Bonjour à tous! Voilà des mois que je ne suis pas venue sur Fanfiction, et là je reprends ma fict' et essaierai de publier des chapitres plus souvent.
Merci! Et bonne année à tous!
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Une fois de retour à Midgar, ce fut une question de minutes avant que Cissney et Zack ne gagnent les taudis par le dernier train. Selon les informations qu'ils avaient reçu, les "recruteurs" se trouvaient actuellement dans les rues poussiéreuses pour y missionner ceux qui souhaiteraient rejoindre les rangs d'AVALANCHE. Mais comment s'y prendre pour les approcher au risque de les faire fuir?
-T'as eu idée? demanda Zack à sa coéquipière.
-Si c'était le cas, je te l'aurai déjà dit. Répondit elle. La seule chose que je sais, c'est qu'il faut faire profil bas. Si on rencontre un membre d'AVALANCHE, il faut se souvenir que nous sommes là pour rejoindre leurs rangs.
Zack hocha la tête. Il n'était plus vraiment sur de ce qu'il devait faire ou pas. Rejoindre l'organisation terroriste et les faire tomber? Ou les rejoindre pour les aider? C'était là un choix difficile pour ce SOLDAT de première classe. Mais il fallait avouer que beaucoup de choses étaient arrivés ces derniers temps et que tout ce en quoi il croyait semblait s'effriter peu à peu. Mais était-ce une raison pour retourner sa chemise contre ceux qu'il servait depuis des années?
Quel dilemme... Pensa t'il.
-Tu as l'air soucieux, fit remarquer Cissney. Un problème? Tu es malade?
Il balbutia:
-Non... euh non non! ça va! J'ai juste peur de tout faire foirer... tu vois?
-N'en fait pas trop et tout se passera bien, fais moi confiance.
Ces mots se voulaient rassurants, mais pour Zack, il y avait tellement en jeux.
Ils traversèrent les rues bondées des taudis. A cette heure du soir il y a un grand nombre de personnes qui sortent pour profiter de l'ambiance festive du soir. Chaque bar était plein à craquer et certains clients avaient même dut faire la queue plusieurs heures pour pouvoir obtenir une table.
Cissney pensait que les membres d'AVALANCHE ne pouvaient être assez fous pour se faire remarquer et qu'ils seraient sans doute reclu dans des endroits plus calme:
-Allons dans les périphéries du centre, annonça t'elle. Si tu veux mon avis Zack, ils doivent être cachés quelque part et on ne doit pas être les seuls à leur recherche.
Pour Zack, il semblait que la jeune femme avait prit les devants et qu'elle dirigeait l'opération. Ce n'était pas plus mal étant donné qu'il n'était pas si "motivé" que cela. Arrêter des pauvres gens, les emmener à la SHinra et les faire exécuter sous prétexte qu'ils voulaient sauver le monde.
Qu'est ce que je dois faire... Marmonna t'il.
-Tu as dit quelque chose? Annonça Cissney en se retournant sur son compagnon.
-Euh... Non non rien du tout!
Elle se stoppa net:
-Tu en es bien sur? Je ne te sens pas trop à l'aise. Si tu as quelque chose à dire, dit le.
Un moment, il chercha ses mots, prêt à lui révéler son état d'esprit mais il se résolu à garder le silence.
-Comme tu voudra, souffla t'elle.
Ils parvinrent finalement au petit chemin qui menait à l'église des taudis. Selon Cissney, il était possible qu'un membre d'AVALANCHE se soit posté là pour le recrutement mensuel.
-C'est aussi ici qu'Aerith vient le plus souvent. Annonça la jeune femme. Ces crapules doivent profiter de son absence pour faire de l'église leur QG le temps d'une soirée. Après tout qui de la SHINRA aurait l'idée de venir jusqu'ici?
Zack demeurait sceptique, mais encore n'avait pas d'autre choix que de suivre les ordres. Il suivit Cissney jusqu'en bas des marches donnant sur l'entrée. Ils étaient tous les deux tapis dans l'ombre et la noirceur. La porte de la bâtisse était entrouverte.
Zack parvenu à entendre des bruits à l'intérieur. Ils dégaina son épée:
-Il y a quelqu'un à l'intérieur.
Il priait pour qu'Aerith ne soit pas à l'intérieur, qu'elle soit chez elle bien au chaud sous ses couvertures, en sécurité.
D'un signe de la main, il ordonna à Cissney de se rendre de l'autre côté de l'entrée, ainsi ils pourraient pénétrer ensemble dans l'église et empêcher un possible terroriste de s'enfuir.
Il jeta un œil par l'encolure. Il faisait sombre à l'intérieur, mais des bougies qui avaient dut être allumées par les terroristes éclairaient suffisamment la pièce pour que le jeune soldat aperçoivent plusieurs personnes. D'où il se trouvait il n'aurait pas put dire qui ils étaient, mais ils étaient au moins cinq.
Il fit un signe à Cissney et à ce moment, ils poussèrent tous les deux les portes de l'église et se précipitèrent à l'intérieur. Les ombres bondirent dans un sursaut:
-Qui êtes-vous? Annonça l'une d'elle dont la voix masculine reflétait un certain âge.
-Nous sommes ici pour être recrutés, je m'appelle Zack et voici-
Il ne put dire un mot de plus que déjà les ombres s'étaient dispersées dans l'église. Visiblement le petit stratagéme des deux avait été découvert, en réalité ils avaient dut être découverts depuis le début.
Cissney assena un coup de shuriken à celui qui avait tenté de s'enfuir par l'arrière du bâtiment. Zack parvint à attraper deux personnes, mais il se rendit rapidement compte que leurs poignets fins et leur petite carrures étaient celles de jeunes garçons. Stupéfié et surpris, il les lâcha sous le choc.
L'une des figures noires, dissimulé sous un long drap sombre tentait de pendre la fuite après être parvenu à faire sauter un autre par la fenêtre.
-Stop! Balança Zack en se lançant à sa poursuite.
L'ombre disparu au détour d'une porte dissimulé derrière l'autel de l'église.
-Cissney y'en a qui s'est enfui! Occupe toi des autres, je rattrape celui là!
-Mais Zack!
Il bondit dans le couloir sombre, sprinta dans l'escalier étroit dont les marches semblaient n'avoir pas été foulées depuis des années. C'était étroit, mais il parvint à apercevoir sa cible. Elle était à quelques mètres de lui mais toujours hors d'atteinte! Et il prit plus de vitesse encore.
La lumière de la lune commençait à pénétrer le lieu jusqu'à ce qu'ils arrivent tous les deux dans le clocher de l'église.
Le toit était perforé, et parfaitement aligné avec l'astre de la nuit, il pouvait apercevoir clairement la personne devant lui.
Dos au soldat, une longue cape le recouvrait de la tête aux pieds. Il s'était arrêté, et se mit à parler. La voix étouffée dans un linge pour cacher son identité il se mit à parler:
-Tu veux nous rejoindre?
Zack fut choqué par une telle demande. Mais il ne se sentit pas offensé par celle ci. Il aurait put l'être. Quelle idée était-ce là que de demander à son pire ennemi de le rejoindre? Il resta silencieux un instant et l'autre pensa qu'il était en train de réfléchir.
-Tu es un SOLDAT, je le sais. Mais ta force, aussi grande soit elle, est inutile aussi longtemps que tu combattras dans le mauvais camps.
Le guerrier ne sut quoi répondre. Protéger son honneur de guerrier de la Shinra et se jeter sur cet inconnu pour lui démontrer sa force? Ou rester là et le laisser s'enfuir sans rien dire?
Il prit finalement la parole:
-Pourquoi faites-vous ça? Quel est votre but bon sang!?
-La planète se meurt, petit à petit. Ses ressources et sa force sont puisées en quantité énormes chaque jour, et elle pleure de souffrir comme cela.
-Elle pleure? La...planète?
-Oui. Mais tu ne peux pas l'entendre, parce que tu n'écoute pas comme tu devrais écouter. Mais moi je l'entends, dans le vent.
Une brise vint s'engouffrer entre les planches cassées du toit. Comme venu titiller les oreilles de l'inconnu, la brise apporta un triste message:
-La Shinra va réduire à néant la vie qui pousse ici. Chaque jour, ce sont des fleurs, des arbres, des vie entières qui sont détruites à cause d'eux. Mais je sais que tu es bon Zack.
Comment pouvait il connaitre son nom?
Le soldat s'avança, quelques peu séduit par ce discourt. Mais il voulait aussi connaitre l'identité de cette ombre mystérieuse.
Celle dernière se retourna, face à lui.
Le visage dissimulé sous la capuche de son long manteau, elle s'apprêta à la ôter quand un shuriken vint virevolter dans sa direction.
Un cri de douleur dans la nuit, et l'inconnu se retrouva à genoux au sol et du sang se mit à couler sur sa main, puis sur le bois du planché.
-Je t'ai eu! Cria une voix haletante. Cissney fit son apparition, à bout de force. Zack attrape le maintenant!
Mais le jeune homme resta immobile, les yeux rivés sur cette ombre inconnue. Il parvint, dans la noirceur, à apercevoir des yeux verts brillants et étincelants, comme si l'espace d'un instant ils avaient été imbibé de rivière de la vie:
-Je...
Cissney, face à la scéne, ne put rester les bras croisés. Elle bondit dans la direction de l'inconnu et un couteau en main tenta de lui asséner un coup. Mais l'ombre fut plus rapide qu'elle et disparut par le trou dans la toiture. Elle ne parvint pas à rattraper sa cible et finit par la perdre de vue.
Et tout ce temps, Zack était resté là, debout et stoïque dans le grenier de l'église des taudis du secteur 7. Et il repensait encore à ce regard, l'avait il déjà vu quelque part? Il s'était avoué envouté par de tels yeux, et aurait presque succombait à leur charme. Il aurait presque...
Mais à quoi je pense? Je crois que je deviens fou...
Cissney de retour, elle s'approcha du soldat, les poings fermement serrés, la mine crispée:
-Mais pourquoi tu n'as rien fait?! Il était là! Le recruteur! Et tu es resté planté comme un piquet sans rien faire! Elle était à bout de nerfs. Notre mission est un échec et c'est de ta faute! A cause de toi, il a dut aller prévenir tout ses petits amis et on ne sera jamais recruté par AVALANCHE maintenant qu'ils ont vu notre visage!
Que pouvait il y faire? Cette mission était un échec dés lors qu'elle avait débuté. Et il semblait au soldat, que la jeune TURK lui faisait porter tout le blâme. Son regard noir, peut être même attristé, traduisait la déception de la jeune femme. Il regarda le sol.
Elle remarqua vite son désespoir et s'excusa sans tarder:
-Pardon Zack... Ce n'est pas de ta faute. Je suis désolée. Je pensais que tout se serait passé autrement. Je ne comprends pas pourquoi ni comment nous avons put être repéré.
Mais plus important encore, Zack fut perturbé par les paroles du recruteur. Le connaissait il? Lui avait il déjà parlé? Mais ces yeux, qu'il avait vu dans le noir, il savait qu'il les avait déjà vu quelque part.
