Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres personnages ne faisant pas partie de l'univers de GW sont ma propriété.

Genre : Hurt/confort/Amitié, tranche de vie.

Lectrice 01 : Arlia Eien.

Acteurs : Heero, Duo, Wufei, Quatre, Hilde, Relena, Trowa.

Début d'écriture 21 mars 2013

Réponse impossible par mail :

Lizzie : Merci pour la Review. En tout cas heureuse de voir que tu apprécies toujours autant l'histoire et le caractère de Quatre. Merci.


Que t'arrive-t-il ?

Chapitre 9


Duo se lève à la première sonnerie de son réveil. Heero grogne dans son sommeil. Il est six heures trente, s'il veut être prêt pour la veuve de l'ouvrier, il doit s'activer.

Un passage rapide à la salle de bain. Il prépare un médicament pour la gueule de bois qu'il dépose sur la table de nuit avec le même mot que la veille.

Après avoir déjeuné, il lui laisse un déjeuner léger. Il ne va pas lui dire qu'il doit boire beaucoup si c'est pour qu'il descende à nouveau quatre litres de whisky.

À huit heures, la veuve est là avec des vêtements pour son époux et le type de cercueil qu'elle veut. Elle a aussi pris le temps de calculer le nombre de faire-part et de la petite carte de remerciement.

-« J'ai déjà envoyé le mail à l'imprimeur, vous allez les recevoir dans la matinée. Vous pourrez m'en glisser vingt-cinq dans ma boîte aux lettres. Je les préparerai en soirée pour ma famille. »

-« Vous lui en avez demandé combien ? » Panique Maxwell.

Il ne faudrait pas qu'il n'en ait pas assez pour les commerçants.

-« Je lui ai dit trente en plus que le minimum que vous lui demandez d'habitude. Comme cela j'ai une marche d'erreur aussi. »

-« Vous avez vraiment la tête sur les épaules. » Sourit Duo.

-« Je ne peux pas craquer alors je m'en suis détachée. Vous avez sûrement du travail. » Dit-elle avant de partir.

Maxwell dépose les affaires dans la caisse de monsieur Hendrix et appelle son médecin traitant pour qu'il lui fasse un certificat jusqu'à la fin de la semaine. Il prévient aussi le travail d'Heero.

Il est temps pour lui de commencer sa longue journée de travail. Il laisse un petit mot à son compagnon pour lui dire qu'il va chercher le certificat et qu'il a prévenu son travail. Après une petite hésitation, il ajoute : À ce soir.

µµµ

Heero s'étonne de se trouver au domicile de Duo à nouveau. Il sait bien qu'il boit pour oublier ses malheurs, qu'il ne pourra jamais vivre avec celui qui le rend heureux parce qu'il ne peut pas lui donner ce dont il a besoin.

Quatre lui a bien fait comprendre qu'il était anormal. Comment est-ce qu'il est arrivé là ? Il ne peut pas être encore revenu tout seul ?

En voyant le verre préparé, il sourit. Puis, il grimace, il avait oublié cette désagréable impression au réveil. Lentement, il se redresse pour boire le gobelet, quand une nausée violente le prend. Il se lève et se précipite au-dessus des toilettes où il rend tout ce qu'il a dans le corps, surtout de la bile. Il se sent complètement barbouillé, seulement le cachet de Duo a bien marché, il lui semble, alors il se force à le boire doucement puis il va sous la douche.

Comme hier, il trouve son petit déjeuner et voit le mot de Duo. Il s'étonne d'avoir manqué le travail hier. Qu'est-ce qu'il va faire s'il ne doit pas travailler jusqu'à lundi ? Il est vraiment en train de gâcher sa vie et celle des autres. Comment est-ce qu'il peut encore oser rester sur cette terre ? Il est un fardeau pour tous, même pour lui.

Pourtant, il admet aussi que quand il est saoul, la vie lui semble meilleure. Il soupire en constatant que Duo lui demande de rester pour avoir une discussion. Pourquoi veut-il garder des contacts avec lui ? À ce soir ? Il n'a pas envie de se trouver devant Duo, il ne le mérite pas.

Est-ce qu'il est revenu tout seul ? Décidément, il y a un fameux trou dans sa vie. Est-ce que s'il boit à nouveau sa vie va disparaître dans le néant ? Est-ce qu'il finira pour oublier qu'il n'est pas digne de vivre ? En tout cas, il doit admettre qu'il n'a pas ces cas de conscience quand il est saoul.

Après avoir rangé les affaires du déjeuner, Heero met sa clef sur le mot. Il se rend dans la chambre à la recherche de son sac de vêtements et s'étonne de ne pas le trouver. Duo aurait-il tout rangé ? C'est encore une possibilité, puisqu'il n'aime pas le désordre.

Il ouvre les armoires sans trouver les vêtements qu'il avait mis dans son sac de voyage, ni le sac. Qu'est-ce qu'il a bien pu en faire ? Il se doute que son compagnon ne peut pas être responsable de tout non plus, il a toujours été respectueux de ses décisions. Pourquoi cela changerait ?

Il va laisser un mot à Duo, il n'aura qu'à lui sonner.

Tu sais où est mon sac ?

Et il s'en va.

µµµ

Duo rentre épuisé de sa journée. Il a bien grignoté mais il n'a pas réellement mangé. Il a encore pris le temps de distribuer les faire-part de Monsieur Hendrix qu'il a réceptionnés en venant chercher un corps pour l'emmener à son enterrement.

Il est quinze heures, il crie en poussant la porte :

-« Heero, je suis rentré. »

Comme il n'a pas de réponse, il va voir à l'étage, il dort peut-être toujours.

Il sait que Heero est parti quand il voit la table du petit déjeuner vide. Il prend le mot et voit le message que lui a laissé son compagnon. Il éclate d'un rire nerveux en posant son regard sur le GSM en pièces détachées sur le buffet du salon.

Il est certain que l'alcool ne vaut rien à son petit ami et depuis qu'il boit, il est complètement à côté de la plaque.

Il ne sait pas aller voir si Heero est à nouveau au même endroit, il doit manger un peu, préparer Monsieur Hendrix pour les visites du soir et surveiller si les deux repas funèbres se passent bien à côté du funérarium.

Parfois il se dit qu'il ferait bien d'engager des extra pour des journées pareilles, mais c'est tellement rare qu'il y ait autant de décès d'un coup qu'il préfère l'éviter. S'il était réellement débordé, Monsieur Jérusalem peut toujours lui donner un peu d'aide.

Il se prépare rapidement deux tartines qu'il mange lentement pour qu'elles ne lui restent pas sur l'estomac et va préparer le corps.

Dès que c'est fait, il repasse par les salles pour s'assurer que tout se passe bien, qu'il y a assez de café et d'autres boissons. Il accepte un morceau de tarte d'une veuve.

Alors que la première salle se vide, Maxwell peut amener les films alimentaires pour recouvrir les restes.

-« On ne saura pas tout distribuer. » Dit la veuve. « Vous savez ce qu'on pourrait faire du surplus ? »

-« Il y a l'orphelinat qui est toujours preneur. » Propose Duo.

-« C'est une excellente idée. Je vous laisse une assiette également pour votre repas du soir. » Dit-elle.

-« C'est très gentil de votre part. » Réplique le croque-mort.

-« Vous nous avez été d'une aide précieuse. »

-« C'est mon travail, c'est pour cela qu'au fil du temps j'ai fait cette liste des choses à faire et à prévoir que les gens en deuil aient un aide-mémoire. »

-« Il m'a été bien utile, ayant un compte commun, si je n'avais pas pris une partie de l'argent en liquide, j'aurai été très ennuyée. »

-« D'autres l'ont été avant vous. Je vais vous laisser afin d'aller voir comment cela se passe dans l'autre salle. »

Dire qu'il devait faire bonne figure alors qu'il n'avait qu'une envie celle de sortir d'ici pour chercher Heero. Il ne sait pas comment Monsieur Jérusalem a su préparer sa femme, s'il devait préparer Heero, il en mourrait.

Le goûter souper se passe sans problème, il y a une ambiance bonne enfant comme cela peut arriver durant beaucoup de fêtes, les gens sont heureux de se retrouver. C'est parfois le seul moment où cela arrive.

Maxwell quitte la pièce pour se rendre au funérarium. Madame Hendrix lui a laissé une lettre avec les affaires de son mari, elle ne prendrait congé que pour l'enterrement, parce que si elle s'arrête, elle déprimerait certainement.

Duo a déjà vécu des cas similaires, chacun réagissant au décès brutal d'une proche à sa manière.

Cette fois malgré sa journée surchargée, il a eu l'impression qu'il n'en verrait jamais la fin, qu'il ne pourrait jamais partir à la recherche d'Heero.

Dès que la veillée funèbre est finie, Maxwell ferme tout, il part d'un bon pas vers le port spatial, on ne sait jamais.

Après avoir circulé un moment, il s'arrête à la librairie qui vend également de l'alcool.

-« Pardon, vous n'auriez pas vu ce jeune homme ? » Demande-t-il en montrant une photo d'Heero dans son GSM.

-« Si, il est venu, il y a une grosse heure. Pourquoi le cherchez-vous ? »

-« C'est mon compagnon, ça fait deux jours qu'il rentre saoul. J'aimerais le ramener chez nous. »

-« Hier, il a oublié son sac, je voulais attendre de le voir passer un jour en soirée où il n'aurait pas bu. » Dit l'homme mal à l'aise. « Je le voyais souvent passer avant. »

-« Merci, il le cherchait ce matin. »

Maxwell part, il essaye les ruelles aux alentours sans succès. Il finit par rentrer que son compagnon n'ait pas une porte de bois puisqu'il a laissé ses clefs avec le mot.

Il aurait tant aimé le trouver devant la porte seulement ce n'est pas le cas. Il soupire, libère Caramel. Il mange l'assiette que lui a préparée la veuve. Il ne va pas tomber malade en plus.

Et puis ce n'est pas dit qu'il revienne cette fois. Il a bien dit qu'il le quittait même s'il ne comprend pas pourquoi il revient.

Ce n'est pas que cela ne lui faisait pas plaisir, seulement ça lui donnait de l'espoir à chaque fois qu'ils allaient réussir à trouver un terrain d'entende. Par contre, cela lui brisait le cœur quand il réalisait qu'il était reparti. Non, il ne comprenait pas pourquoi il lui infligeait cette souffrance.

Il avait beau retourner le problème dans sa tête, c'était inexplicable pour lui. Son dernier copain en date l'avait quitté surtout parce qu'il ne supportait plus de vivre entouré de morts, seulement il ne revenait pas le hanter comme Heero.

Comment pourrait-il tourner la page, accepter son départ s'il revient continuellement retourner le couteau dans la plaie ?

Il allait réellement devoir mettre les choses au point avec Heero. D'un autre côté quand il le voit, il fond littéralement. Il n'arrive pas à lui dire de partir parce qu'ils n'ont jamais réussi à parler sincèrement à cœur ouvert.

Maxwell fait sa vaisselle et range ce qui doit l'être. Il regarde l'horloge. Il est vingt-deux heures trente, il renvoie Caramel dans son clapier. Il descend pour tout fermer et voit une ombre derrière la porte.

Il ouvre et tombe nez à nez avec Heero qui lui sourit.

-« J'ai perdu ma clef. »

-« Tu me l'as rendue, Heero. » Lâche-t-il un rien excédé par la situation.

-« Oh oui, c'est vrai j'avais oublié. »

Yuy se retourne pour partir. »

-« Et où vas-tu aller ? » S'inquiète Duo.

Il peut lui en vouloir pour la situation, il ne veut pas de mal.

-« Je ne sais pas. Il y a des hôtels sur L2 ? » Baragouine Yuy en se tenant à la façade.

-« Oui, mais si tu n'as pas réservé, tu vas te taper un tarif hors prix. Allez viens, seulement il va falloir que tu te décides Heero. Soit tu pars, soit tu restes et on a une discussion sans alcool dans ton corps. »

-« Tu mérites mieux que moi. » Soupire Heero.

-« Tu me conviens très bien. »

-« Non ! » S'indigne Heero.

-« Je sais mieux que toi ce qui me convient ! » S'exclame Duo.

Puis il expulse l'air de ses poumons par le nez, ça ne sert à rien, il n'est pas persuadé que Heero va se souvenir de leur discussion, quoique c'est ce qu'il fait sobre qu'il oublie on dirait.

Sans plus un mot, Duo le pousse à l'intérieur et ferme la porte convenablement. Il l'aide à monter les escaliers jusqu'à l'appartement et le guide jusqu'à la salle de bain.

-« Tu as faim ? » Demande Maxwell en l'aidant à se déshabiller.

-« Pas trop. »

-« Tu as mangé ? »

-« Au déjeuner, je crois. » Lâche Yuy avant d'éclater de rire.

Au moins, il a l'alcool heureux, c'est déjà ça. Le rire de son compagnon s'arrête net quand il voit Duo se déshabiller. Il recule craintivement.

-« Heero, je ne vais rien te faire. Il faut que tu prennes une douche convenablement, tu pues. Je ne sais pas où tu as traîné mais tu pues. »

-« Je ne sais pas. »

-« En tout cas pas dans les ruelles autour du port spatial, je t'y ai cherché. » Sourit Maxwell.

Maintenant qu'il est en sous-vêtements, il pousse Heero sous la douche, il a préféré ne pas tout ôter quand il a vu la réaction de son compagnon. Cela lui a fait mal au cœur, mais il croit avoir mis la main sur le problème. Heero préfère se passer de son amour tellement il a peur de devoir avoir une autre relation sexuelle. Lui qui croyait avoir réussi à le convaincre que cela n'avait pas d'importance, il réalise que non.

Duo lave rapidement Heero puis le sèche. Il lui passe son boxer de nuit et le pousse vers la chambre.

-« J'arrive. » Dit-il

Il doit encore se sécher et faire tourner une machine avec le linge de son petit ami avant que tout l'appartement ne sente la putréfaction.

Quand il entre dans la chambre, Heero dort déjà. Comme les autres nuits, il vient se nicher dans ses bras dès qu'il s'installe dans le lit.

Au moins demain, il n'a rien de prévu, ils pourront discuter au réveil de son compagnon.

µµµ

Il y a une demi-heure qu'il est éveillé, il observe Heero qui dort dans ses bras. Il le trouve adorable, il ne se lasse pas de parcourir des yeux les courbes de son visage. Il est magnifique, c'est une invitation à l'amour physique en plus.

Chaque fois que d'un doigt aérien, il dégage le front de son petit ami, ce dernier grogne dans son sommeil et plisse du nez.

Duo regarde le réveil, il va être neuf heures trente. Et comme il ne résiste plus vraiment, il se penche pour embrasser les lèvres bougonnes. Il ne s'attendait pas à sentir Heero se raidir si vite et se reculer.

-« Je ne voulais pas t'effrayer. » S'excuse Duo.

-« Tu as envie. » Panique Heero.

-« C'est vrai un peu, mais je dois surtout aller à la toilette. »

-« Je ne veux pas. »

-« Heero, je le sais. Je suis capable de me contrôler, je l'ai fait pendant six mois, non ? »

-« On n'est plus ensemble pourquoi m'embrasses-tu ? » Gronde Yuy en reculant encore un peu à la limite de tomber du lit.

-« Si on n'est plus ensemble pourquoi reviens-tu nuit après nuit ? » Rétorque Maxwell le regard froid.

-« Je ne sais pas. Je suis surpris de m'y retrouver tous les matins. » Avoue penaud Heero.

-« Quand tu es saoul, tu n'as pas l'air de te souvenir qu'on est séparé, tu devrais te demander pourquoi ? » Lâche attendri Duo.

Une sonnerie de téléphone déchire le silence de la réflexion d'Heero et lui fait froncer le front sous la douleur. Duo rejette les couvertures et va décrocher. Il a oublié le téléphone dans le salon.

Il revient cinq minutes plus tard.

-« Un décès à la maison de retraite. J'aimerais que tu restes qu'on puisse finir cette discussion. »

-« Je ne sais pas. Je sais que j'ai pris la meilleure décision pour toi. »

-« Tu sais pourquoi tu bois ? » Demande Duo de la salle de bain.

-« Pour oublier. » Répond Heero.

-« Oublier quoi ? » Insiste Maxwell en revenant tout en faisant son nœud de cravate.

-« Que je ne suis pas normal, que je ne te rends pas heureux. »

-« C'est certain que pour l'instant tu ne me rends pas heureux. Mais je ne suis pas normal non plus. Qui l'est ? »

-« Si tu es normal ! » S'indigne Yuy.

-« J'aime les hommes Heero. Je devrais aimer les femmes. Je te laisse le flacon pour la gueule de bois sur la table de la cuisine. »

µµµ

Loin de la présence rassurante de Duo, les idées d'Heero se bousculent dans sa tête. Ce qu'il a dit à Duo, il le pense réellement. Seulement quand il boit, il arrive un moment où il n'a plus de soucis, il a l'esprit trop embrumé pour associer deux idées. Il ne peut pas continuer comme cela.

Il a quitté Duo pour qu'il puisse trouver son âme sœur et ne plus lui faire du mal. Il sait bien pourquoi il revient, parce qu'il aime Duo de tout son cœur. Seulement il ne sait pas où aller non plus, il n'a pas d'amis, aucun collègue ne l'hébergerait et on en revient à la raison pour laquelle il boit, parce que sa vie est vide de sens sans Duo. Il n'a même pas son arme de service pour débarrasser l'univers de sa présence inutile.

Il était là à nouveau avec les mots qui tournaient dans sa tête à lui donner la nausée. Il voulait croire que Duo savait ce qu'il disait. Il voulait croire que Duo avait raison, seulement il avait peur de faire son malheur.

À nouveau, il ne veut plus de ce dilemme qui le détruit à petit feu. Il ne sait plus qui était dans le vrai, lui ou Duo. Il avait besoin d'un verre pour oublier son incertitude. C'est pour cela qu'il se lève et qu'il s'habille. Il s'étonne de trouver son sac à côté du meuble.

Ainsi c'est Duo qui l'avait caché pour l'obliger à revenir. Ça le détruit de se rendre compte qu'il ne peut pas lui faire confiance.

Le sac à la main, il quitte la maison, cette fois il ne reviendra plus.

µµµ

Quand Duo rentre et constate qu'Heero est parti, il n'a qu'une envie se taper la tête contre les murs. Comme il était sobre et qu'ils avaient un rien discuté, il avait vraiment espéré le trouver pour pouvoir finir cette discussion sereinement.

Il n'en pouvait plus de se faire malmener de la sorte. Surtout qu'il n'était pas persuadé de le voir encore revenir. Il ne pouvait pas l'attacher ou l'enfermer afin d'avoir une discussion. Il finissait par se demander si Heero n'avait pas raison qu'il serait plus heureux sans lui.

Le cœur gros, il s'attelle à son travail. Il a les faire-part à commander, les cartes de remerciement. Il apprécie quand une farde mortuaire est préparée, il ne doit pas courir après la famille et dans ce home, il est demandé aux pensionnaires de la rédiger pour plus de facilité. Même la direction sait quoi faire, tous les ans, les fardes sont mises à jour.

Il doit encore préparer le corps pour la visite de la famille au soir. Il préférait avoir des journées bien remplies les prochains jours pour ne pas penser au fiasco qu'est sa vie pour l'instant.

Il n'avait pas eu souvent des regrets seulement il commençait vraiment à en avoir, il avait beau chercher, il ne trouvait pas d'avantage à son malheur actuel, pourtant il y en avait toujours eu, même du décès du Père Maxwell.

Et là, il en était à remettre en question tout ce qui avait fait sa vie, parce que le décès du Père Maxwell avait entraîné sa rencontre avec G, il n'aurait pas rencontré Heero. Dire qu'il y a moins d'un mois il en était presque à remercier pour ce décès qui justement lui avait fait rencontrer Heero des années plus tard.

À Suivre…