et dès qu'elle eut posé un pied sur la marche dehors, elle se métamorphosa en phénix avant de s'envoler dans le crépuscule.

-Et merde, ragea Drago.

Il l'avait oublié, cet oiseau-là. Pantelant, il se retourna doucement pour voir les Moldus interdits le fixer, l'air de parfaits idiots.

Et merde. Encore une fois.

Il leva sa baguette.

-Oubliettes.

L'instant d'après, la réceptionniste reprenait le cours de sa conversation avec un client et la prostituée l'accompagnant. Drago se faufila dans les escaliers et retourna réparer la chambre avant de retomber sur le lit et s'endormir, épuisé, sans remarquer la silhouette qui se faufilait derrière lui.

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Pendant ce temps, le 12, Square Grimmaurd était sur le pied de guerre, pour ainsi dire. Une réunion urgente et de première importance était tenue par Harry et les autres membres haut placés de l'Ordre du Phénix.

-...Je n'ai rien dans le fond contre le fait que Parkinson intègre l'Ordre, déclarait Ginny. Zabini et Nott l'ont bien fait, eux, ainsi que Madame Malefoy. Toutefois, inclure son fils serait une belle folie. Et je ne parle pas uniquement du meurtre de Charlie. Je parle en général. Je pense que si Parkinson est apte à se battre à nos côtés, Malefoy n'aura aucun scrupule à nous trahir.

-Nous devons séparer les deux cas, ajouta Arthur.

-Oui, approuva Théo. Après tout, Pansy a déjà apporté la preuve que nous pouvons lui faire confiance en ramenant Hermione. Mais qu'a fait Drago, sinon être le mari de ladite Hermione...et quel mari, en vérité, ricana-t-il.

Harry tapota des doigts sur la table et regarda pensivement Théo.

-Tu sais, Nott, ce n'est pas parce que tu es amoureux de Hermione que tu dois dénigrer ton ami. D'autant qu'elle se trouve avec lui en ce moment même.

Théodore rougit et apostropha le Survivant avec colère :

-J'ai toujours été là pour elle ! Toi tu l'as privé de son mari ! Et un mari bien indigne d'elle par ailleurs ! Je défends les intérêts de Hermione avant ceux de Drago, malgré nos années d'amitié. Qui ici, sauf Saint Potter, peut m'en vouloir ?

-Moi je ne t'en veux pas, lança rapidement Molly. Tu serais bien mieux pour elle que Malefoy.

-Dois-je vous rappeler, Molly, coupa sèchement Minerva, que, si Hermione ne suffit pas pour retenir Drago Malefoy, Narcissa vit ici ? Et son parrain Severus, qui est des nôtres ? Alors que chez Lucius, seule la mort l'attend. Je ne vois pas quel intérêt ce jeune homme aurait à nous trahir.

-Malefoy est un Mangemort, et en outre, l'ancien favori de Vous-Savez-Qui, rétorqua Molly en se levant et en dévisageant Minerva d'un œil noir.

-Ancien étant le mot à retenir dans ta phrase, nota Minerva en se levant également pour lui faire face. Plusieurs d'entre nous ont la Marque comme espions, ou comme anciens Mangemorts ! Il n'y a pas eu une telle comédie pour l'admission de Messieurs Nott et Zabini ou pour Madame Malefoy ! Et personne n'a jamais douté de Severus depuis le rétablissement par Harry Potter de la vérité sur la mort du professeur Dumbledore ! Songe un peu à tout le savoir sur les Mangemorts que détient Drago !

-Ainsi, vous voudriez, Minerva, inclure ce salaud d'assassin dans le Phénix ?

-Qui ose prétendre, quel que soit son camp, ne jamais avoir tué ? N'as-tu pas toi-même privé des familles de certains de leurs membres ?

-Notre cause est juste !

-C'est ce que se disent les Mangemorts aussi !

Elles soufflaient comme deux bœufs enragés et Harry, prudent, se leva, baguette en main.

-Je propose que nous procédions à un vote. Que ceux qui désirent l'intégration de Pansy Parkinson dans l'Ordre lèvent la main.

La grande majorité des mains se levèrent.

-Parfait. Pansy Parkinson nous rejoindra donc. À présent...que ceux qui désirent que Drago Malefoy nous rejoigne, levez la main.

Harry compta les mains prudentes qui se levaient et annonça le résultat.

-Donc, Drago Malefoy...

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Drago Malefoy se réveilla, courbaturé, et demeura sur le lit dur un moment, yeux fermés, à revivre le cauchemar du départ de Hermione. Maintenant, il n'avait plus qu'à espérer que le Phénix le prenne dans leurs rangs, sinon ses chances de la revoir deviendraient quasi nulles.

Le blond finit par se redresser avec un soupir, laissant ses yeux s'habituer à la pénombre, et prit soudainement conscience d'une présence dans la pièce. Vif comme l'éclair, il saisit sa baguette et la pointa sur l'unique chaise de la chambre.

-Lumos !

La pointe de la baguette s'illumina, projetant une faible lueur dans la pièce. Il reconnut avec un choc la personne tranquillement assise sur la chaise, maigre et l'air épuisée, mais arborant un énorme sourire un peu idiot.

-Content de me revoir, mec ?

-BLAISE ?!

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Mouahahahaha. Je le savais. Après toutes les menaces de mort, vous me remerciez enfin...la survie de Blaise, dans le prochain chapitre...bisous bisous et n'oubliez pas de faire un tour sur "Le Bal de la Mort", mon autre fiction en cours.