Hello les filles
C'est les vacances donc je publie avec un peu d'avance.
Ce chapitre est dédicacé à Jolieval et à Louise Malone. Elles comprendront pourquoi.
Un grand merci à ChrysLife qui a accepté de traquer mes fautes...
MAJ : Merci Lyra :)
Bonne lecture
Disclaimer : Les personnages de Twilight appartiennent à S. Meyer, ils ne font que peupler mes nuits et stimuler mon imagination
Chapitre 9 La voix de la confiance
Samedi 19 h
J'avais tout essayé, la société de maintenance ne répondait plus à mes appels. Les pompiers m'expliquaient qu'ils ne pouvaient rien faire. J'avais même, en désespoir de cause, appelé Seth, un copain mécano qui m'avait ri au nez. Rien à faire. La réponse était la même partout ou presque.
« On est samedi soir. Tout est fermé. On ne peut rien pour vos locataires. »
Eh merde !
Quand j'annonçai la nouvelle à Cullen à travers la porte. Il m'envoya sur les roses.
Espèce de sale con prétentieux !
ooOoo
« Black ! Fichez nous la paix maintenant ! Il est 19h, vous avez fini votre service. Rentrez chez vous ! On ne va pas se sauver ! À demain »
Je voulais qu'il déguerpisse. Depuis 2 heures il nous collait, derrière la porte, stressant plus Bella qu'il ne la rassurait. Il avait fait son boulot. Obtenu l'assurance que le technicien de garde passerait à la première heure demain matin. De toute façon nous n'avions pas d'autres solutions. On patienterait. Une nuit entière. Bella et moi. Seuls. Dans un espace de 2 mètres carrés.
J'étais là, assis dans l'obscurité sur le sol froid de l'ascenseur, à côté d'elle. Je me demandais comment cette journée si bien commencée au petit déjeuner, avait viré en soirée de dingue.
Après le départ de mon invité surprise, nous étions allés nous promener dans le quartier. C'était pour moi l'occasion de lui faire découvrir mes habitudes, ainsi que ma technique de déplacement bien rodée, du moins en terrain connu. J'étais assez fier de moi. Cela ne faisait que 6 mois que j'étais sorti du centre de convalescence et j'estimais me débrouiller assez bien. Il suffisait que je reste concentré et attentif. Et que je ne rencontre pas de… d'obstacles mouvants sur mon chemin.
Se déplacer avec Bella était un vrai plaisir. Elle avait, dès notre départ de l'immeuble, choisi de se positionner à côté de moi, glissant sa main dans mon bras droit replié, me laissant la guider, alors que je me repérais de la main gauche sur les murs à chaque fois que j'en avais besoin. Elle me laissait l'initiative et avait simplement accordé son pas sur le mien, tout en me ralentissant subtilement en cas d'obstacle. Elle était fine psychologue et discrète. J'avais apprécié chacune des secondes de cette promenade.
Nous avions évoqué la possibilité que j'adopte un labrador, ou autre chien d'aveugle. Cette pensée m'avait déjà effleuré, mais je savais que Luna ne tolérerait pas sa présence à la maison. J'avais donc jusqu'ici abandonné cette solution.
Après cette tranquille balade dans le quartier, nous avions mangé rapidement au Jackson Hole avant de déguster une glace dans Central Bella avaidonc pris la direction des « opérations » pour nous y conduire, car je n'y étais pas retourné depuis longtemps.
Ce n'est que vers 16 heures que nous étions allés remplir notre mission. Nous revenions chargés de trois sacs de courses. Je découvrais ses goûts. Elle aimait la cuisine épicée et les fruits. Nous partagions une passion pour le chocolat et le jus de citron. Mais contrairement à moi, qui adorait la cuisine asiatique, elle préférait cuisiner italien. Notre cohabitation culinaire devrait être intéressante.
Quand j'y repensais, durant ces quelques heures, nous n'avions abordé aucun sujet sérieux, nous faisions connaissance, tout simplement.
Puis il y avait eu le retour à la maison, avec nos sacs. Nous étions passés en catimini devant la loge, sans même saluer Jacob. Puis sans nous méfier, nous étions entrés dans le piège. La petite cabine s'était élancée, comme d'ordinaire… de quelques mètres avant de s'arrêter brutalement entre le 1er et le second étage.
La secousse avait propulsé Bella contre moi, au moment où elle poussait un petit cri. Puis, plus rien.
- Zut, ce qu'il fait noir !
Avait été les premiers mots de Bella qui s'écarta un peu de moi d'un geste nerveux. J'avais senti dans sa voix une peur soudaine et j'avais éclaté de rire afin de dédramatiser le moment.
- Tu es sûre ? Au moins on est à égalité comme ça. J'avais embrassé son front avant d'appuyer en vain sur la sonnette d'alarme.
L'attente avait commencé. Nous avions tapé du poing contre la porte. Puis à l'aide du renfort de mes souliers, nos appels à l'aide avaient été entendus par Jacob qui avait commencé les allers-retours entre sa loge et notre prison. Si j'avais bien compris ses explications, la société de maintenance n'avait plus de technicien disponible en cette fin d'après-midi. Nous étions donc Bella et moi seuls dans cette cage d'ascenseur. Bella était mal à l'aise, j'entendais sa respiration hachée et elle parlait de moins en moins. Je m'étais laissé glisser sur le sol de la cabine d'ascenseur. Assis, le dos calé contre une des parois métalliques, j'avais déplié mes jambes afin d'appuyer mes pieds contre la paroi opposée. Assez vite, Bella avait sans façon, imité ma posture. Je l'avais sentie s'asseoir tout contre mon flanc gauche, dans une position sans doute similaire.
- Bon, nous sommes là pour un moment. Il va falloir s'occuper maintenant que l'on est tranquille. Tu as une idée ? lançai-je pour rompre le silence
- Essayons d'être positifs, commença-t-elle en inspirant longuement, je n'ai pas fait de crise de claustrophobie. Enfin pas encore.
- Bonne idée. Du côté positif, je rajoute que la température est idéale dans cette petite pièce, ni trop chaud, ni trop froid. Je vais enlever ma veste pour la placer sur le sol, ça sera plus confortable.
Après quelques gesticulations hasardeuses, nous avions mis mon idée à exécution et nous partagions le rembourrage de ma veste.
- Merci Edward, c'est nettement mieux. Euh… Je suis contente de ne pas être coincée toute seule. C'est positif ça aussi !
Elle semblait un peu mieux et même si sa voix était encore timide, je sentais la bonne humeur naturelle de Bella reprendre le dessus. C'était une fille forte et quel que soit son passé, quelle que soit la cause de sa fuite hier, elle avait clairement décidé de reprendre sa vie en main.
- Autre chose de pas mal... Ma fille n'arrive que demain après-midi... D'ici-là nous serons sortis.
- Et surtout nous avons de quoi manger.
Après notre énumération des points forts de notre situation, la pensée de nos emplettes culinaires semblait la consoler. Je songeai alors à sortir la gourmandise que j'avais réussie à acheter sans qu'elle ne me voie, en profitant de sa visite au rayon parfumerie du magasin. Attrapant l'un des sacs, puis un deuxième, je me mis à la recherche mon achat.
- Qu'est-ce que tu fais Edward ? demanda Bella.
- Je te prépare une surprise.
Ayant trouvé la boîte métallique ronde, je l'ouvris et sortis une des friandises au hasard.
- Laisse-moi faire. Aie confiance.
J'enlevai délicatement le papier et me tournant vers elle, je cherchai sa joue de ma main gauche, puis sa bouche. Sans doute surprise par mon contact, elle entrouvrit les lèvres et j'en profitai pour glisser entre ses dents, la boule de chocolat que j'avais préparée.
- Oh… Edward ! Amandes et noisettes grillées, c'est délicieux !
Le chocolat croustilla sous ses dents. Je me servis à mon tour pour ne pas mourir de frustration. Les images mentales qui venaient de s'immiscer en moi de cette adorable jeune femme savourant ce chocolat, alors que j'avais encore les doigts près de sa joue, étaient délicieusement précises. J'ai perdu la vue, mais mon imagination fonctionnait un peu trop bien à mon goût en ce moment. J'avais accepté le matin même, qu'il ne se passe rien entre nous. Peut-être que c'était uniquement le fruit d'une assez longue abstinence ? Cette tendance à imaginer Bella se léchant sensuellement les lèvres allait sûrement disparaitre… Il le fallait.
- Le mien est un praliné au café, annonçai-je.
- Oh je peux goûter ?
Je déglutis, embarrassé. Partager des chocolats dans l'obscurité semblait être un bon remède à la claustrophobie pour ma compagne. Pas à ma frustration.
Je fractionnai généreusement ma friandise et mis résolument mon cerveau sous contrôle. Notre petit jeu dura un moment, même si je sentais qu'il pouvait devenir dangereux. Me forçant à penser à autre chose, je ris doucement en pensant à un texte que l'on venait de me soumettre.
- Ce sont les chocolats qui te font rire ? questionna Bella curieuse.
- Non, un truc… Écoute.
Je lui récitai alors de mémoire, l'extrait qui m'avait amusé.
« Il lève les mains en l'air et sourit.
- J'ai faim, pas toi ?
- Si j'ai très envie d'un beignet aux myrtilles.
Il secoue la tête.
- Plus tard, pour le moment j'ai dégoté des barres de chocolat qui ne sont périmées que de 4 mois. Elles doivent être encore bonnes.
Je lui en lance deux qu'elle dévore »*
Je conclus ma narration en lui glissant une nouvelle friandise chocolatée entre les lèvres.
- J'aime t'entendre, c'est agréable de se faire faire la « lecture » dans le noir, sans livre. Tu as une voix tellement agréable. J'aime beaucoup ce petit texte, c'est dynamique et amusant. Ça nous ressemble un peu, mais j'espère que nos chocolats ne sont pas périmés. C'est un de tes écrits ? me demanda-t-elle lorsqu'elle eut terminé de sucer ses doigts.
J'entendais ce léger bruit de succion. Encore une fois, je refusai de m'attarder sur mon envie de l'aider à nettoyer, de ma bouche, le chocolat sur le bout de ses phalanges. Je préférai répondre à sa question.
- Non. C'est un début de roman qu'on m'a fait découvrir. C'est l'histoire de deux personnes qui ne se connaissent pas et sont enfermés par mégarde dans une pièce pour 24 heures.
- Oh je comprends ! Et que se passe-t-il après ?
- Humm ils sont… très attirés l'un par l'autre.
J''étais curieux d'entendre sa réaction. Mais elle ne dit rien pendant un long moment.
- À la fin, ils cèdent à cette attirance je suppose ? finit par me lancer la voix irritée de Bella.
- Je ne sais pas. Je n'ai pas la fin… Elle n'est pas écrite, ou il n'a pas voulu me la donner.
- Qui ? l'auteur du texte ?
Je haussai les épaules.
- Non. L'auteur est une femme, je crois. Très douée. J'aime beaucoup son style, moi aussi. C'est Hale bien sûr. Il me soumet certains textes. C'est une de ses futures auteures qui lui a proposé ce manuscrit.
Je me rembrunis à cette évocation. Je ne m'étais pas vraiment remis de ma visite surprise matinale et nous n'en avions pas reparlé.
Flashback (quelques heures plus tôt dans l'appartement d'Edward)
Réprimant un soupir en reconnaissant la voix de mon visiteur, j'ouvris la porte contrarié…
Il aimait venir me surprendre de temps en temps. Le mot « repos » ou « weekend » n'avait guère de sens pour lui. Pour moi non plus d'ordinaire mais, franchement à cet instant, je n'avais absolument pas envie de le voir.
- Bonjour. Tu m'as déjà appelé hier non ? fis-je d'un ton froid en lui serrant la main.
Nos rencontres étaient particulières. Depuis le début de notre collaboration, nous nous faisions confiance mais je refusais son amitié et donc nous n'étions pas particulièrement proches, tout en nous appréciant.
- Exact ! Mais j'ai oublié de te dire que je voulais avoir ton avis sur le manuscrit que je t'ai envoyé. Tu sais « Dans les yeux du Chat »*.
Il passa devant moi et entra dans le salon où je le suivis. Parfois Hale m'envoyait des fichiers audio de textes qu'il voulait publier quand il hésitait un peu. Il avait confiance en mon jugement et cela m'amusait d'être un des premiers lecteurs.
- Ah… je l'ai entendu. J'ai franchement envie d'entendre la suite. Très intéressant. Le ton est incisif et le style très particulier. Quant aux personnages, je n'ai eu aucun problème à m'identifier à eux. C'est un bon auteur que tu tiens là. Tu ne devrais pas hésiter comme cela. Prends-le dans ton écurie.
- Je veux la prendre. C'est sûr. C'est une femme. Très douée et avec un caractère bien trempé. Pas sûr qu'elle souhaite travailler avec moi.
- Je peux la comprendre si tu l'embêtes même le samedi matin.
- Ça t'embête toi ? Tu ne t'es jamais plaint.
Je haussai les épaules. Il ne me dérangeait pas vraiment. Je n'avais avant, rien à faire de mes weekends alors, qu'il vienne ou pas ne changeait rien.
- Il y a un début à tout.
- Jasper ?
La voix étonnée de Bella interrompit notre conversation. Elle provenait de la mezzanine et je me tournai dans cette direction, interdit.
- Tu le connais ?
- Qu'est-ce que tu fais ici Bella ?
Nous avions parlé en même temps.
Le silence qui suivit entre nous trois, fut très pesant et j'étais certain de ne pas être le seul à le ressentir.
- Bella, s'il te plaît, descends nous rejoindre.
J'entendis son pas discret, obéissant à ma suggestion. Elle passa près de moi, touchant mon bras d'un geste furtif de la main qui me rassura, puis je l'entendis s'approcher de Jasper Hale. Le bruit d'un baiser léger me perturba.
- Bonjour Jasper, je ne pensais pas te revoir aussi vite. Je... Tu connais Edward ?
- Bien sûr c'est un de mes auteurs. Mais et toi que fais-tu ici ?
J'attendais sa réponse et je voulais comprendre qui était Jasper pour elle. Elle était revenue se placer à mon côté, sa peau tiède frôlait mon bras.
- Edward est un ami. Je vais habiter chez lui. Mais je voudrais que… tu ne dises rien. À personne. S'il te plaît.
Elle avait durci le ton. Je retrouvai la Bella de notre rencontre sur le trottoir, la veille. Une femme dure et décidée.
Il se tut. Sans doute cherchait-il comme moi à comprendre.
- Si tu me le demandes, aucun problème Bella. Tu sais ce que tu fais ? Tu es sûre que tout va bien ?
- Évidement, Jasper ! Ne t'inquiète pas. Edward ? Le monde est très petit, je connais Jasper depuis plusieurs années. Il est mon ami. Depuis longtemps.
Une boule de colère se forma alors dans mon ventre, ou était-ce un autre sentiment que je n'identifiai pas vraiment ? Elle me surprit par sa soudaineté et sa violence.
Zen Edward, Zen.
Fin du Flashback
Nous avions décidé Bella et moi, qu'il n'y aurait pas de questions. Et j'en avais mille qui tourbillonnaient dans ma tête.
Nous étions aussi tombés d'accord sur « pas de relation entre nous », mais si j'étais honnête, mes pensées et mes sentiments étaient loin de respecter cette règle-ci également.
C'était de la jalousie. Je pouvais maintenant mettre un nom sur le sentiment qui m'avait brûlé le ventre quelques heures plus tôt et je n'aimais pas cela.
Il était son ami. Depuis longtemps avait-elle dit, certes, mais elle habitait chez moi. Avec moi.
Elle était avec moi… Captive de l'ascenseur.
Peut-être que je pourrais profiter de cet avantage.
* Fiction de Louise Malone- Dans les yeux du Chat- Allez la lire ! (c'est un ordre lol)
Voila pour cette semaine. Les chapitres sont courts ? ouais je sais. j'assume. Je vous laisse rêver et décider si Edward va pousser son avantage ou pas.
Merci pour vos reviews, mon plaisir, mon bonheur, ma motivation (presque pour être à 100% honnête, Edward est AUSSI une motivation)
Kiss
Nic Cullen15000
