Bonjour à vous tous,

Je suis ravie de vous retrouver encore une fois et vraiment touchée que vous lisiez ma petite histoire qui me tient tellement à cœur.

Sans vouloir entrer dans les détails, j'y ai mis de moi pour certaines choses, dont beaucoup que je souhaiterais oublier, dommage que le sort oubliettes ne fonctionne pas dans notre monde, pourtant j'ai bien essayé, mais je ne dois pas être très douée ! Alors si un professeur est capable de m'apprendre ce sort (et d'autres), je prends !

J'ai malheureusement également eu de graves problèmes de santé cette année, et j'ai frôlé la mort de très très près, de vraiment trop près, alors, disons que je sais les changements profonds qu'on peut ressentir en soi après cela, le regard qu'on porte sur les choses, sur les personnes qui nous entourent et les envies de voir le monde sous un autre jour, plus beau et plein d'espoir pour l'avenir. On n'est plus tout à fait la même personne… Alors, ceci expliquant cela, mon histoire porte les conséquences de tout ce que j'ai vécu et que j'ai besoin d'extérioriser. Mais ce n'est pas mon histoire que je raconte oh non. Ce sont bel et bien Severus et Hermione que je décris et que je fais vivre, et je les aime infiniment. Merci de partager ce petit moment de vie avec moi !

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La journée démarre sous un ciel bleu magnifique. Après une discussion où elle doit faire preuve de persuasion, Hermione réussit à décider son compagnon à aller à Pré au Lard jusqu'à la Taverne de la Tête de Sanglier où ils ne risquent pas de rencontrer qui que ce soit tant le lieu est réputé pour être peu fréquentable, et où ils pourront, ils l'espèrent, passer un petit moment tranquille à l'extérieur du château. Ils arrivent dans la cour quand ils sont interpellés par la directrice.

« Bonjour Severus ! Hermione ! Belle journée, n'est-ce pas ? Oh, vous rayonnez Miss Granger ! » dit la directrice d'un ton enjoué, comme à son habitude. Elle a tôt fait de comprendre les raisons des joues rosées de la jeune femme, mais se contente d'esquisser un léger sourire, ne voulant pas les mettre mal à l'aise.

« Severus, je vois que vous prenez soin de votre protégée ! Vous m'en voyez ravie ! » lui lance-t-elle en lui adressant un sourire éclatant.

« Bonjour Minerva ! Que pensiez-vous que j'allais faire à Miss Granger ? L'empoisonner d'une de mes infâmes potions peut-être… ? Ou encore lui lancer un sort qui la rendrait immonde ? Pour votre gouverne, le seul sortilège que j'ai envie de lui lancer est celui du Silencio, ce que vous comprenez, j'en suis sûr ! » lui répond-il avec humour.

« J'en conviens, Severus ! » dit-elle en riant.

Hermione ne s'attendait pas à être taquinée de la sorte par ces deux-là, qui, clairement, prennent plaisir à se jouer d'elle.

« Quoi ? Mais, Madame McGonagall !... Non, n'entrez pas dans son jeu ! Ce n'est pas possible… » s'indigne Hermione en secouant la tête.

Severus et Minerva rient de sa déconvenue. Ils n'ont décidément aucune peine à la faire sortir de ses gonds.

« Hermione, ma chère, je ne veux pas vous mettre en colère par un si beau jour ! Je vous laisse profiter du calme avant le retour de nos supporters ! Ils risquent d'être déchaînés, j'en tremble d'avance… A tout à l'heure ! » dit Minerva en retournant vers le château.

« A tout à l'heure » lui répondent-ils à l'unisson.

Il regarde la directrice retourner au château, heureux de se retrouver seuls, sans les yeux inquisiteurs de celle qui joue l'entremetteuse avec eux.

« Tu ne peux pas t'empêcher, Severus… » glisse Hermione à son compagnon en lui prenant le bras.

« Bien sûr que non ! Ca fait des années que je me délecte à te voir réagir à mes remarques, il n'y a pas de raison que ça change ! » rétorque-t-il d'une voix rieuse.

« Par Merlin, je croyais que j'avais une chance pourtant… Il va falloir que je fasse quelque chose pour te soudoyer… » lui chuchote-elle, faussement boudeuse.

« Hum… je crois que… tu n'as pas la moindre chance ! » lui répond-il dans un sourire moqueur avant de l'embrasser sur la joue.

Ils entament leur chemin vers Pré au Lard, sans s'apercevoir que deux anciens disciples de Voldemort, Peter Pettigrow alias Queudver et Walden Macnair les regardent depuis la forêt interdite.

Queudver n'est finalement pas mort. Certains pensaient qu'il s'était tué lui-même avec sa main d'argent dans le château des Malfoy lorsque Harry, Hermione et Ron avaient été emprisonnés. D'autres encore croyaient l'avoir vu sur le pont de Poudlard et pensaient qu'il était tombé après l'explosion et la destruction de l'édifice, et s'était noyé ou retrouvé écrasé. Mais finalement, cette vermine avait survécu. Et se terrer, se cacher dans les trous, ça le connaît. Il ne lui avait pas été si difficile d'échapper au sort qui lui était réservé. Il s'était fait attraper une fois par un groupe d'Aurors, mais il a de nouveau su faire croire qu'il allait les aider, qu'il regrettait ce qui s'était passé, comme il avait déjà su le faire. C'est ainsi qu'il a dénoncé plusieurs de ses anciens comparses, pour tenter de sauver sa vie. Et effectivement, il n'a plus été ennuyé par les Aurors et a gagné une certaine liberté pour aller où il le veut.

Quant à Macnair, lors de la guerre, il a cru son heure arrivée lorsque Hagrid l'a jeté contre un mur. Contre toute attente, ce dernier ne l'a pas achevé, et l'a laissé pour mort. Il a réussi à trouver un corps lui ressemblant, et a mis à ce dernier les vêtements qu'ils portaient. Il a été ainsi identifié par certains de ses anciens camarades, qui n'ont pas vu le subterfuge. Et les Aurors ont accepté cela sans discuter. Trop facile. Il a fini par tomber sur Queudver, et ils sont restés ensemble, décidés à prendre leur revanche.

Cela faisait maintenant quelques temps qu'ils traînaient près du château. Ils avaient été étonnés de ne pas se faire repérer. Ils avaient vite compris que tout le monde pensait que la guerre finie, Voldemort disparu, il n'y avait plus rien à craindre. Cela leur avait donc laissé le champ libre pour étudier ce qui se passait aux alentours de Poudlard, en attendant de trouver comment se venger.

« Tu vois Macnair, je t'avais bien dit que Snape était vivant ! Regarde-le avec sa putain ! Il nous a humiliés, nous devons nous venger, nous devons venger notre maître ! » siffle Queudver.

« Du calme, Queudver, ne t'inquiète pas, on va agir… Regarde-le, ce traître ! Il ose rire avec cette traînée ! Hé ! Mais ce n'est pas celle que Bellatrix a abîmée au manoir de Malefoy ?

- Oui, c'est l'amie de Potter, c'est Granger ! Dommage que Bellatrix ne l'ait pas achevée lorsqu'elle en a eu l'occasion ! » répond-il d'une voix dégoûtée.

« Cette chère Bellatrix… Ces tortures étaient tout un art, Queudver ! Personne ne savait mieux faire souffrir ses victimes ! Moi, je suis trop rapide, c'est bien pour ça que j'ai été le bourreau idéal, net et précis dans les exécutions … Queudver, on va s'occuper de la putain, et Snape viendra à nous, je te le garantis ! » Et ils se retranchent dans l'ombre des arbres, attendant patiemment leur chance…

Severus et Hermione arrivent à la Tête de Sanglier, désert, comme ils s'y attendaient.

« Abelforth » salue Severus d'un ton froid.

« Monsieur Dumbledore » enchaîne Hermione, en donnant un coup de coude à Severus pour lui signifier de se calmer.

« Snape, Granger. Que me vaut cette visite dans mon respectable établissement ? Ce n'est certainement pas le plaisir de venir me faire la conversation qui vous amène ici » répond Abelforth Dumbledore qui sait très bien que les seules personnes à venir dans sa taverne sont celles qui ne veulent pas être vues.

« Non, effectivement, Abelforth. Nous ne cherchons que le calme, si ce n'est pas trop vous demander ! » lance Severus de sa voix cinglante. Abelforth se dirige vers une table poussiéreuse et y passe un coup de torchon dont le blanc a dû un jour être la couleur.

« Voilà. Je vous sers quoi ? » demande le tavernier en les regardant s'installer.

« Whisky pour moi. Hermione ?

- Pareil, merci » répond-elle en souriant à l'aubergiste.

« Très bien, je vous amène vos verres » Abelforth, d'un pas lent, va chercher le breuvage et les verres qu'ils espèrent ne pas être trop crasseux.

« Remarque, quand on survit à un verre ici, on est blindé pour les empoisonnements ! » dit Severus à voix basse.

« Severus ! On lui doit bien de venir de temps en temps après l'aide qu'il nous a apportée ! Et puis, c'est quand même le frère d'Albus Dumbledore ! » lui rétorque-t-elle d'une voix où il sent poindre l'irritation.

« Oui, et alors ? » répond-il de méchante humeur.

« Tu étais d'accord pour venir, alors s'il te plaît, fais un effort pour qu'on passe un bon moment ! » dit-elle cette fois-ci énervée. Il décide d'apaiser la tension avant qu'Hermione s'emporte réellement.

« Je fais un effort, mais c'est donnant-donnant. Tu feras bien quelque chose pour moi en rentrant… » Ses yeux se rétrécissent et sa lèvre dessine un sourire qui ne peut être plus lubrique.

« Severus ! » gronde Hermione.

Ils entendent Abelforth revenir et reprennent un air innocent et sérieux.

« Voilà vos verres ! Dites-moi, Severus, j'entends des bruits en ce moment… Il paraît que des ombres seraient de retour dans les parages. Je n'en ai pas vues, mais certains disent avoir aperçu des hommes qui essaient de se cacher. Je dis ça, mais vous devez mieux savoir que moi… » Abelforth sait qu'il faut rester prudent avec Snape, et préfère donc ne pas trop affirmer les choses.

« Nous n'avons pas entendu parler de cela… Il est vrai que certains Mangemorts se cachent, ils n'ont pas encore tous été retrouvés, il reste encore de la place à Azkaban. Mais, comment croire que l'un d'eux ose s'approcher d'ici ? Il ne reste que des faibles, des idiots ! Nous aurions tôt fait de les éliminer ! » dit Severus d'un ton qui indique sa colère refoulée. « Mais que l'un d'eux s'aventure près du Château, et je ferai en sorte qu'il le regrette à jamais ! Il me suppliera même de le laisser aller à Azkaban, je peux en jurer ! » déclare-t-il sérieusement. Et ni Hermione, ni Abelforth ne remet en question le fait que Severus serait impitoyable face à l'un d'eux s'il osait se présenter devant lui.

« Oui, mais Severus, ce ne sera pas le cas. Nous n'avons jamais revu l'un d'eux depuis la mort de Voldemort. Ils auraient sans doute déjà essayé quelque chose, non ? » interroge Hermione qui ne peut s'empêcher de croire que ce qui se dit cache sans doute une part de vérité.

« Assez ! Nous sommes venus prendre un verre, et je veux uniquement profiter de ta compagnie, pas de celle de mes anciens partenaires abjects ou des on-dit de villageois tous plus peureux les uns que les autres ! » Et Severus prend son verre pour le vider d'un coup. « Abelforth, un autre ! »

Bon sang, Hermione n'en revient pas de voir son compagnon se laisser aller comme ça. Elle est surprise par la réaction de Severus et ne comprend pas sa colère.

« Severus! C'est quoi, ton problème ? Arrête, s'il te plaît, tu fais ça pour rien, tu n'as aucune raison de te mettre dans cet état ! » tente-elle de le raisonner. Mais c'est peine perdue, elle s'en rend compte très vite. Snape est redevenu lui-même, un homme cinglant n'écoutant que lui-même et méprisant son entourage.

« Tu n'as pas à me faire la morale ! Je ne pense pas avoir à te demander ta permission pour boire du whisky si j'en ai envie ! » Sur cette parole, il avale son deuxième verre aussi vite que le premier. Il toise ensuite Hermione d'un air de défi. Elle n'en revient pas de le voir comme cela. Elle décide donc de le laisser là, en compagnie de sa bouteille de whisky qui semble lui convenir plus que sa présence à elle.

« Très bien, fais ce que tu veux. C'est vrai, je n'ai pas à te dire ce que tu dois faire, mais je n'ai pas non plus à subir ton comportement ! Si tu veux boire comme ça, fais-le tout seul, je retourne à Poudlard ! » Et elle se lève brusquement, faisant tomber la chaise par terre, qu'elle ramasse précipitamment.

« Très bien, c'est ça, retourne au Château, j'ai encore besoin d'un verre ou deux ! » aboie-t-il, l'alcool ayant déjà commencé son ouvrage dans son cerveau. Il la fixe en tenant la bouteille, prêt à se resservir, pour la défier encore une fois. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.

« Parfait ! Au revoir Abelforth ! J'espère que vous ne laisserez pas Severus se saouler comme un imbécile !» dit Hermione avant de se tourner vers Severus, énervée. « Je n'ai pas envie de voir dans quel état tu peux te mettre, mais je ne peux pas t'en empêcher non plus apparemment. Tu sais où me trouver ! » Sur ces mots, elle se lève et quitte la taverne en claquant la porte.

« Elle a du caractère, la petite ! » dit Abelforth à l'homme en noir qui a déjà un nouveau verre dans la main.

« Oh oui… Et encore, j'ai vu pire, elle peut être une vraie furie ! » grince-t-il en buvant son verre cul-sec. Il s'essuie ensuite la bouche du revers de son manteau, se demandant combien de verres il pourra encore boire avant de tomber ivre mort.

« En tout cas, elle vous tient tête ! Le professeur Snape a-t-il trouvé la femme qui lui convient, par hasard ? » questionne-t-il sans s'attendre à de réponse, qu'il est surpris d'avoir finalement.

L'esprit de Snape commence gentiment à s'embrumer, et c'est sans retenue qu'il acquiesce.

« On a ce qu'on mérite, et je crois que je la mérite bien celle-là ! Elle a un caractère épouvantable, au moins autant que le mien ! » Abelforth adresse un signe d'assentiment en retour, lui confirmant qu'effectivement, ils se ressemblent bien, et qu'ils se sont bien trouvés.

« Va falloir la garder maintenant, et je crois que là… vous auriez dû réfléchir avant d'agir comme vous l'avez fait… » fait remarquer le tavernier à Severus.

« Oh ? Parce qu'en plus, vous vous permettez de me donner des conseils, vous qui, à ce que je sache, avez passé votre vie seul comme un ermite ? » ironise Severus qui voudrait bien faire taire cet insolent qui ressemble trop à son frère à son goût.

« Oui, justement. Je suis bien placé pour savoir qu'il y a des erreurs à ne pas commettre, et là, je dis que vous allez droit dans le mur… Après, je ne suis que le barman de la Tête de Sanglier, alors, si ça ne vous intéresse pas… » Severus pousse un soupir. Bien sûr qu'il a raison. Mais, par Merlin, qu'est-ce qui lui a pris d'agir comme ça ? Il se sent encore assez lucide pour réfléchir.

« Bon sang, j'ai merdé… Je vais devoir faire mes excuses à Hermione… Je déteste ça… » dit-il dans une grimace qui fait sourire Abelforth.

Pendant ce temps, Hermione est repartie d'un pas vif vers l'école, pour retrouver ses appartements où elle pourra passer ses nerfs en tapant sur les murs et en hurlant, la tête dans son oreiller, pour que personne ne l'entende.

« Pourquoi es-tu aussi con, Severus ? On part pour passer un moment en dehors de l'école, et tu fais n'importe quoi ? Arghh, je te déteste quand tu fais ça ! Tu vas voir quand tu reviendras, pas la peine d'espérer que ça va se passer aussi facilement ! » Hermione hurle sur le chemin et est remontée comme une pendule. Elle commence à imaginer tous les scénarios possibles pour lui faire regretter son comportement. Elle ne se doute pas qu'elle n'est pas seule et que son destin va bientôt basculer…

De loin, Macnair la voit se hâter sur le chemin et interpelle son partenaire.

« Queudver ! QUEUDVER ! Viens là ! Regarde qui voilà ! » Il regarde la jeune fille énervée qui se hâte vers le château, ignorante de ce qui l'entoure.

« Viens, Queudver, on n'attend pas, on la chope ! Sors ta baguette, on y va ! Fais pas de bruit, je passe le premier… Viens-là, jolie putain de Snape, tu vois voir comme on va bien s'amuser… » dit-il dans un sourire plein de promesses horribles envers Hermione.

Macnair et Queudver ont vu les élèves et les professeurs quitter l'école la veille, ils savent qu'il y a peu de chance qu'ils soient vus. Ils traversent la longue langue d'herbe entre la forêt interdite et le chemin du château, et se glissent derrière Hermione, trop occupée à hurler sa colère contre Snape. D'un mouvement, Macnair lui tire la tête en arrière et plaque sa main sur sa bouche. Queudver se précipite pour attraper ses jambes et la soulever. Elle a beau se débattre, rien n'y fait, ils la maintiennent fermement. Macnair entreprend alors de serrer son cou de plus en plus fort. Hermione finit par s'évanouir. Tout s'est passé en quelques secondes, ils ont été rapides et efficaces.

« Dépêche, Queudver, manquerait plus que Snape arrive, allez, allez ! » Macnair hisse le corps inerte d'Hermione sur son épaule et ils se précipitent vers la forêt. Personne ne les a remarqués.

Queudver suit son acolyte et regarde les courbes féminines d'Hermione en se pourléchant les babines, savourant d'avance tout le plaisir qu'il va ressentir avec elle.

Après quelques centaines de mètres, Macnair ordonne de s'arrêter.

« Pas la peine d'aller trop loin, on va la mettre dans un coin, juste le temps de s'occuper de Snape. Je ne veux pas perdre de temps à jouer à cache à cache, je veux juste tuer ce salopard ! » crache-t-il décidé. La haine transpire dans ses paroles. Il a attendu longtemps de se venger. Il ne pensait pas qu'il aurait la joie de le faire avec Snape.

Il trouve un arbre creux qui fera l'affaire. Sans aucune précaution, il dépose Hermione toujours évanouie entre les racines de l'arbre.

« Occupe-t-en, Queudver, mais ne l'abîme pas trop, je veux ma part, t'as compris ? » menace Macnair qui sait pertinemment qu'à peine il aura le dos tourné, le rat sautera sur la jeune femme inoffensive.

« Oui, bien sûr, je vais à peine y toucher, penses-tu… » Queudver se passe la langue sur les lèvres en regardant sa proie inerte.

« Bon, je vais m'occuper de Snape ! » Il regarde Hermione et lui adresse ces paroles qu'elle ne peut entendre « Toi, la belle, attends-moi bien sagement, j'ai des idées plein la tête, il faut que tu en profites un peu… » Et Macnair repart vers l'orée de la forêt en espérant ne pas avoir raté son adversaire.

Queudver est trop heureux de se retrouver seul avec cette proie si savoureuse.

« Eh bien ma jolie, il n'y a plus que toi et moi » renifle-t-il. « Je vais commencer par te réveiller, il faut bien que tu apprécies ce que je vais te faire ! » Il se alors met à la gifler pour la sortir de son obscurité. Sa lèvre se fend immédiatement sous le choc. Après quelques coups, Hermione reprend conscience, sa tête en ébullition.

« Oh, ça y est, la revoilà ! Bienvenue à la petite fête ! » Queudver lui adresse alors un sourire diabolique qui ne laisse aucun doute sur ses intentions.

« Queudver ! Non, ce n'est pas possible ! Vous êtes mort !» hurle-t-elle d'une voix terrifiée.

Hermione ouvre des yeux apeurés, comprenant rapidement la situation. Elle essaie de se reculer, mais est prise aux pièges dans les racines, et l'arbre dans son dos l'empêche de reculer. Elle pousse alors un hurlement, mais Queudver la fait taire d'une gifle violente.

« Allons, ma chère, tu vois bien que nous sommes seuls, toi et moi ! Ton ami Severus va bientôt rejoindre les enfers, mais ne t'inquiète pas, nous t'enverrons le retrouver ! » Et il la frappe de nouveau.

Il se sent excité, puissant face à la jeune femme démunie. Il commence à lui arracher son pull, qui se retrouve rapidement en lambeaux. Il se jette alors sur la chemise qu'Hermione tente de maintenir sur elle coûte que coûte, mais c'est peine perdue. Il ne lui reste désormais que son soutien-gorge, qu'il lui arrache d'une main d'un air triomphant. Il pointe alors son index dont l'ongle long est aiguisé. Queudver s'en sert comme une lame et lézarde les bras d'Hermione, son torse. La vue du sang qui s'écoule semble l'émoustiller encore plus.

Macnair ne m'en voudra pas d'avoir fait couler ton sang, j'espère… Il aime profiter du premier sang. Je vais devoir me retenir, dommage ... se dit l'horrible bonhomme.

Il se jette sur elle pour la recouvrir de salive, la mordant pour lui arracher des gémissements de douleur. Hermione tente de crier et se débat autant qu'elle le peut, essayant de le repousser, en vain. Elle reçoit un nouveau coup au visage qui propulse sa tête le long du tronc et l'assomme de nouveau. Queudver s'arrête, préférant profiter d'elle en toute conscience. Après tout, il a du temps, pas la peine de se précipiter… Il en profite pour lui enlever le reste de ses vêtements et la regarde en imaginant comment tirer le plus de plaisir avec elle, son entrejambe réagissant face au délicieux spectacle de ce corps nu et offert.

Pendant ce temps, Snape se hâte vers le château, pensant rattraper Hermione sur le chemin.

Hermione, tu vas me rendre fou, petite imbécile ! Ce n'est pas vrai de me retrouver à courir après toi comme un amoureux transi ! Si tu crois que tu vas pouvoir me refaire une scène comme ça !...Mais bien sûr que tu m'en referas ! Merlin, mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? pense-t-il énervé.

Severus est parti en courant de la taverne, soulagé de quitter les yeux d'Abelforth qui lui rappellent trop ceux d'Albus. Il n'aurait jamais dû accepter de venir ici avec Hermione, il savait que ça tournerait mal. Bon d'accord, c'est peut-être un peu de sa faute, il n'aurait pas dû s'emporter. Et puis, il n'aurait pas dû boire comme ça. Mais merde, il a quand même le droit de faire les choses comme il l'entend, non ? Il se sent en colère, à la fois contre Hermione mais aussi contre lui-même. Il n'avait pas bu comme ça depuis longtemps. Boire pour boire et être saoul… Ah oui, quelle belle image il a donnée à Hermione. Il n'avait pas de raison de se comporter comme cela. Il a suffit qu'Abelforth lui parle de Mangemorts pour qu'il réagisse comme un diable. Comme s'il pouvait avoir peur de l'un d'eux ! Certes pas ! Mais alors, pourquoi ? Il n'a pas ressenti leur présence, n'a eu aucun soupçon, non, il ne peut pas y en avoir près de l'école, ce n'est pas possible… Il ne peut pas croire qu'il puisse être berné par l'un d'eux, et il ne supporte pas qu'il puisse se tromper, préférant chasser cette idée incongrue.

Severus, elle va t'en faire voir… Il faut croire que tu aimes ça. Ah, tu voulais l'entendre rugir, tu as réussi ! Et qui est l'imbécile finalement ? Pauvre idiot que tu es ! continue-t-il de se dire.

Il a beau se dépêcher, il n'a toujours pas rattrapé la jeune femme.

Bon sang, elle doit vraiment être en colère si elle est déjà arrivée au château… pense-t-il.

Il redouble de vitesse pour se précipiter dans ses propres appartements. Vides, bien sûr. Il se dirige donc vers ceux d'Hermione, tout aussi vides.

Elle a décidé de me le faire payer, c'est ça… Elle va bien voir si je me laisse faire comme ça. Elle croit vraiment qu'elle va faire de moi ce qu'elle veut ? Il faut arrêter de rêver, Miss Granger… A cet instant, il croit encore maîtriser la situation.

Il décide d'aller à la bibliothèque, mais là encore, aucune trace d'Hermione.

Le lac ! Elle doit être au lac ! Elle a intérêt à y être ! Si elle croit que je vais m'amuser à la chercher partout, elle se met sa baguette dans l'œil ! se dit-il énervé.

Et il commence à en prendre le chemin quand il tombe sur la directrice qui l'a aperçu.

« Que se passe-t-il, Severus ? Il n'y a pas de raison pour être dans cet état là, vous n'avez pas de cours, il n'y a aucun élève ni professeur pour vous porter sur les nerfs !... Oh !... Serait-ce... Miss Granger ? » s'inquiète-elle.

« Je ne peux décidément rien vous cacher, Minerva ! Cette petite idiote a encore pris la mouche pour des broutilles, et je ne la retrouve nulle part. Je vous jure que quand je vais la retrouver… » Severus a du mal à contenir sa colère. Minerva ne peut accepter cela et tente de le calmer, sentant que quelque chose ne va pas.

« Severus, arrêtez ! J'ai bien vu Hermione sur le chemin, mais je ne l'ai pas vue entrer au château. Je l'attendais pour parler avec elle. Etant donné les grands gestes qu'elle faisait de loin, j'ai bien compris qu'une fois encore, vous aviez réussi à la mettre hors d'elle. Mais je vous affirme, Severus, qu'elle n'est pas arrivée au château ! » lui confirme-t-elle d'un ton inquiet.

Le sang de Severus ne fait qu'un tour. Non, ce n'est qu'une coïncidence… Abelforth qui parle d'hommes noirs qui essaient de se cacher… Hermione qui n'arrive pas...

« Minerva, je ne sais pas ce qui se passe, mais, prévenez les Aurors au plus vite ! Je crains que quelque chose ne soit arrivé à Hermione. Des bruits courent à Pré au Lard que certains Mangemorts traîneraient dans le coin et personne n'a jugé bon de nous avertir de ça ! Personne n'a retenu la leçon ! Dépêchez-vous, Minerva, je retourne voir si je trouve quelque chose sur la route ! »

Severus la plante là, se dépêchant de repartir vers Pré au Lard à la recherche d'indices lui permettant de voir si un malheur est arrivé à la jeune femme.

Pas ça, par Merlin, pas ça… Pas elle… Severus commence à ressentir cette peur qu'il croyait à jamais disparue. Cette peur de perdre la femme qu'il aime. Severus est désormais très inquiet et a compris que les choses ont mal tourné. Son sang n'a fait qu'un tour quand Minerva lui a dit qu'Hermione n'était pas parvenue au château. Il regarde partout, mais ne trouve rien, rien...

« Où es-tu Hermione ?... Ce n'est pas possible, tu ne peux pas disparaître comme ça ! HERMIONE ! – silence - HERMIOOOOONNNNE ! » crie-t-il. Mais seul le silence lui répond. Un mouvement dans la Forêt Interdite l'interpelle.

« Non, elle ne serait pas allée là-bas toute seule… Mais… ? Qu'est-ce qui… ? » Il s'arrête d'un coup. Là, pas de doute, il a vu une silhouette, et ce n'est pas celle, gracile, d'Hermione. Il se précipite, sa baguette à la main, déterminé à en découdre!

Effectivement, Macnair est sorti de l'ombre pour que Snape le voie et vienne à lui.

Regardez-le, ce pauvre idiot, il fait exactement ce que je voulais. Allez, viens, Snape, l'heure des explications a sonné… se dit Macnair qui renifle l'air, respirant l'odeur de la vengeance à venir.

Snape arrive face à lui à toute vitesse, ne sachant qui il va trouver face à lui.

« Macnair ! Toi ! » Snape est en rage en voyant l'ancien bourreau debout devant lui la baguette à la main.

« Ah, ce cher Severus… Content de me voir ? Non ? Dommage… Moi, je suis très content vois-tu, nous avons quelque chose à régler, toi et moi ! » Macnair s'adresse à Severus d'un ton calme, cachant sa haine profonde pour cet homme qui les avait trahis.

« Macnair, où est-elle ! OU EST-ELLE ! Dis-le-moi où je te tue ! » crache Severus à un Macnair impassible en pointant sa baguette vers lui.

« Vas-y, Severus, tue-moi, ne te gêne pas… Tu parles de ta putain? Oh, tu sais, elle est aussi du goût de notre ami commun… Queudver… Tu vois, elle est en bonne compagnie. Oh, bien sûr, on lui a peut-être fait… Enfin, pas la peine de t'expliquer, tu comprends bien ce que je veux dire, n'est-ce pas Severus ? Je n'ai pas besoin de te faire un dessin pour te faire comprendre ce qu'on peut faire avec… Elle m'attend, tu sais !» ironise-t-il, d'un air mauvais, cherchant à exacerber la colère de Snape, espérant le déstabiliser.

« Tu ne toucheras pas un cheveu d'Hermione, je t'aurai tué avant ! Queudver, cet infâme petit avorton puant est encore en vie ?… VIENS DONC QUEUDVER ! Tu n'es rien d'autre qu'une raclure, viens donc me montrer ce que tu vaux, pourriture ! » s'emporte Severus.

« Allons, Severus, tu ne peux pas l'empêcher de s'amuser un peu. Et puis, toi et moi, on a des choses à se dire, non ? Nous avons notre temps !» A peine a-t-il fini de prononcer sa phrase que Severus pointe sa baguette vers lui en hurlant :

« EXPERLLIARMUS ! »

Malheureusement pour lui, Macnair avait prévu le coup, et évite le sort. Il riposte en hurlant :

« CONFRINGO ! »

Severus lui aussi évite le sortilège de justesse, heureusement pour lui. Des éclairs jaillissent de part et d'autre, chacun des antagonistes cherchant à prendre le dessus. Severus se rapproche de plus en plus de Macnair qui lui résiste trop à son goût. Soudain, la fureur de Snape est telle qu'il n'envisage même plus la magie et court en hurlant vers Macnair trop surpris pour réagir. Severus se jette sur lui et le plaque au sol. Il lui assène un coup de poing, mais Macnair répond d'un coup de genou dans le ventre, qui oblige Severus à le lâcher sous le coup, le souffle coupé. Macnair en profite pour lui envoyer son poing dans la figure, et Severus tombe à la renverse. Macnair se rue sur lui, le prenant à la gorge.

« Tu vas mourir, sale traître ! Tu vas mourir, et ta salope aussi ! T'inquiète, je vais bien prendre soin d'elle ! Alors crève ! » Et il sert le cou de Snape, qui n'arrive pas à se dégager.

Non, Hermione, ça… ne peut pas… Severus pense à Hermione qui a besoin de lui. Il refuse d'abdiquer et se débat autant qu'il peut pour se dégager. Il sent une pierre le long de son corps et s'en empare avant de frapper Macnair au visage. Celui-ci le relâche et Snape se dégage. Macnair comprend désormais qu'il ne lui sera pas aussi facile que ça de tuer Severus. Il le croyait affaibli, et lent, mais il est toujours vif, bien au contraire. Se sachant désormais vulnérable, Macnair transplane à travers les arbres pour échapper à Severus, qui le poursuit. Il repère Macnair et ne le lâche pas. Il lui faut toute son attention pour ne pas le perdre dans le dédale des arbres. Il arrive enfin à sa hauteur et se propulse contre lui, le projetant contre un chêne. Macnair tombe lourdement et se tient prêt à recevoir Severus qui se dirige vers lui en courant.

« ENDOLORIS ! » hurle Macnair.

Snape accuse le coup comme il peut, l'évitant à peine, et perd l'équilibre, en lâchant sa baguette. Macnair n'a pas maintenu le sort et s'apprête à recommencer quand Severus voit sa baguette au sol. Il se jette en avant, l'attrape et crie :

« AVADA KEDAVRA ! »

Il a senti toute l'énergie jaillir de son corps, libérant toute sa haine et sa peur de ne pas revoir Hermione en vie. Il jette chaque parcelle de magie dans ce sort mortel qui atteint sa cible sans que celle-ci n'ait le temps de réagir.

Macnair a juste le temps de prendre un air surpris, avant de tomber au sol, mort. Ses yeux ouverts continuent de regarder Severus qui se penche sur lui pour lui cracher dessus.

Il se reprend tout de suite, pensant à Hermione aux prises avec Queudver. Peu importe la douleur de l'endoloris, il n'en a pas cure, il la connaît déjà. Il transplane vers l'endroit où l'attendait Macnair.

« HERMIONE ! HERMIONE ! » Un bruit à droite, et il se précipite à toute vitesse. Il parcourt une centaine de mètre avant de s'arrêter et d'écouter à nouveau. Rien… Pas un bruit… Seul son cœur qui bat à tout rompre brise le silence dans ses oreilles.

« HERMIOOONNNNNE !»

La rage le fait exploser et il se remet à courir, encore plus vite, à l'aveugle, espérant être sur le bon chemin. Il sent qu'elle n'est pas loin. Il entend soudain un cri de femme plus loin devant lui, derrière un arbre. Il se lance en avant pour découvrir Queudver recouvrant Hermione de son corps de manière abjecte. Les vêtements d'Hermione sont arrachés, sa peau est pleine de bleus et de griffures sanguinolentes, et un filet rouge s'écoule de sa bouche. Son sang ne fait qu'un tour. Il attrape l'homme, qui n'a même pas pris la peine de se tourner vers lui, par le col et le tire violemment en arrière, le jetant au sol. Il voit le pantalon défait, le sexe tendu de Queudver, et se retourne d'un coup vers la jeune femme qui met ses mains sur sa féminité, en pleurant.

« Hermione, il t'a… ? Il… ? » lui demande-t-il, glacé d'effroi en la voyant dans cet état. Il se rue vers elle pour la prendre dans ses bras, puis enlève sa cape pour la recouvrir.

« Non, il … n'a pas eu le temps… » pleure-t-elle dans ses bras. Il la tient contre lui et lui caresse les cheveux pendant qu'elle sanglote. Elle tremble contre lui, cherche à se perdre dans ses bras pour se protéger. Il se sent tellement impuissant, et… en COLERE !

Severus se lève doucement puis se retourne vers l'infâme vermine toujours à terre qui n'a pas osé bouger. Il toise Queudver de son air le plus mauvais.

« Eh bien Severus, comme on se retrouve… Dis-moi, elle est bien bonne, Granger. Tu peux bien la partager un peu, hein Severus… » Queudver lâche ses mots dans un sourire sournois, comme il l'a toujours fait. Il sait qu'à jouer comme cela, il va se faire tuer. Macnair n'est pas là, il a compris que Snape l'avait vaincu. C'est son tour à présent. Peu importe, il a eu sa vengeance avec Granger. Il l'a salie. Peut-être pas autant qu'il l'aurait voulu, mais ça valait le coup quand même.

« Ordure ! Je vais te tuer ! » Il pointe sa baguette vers l'homme à terre, prêt à l'envoyer en enfer, lorsque soudain Harry Potter et d'autres Aurors apparaissent devant lui.

« Non, Snape ! Arrêtez ! » lui crie Harry.

« Oh non, Potter, je vais me charger de lui, définitivement ! Vous arrivez trop tard ! » hurle Severus levant de nouveau sa baguette, prêt à envoyer la pourriture en enfer.

Harry s'interpose alors entre Snape et Queudver, tendant la main en avant pour tenter de le dissuader de lancer son sort.

« Non, Snape, laissez-nous nous occuper de lui ! Je vous promets que vous n'entendrez plus jamais parler de lui. Il va aller pourrir à Azkaban, il n'en sortira jamais ! » dit Harry en espérant arriver à convaincre Snape. Ce dernier voit Queudver qui a retrouvé son sourire cynique, et n'a plus que l'envie de le lui effacer à jamais.

« Potter, vous ne m'empêcherez pas de… » commence Severus qui tente de pousser Harry, déterminer à faire payer ses actes à cette vermine qui le regarde en souriant.

Il se moque de moi ! Ce petit enfoiré se moque de moi ! s'emporte Snape dont le sang ne fait qu'un tour. Snape parvient enfin à écarter Harry et s'apprête à achever l'ordure, quand Potter, encore une fois, essaie de l'arrêter avant l'irréparable.

« Professeur, n'utilisez pas votre magie sur lui ! Je ne pourrai pas vous défendre si vous le tuez alors qu'il est sans défense ! »

Snape se retourne vers Harry, haineux, quand il entend cette petite voix stupide lui titiller les oreilles…

« Alors, Snape, on ne peut rien faire contre moi ? Décidément, tu n'as pas de chance… » se moque encore une fois l'avorton.

Cet imbécile de Queudver jubile devant Snape. Il croit que les Aurors le tiennent entre leurs mains et qu'il n'osera rien faire. Snape, haletant, sait qu'il ne pourra pas éteindre sa colère, trop forte, il faut qu'il fasse quelque chose. Il jette sa tête en arrière en criant de rage. Il regarde alors Harry d'un air qui fait comprendre à ce dernier que Queudver ne va pas s'en sortir sans mal.

« Je ne peux pas utiliser ma magie ? Très bien Potter, vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas écouté ! »

Et il se retourne vers Queudver, s'avance vers lui soudainement, avant de lancer son pied entre ses jambes, écrasant d'un coup cette partie de lui qu'il n'est pas prêt d'utiliser avant un bon moment.

Oh que c'est bon ces hurlements ! Ca y est, il se sent enfin soulagé d'avoir pu faire quelque chose. Il se demande s'il ne pourrait pas lui en donner un autre coup, tant qu'il y est. Il se penche vers la chose hurlante, et l'empoigne. Il lève le poing, prêt à le frapper.

« SEVERUS ! ARRETE ! » La voix d'Hermione le stoppe net. « Arrête, je t'en prie. Laisse Harry s'occuper de lui » Les sanglots d'Hermione ramènent Severus à la réalité. Il regarde Queudver, puis Hermione, hésitant encore sur ce qu'il va faire. Puis il baisse le poing lentement, pas sûr de prendre la bonne décision, et rejoint Hermione qu'il a délaissée pour satisfaire sa soif de tuer le salopard à terre. Se retrouver près d'elle si fragile le plonge soudain dans un grand désarroi.

« Hermione, oui… Je vais te ramener… Comment ai-je pu te laisser seule… » Severus se sent dépassé par ce qui vient d'arriver.

« Arrête, ramène-moi chez nous, je ne veux pas rester là… » Severus ressert sa cape autour d'elle, puis la soulève pour l'emmener loin d'ici. Harry, qui ne savait pas que quelque chose se passait entre eux, les regarde d'un air éberlué.

« Potter, je crois que vous avez quelque chose à faire, alors, cessez de nous regarder comme ça ! » crache Severus à Harry.

« Oui monsieur… Je… Nous pouvons la ramener au château, monsieur, vous n'êtes pas… » tente de dire Harry.

« NON POTTER, c'est moi qui la ramène, compris ! Occupez-vous de vos affaires. Rien ne se serait passé si vous aviez fait votre boulot ! Comment ont-ils pu venir jusqu'ici sans que vous ne soyez au courant ? Expliquez-moi Potter, et regardez bien votre amie ! Dites-moi que vous avez fait tout ce qui est en votre pouvoir pour éviter ça ! » La fureur se lit dans le regard de Snape. Il tourne alors le dos au groupe et se dirige vers le château, Hermione dans ses bras, qui le sert autant qu'elle le peut. Mille questions se pressent dans sa tête. Il la sent contre lui, ne veut penser à rien d'autre qu'à elle.

« Je suis tellement désolé Hermione. Je n'ai rien vu venir, je suis inqualifiable. Je vais prendre soin de toi. Tu vas rester avec moi, je ne te quitterai pas. Pardonne-moi, pardonne-moi ! » l'implore-t-il. Mais Hermione est trop faible pour lui répondre et se contente de lui faire un signe pour lui dire qu'elle a compris. Il est venu la sauver, il aurait pu ne pas se rendre compte tout de suite de sa disparition, mais elle a compris qu'il n'avait pas perdu de temps pour la rechercher. C'est ce qui l'a empêché de subir des sévices bien plus lourds qu'elle n'a vécus. Elle ne lui dira pas toute la vérité sur ce que Queudver lui a fait. S'il n'a pas eu le temps de la forcer avec son sexe, il a malheureusement eu tout le loisir de le faire avec ses doigts dont les ongles acérés lui ont meurtri les chairs. Non, elle ne lui dira pas, en tout cas, pas tout de suite. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que cette blessure ne s'effacera jamais, et les images, les sensations réapparaîtront sans qu'elle ne puisse rien y faire et elle tremblera encore et toujours en y repensant.

Ils arrivent enfin au château où la directrice, le professeur Flitwick et Mme Pomfresh les attendent.

« Oh mon dieu, Miss Granger ! Comment va-t-elle Severus ? » s'inquiète Minerva en voyant l'état d'Hermione. Mme Pomfresh s'avance pour se faire un avis, mais Severus ne la laisse pas approcher.

« Mal, Minerva. Je m'en occupe. Non, Mme Pomfresh, inutile d'insister, c'est moi qui m'occupe d'Hermione ! » Et il se dirige vers son appartement, là où il pense qu'Hermione se sentira le mieux. Il entre et l'emmène aussitôt sur le lit où il la dépose délicatement.

« Tout va bien Hermione, je suis là, je vais m'occuper de toi… » lui dit-il tout bas, d'une voix aussi douce et calme que possible et qui, l'espère-t-il, ne trahit pas l'angoisse qui le tenaille.

« Oui Severus, je sais… » répond Hermione dans un souffle, totalement épuisée. Tellement épuisée qu'elle ne peut pas verser une seule larme.

« Attends, je vais te chercher une potion pour te soulager de ta douleur… » Il se précipite dans son bureau, et revient avec des flacons dans les mains.

« Tiens, je t'ai apporté ce qu'il te faut… »Hermione sourit devant cet homme qui vient de lui ramener à peu près tout ce qu'il a comme potions d'apaisement.

« Tu sais, un seul flacon suffira… » dit Hermione tout bas.

« Oui, je sais, je me suis un peu précipité… Tiens, bois ça, ça va agir vite. Je t'amène des onguents pour tes plaies » Il revient et recouvre chaque blessure de cette crème apaisante qui devrait, il l'espère, empêcher des cicatrices d'apparaître.

« Hermione, je… » Severus voudrait parler, dire quelque chose, mais il n'y arrive pas.

« Chut Severus, on verra plus tard… j'ai juste besoin de dormir… Ca va aller Severus… Je suis avec toi, je ne risque plus rien » Elle ferme les yeux. Severus ne lui a rien dit mais il avait ajouté une potion de sommeil dans le flacon afin de la libérer au plus vite de ses souffrances. Maintenant qu'Hermione est calme et endormie, il va s'occuper de ce Potter de malheur ! Il appelle l'Elfe de maison pour lui demander de rester auprès d'Hermione et le prévenir en cas de souci. Dans l'immédiat, il doit faire une chose qui le démange fortement…

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Pas facile d'être l'amie de Severus quand même…

Merci Aë pour tes petits commentaires ! Et n'hésitez pas à me laisser les vôtres, je les apprécie beaucoup !

- « Très bien, c'est ça, retourne au Château, j'ai encore besoin d'un verre ou deux ! » aboie-t-il, l'alcool ayant déjà commencé son ouvrage dans son cerveau. Il la fixe en tenant la bouteille, prêt à se resservir, pour la défier encore une fois. Saoûlard !

- Queudver suit son acolyte et regarde les courbes féminines d'Hermione en se pourléchant les babines, loup de Tex Avery... ? Exactement !^^