Bonjour tout le monde, aujourd'hui, pour le moment où j'écris, c'est pas la forme, je me sens pas très bien dans mes baskets. J'espère que ce n'est pas votre cas à vous. :'(

En tout cas, ce chapitre possède de la magie en grande partie, j'espère que vous aimerez, enfin, je pense que ça devrait être le cas, mais après tout, je ne sais pas ! :}

Comme à chaque chapitre, je vous donne la typographie et le résumé du chapitre précédent:


Alors, la typo:

Toujours dans les mêmes tons Gras / Italique, nous retrouvons les paroles rapportées de Loki.

Secondement, en police normale, nous avons le récit lui-même en sachant que l'ouverture des guillemets signifie qu'un dialogue a lieu.

Et enfin, en Italique, eh bien, ne soyez pas surprit, il n'y a rien. C'est peut-être plus simple comme ça ?


Voici ici le Résumé du chapitre 8:

Loki a été recueilli par Tony Stark, et celui-ci est devenu son tuteur officiel. Alors que Loki continue à s'interroger sur l'endroit où se trouve son frère, et sur le fait même de si il a encore un frère, un violent orage provoque un incendie dans la Tour Stark, et Snorri y apparaît, attisant les flammes. Loki est alors immobilisé dans la Tour qui commence à mal supporter la chaleur des flammes, et alors que Tony est sorti, Loki entend la voix de Thor avant de sombrer dans le coma, suite à la chute du toit sur son crâne. Est-ce un rêve ou une réalité ?


Toujours en mode POV Loki

Bonne lecture !


Loki: Dernier Roi d'Asgard


J'avais mal. La douleur était la seule chose qui me montait à la tête. En parlant de ma tête, je m'étais pris un gros choc parce que j'avais un bandage, qui m'empêchait d'ailleurs de voir avec l'œil gauche. Quelqu'un me touchait le visage, m'appliquant une sorte de crème contre les brûlures alors que Tony me tenait la main, la sienne étant rougissante. J'avais toujours ce maudit lien à la magie Noire, qui m'empêchait, me privait normalement, du moindre contact peau contre peau.

Peut-être était-ce la raison pour laquelle l'homme qui me touchait au visage portait des gros gants en caoutchouc.

Mon œil droit s'ouvrit, et Tony Stark laissa un sourire imprégner son visage.

"Tu es de retour parmi nous."

"Qu - Que s'est-il passé ?"

Il baissa la tête vers ma main, la serrant un peu plus dans un geste dangereux. Il ne voulait pas en parler.

"Tu es parmi nous, c'est une bonne chose, je vais chercher les autres."

"Thor est revenu ?"

Il marqua une longue pause, me regardant dans les yeux. "Non. Il n'en a rien fait."

Puis il sortit de la pièce, sur le ton froid qu'il avait employé.

Je ne comprenais pas. J'étais sûr d'avoir entendu Thor quand j'étais dans l'incendie, était-ce mon imagination qui me jouait des tours ?

Ou Tony Stark qui me mentait ?

Je ne pouvais pas savoir exactement, mais je pensais avoir ma petite idée. Je me levais, repoussant au passage la personne qui me soignait, et je me dirigeais vers la porte. Si personne ne voulait m'aider, j'allais me débrouiller tout seul. Thor avait besoin de moi.

Ou était-ce moi qui avait besoin de lui ?

Bref.

J'étais maintenant hors de la petite chambre d'hôpital que l'on m'avait attribuée, et mes yeux parcouraient tout le couloir. Tony Stark s'approcha.

"Retourne à ta chambre. Tout de suite."

"Pas question ! Je vais chercher Thor, si personne ne s'inquiète pour lui, ce n'est pas mon cas !"

Ses poings se serraient avec rage. "Retourne à ta chambre, immédiatement !"

"Non !"

Ils passèrent au rouge, ses yeux prenant une couleur sombre. "TA CHAMBRE, TOUT DE SUITE !"

J'avais reculé, par instinct, et cela l'avait énervé. Je n'y étais pour rien. Il s'avançait vers moi, en colère, les poings rouges d'Éther, et alors qu'il me prenait le cou entre ses mains, celles-ci me brûlaient la peau, ravivant la plaie cicatrisée du S, la faisant saigner encore.

Je gémis.

Il s'arrêta.

Recula.

Et me demandait, en une voix énervée. "Retourne à ta chambre. Thor est décédé. Tu dois t'y faire."

"Non."

"Non ?"

"Parce que je suis sûr et certain de l'avoir entendu pendant l'incendie que l'éclair a provoqué. Il était là, j'en suis persuadé."

Mes bras se serraient vers mon cou, empêchant ainsi le moindre contact physique avec quiconque. Il ne fallait pas qu'on me touche. Surtout pas.

Tony se plaça devant moi. "Certain ? Je te dis que non."

"J'étais encore dans le bâtiment, pas toi !"

"Ne me cherche pas !"

Je reculais, puis jetais un coup d'œil dans le fond du couloir, apercevant Jane Foster. Je me dirigeais vers elle, l'interpellant. Elle ne m'entendais pas. Je m'approchais alors, me mettant juste à coté d'elle, en espérant qu'elle n'allait pas me heurter. Pas que ça me ferait mal, mais à elle, oui.

Elle tourna, et tomba nez à nez avec moi. "Oh, bonjour monsieur... Loki !? Comment vas-tu !? Ça faisait longtemps ! Une semaine que tu n'es pas revenu à l'appartement ! Thor croyait que tu avais péri, j'étais inquiète."

"Jane, calmez vous, je vous prie. Non, je vais très bien, oui, mais Thor ?"

"Il va bien. Un peu dépressif, mais il va bien. Il avait cru que tu avais disparu."

"Je suis désolé."

Elle voulu prendre mon bras, mais j'eut immédiatement un mouvement de recul. Pas touche.

"Viens à la maison ! Thor et Sygin seront ravis !"

"Certes, mais pas moi. Je dois rester ici, avec Tony Stark, c'est lui mon tuteur maintenant, mais c'est une aimable proposition de votre part, que je ne tâcherais pas d'oublier."

"N'hésite pas à revenir ou même passer quand tu veux."

"Bien entendu."

Elle se retirait, se dirigeant vers une salle dans laquelle Erik Selvig, ayant du être endommagé pendant l'attaque Snorrienne, reposait.

Ma tranquillité face à la discussion que nous venions d'avoir était assez impressionnante. Tony vint plus près de moi, me prenant doucement le bras en sautillant, recopiant à la perfection Jane Foster.

"Viens à la maison !" Il imitait une voix féminine, se moquant clairement de l'attitude de la jeune femme. Puis il arrêta son petit jeu, se mettant plus calmement à coté de moi. "Je me demande comment tu peux être aussi calme."

"C'est tout un exercice, mais Thor m'a habitué à la connerie dès mon plus jeune âge. Plus rien ne me perturbe maintenant."

"Ouais, j'vois." Il tournait la tête vers les gens qui attendaient dans le grand couloir, et vit Thor au loin. "Hé." Il s'approcha de mon oreille alors que mes yeux étaient rivés sur le dieu du Tonnerre, mon cœur battant à tout rompre. "Tu l'aimes, hein ?"

"Suis-je si transparent ?"

"Nan, c'est juste que tes yeux trompent personne."

"Et dire qu'il ne l'a même pas remarqué... Il a fallu que je lui dise."

Ses yeux se fixèrent sur les miens. "Et comment il l'a prit ?"

"Très mal."

"Oh."

Thor lança un œil intrigué à travers tout le couloir, puis là, il croisa mon regard, et s'approcha vivement, me prenant malheureusement dans ses bras, sans que je puisse riposter.

"THOR !"

Sa main virait doucement au noir, alors qu'il se poussait en un sursaut. Sa main retourna à sa couleur d'origine après quelques secondes, mais il en restait choqué.

Croyait-il que je l'avais attaqué ?

"Loki, mais où étais-tu ?"

"A la Tour Stark, chez mon tuteur. ET TOI !? TU M'AS FAIS UNE DE CES PEURS !"

"Loki -"

"J'AI CRU QUE TU ÉTAIS MORT, ABRUTI CONGÉNITAL !"

"J'ai cru pareil de toi... Mais quelle est cette sorcellerie en toi ?"

"La même, qui a évolué."

Il sembla soudainement désappointé. Il baissait la tête, mais lorsqu'il tenta de prendre ma main, j'eut un nouveau mouvement de recul.

"Loki... Laisse moi prendre ta main."

"Pendant que tu y es, mon cher frère, ne peux-tu pas me demander "Laisse moi mourir par ta faute, s'il-te-plait" ?"

Tony gloussa.

"Non, ce n'est pas drôle du tout, Tony Stark." Dis-je, me tournant vers lui qui riait aux éclats.

C'est alors qu'il fit un geste très vague, et se tourna vers moi, ses yeux pleins de larmes de rire.

"Non, je me doute que ce n'est pas drôle, mais ça me fait rire, moi."

On entendit alors un cri provenant du centre-ville, un cri aigu, féminin, qui semblait demander de l'aide. Je pris l'initiative d'y aller en premier, et quand j'avais franchi la porte de l'hôpital, une vraie catastrophe nous était alors tombé dessus. Pleins de jeunes femmes et de jeunes hommes ainsi que des enfants étaient en morceaux par terre.

Sygin était juste devant les corps, regardant l'un des Midgardiens. Et Snorri s'en approchait avec rage et conviction.

"SYGIN !"

J'avais tendu la main vers elle dans un mouvement protecteur, et tout avait basculé. Snorri s'était vite enfuit en voyant ce spectacle. Une puissante magie noire sortit de ma main, et heurta le cœur de la belle blonde. Elle sombra dans l'inconscience, alors que Thor accourait vers elle, et lui rendait sa couleur d'origine.

J'étais immobile, mais j'avais reculé d'un pas, et le sol était brûlé de magie Noire, qui commençait à s'étendre sur les cadavres et à les rendre en cendres. Mes yeux pleuraient des larmes de sang tandis que tout était devenu chaos autour de moi, Thor me lançait des yeux pleins de larmes, et que Sygin n'ouvrait pas les yeux.

J'étais un danger, maintenant. Il fallait que je disparaisse.

Je reculais encore, ne cherchant pas d'endroit spécifique où aller, ne regardant que Sygin inconsciente dans les bras de Thor.

Le sol sous mes pieds noircissait, tandis que Tony Stark tentait de me retenir par le bras, même lui, son bras noirci au contact.

"Loki, reste ici, je suis sûr que ce n'était pas voulu... Elle va nous revenir..."

"Je suis un danger ! Regarde ta main !" Pendant que son attention avait dérivée sur la couleur que prenait sa main, j'avais réussi à me sortir de sa prise et à partir en courant dans toute la ville, les mains devenant noires, alors que des larmes de sang imprégnaient mon visage, qui lui-même prenait cette teinte noire.

Je m'accroupissais, tenant ma main gauche avec force, alors que j'étais prit de soudain tremblements violents, et que mes yeux n'arrêtaient pas de pleurer du sang. Le sol devenait noir, commençant même à former des pics de magie Noire, qui m'enfermaient, faisant une prison de pics sombres et scintillants, et mon visage prenait de plus en plus cette horrible couleur.

"Non ! Aidez-moi, je vous en prie ! Non !" Je regardais ma main être passée complètement au noir alors que même mon bras prenait cette teinte. "Je vous en supplie... Ne fuyez pas..."

Ma vue s'assombrissait, c'était sans doute la fin. Tony Stark apparaissait alors dans mon champ de vision, alors que celui-ci se rétrécissait très rapidement. Mon visage passa entièrement au noir, mis à part mon œil droit qui était encore pâle, et bien vert, celui de gauche étant noir corbeau. Tony vint près de moi, et tenta de me débarrasser de cette cage magique, mais alors qu'il détruisait un pic, un autre poussait et pénétra mon cœur avec violence.

Thor arriva à ce moment là et se jeta sur moi, tentant de me garder conscient. En vain. Mes yeux se fermaient, et j'avais bien cru que je ne reverrai jamais la lumière du jour. Mon cœur battait doucement, celui-ci anéanti par le sort qui l'attaquait, et il tenta de s'arrêter, mais quelque chose l'en empêchait. Et je su ainsi que Thor était là pour moi.

Comme il l'avait toujours fait. Il avait toujours été là pour moi, même quand je venais de faire une énorme gourde, il était quand même là pour me soutenir et trouver des motifs qui m'auraient poussé à faire de tels actes.

Thor, si seulement j'avais pu te le dire autrement. Si seulement j'avais pu te dire que je t'aimais en d'autres termes que lors d'une dispute.

J'aurais tellement aimé...

Seulement revoir ton visage en cet instant de faiblesse.


Thor était plus qu'un simple frère pour lequel j'avais des sentiments, il était mon tout, celui qui me permettait d'avoir une vie cohérente. Celui qui me soutenait, dans les rires comme dans les larmes. Celui qui savait me dire les erreurs que j'avais commises. Et Sygin, ma pauvre Sygin. Je lui ai fais du mal en voulant la protéger d'un tout autre adversaire. Je n'ai même pas été, en cela, capable d'assurer sa sécurité. Je lui avais donné ma parole que jamais je ne lui voudrais de mal et ne lui en ferait pas. Je m'en voulais tellement, j'avais même espéré que le pic de Magie Noire qui allait repousser finisse dans mon cœur et me tue. Peut-être avais-je été entendu, mais pas vraiment. J'avais souhaité mourir, et ça ne s'était pas fait, mais j'avais souhaité que le pic me fasse souffrir, et c'était chose faite.

Oh, si seulement elle avait su me pardonner après cela. Elle l'avait fait en quelques sortes, mais je sentais que ce n'était pas encore très certain. Elle se méfiait de moi. Comme d'un monstre. Comme du monstre.

Comme du Jötun.

Comme de moi. N'était-ce d'ailleurs pas le cas ?