Source: Dir en Grey
Auteur: Oo Hikari no namida oO
Genre: Yaoi, Romance, Dépression...
Couples: Kyo/Kaoru, Die/Jui
Disclaimer: J'pense que tout le monde connais déjà la réponse
Note de môa: C'est bon j'ai trouvé comment gagner du temps! Le fait que Kyo retourne à Kyoto va beaucoup m'aider (surtout que vous vous ne savez pas encore pourquoi il y retourne héhé! Vous le saurez dès le début de ce chapitre.) et puis l'idée de fin du chapitre précédent m'est venue comme ça aussi, c'était pas prévu... Alala, ça sert à quoi d'avoir un scénario si à chaque fois je me débrouille pour faire autre chose? Je vous le demande u.u
Titre: De papier et d'encre.
Chapitre 9: Elégance d'une musique douce.
Sa tête appuyée contre la vitre tressautait au même rythme que la coque du train sur les rails, son souffle chaud recouvrait la vitre d'une faible buée qui disparaissait peu à peu avant d'être renouvelée par un nouveau soupir, ses doigts dessinant et redessinant inlassablement un même kanji jusqu'à ce que, agacé de voir ce signe devant ses yeux, il ne l'efface d'un geste presque rageur. Avant de recommencer son manège quelques secondes plus tard. Cela faisait environ deux heures que le Shinkansen fonçait à travers la campagne japonaise en direction de Kyoto. Il ne tarderait pas à arriver maintenant, dans un peu moins d'une heure il retrouverait Shinya ainsi que la joyeuse cérémonie prévue pour l'enterrement de ses parents. L'enterrement de ses parents... Il avait encore du mal à réalisé. Bizarrement cette nouvelle l'avait à peine touché. Bizarrement, ce manque de réaction lui faisait peur. C'était à cause du manque de réaction qu'il s'était comporté ainsi la veille, il ne pensait pas qu'il serait aussi insensible en apprenant la mort de ses parents. Il se décolla enfin de la vitre et plongea sa main dans l'un de ses sacs, là où il savait avoir rangé l'enveloppe qu'il avait reçu hier. Il fallait qu'il la relise. Même s'il la connaissait déjà par coeur, presque mot pour mot, il ne pouvait s'empêcher de la lire et la relire, espérant sans doute y déceler une information qui aurait pû lui échapper. Mais rien, les mots restaient inlassablement les mêmes. Ses yeux se mirent de nouveau à courir sur la page, et sa gorge se serra.
"Tooru,
Je sais que ma dernière lettre date de plus d'un mois et que tu y avais répondu, mais je n'avais pas vraiment le temps de t'écrire. Entre les cours, les examens qui approchent, mes cours de musique et Uru-kun...
Enfin ce n'est pas pour te dire cela que je t'écris. Ton oncle m'a contacté hier, il voulait que je te fasse passer un message. Je ne sais pas vraiment comment te l'annoncer sans paraître trop indifférent mais je ne pense pas que tu souhaites que je tourne trop longtemps autour du sujet alors je te le dirai simplement. Tes parents ont eu un accident de voiture la nuit dernière. Il faisait nuit et ton père s'est endormi au volant. Bref tu devines la suite...
Je sais que toi et tes parents n'étiez pas en excellents termes mais ton oncle et ta tante souhaiteraient vraiment que tu assistes aux funérailles. Et moi aussi. J'y ai été convié parce que ta famille sait que nous nous connaissons depuis longtemps. Je t'en prie Tooru, tu dois venir. Même si tu ne les aimais pas vraiment, ils restent tout de même tes parents et leur fils se doit d'être là pour la cérémonie. Je t'envoie le billet que ton oncle m'a remis, essaie de venir le plus tôt possible. L'enterrement aura lieu le mardi 5 juin à Kyoto.
Les deux autres papiers sont deux de tes "oeuvres" dirons-nous. Je ne me l'explique pas mais ta mère les avait apparemment sur elle lors de l'accident, tu aurais pû les cacher un peu mieux tu ne crois pas?
Je vais m'arrêter là, en espérant te voir arriver à Kyoto le plus vite possible. Moi je m'y trouve déjà, avec Uruha. Je te le présenterai par la même.
A très bientôt, Shinya."
Kyo resta un moment immobile. Il relut encore une fois la lettre. Je ne me l'explique pas mais ta mère les avait apparament sur elle lors de l'accident... Il fronça les sourcils. Comment sa mère avait-elle pû entrer en possession de deux de ses textes? Elle devait sûrement être allée fouillé dans sa chambre. Il l'imaginait très bien montrer à tous ses nombreux "amis" les preuves de la dépravation de son fils, les preuves que son enfant été devenu complètement cinglé et tout juste bon à enfermer. Il l'imaginait parfaitement se comporter de la sorte. Pour le rabaisser un peu plus. Et se valoriser encore. Après tout pourquoi l'avait-elle envoyé à Tokyo pour ses études? Les lycées ne manquent pourtant pas à Kyoto... Heureusement que Shinya l'avait suivi à la capitale sinon il ne l'aurait pas supporté. Car après tout il s'agissait bien là d'un rejet, d'un autre rejet. Sa mère n'avait jamais eu le temps de s'occuper de lui, préférant son travail et ses relations à lui. Son père malheureusement, n'avait pas vraiment l'instinc paternel. Bref les relations parents/enfants avaient depuis toujours été reniées. Et maintenant que ces deux-là étaient morts dans un stupide accident de voiture, il fallait qu'il assiste aux funérailles? C'était son devoir en tant que fils? Mais n'était-ce pas le devoir des parents que d'accepter leurs enfants tels qu'ils sont? D'accepter de s'occuper d'eux car ils ont besoin d'eux pour avancer? Il eut un petit rire nerveux. Apparemment, ses parents à lui ne semblaient pas avoir réussi à cerner toute la subtilité de ces devoirs. Quel dommage...
Il rangea la lettre et l'enlevoppe d'un air las, et reporta tristement son attention à travers la vitre. A l'horizon, le soleil mourant disparaissait derrière les silhouettes lointaines des arbres, illuminant la campagne environnante d'une douce lumière orangée, caressant chaque personne, chaque chose pour l'envelopper de lumière et de chaleur. Pourtant lui, il avait froid. A l'intérieur il avait froid. Froid de ne plus rien ressentir sinon un vide. Un vide habituellement occupé par une toute autre personne, un vide qui revenait à Kaoru d'être comblé. Il lui manquait terriblement. Non pas à cause des deux heures qui le séparaient de lui mais à plutôt par la perspective de ne plus le revoir pendant plusieurs jours. Son regard se perdit au loin. Le paysage qui défilait devant ses yeux évoquait en lui bien plus que de l'admiration. Ca lui ressemblait tellement. Et si peu à la fois. Un champ de mots sous un ciel d'interrogations. Voilà à peu près à quoi se résumait sa vie...
Cette vision lui devint insupportable et il préféra détourner son regard de la vitre pour le reporter vers l'intérieur du compartiment. Vide. S'en deviendrait presque lassant... Il soupira et reposa sa tête contre la paroi derrière lui, fermant les yeux dans l'espoir sans doute de s'endormir et d'ainsi échapper à ses trop nombreuses pensées. Peine perdue malheureusement... Il rouvrit les yeux d'un air agacé et les porta à sa montre. Un petit sourire de soulagement étira ses lèvres, il arriverait dans à peu près une demi-heure. Bien. Encore une demi-heure de solitude et de remise en question; ensuite il pourrait à nouveau laisser Tooru au placard et faire entrer "Kyo" en scène. A nouveau il aurait tout le loisir d'enfiler ce masque qu'il s'était créé, comme une carapace destinée à le protéger contre les gens, les sentiments. Contre l'extérieur. Contre tout. Une petite voix un peu trop douceureuse sonna soudain à ses oreilles. Dis-moi Tooru, te protèges-tu également de lui? Il ouvrit précipitament les yeux. Qu'est-ce que...? Il se leva, le coeur battant à tout rompre et après un instant passé à se remettre de ses émotions, il quitta son compartiment en courant presque. Le vide et le silence, ça commençait sérieusement à le rendre dingue. Et Dieu sait que je le suis déjà assez...
Il longea les nombreux compartiments du wagon, ne s'attardant pas à regarder quelles personnes ils pouvaient bien abriter et en avisa un vide, tout au fond. Il s'arrêta un instant sur le seuil pour reprendre son souffle et rentra à l'intérieur en faisant coulisser la porte, déjà beaucoup plus calme que tout à l'heure. Il s'avança et ouvrit la vitre en grand sans se soucier un seul instant de pouvoir tomber ou non et passa la tête à l'extérieur. Il ferma les yeux en sentant le vent puissant les agresser et se laissa bercer par le bruit assourdissant de ces bourrasques dues à l'immense vitesse du Shinkansen mêlé à celui des crissements des rails juste en-dessous de lui. Il resta là pendant un petit moment puis se décida à rentrer la tête en avisant le tournis qui le prenait, aussi préféra-t-il ne pas tenter le diable et s'asseoir calmement sur la banquette en reprenant son souffle. Au moins ça avait le mérite de lui avoir vider la tête pour les quelques secondes qu'il mettrait à se rappeler de l'endroit où il se trouvait. Sa respiration se fit nouveau normale et les quelques secondes s'avérèrent bien plus courtes que prévu, si ce n'est qu'il se sentait à présent complètement vide et que cette sensation n'avant vraiment rien d'agréable. Une loque, voilà ce qu'il avait l'impression d'être à cet instant. Le vide incarné. Il soupira.
Plusieurs minutes passèrent sans qu'il ne bouge mais une légère démengeaison à son bras droit le fit grimacer. Et merde. Les plaies devaient s'être réouvertes à force de bouger et de courir dans tous les sens à cause du frottement répété des mitaines sur la peau cicatricielle. C'est pas mon jour décidément... Il retira lentement les longs gants en grimaçant et les posa sur la banquette à côté de lui, regardant d'un air critique les quelques plaies sanguinolantes et rougies. Oh génial. Il resta un moment là à regarder le sang couler lentement le long de ses bras pour atterrir sur la moquette qui recouvrait le sol du compartiment. Il ne savait pas vraiment pourquoi mais il releva finalement le regard vers la vitre, les bras toujours élevés devant lui et vit avec effarement que la campagne avait laissé place à un décor plus urbain et que la gare se profilait déjà à l'horizon. Et merde! Il se releva précipitament sans prendre la peine de remettre ses mitaines et s'élança à nouveau dans le couloir pour rejoindre son propre compartiment et prendre ses bagages. Il referma la porte coulissante derrière lui et après un instant d'hésitation, il sortit un linge de sa valise et l'appliqua sur ses avant-bras pour absorber le sang qui continuait de se déverser lentement. Il grimaça. Il jeta le T shirt ensanglanté dans sa valise, renfila ses mitaines sans se soucier d'agraver ou d'infecter ses plaies et attrapa ses bagages à l'instant même où le train entrait en gare et sortit du compartiment dès l'arrêt.
Quand il posa un pied sur le quai, un vertige le prit et il manqua de tomber, sans doute à cause du peu de sang qu'il avait perdu à cause de ses plaies. Il se rattrapa au dernier instant et après quelques secondes, il commença à avancer sur le quai en tirant sa valise derrière lui. Une fois sorti de la gare, il s'arrêta un instant, histoire de bien se remémorer le programme. Il devait prendre un taxi depuis la gare pour rejoindre Shinya et ce Uruha à la sortie de la ville, la maison familiale Nishemura se trouvant sur le pourtour de l'ancienne capitale. Décidément, la journée n'était pas prête de se terminer... Il héla un taxi, déposa sa valise dans le coffre et prit place sur la banquette arrière, essayant du mieux possible de rester impassible malgré le sang qui suintait de ses mitaines noires.
oOoOoOo
Jui s'écarta de la porte dédaigneusement en fusillant le nouveau venu du regard et s'éloigna en direction du couloir menant à la chambre, s'arrêtant au niveau de Die pour lui nouer les bras dans la nuque et l'embrasser voluptueusement, sachant parfaitement que l'autre le regardait. Die lui répondit froidement sans quitter ses yeux des siens et le regarda s'éloigner et disparaître dans le couloir d'un air sombre. Il resta quelques instants ainsi puis se décida finalement à regarder de nouveau le visiteur. Celui-ci avait baissé les yeux, jouait nerveusement avec le bas de son T-shirt et semblait ne plus savoir où se mettre. Pas vraiment étonnant, vu les belles paroles que Jui venait de débiter...
-Désolé, il peut pas s'empêcher de faire son intéressant.
Toshiya releva la tête et lui sourit d'un air gêné. Apparemment la petite plaisenterie n'avait pas vraiment appaisé l'atmosphère et Die se traita mentalement d'imbécile. Faudra que j'apprenne à la fermer à l'occasion...
-Entre, tu vas pas rester dans le couloir.
Le brun sembla hésiter un instant puis entra finalement en silence, évitant soigneusement le regard du roux, et déposa son manteau sur le canapé en faisant mine de s'intéresser à la décoration de la pièce. Kamisama, je dois avoir l'air complètement ridicule. Il ferma les yeux un instant pour ne pas céder à la panique et prendre ses jambes à son cou -ce qui serait vraiment ridicule- et reporta son attention sur la baie vitrée.
-C'est bien comme appartement! s'exclama-t-il en se retournant enfin vers Die, un grand sourire aux lèvres.
Pourtant l'air grave du roux lui signifia clairement que sa bonne humeur était bien peu convaincante. Il se retourna à nouveau vers la grande porte-fenêtre en faisant mine de ne s'être rendu compte de rien, pourtant il sentait le regard de Die qui lui brûlait le dos.
Après un instant passé à observer Toshiya en silence, Die apperçut du coin de l'oeil Jui qui revenait à nouveau vers eux, vêtu d'une chemise blanche entrouverte et d'un pantalon en jean usé particulièrement bien taillé. Die grimaça en croisant le regard goguenard de son amant. Au moins il sait ce qui le met en valeur. Il se retourna vers Toshiya.
-Tu veux boire quelque chose?
Le brun se retourna vers lui et se figea un instant en voyant Jui puis finit par aquiescer silencieusement.
-Oh bonne idée saiai no, sers-nous donc une bière! Toshiya-san, vous prendrez bien un jus de fruits?
Die se retourna vers le châtain en le fusillant du regard.
-Commence pas à être désagréable toi.
Jui ne répondit rien mais lui lança un regard signifiant clairement qu'il n'avait aucun ordre à recevoir de lui et s'approcha ensuite de Toshiya d'une démarche éxagérément sensuelle, un sourire bien mielleux collé aux lèvres. Toshiya le regarda avancer d'un air interdit et se raidit un peu quand Jui lui passa le bras autour des épaules pour le faire asseoir sur le petit fauteuil avant de prendre lui-même place dans le canapé, s'exposant bien à son regard en croisant les jambes, un petit sourire collé aux lèvres.
-J'ai beaucoup entendu parler de vous! Autant dire que j'étais impatient de faire votre connaissance puisque maintenant nous avons un point en commun!
Toshiya le regarda d'un air suspicieux, cet homme ne lui inspirait vraiment pas confiance.
-Puis-je savoir lequel?
-Die bien sûr!
Et il lui offrit un grand sourire avant de se retourner vers Die qui déposait trois bières sur la table. Toshiya lui, était devenu complètement livide.
Une demi heure passa ainsi, Jui enchaînant les sous-entendus et les remarques désagréables, se faisant de temps en temps réprimander par un Die pas vraiment à l'aise. Apparemment le châtain avait décidé de lui faire payer son affront de tout à l'heure. Et Toshiya qui n'avait toujours pas réussi à expliquer pourquoi il était venu, se contentait de répondre brièvement aux questions parfois déplacées de Jui.
-Et que faites-vous dans la vie Toshiya-san?
-Je m'occupe de la mise en vitrine d'une boutique de...
-Hum, ce n'est pas le genre de travail bien payé... Vous arrivez à vivre maintenant que Die n'est plus là pour vous apporter son salaire?
Toshiya se crispa et baissa la tête.
-Jui!
-Quoi, saiai no? C'est une question comme une autre.
Die le fusilla du regard avant de fixer le brun qui semblait se retenir se pleurer. Il allait craquer si Jui continuait à lui parler de cette façon -ce qui était apparament le but recherché. Finalement il se leva, la tête toujours baissée et attrapa son manteau sous l'oeil ravi de Jui qui s'installa un peu plus confortablement dans son canapé.
-Je crois que c'était une mauvaise idée de venir ici, sumimasen. Je vais y aller.
-Comment? s'offusqua faussement le châtain. Je suis vexé, moi qui était persuadé être d'excellente compagnie!
Toshiya releva un regard douloureux vers lui et se dirigea vers la sortie sans plus de cérémonie, fermant les yeux en l'entendant rire dans son dos.
Il fallut un temps avant que Die ne comprenne clairement ce qu'il venait de se passer mais il faut dire que le claquement un peu sec de la porte l'aida beaucoup à retrouver ses esprits. Que devait-il faire maintenant? Son esprit n'eut même pas le temps de trouver la réponse que déjà il se levait pour se précipiter à la suite du brun. Arrivé sur le seuil, il sentit pourtant Jui lui enserrer fermement le poignet et le retourner vers lui, fou de colère.
-A quoi tu joues! Si tu sors de cet appartement, je te préviens, tu ne remettras plus un pied ici! Die, tu m'écoutes!
Le roux regarda un instant cet homme qui se trouvait devant lui et le souvenir de leur première rencontre lui revint en mémoire. Il l'avait rencontré chez Kaoru et tout chez lui l'avait irrémédiablement séduit. Et la soirée qu'il avait passé avec lui à discuter dans un bar n'avait fait que le conforter dans son idée que Jui lui plaisait. Un peu trop, pensa-t-il amèrement. Et voilà comment il était devenu. Le chaton s'était transformé en veuve noire et Die s'était laissé prendre au piège. Il se sentit dégoûté, l'homme pour lequel il avait trompé Toshiya n'avait rien à voir avec celui qui le fixait en ce moment avec une rage sourde au fond du regard. Rien à voir. Comment ai-je pû me tromper à ce point? Il adressa un grand sourire moqueur à Jui qui le lâcha de surprise et s'éloigna en courant dans le couloir pour rattraper Toshiya avant que celui-ci n'ait quitté le bâtiment.
Jui le regarda s'éloigner, figé sur le seuil de son appartement, les larmes coulant sur ses joues sans qu'il ne s'en rende vraiment compte. Seulement à cet instant, c'était plutôt des larmes de rage. Rage de s'être fait largué de cette façon. Oui, de la rage. Il ne voulait pas admettre qu'il puisse s'agir d'autre chose...
oOoOoOo
-Toshiya!
Le brun se figea un instant en reconnaissant la voix qui l'interpelait et se retourna avec un air ausi calme que possible. Die s'arrêta devant lui, à bout de souffle, et finit par se redresser en se grattant la nuque, signe qu'il ne savait pas vraiment quoi dire. Toshiya consentit à l'aider un peu.
-Qu'est-ce que tu veux?
-Euh... savoir pourquoi tu es venu...
Il avait l'air un peu gêné, sûrement à cause de l'attitude de ce "Jui" quelques minutes plus tôt. Toshiya sentit sa gorge se serrer. C'est pour ça que l'on s'est séparés? Un sentiment de profonde amertume l'envahit. Remarque, ceux qui me sont passés dessus n'étaient pas forcément mieux... Mais moi je ne nourrissais aucun sentiments...
-Laisse tomber, c'est plus important de toute façon.
Il commençait déjà à s'éloigner que Die l'interpela à nouveau, apparament peu désireux de le voir s'en aller malgré la gêne qui persistait entre eux.
-Euh... ça te dirait de venir boire un verre?
-...
-C'est moi qui invite! fit Die avant de se souvenir qu'il avait quitté l'appartement sans prendre sa veste, c'est-à-dire sans prendre son porte-feuille.
Il grimaça. Toshiya soupira et lui fit signe de le suivre.
-Allez viens.
oOoOoOo
Le paysage défilait devant lui, le soleil avait presque finit de se coucher et déjà les temples de Kyoto laissaient place à un paysage plus campagnard. Kyo laissa son regard se perdre au-delà de la vitre, pensant à Shinya qu'il allait bientôt revoir. Bizarrement, cette nouvelle ne l'enchantait pas outre-mesure. Pas dans ces conditions. La seule chose qu'il voulait à cet instant c'était rentrer chez lui et retrouver Kaoru. Juste Kaoru. Il ferma les yeux. Kamisama, il me manque tellement... Il rouvrit douloureusement ses yeux en essayent de chasser son amant de ses pensées mais les souvenirs de ses mains sur son corps la nuit dernière se rappelaient à lui inlassablement. Ses mains sur son torse. Ses mains sur ses flancs, ses hanches. Ses mains sur ses cuisses. Ses mains sur mes bras, pensa-t-il en réprimant un sanglot. Pitié faites qu'il n'ait rien remarqué, pas lui... pitié. Ses mains se crispèrent sur ses genoux. Pas lui, pas lui. Il regarda douloureusement par la fenêtre. Pas lui...
Il se redressa légèrement en appercevant au loin une voiture arrêtée sur le bas-côté et avisa deux silhouettes près de celle-ci.
-Vous pouvez m'arrêter ici je vous pris?
Le chauffeur, un vieil homme, se retourna vers lui en acquiescant et freina à environ 50 mètres de la voiture. Kyo le remercia. La politesse n'était vraiment pas une partie de plaisir pour lui mais il n'avait même pas la force de faire l'arrogant alors il se contenta juste de payer le taxi sans négocier le prix comme il l'aurait fait d'habitude. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il se retrouva sur le bord de la route avec sa valise près de lui et regarda distraitement le taxi s'éloigner, le ventre noué à l'idée de revoir Shinya maintenant. Pourtant il releva enfin le regard et le porta vers son meilleur ami qui le regardait d'un air inquiet, se tenant debout à côté d'un grand châtain à l'allure androgyne. Il resta immobile à le regarder d'un air un peu perdu jusqu'à ce que Shinya ne s'avance de lui-même pour l'enlacer. Et il ne bougea ni ne lui rendit son étreinte, se contentant de fixer Uruha d'un oeil vide. Uruha qui fixait d'un air étrange ses mitaines imbibées de sang presque sec.
A SUIVRE...
Oui je suis longue, je sais u.u Mais je suis toujours bloquée à la fin de mon chapitre 11 (le douzième fait de la résistance...). Et puis j'ai pas pû m'epêcher de commencer une nouvelle fics. Le premier chapitre n'est pas fini mais bon, j'y travaille beaucoup donc je n'ai plus trop le temps pour De papier et d'encre. M'enfin, je la finirai promis. Sinon ben je vais faire un effort ce soir (même si j'ai la flemme je l'avoue '), je vais répondre aux reviews x)
Oo Hikari no namida oO
Réponses aux reviews:
hiera: Pour Die et Toshiya ça semble bien parti, ne? ) Même si Jui est encore légèrement encombrant (pauvre de lui, il a très mal tourné dans cette fics ') mais bon le problème sera bientôt résolu! Contente de voir que l'on peut apprécier ce que j'écris au point de tout lire d'un coup x) J'espère que cette suite t'a plue, et désolée pour le rythme de parution assez lent, je vais essayer de me rattraper, même si pour le moment ça semble un peu mal parti...
alexiel: Contente de voir que tu reviewes toujours x) Ca me fait plaisir de lire tes reviews depuis le début, merci )
Aelin ueal: Oui Jui xD Pas très gentil ne? Tu m'en veux pas hein? Je vais essayer d'être plus gentille avec lui par la suite x)
Ajousan Amai: Bon ben t'avais vu juste, c'est Toshiya XD Et les parents de Kyo sont bien morts (hourra! ahem... ') Tu peux être fière de toi, si tu m'avais pas parlé de ce chapitre tout à l'heure, je crois que je l'aurais pas posté ' (La fleeeemmeuh! XD) Je suis grave je sais. Je vais me faire lapider je sais. Mais mon Dieu j'm'en tappe laissez-moi dormiiiiiiiiir! éè Enfin bref, je dis n'importe quoi, bisous la puce, faudra qu'on reparle de notre one-shot ;)
eli-chan: En effet la personne à la porte a tous les atouts nécessaires pour faire réagir ce cher Die XD Mais quelle bande de cruches ceux-là j'vous jure )' J'vais les enfermer dans une pièce ensemble, ça risque d'aller plus vite XD Faudra que j'essaye tiens mdr! Merci pour ta review en tout cas, en espérant que la suite t'ait plû )
ena: Bon voilà tu sais ce que Shinya a écrit dans sa lettre x) Et puis pour la fics prochaine, j'avance tout doucement on va dire... Et mes one-shots sont en pause... j'écris plus c'est affreux bouhouhou...
Sayuri Nobara: Baka oui XD J'ai halluciné quand tu m'as dit que t'avais rien compris ' Tu m'as fait peur, j'me suis dit "Merde j'écris que d'la daube ou quoi?" XD Bref me fais plus peur comme ça, c'est dangeureux pour mon pauvre petit kokoro tout fragile u.u J't'adore doudou! x)
Kuro-hagi: Voilà la suite, madame est servie! xD Bon alors, t'as eu les réponses à tes questions? Pour ce qui est de Toshiya qui connais l'adresse de Jui et Die, je ne compte pas préciser comment il l'a eue, peut-être grâce à Kaoru ou que sais-je x) J'espère quand même que ce chapitre-ci t'a plu :X Kisu la miss! )
