Salut à tous ! SAns plus attendre un nouveau chapitre des aventures de Sophie Meadowes.
On en découvrira un peu plus sur sa famille et la Haute Société Sang Pur ainsi que les dynamiques. Sophie n'ayant que 11 ans, elle ne s'y intéresse pas assez, mais au fur et à mesure des chapitres, je déveloperai cette partie qui me paraît importante.
Je vous souhaite une bonne lecture !
Je pensais également intervertir dès la deuxième année de Sophie et passer à la narration à la première personne du singulier. Il y aura des passages d'un point de vue externe mais qui seront bien séparés du reste pour plus de visibilité. Qu'en pensez vous ?
XXX
Chapitre 7 – We wish you a Merry Chstimas
Good tidings we bring
To you and your kin
We wish you a merry Christmas
And a happy new year !
20 Décembre 1972 – Manoir Mulciber, Flagley Le Haut, Yorkshire.
Sophie soupira de lassitude. Dorcas la fusilla du regard et Mélinda lui offrit un petit sourire contrit. La petite portait une robe montrant la noblesse des Mulciber et des Warren : le buste était étroit et buqué, la robe unie de couleur émeraude, engoncée dans un châle pèlerine, ajustée d'un bandeau plat, la jupe gonflée de crin de licorne et ajourée de volants et rubans et rubans de dentelle de jade. Ce qui n'allait absolument pas avec ses cheveux s'en dessus dessous, sa posture avachie et sa démarche maladroite.
En effet, Mélinda s'était arrangée pour éviter sa famille au maximum depuis qu'elle avait quitté la Grèce et ré aménagé en Angleterre lorsque celle-ci avait eu vent de sa grossesse.
Eileen avait beau être reniée, n'empêche qu'elle avait cafté sa cousine. Comme si ça allait annuler le fait qu'elle ait été brûlé de son arbre généalogique. Ratée.
Quoiqu'il en soit, Mélinda daignait répondre aux invitations de sa famille seulement et uniquement pour le bien être de ses filles. Elle souhaitait vraiment que sa progéniture les connaisse et se fasse une opinion par elles-mêmes : c'est ainsi que ses enfants avaient grandi avec leur autre cousin, leurs oncles, tantes et arrières grands parents. Souvent, Mélinda retrouvait sa grand mère à St James' Park où Eileen l'accompagnait et restait dans l'ombre afin de ne pas être attaquée par sa propre famille. La grand mère Warren récupérait les petites pour le week-end une à deux fois par mois puis les ramenait à Regent's Park où la Cracmol récupérait ses enfants via transplanage d'escorte avec la mère de Severus ou en voiture. Le reste de leur temps libre, les deux Meadowes traînaient avec celui-ci une à trois fois par semaine quand leur grande cousine leur rendait visite ou qu'elle le déposait pour lui éviter un trop plein de brutalité avec son géniteur.
Mélinda s'empara de la main de sa cadette et l'entraîna à sa suite et à celle de son aînée.
Flagley Le Haut était un village semi sorcier du Yorkshire où s'étaient implantées des familles sorcières. Les moldus y étaient tolérants ou soumis à des sortilèges de confusion et de repousse moldus en fonction des zones. L'imposant manoir des Mulciber, de style Tudor, se tenait en haut d'une colline colossale surplombant le village. La nature verdoyante et sauvage peaufinait leur protection contre le bas peuple, notamment les êtres inférieurs qui vivaient dans le village.
Si Dorcas avait intégré les préceptes Sang Purs de sa famille en apparence afin de se les mettre dans la poche en bonne Serpentard qu'elle était, Sophie ne retenait rien et s'en moquait comme de l'an 40.
Dorcas posa sa main sur le portail qui s'ouvrit, la reconnaissant comme un membre de la famille, laissant les 3 silhouettes pénétrer. Sophie traînait des pieds et donnait des coups aux cailloux parsemant les chemins sinueux et gravillonnés menant de l'entrée du domaine à la demeure.
Sophie laissa comme à chaque visite son regard errer.
Le but du parc du Manoir était d'imiter la nature et de s'inspirer de son côté sauvage afin d'en créer l'effet produit sur l'âme humaine avec un décor naturel dans une démarche artistique et architecturale. C'était pourquoi l'endroit était un tel havre de paix pour Sophie : une poésie l'exaltait, on aurait dit un réelle peinture vivant en parfaite opposition avec le style français ou hollandais à leur apogée. Le refus de régularité était assumé, les arbres étaient luxuriants de leurs branches aux rameaux évitant à la perfection les figures géométriques. Les sensations qui s'en dégageaient étaient reposantes, le décor constitué était libéré. De petits chemins sinueux se faisaient entourés de bancs prévus pour les promeneurs et on pouvait observer des plantes herbacées ou grimpantes, des roses et de l'abondance à profusion allant des géraniums, d'hémérocalles, de vesces et de lys. On entendait les insectes attirés par le fenouil, les renoncules, les soucis, les orties et les marguerites trouvées en bordures de jardin. Ce havre écologique était une source de plaisir pour l'observation et était la seule chose accueillante de l'antre des Mulciber. Les rivières traversaient le tout, et on pouvait les dépasser par le biais de petits ponts de pierre ou de granit ouvragés. Le parc était entouré de la forêt environnante prenant racine sur le haut de la colline Mulciber et le tout était délimité par un portail de fer forgé magique et par des haies formant un mur vert florissant en été et fruité à l'automne. Un sentiment d'intimité et de quiétude s'en dégageait.
Un elfe de maison crasseux et à l'aspect miteux qui faisait toujours de la peine à Sophie leur ouvrit la double porte qui obstruait l'entrée. Il récupéra leurs chauds manteaux d'hivers et capes de velours ensorcelées avec dévotion et transplana.
Mélinda s'élança élégamment jusqu'au salon principal suivie de ses deux filles. Asmodeus, son frère cadet, était installé confortablement dans un lourd fauteuil qui faisait davantage penser à un trône qu'à autre chose. Il lisait la Gazette Du Sorcier avec intérêt, ses sourcils se fronçant et se détendant intempestivement dépassaient du papier. L'elfe transplana devant les trois filles et les annonça. L'homme claqua de la langue avec agacement et la créature disparut aussitôt. Il termina son journal comme s'il n'avait jamais été interrompu, Mélinda décida que le manque de respect était trop pour son calme habituel et s'installa dans le siège occupé habituellement par sa belle sœur. Ce qui, chez les sorciers de hauts rangs, ne se faisait pas.
Bien sûr, il ne fallait pas trop en demander à Asmodeus : issu de deux familles de sorciers consacrées, les premières familles magiques apparues dans le monde étaient ainsi appelées, il estimait qu'il valait mieux que sa sœur aînée, simple cracmol, incapable de manifester sa magie.
Asmodeus termina sa lecture et daigna enfin relever la tête. Un sourire mauvais ourla ses lèvres.
-Sophie, redressez-vous ! Cessez d'être aussi lisible, voilà qui est agaçant, ordonna Asmodeus de son ton le plus autoritaire. Pourquoi ne peut-elle pas prendre exemple sur Dorcas ? s'agaça-t-il à l'adresse de Mélinda. Pourquoi par Salazar alors qu'elles ont été élevées par la même personne ?
-Je ne te reprends pas sur l'éducation de ton fils, laisse donc mes filles en paix, grinça Mélinda.
En effet, Asmodeus était du genre intraitable et son fils était aussi emporté que sa jeune cousine. Nul doute concernant les traitements qu'il avait subi pour se soumettre aux idées pro Sang Pur de son père. La seule exception concernant tout cela restait Mélinda, et cela seulement grâce à la protection du grand père Warren. Et aussi de l'affection que pouvait lui vouer Asmodeus, ne lui en éplaise.
Une grande femme élégante et élancée aux cheveux aussi bruns que son mari était châtain et aux yeux aussi noirs que ceux de son mari étaient couleur de jade pénétra dans la pièce. Tout en elle respirait l'aristocratie comme cela était le cas pour les Sang Purs de ce monde. Morticia Mulciber née Martell était issue d'une lignée de Sang Purs français. Elle avait une sœur d'un an sa cadette, Nyméria, qui avait épousé le père de Stephan Averty. Suite à son mariage arrangé, la jeune femme pétillante et pleine de vie était devenue austère et s'était soumise à son mari et sa vision des choses. Souffrant des sévices subis par son fils, elle s'était faite silencieuse et solitaire et tentait d'apporter un peu de douceur aux enfants qui pénétraient la maison qui lui servait de cage dorée. Si elle s'entendait extrêmement bien avec sa belle sœur et considérait ses nièces comme ses filles depuis le décès prématuré de ses jumelles, elle n'en laissait rien paraître. L'affection difficile à développer et précaire mais réelle que son époux et elle avaient fini par partager avec les années lui avaient rendu la vie facile, bien qu'elle n'ai guère d'autre choix. Le mariage chez les sorciers était un lien magique et unique qu'on ne pouvait briser. La cérémonie pouvait s'apparenter à une sorte de Serment Inviolable.
Dorcas pivota et exécuta une révérence parfaite alors que Sophie la malhabile faillit tomber et garda l'équilibre par un exploit inexplicable. Si Dorcas baissa légèrement la tête en signe de respect sans pour autant se soumettre, avec un sourire poli, les pans de sa robe légèrement écartés afin de ne pas outrager la bienséance et les jambes légèrement fléchies, Sophie ressemblait davantage à un mime novice en la matière.
-Pourquoi n'iriez-vous pas rejoindre Damon ? proposa Morticia avec un sourire doux. Il est dans la Salle d'Etudes, il a fini à l'instant ses devoirs.
-Excellente idée ! Nous avons à parler, lâcha abruptement Asmodeus.
Les deux Meadowes acquiescèrent et prirent congés. La porte claqua dans leur dos et Sophie sentit un frisson lui remonter l'échine. Bien que somptueux, le manoir l'avait toujours inquiétée : une aura néfaste s'en dégageait. Dorcas, connaissant les troubles de sa cadette, lui prit la main et l'entraîna à sa suite. Un escalier de marbre à la rambarde de fer forgé couleur obsidienne menait au palier suivant. A cet endroit, l'escalier se dédoublait, l'un allant sur l'aile est et l'autre vers l'aile ouest. C'était ainsi à chaque étage : le double escalier rasait les mur et ne se réunissait qu'à chaque palier. Là, une riche mezzanine accueillait le visiteur qui avait ainsi accès aux couloirs et pièces de la demeure et l'escalier se séparait de nouveau pour l'étage suivant.
Voilà qui donnait le tournis à Sophie à chaque visite.
Au rez de chaussée, on trouvait le Grand Salon, la Salle de Réception, celle des Bals, les bureaux d'Asmodeus, son père et son grand-père, ainsi que l'accès aux jardins anglais en suivant la terrasse prolongeant les Salles principales.
Au premier étage se trouvaient la bibliothèque digne de celui décrit dans la Belle et la Bête avec des étagères montant jusqu'au plafond, des échelles coulissantes et des mezzanines pour s'installer et lire sur place, la Salle d'Etude, les chambres des grands parents Mulciber et arrières grands parents aux ailes est et ouest avec leurs salles de bains privatives et divers petits salons et boudoirs.
Au deuxième étage, on pouvait pénétrer la chambre parentale, la chambre de l'héritier, une Salle de Jeu, une Salle de Duels, une antichambre et le Salon des enfants.
Au troisième étage, on trouvait l'aile des invités et divers salons d'hivers ouverts sur le parc grâce à des baies vitrées s'étalant du mur au plafond et des salons d'été menant sur des balcons-terrasses et protégés par des tonnelles magiques.
Aux sous-sols se situaient les cuisines et cachots et à le grenier servait de débarras.
Non, la demeure était trop grande, étriquée, sans âme au goût de la petite.
Les deux filles trouvèrent finalement leur cousin soigné par son elfe attitré. Visiblement, il avait subis des maléfices noirs et vicieux.
-Damon ? Qu'est-ce que tu as eu ? s'inquiéta Sophie en se précipitant à petits pas aux pieds du garçon.
Dorcas secoua la tête alors que Sophie s'agenouillait près de l'elfe, observant ses gestes minutieux avec intérêt. Sophie avait toujours adoré ces êtres à l'inverse des gobelins. Il lui arrivait de les nourrir en cachette et d'avoir de longues conversations avec eux.
-Ne t'avais-je pas dit de te taire lorsque ton père t'imposait ces leçons ? s'agaça Dorcas en s'asseyant sur le siège près de son cousin en caressant ses cheveux. Même Sophie ne se fait pas remarquer à Poudlard !
Damon secoua la tête agacé et Sophie fusilla sa sœur du regard.
-J'ai juste …
-Ne réponds jamais à ton père, Damon, et obéit lui. Tu as le droit de ne pas penser comme lui. Lorsque tu seras adulte tu pourras faire comme bon te semble et penser ce que tu désires. Si tu continues ainsi, tu finiras comme Sirius Black.
Sophie fronça des sourcils, ne situant pas le garçon. Avec les différentes réceptions et divers bals auxquels elle avait assisté, elle avait rencontré beaucoup de personnes qu'elle n'avait jamais gardé en mémoire : ces petits imbéciles pensaient que les gens comme sa mère ne méritaient pas la vie, ou alors une vie de servitude comme les elfes et les moldus.
C'était un remix sorcier de la guerre de 1945.
De plus, Sophie était le genre de personne qui ne retenait que ce qui était digne d'intérêt selon elle, et ce Sirius ne devait pas en faire partie.
Damon acquiesça difficilement puis sourit gentiment à sa jeune cousine en lui tapotant le haut du crâne. La petite secoua vivement la tête pour se débarrasser de cette main.
-Vous avez de la chance, finalement, d'être des Sang de Bourbe… siffla-t-il difficilement.
Dorcas le fusilla du regard et Sophie poussa un petit cri offusqué.
Oui, à 11 ans, on pouvait être offusqué.
-Comprenez-moi bien, je n'ai aucune sympathie pour cette vermine, cette sous race…
-C'est de notre mère que tu parles !
-… mais au moins, on ne vous façonne pas à coups de Doloris dès que vous avez une retenue et que vous faites perdre des points à votre maison… souffla péniblement l'enfant.
-Il faut que tu tempères ton comportement. Tu es à Serpentard, par Merlin, apprends donc la roublardise ! râla Dorcas en agitant souplement sa baguette autour de son cousin alors que l'elfe continuait d'user de sa magie.
-Mais ces maudits Maraudeurs n'arrêtent pas d'attaquer Severus, ils sont à 4 contre un ! C'est normal que je le défende ! s'écria le petit.
-C'est quoi un Maraudeur ? s'enquit Sophie avec intérêt.
Dorcas claqua la langue sur son palais.
-On s'en fiche d'eux, déclara-t-elle.
-Veille à ne jamais les rencontrer, et si tel était le cas, ne te laisse pas faire, l'enjoignit Damon avec un regard mauvais.
Dorcas resta songeuse un instant puis secoua doucement la tête en rapportant son regard sur ses deux cadets.
-Black doit recevoir pire correction que toi, quant à Potter, j'imagine qu'il est trop pourri gâté pour réellement se soucier des punitions.
-Les beuglants que Black reçoit sont toujours très drôles.
Sophie se souvint de cette animation à la table rouge et or, une fois par semaine. Elle se demandait qui était ce Sirius Black. Ce nom lui disait quelque chose, mais elle n'avait pas retenu le personnage.
-Je n'ai eu que 5 retenues ce trimestre ! s'enhardit Damon avec une grimace.
-Peut-être, mais ton père est moins tolérant, tu devrais cesser de te venger… Ou alors fais le avec plus de ruse, proposa Dorcas.
Sophie observait tout ce remue ménage avec intérêt et écoutait la conversation avec curiosité. Damon fixait obstinément le bout de ses chaussures.
-Il ne faut jamais… jamais… que ça se sache… Pour Tante Mélinda et son mari… articula Damon alors que Dorcas le relevait.
-Pourquoi ? s'enquit Sophie en s'approchant discrètement.
Aussi discrètement que Sophie Meadowes en était capable : c'est à dire avec l'élégance et la rapidité d'un hippogriffe.
Le bruit du transplanage d'un elfe se fit entendre dans leur dos. Cela fit sursauter Sophie qui tomba à la renverse malgré un battement de bras dans l'air pour se redresser très convaincant mais tout à fait inutile.
-Le déjeuner va être servi. Mr Mulciber et les Miss Meadowes doivent descendre dans 15 minutes, annonça la créature en fusionnant sa tête au parquet parfaitement ciré.
-Merci, lâcha Sophie.
-Dispose ! ordonna Damon en passant à côté de la créature qui obtempéra en un tremblement.
Si Damon n'était qu'un enfant, il avait ce côté tyrannique et terrifiant qui n'allait pas en s'améliorant. Oui, il avait raison, son père le modelait à sa convenance. La brune acajou savait très bien qu'on éduquait sa progéniture à coups de sorts noirs et autres maléfices obscurs plus ou moins connus et douloureux, c'était pourquoi elle se satisfaisait de sa nature de née moldue malgré son héritage Sang Pur.
Damon fut lavé puis rhabillé par l'elfe alors que Dorcas disparaissait avant de revenir avec diverses fioles que l'enfant avala cul sec bout à bout. Sa démarche devint plus assurée et chaloupée, signe que les élixirs faisaient effets. Ils arrivèrent dans le Salon principal du rez de chaussée avec 5 minutes d'avance, surprenant ainsi la conversation des adultes.
-Tu devrais plutôt protéger ta maison… lâcha sèchement Asmodeus.
-Mon cher frère, ma demeure est parfaitement protégée, répliqua durement Mélinda.
-Cachée dans le monde moldu, que voulez-vous qu'il lui arrive ? coupa Priam Warren,.
Il s'agissait là du grand père de Mélinda, Asmodeus et Eileen, et le beau père d'Azazel Mulciber qui avait épousé Pippa Warren, la fille de Priam. Azazel était le père de Mélinda et Asmodeus et l'oncle d'Eileen. Il avait été enfermé à Azkaban pour association avec Grindelwald et y avait péri, sa femme avait succombé à la maladie.
Un silence suivit la discussion. Le ton de Priam était intransigeant. S'il préférait que les moldus restent de leur côté et les sorciers d'un autre, l'histoire avait prouvé moult fois que les réunir n'engendrait que chaos et désolation pour les êtres magiques, il ne ressentait pour eux ni mépris ni affection, juste une profonde ignorance.
C'était grâce à lui que Mélinda et Eileen n'avaient pas été tuées : l'une pour être incapable de manifester une magie trop faible en elle, l'autre pour avoir osé épouser un moldu à l'image de sa cousine, malgré son Sang Pur. Mélinda était tolérée car étant Cracmol, aucun sorcier n'aurait souhaité s'allier à elle. Elle n'avait donc pas d'autre choix. Eileen, quant à elle, avait l'embarras du choix en matière de prétendants et aucune excuse pour sa trahison. Pour autant, elle n'avait pas été assassinée, juste reniée : on ne tuait pas un Warren, c'était comme une loi de l'Univers. Et puis, Eileen était née alors que sa mère, Penelope Warren, mourrait en couche. Pour cela, Priam avait refusé que l'on se débarrasse complètement de l'enfant de l'une de ses deux précieuses filles, peu importe son abomination. Et la parole de Priam était parole de Merlin, même en dehors de ses terres originelles d'Océanie.
De toute façons, son épouse, Anastasia descendait d'une dynastique de sorciers de Sang Purs de Russie, l'une des premières du monde magique de ce pays. Elle était connue comme étant la dernière fille des Romanov chez les moldues.
La famille impériale de Russie régnante était en réalité une famille sorcière qui s'était imposée suite à la chasse aux sorcières dans les pays de l'Est, et avaient contribué au Code du Secret Magique. C'était le cas pour toutes mes familles royales régnantes : c'étaient des familles sorcières qui faisaient le lien avec le monde magique en régnant sur le monde moldu, afin de s'assurer de la paix entre les deux races. Malheureusement, elles s'étaient toutes éteintes, rajoutant du grain à moudre dans les discours des sorciers les plus vindicatifs vis à vis de leurs congénères non magiques.
Anastasia ayant souffert et perdu toute sa famille à cause des moldus, elle était du même avis que son feu gendre et son petit fils en la matière. Pour autant, elle n'avait rien contre les Cracmol, ceux-ci restant dans le monde sorcier avec des postes aménagés dans le seul but de ne pas révéler le Secret, comme cela était d'usage dans certains pays. De plus, son frère avait été un Cracmol, donc convaincre son époux d'épargner sa petite fille n'avait pas été chose difficile.
En plus de cela et ajoutant au pouvoir familial des dirigeants Warren-Mulciber, le grand père paternel de Mélinda et Asmodeus, Abaddon Mulciber, ainsi que son épouse, Mélissandre Gaunt, étaient décédés prématurément de la dragoncelle alors que Mélinda n'avait pas atteint ses 5ans. C'était donc à Priam le patriarche que revenait les décisions concernant sa descendance.
En effet, il avait élevé ces enfants puisque sa propre fille, Pippa, et son époux, Azazel, avaient péri prématurément. Cela avait eu lieu avant que Mélinda et Asmodeus n'aient 11 ans.
Peut-être était-ce pour cela qu'Asmodeus portait l'honneur et les traditions familiales comme un étendard. Il était prêt à mourir pour les idées que son père avait eu le temps de lui insuffler avant son décès. Et il souhaitait transmettre cela à son fils.
-Dorcas a 15 ans, releva l'arrière grand père des étudiants qui écoutaient aux portes. Il serait temps de penser à son bal des débutantes.
-Ma fille a tout le temps de se marier, râla Mélinda.
-Quelle fantaisie est-ce ? s'offusqua Anastasia, la femme de Priam.
-Je souhaite que ma fille fasse des études et mène une carrière si elle le désire avant de la congédier dans un foyer avec pour seul but ses enfants et des réceptions, précisa Mélinda.
-Tu es de la chance que Père soit mort, prévint Asmodeus, jamais il n'aurait toléré une chose pareille !
-Qu'en sais-tu ? Tu ne l'as presque pas connu, railla la jeune empathe
-Voilà une idée de moldus, marmonna Anastasia en fusillant ses petits enfants du regard alors qu'ils se chamaillaient.
-Assez ! gronda sourdement Priam. Votre père n'est plus là pour donner son avis. Nous discuterons des préparatifs plus tard, ajouta-t-il à l'adresse de sa femme. Que quelqu'un aille chercher les enfants.
Ceux-ci se redressèrent vivement et coururent silencieusement se cacher dans la chambre. Puis, ils firent mine de descendre tout juste les escaliers, croisant l'un des elfes dans le hall. Tout le monde s'installa à table pour le dîner. Le repas fut long et fastidieux. A la fin de celui-ci, Mélinda quitta ce qui fut sa maison durant ses premières années de vie après une longue embrassade avec ses filles. Elle retrouverait sa progéniture pour le dîner du réveillon, après quoi elle ramènerait ses enfants chez elle pour les cadeaux avec son époux. La journée du 25 et la deuxième semaine des vacances se dérouleraient en Laponie, dans la famille d'Alaric. C'était finalement un rythme de famille recomposée, tout cela parce que le père Meadowes était moldu.
Sophie fut heureuse de rentrer dans ses draps de Vienne vert bouteille. Elle ferma ses baldaquins en utilisant avec joie sa baguette puisque dans une maison de sorciers la Trace ne pouvait détecter avec exactitude d'où venait l'action magique. Sophie s'allongea dans son grand lit et s'endormit en observant la projection de la voûte céleste sur le toit de son baldaquin. Elle avait conçu un charme qui imitait l'enchantement du plafond de la Grande Salle à Poudlard. Sophie avait toujours adoré regardé le ciel avec son père et sa sœur en comptant et nommant chaque étoile et constellation. C'est avec son esprit apaisé que la petite s'endormit.
21 Décembre 1972 - Manoir Black, Lancashire, Angleterre.
Damon avec Asmodeus, Dorcas avec Morticia, Sophie avec Priam et Anastasia. Ce fut dans cet ordre que le Clan Warren-Mulciber transplana d'un bout à l'autre de l'Angleterre avec leurs plus belles toilettes.
Sophie portait une longue robe de satin bleu roi à la jupe bouffante et aux manches évasées, ses cheveux étaient coiffés en un chignon compliqué orné de perles de culture alors que Dorcas exhibait une longue robe droite de soie rouge carmin en bustier tandis que ses cheveux formaient une tresses en épi de blé tombant négligemment sur l'une de ses épaules dénudées.
L'imposant portail en fer forgé noir se voyait incrusté du blason des Black représentant deux étoiles, une flèche et une épée supporté par deux chiens ornant leur devise « Toujours Pur ». Sophie trouvait tout cela de bien mauvais goût. Le dit portail s'ouvrit dans un grincement sinistre, et les Warren-Mulciber avancèrent à travers le chemin gravillonné traversant un parc entretenu à la française. Un petit elfe leur ouvrit la double porte ouvrant le manoir Elisabéthain de l'aîné de la seconde branche de la Famille Black.
Le hall consistait en des dalles noires et blanches qui donnaient envie à Sophie de sauter à cloche pied sur une seule couleur sans jamais déborder, ou de jouer aux échecs géants. Un escalier en colimaçon de marbre bordait les murs d'un blanc pur afin de mener aux différents étages et appartements des membres de la famille, ainsi que les salles de vie en cas de petites entrevues tels que des thés entre ladies.
L'elfe prit leurs capes d'hivers en velours arrachant Sophie à sa contemplation tandis que l'un de ses collègues les amenait jusqu'à la Salle de Réception face à la double porte de l'entrée. Celle salle n'avait rien à envier à la galerie des glaces de Versailles. Sophie était toujours émerveillée par la beauté de l'endroit, bien qu'il soit terriblement froid.
-Lord et Lady Warren, Lord et Lady Mulciber et leurs héritiers, annonça sobrement sorcier servant à l'introduction des invités.
Cygnus Black et Druella Rosier avancèrent souplement afin de se présenter à leurs convives de marques et d'échanger les banalités d'usage. Un orchestre enchanté laissait des danses de salon émaner de harpes, violons, flutes traversières, saxophone, piano, clavecin, et guitare qui s'activaient d'elles-mêmes. Ils étaient suivis par trois jeunes femmes magnifiques.
L'une avait une longue, épaisse et brillante chevelure noire comme l'ébène faites de boucles parfaitement relevées en un chignon sophistiqué, des lèvres fines et rouges comme le sang, des yeux gris comme des perles et lourds garnis de longs cils, une mâchoire forte et une allure hautaine. On ressentait son dynamisme et le danger qu'elle incarnait à merveille.
Celle du milieu avait des cheveux mi longs et ondulés bruns bien plus doux que son aînée, des yeux plus grands et tendres bleu-gris entre un ciel ensoleillé et orageux et des lèvres roses. Son visage était plus rond mais tout en elle respirait la finesse, la modération et la bonté.
La dernière avait la peau très pâle et des yeux bleu clairs de la même couleur qu'un glacier typique des Rosier. Ses cheveux étaient lisses, blonds comme tout Rosier en dessous et noirs comme ceux des Black au dessus. Sa voix était froide comme tout ce qui émanait de chez elle, de sa peau très pâle à son air distant.
Il s'agissait de Bellatrix, Andromeda et Narcissa Black que l'on appelait les trois grâces et qui faisaient la fierté de leur famille. Bellatrix, de 6 ans l'aînée de Dorcas l'avait prise sous son aile et l'avait guidée, Andromeda, avec ses 4 années de plus l'avait conseillée, et Narcissa, du haut de ses 2 ans de différence, la considérait comme sa confidente.
Sophie ne connaissait l'aînée que de vue et elle ne l'appréciait que peu. Cette jeune femme de 21 ans n'avait jamais eu aucun intérêt pour les enfants quand elle-même n'était déjà qu'une enfant. Son intérêt pour Dorcas était peut-être l'unique exception avec son affection pour ses sœurs et ses cousins. Elle avait identifié ces derniers comme le fameux Sirius Black dont sa sœur avait parlé la veille et qui n'était ni plus ni moins que l'un des méchants du Poudlard Express et l'un des attaquants lorsque son pouvoir s'était manifesté à Poudlard, ainsi qu'Evan Rosier, un garçon de la même maison que Damon.
Quelques instants plus tard, ils furent rejoints par Stephan Avery. Pour rappel, il était le cousin maternel de Damon et son meilleur ami. Sophie ne retenant jamais la liste des Sang Purs britanniques, Damon lui fit un rappel comme pour chaque célébration magique de la Haute Société tout en sachant pertinemment qu'il lui faudrait réitérer l'exercice, sa cousine ne retenant que ce qui l'intéressait. Il y avait les Abbot, les Avery, les Black, les Bulstrode, les Beurk, les Carrow, les Croupton, les Fawley, les Flint, les Greengrass, les Lestrange, les Londubat, les Macmillan, les Malfoy, les Nott, les Parkinson, les Rosier, les Selwyn, les Shackelbot les Shafiq, les Slughorn, les Travers et les Yaxley. Les Weasley, les Prewett et les Potter n'étaient jamais conviés à cause de leurs positions trop pro moldus, de même que les Ollivander qui fuyaient les mondanités.
Sophie les enviait.
Elle reconnut les 4ème années de sa maison à savoir Malicia et Kinglsey. L'une était gentille et douce tandis que l'autre était taciturne mais protecteur vis à vis des plus jeunes de sa maison.
Toutes ces années, elle était auprès de sa tante et sa sœur. Si Sophie était d'un naturel extraverti, elle était aussi trop extravagante pour ce type d'événements et afin de ne pas être punie suite à une honte qu'elle aurait infligée à sa famille, sa mère l'avait incitée à ne pas quitter sa tante ou son arrière grand-mère. Cette année, Dorcas rentrait dans l'âge des jeunes femmes en fleurs, et par conséquent, ce soir là, Sophie ne vit pas beaucoup de son aînée, celle-ci étant traînée par Bellatrix, fiancée à Lestrange. Ce qui fit qu'elle s'ennuya fortement.
Sophie réalisa alors que les Croupton se déplaçait aux soirées de la noblesse sorcière, alors elle chercha du regard son meilleur ami.
Elle réalisa alors les amitiés qu'elle avait raté à toujours rester dans les jupes d'Anastasia et Malicia, alors que les autres enfants Sangs Purs se connaissaient comme s'ils faisaient partie de la même famille. A dire la vérité, Sophie n'avait jamais souhaité se mélanger à des gens qui dédaignaient sa mère et méprisaient son père, se sachant incapable de ne pas faire d'esclandre. Pas que sa punition aurait été du même type que celles de son cousin, mais elle savait que sa mère souhaitait garder un contact avec sa famille malgré tout. De ce fait, jeter la honte sur la famille était proscrit. Et puis, qui lui disait que son oncle n'agiterait pas de la baguette envers et contre tous pour lui faire rentrer les choses dans son crâne récalcitrant ?
Mais à présent qu'elle était en âge d'être à Poudlard, elle pouvait tout à fait s'éclipser avec les autres enfants si elle le souhaitait. Et elle savait désormais vers qui aller sans risquer de taper dessus pour un mot de travers malgré elle.
Elle trouva avec beaucoup de mal la chevelure couleur paille et après avoir demandé la permission, trottina jusqu'à Barty accompagnée de sa tante. Elle rencontra alors les parents de son meilleur ami, Bartemius Croupton et Christina née Abbot.
Christina avait les cheveux couleur paille de son fils et des yeux noisette à l'inverse de sa progéniture et de son époux, lequel avait les cheveux aussi sombres que ses prunelles. L'homme avait l'air austère, sévère et beaucoup trop strict, mais son regard s'adoucissait lorsqu'il croisait le regard pétillant de sa femme. En s'approchant, Sophie réalisa que son ami était pincé et semblait chercher l'approbation d'un paternel pour lequel il n'était jamais assez bien.
Barty discutait avec un garçon aux cheveux de jais et aux yeux semblables à des perles.
C'était l'abruti de la barque ! Le frère du méchant du train ! Elle l'évitait comme la peste et voilà qu'elle se retrouvait avec cet imbécile dans les pattes. Elle sentit ses poings la démanger : voilà pourquoi elle ne se mêlait pas aux autres enfants.
-Ma chère Morticia, lança chaleureusement Christina Croupton alors qu'elles arrivaient, quel plaisir de vous voir !
Sophie fit une révérence maladroite devant les adultes et s'intéressa aux deux garçons.
-Bonsoir Barty, murmura la petite.
-Bonsoir, Sophie, souffla Barty.
-Vous vous connaissez ? s'enquit la mère Croupton.
Les trois enfants acquiescèrent en répondant au sourire attendri de la née Abbot.
-Viens, Regulus, claqua une voix acérée, il nous faut retrouver ce maudit Sirius avant qu'il ne jette davantage l'opprobre sur notre famille.
Une grand dame élancée et svelte aux regard couleur perle, dur et calculateur, aux cheveux noirs d'ébène tirés par quatre épingles en un chignon soigné et parfait, à la robe d'émeraude révélant la richesse de sa famille et la pureté de son sang, aux lèvres fines et pincées, à la stature digne et imposante et au teint de porcelaine attrapa la main de son fils et le tira derrière elle jusqu'à un garçon brun qui faisait le zouave avec un autre enfant qui devait être le fils Macmillan.
Sophie sentit un frisson lui dégringoler le dos et pour la première fois elle fut prise de pitié pour ce garçon qu'elle n'aimait pas ces trois derniers mois, du moins lorsqu'elle arrivait à le remettre. Chaque fois qu'elle le croisait ou qu'elle partageait des cours avec lui, qu'elle l'observait de loin, qu'elle l'entendait parler avec ses camarades même si c'était rare qu'il le fasse en public, elle ne l'aimait pas. Et pour la première fois, elle le plaignit. Pareil pour le méchant du train. Car cette femme avait tout de la despote tyrannique.
-Tu le connais ? s'étonna Sophie en se penchant vers son ami.
-Il a partagé notre barque, rappela Barty, les personnes avec qui on partage son premier voyage vers Poudlard deviennent des amis pour la vie, ajouta-t-il d'un ton professoral
Sophie arqua un sourcil, Barty n'était pas du genre sentimental. Quoique, à ce niveau, Dirk était encore pire.
-Et nous avons discuté à la bibliothèque lorsque tu voyais tes cousins et ta sœur et que Dirk parlait avec Caradoc Dearborn. Je crois qu'il le prend pour modèle.
Sophie fut songeuse. Il fallait dire que Caradoc était un garçon bien, discret, intelligent, mais gentil et toujours prêt à aider ses congénères face au heurtoir de la Tour Serdaigle. Elle l'avait déjà vu aider des Poufsouffle et Gryffondor d'années inférieures face à des Serpentard plus âgés, sans ciller. Quelque part, Sophie voyait la ressemblance entre les deux. Elle hocha la tête.
-Il est aussi renfermé que Dirk, lui avoua Barty en observant Regulus Black qui se trouvait dos à eux. Mais il a un bon fond pour le peu que je lui ai parlé. Dirk nous a, nous, surtout toi pour nous avoir réunis. Mais Regulus n'a personne, que des amitiés intéressées par sa famille. J'aimerai bien lui donner ce que tu as offert à Dirk en le prenant sous ton aile.
Sophie haussa des épaules et sourit. Cela lui paraissait être une bonne idée. Sa mère lui avait toujours dit de voir le meilleur chez les autres, de toujours tendre la main à autrui. Si elle était capable d'oublier les torts des membres de sa famille par affection, elle pouvait bien faire un pas vers ce crétin de la barque et lui donner sa chance.
Son ami et elle discutèrent paisiblement mais avec passion de la prochaine invention qu'ils souhaitaient opérer avec Dirk : le périscope sous-marin. Grâce à des molettes semblables à celles des multiplettes, le périscope permettait d'observer tout être aquatique de prêt et de loin, peu importe la distance à laquelle on se situait. Il permettrait de ne pas être vu, de ralentir, accélérer, avancer et reculer l'action. Sur le long terme, ils souhaitaient permettre à l'objet d'enregistrer les images vues aussi bien sur les multiplettes que sur le périscope.
Sophie passa une grande partie de sa soirée avec Barty, Androméda et Narcissa qui étaient de corvée de gardiennage d'enfants pendant que les adultes discutaient. Elles les abandonnaient seulement pour répondre à une invitation de danse, et Sophie fut heureuse de se dire qu'elle avait encore quelques années avant que son tour n'arrive. Il y avait cet Antonin Dolohov au bras duquel Bellatrix avait collé sa sœur. Si Dorcas n'en montrait rien, Sophie la connaissait assez pour savoir qu'elle n'appréciait guère ces simagrées. Mais elle s'y conformait pour les convenances.
Antonin était un très beau jeune homme slave dont la famille avait fui les pays de l'Est après la chute de Grindelwald. Il était blond et avait des yeux marrons étrangement perçants. Il avait un visage presque aussi impassible que l'étaient ceux de Severus et Dorcas à l'opposé de leur comportement emporté et impétueux à Damon et elle.
Sophie se prit à penser que Pistache, son boursouf, lui manquait atrocement. Il était toujours prêt d'elle : dans sa poche, sa manche, sous ses cheveux au niveau de sa nuque, dans son chignon … Elle avait dû le laisser au Manoir et ses câlins lui faisaient défaut. En général, il compensait la présence de sa mère ou la tendresse que sa sœur et ses cousins lui refusaient en public à Poudlard. Et ce soir là, elle devait se montrer digne, par conséquent, aucun moyen de réclamer quoique ce soit.
La soirée se passa sans incident notable si ce n'était la réprimande de Sirius Black et le coup d'éclat de sa mère qui attira l'attention, comme une harpie hystérique qu'elle était probablement. Sophie pensait que ces frères Black, aussi crétins qu'ils pouvaient l'être, devaient sûrement compenser la cruauté sous jacente d'une matriarche éternelle insatisfaite et l'ignorance froide d'un père absent avec leur connerie congénitale.
Ce fut à 3 heures du matin, tout un tas de projets en tête que Sophie se coucha dans le lit qui lui était réservé au Manoir Mulciber, s'endormant sous le ciel enchanté du toit de son baldaquin. Elle n'avait qu'une hâte, que le dîner du réveillon n'arrive afin que sa mère ne vienne les chercher pour un Noël en famille.
Elles rejoignaient toujours la famille de son père en Laponie Finlandaise. C'était le moment pour les filles Meadowes de se rapprocher de leurs origines Scandinaves et de leur langue, en particulier le same puisque les Meadowes étaient des lapons, ce qui justifiait leur peau plus foncée dont Alaric et ses filles avaient plus ou moins hérité : Alaric était basané, Dorcas hâlée et Sophie mate. De même, elles pouvaient pratiquer le Russe et en apprendre davantage sur le pays de leur arrière grand mère maternelle en écoutant ses histoires, ou de la civilisation Océanienne dont était issue leur arrière grand père maternel, dont la famille était issue des autochtones Néozélandais et Australiens et qui aimait raconter ses jeunes années.
Sophie se fourra donc dans ses draps aussi confortables qu'un nuage avec Pistache. Vivement qu'elle rentre à la maison !
XXX
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