Chapitre 8 : Le départ au combat.
« Glacia ! » Appela-t-elle.
« Oui, ma Reine ! »
« Tes mutants sont-ils prêts ? » Interrogea Hell Maetel.
Le sourire sadique qu'elle lui offrit, ne pouvait être qu'une réponse positive.
Glacia était une jeune femme à la chevelure noire comme l'espace, ses yeux étaient rouge comme le sang tout comme ses lèvres et sa peau bleu faisait ressortir cette couleur morbide; fine, élancée, aux formes généreuse cachées par peu de vêtement, la voix à vous faire fondre un homme, elle n'en était pas moins dangereuse, sauvage et barbare. Son origine était un mystère que seule la Reine connaissait, lui conférant ainsi, la peur et le respect de ses ennemis qui l'avaient en face.
Marchant dans les immenses couloirs de la forteresse telle une panthère, Glacia s'avançait vers les salles d'isolement du vaisseau d'où l'on entendait les hurlements inhumains de créatures sorties tout droit des plus immondes cauchemars. Arrivée devant une immense porte, elle posa sa main sur une plaque à reconnaissance digitale; cette dernière identifia la jeune femme et ouvrit les portes sur l'enfer !
Devant elle se tenaient plusieurs rangées de cages d'où des bras, tentacules, pattes et autres membres étrange sortaient d'entre les barreaux, leurs cris vous glaçaient le sang, La jeune femme s'avança tranquillement dans cette salle morbide et regarda avec un immense sourire, ses chef-d'œuvres, ses expériences résultant entre le croisement de plusieurs espèces qui n'obéissaient qu'à elle.
Certains avaient plusieurs yeux, la peau noire, une bouche où fleurissaient des dents plus tranchantes qu'un rasoir, d'autres à la place des avant-bras avaient des lames de faux et leurs yeux pendaient de leurs orbites.
« Mes chers petits bébés ! » Hurla-t-elle pour se faire entendre.
Au son de sa voix, tous se turent.
« Votre heure de carnages a sonné, dans peu de temps, vous allez montrer à votre chère créatrice, votre cruauté et anéantir ceux qui ne sont pas mécanisés ! Montrez à votre mère ainsi qu'à votre Reine, toute l'étendue de votre puissance ! » Termina-t-elle.
Toutes les créatures poussèrent des cris, secouant les barreaux de leurs cages; Glacia n'en était plus que ravie et ouvrit avec l'aide d'un boîtier qu'elle portait sur elle, toutes les cages et les mutants sortirent et la suivirent, heureux de sortir de leurs prisons.
Sur Terre, les résistants se préparaient au combat final, armant leurs nouveaux vaisseaux apportés par des êtres venues du fin fond de l'Univers, combattant eux aussi les humanoïdes aux côtés de ceux qui luttaient pour survivre.
« Comment ça « je ne dois pas venir. » ? » Demanda Marina en colère.
« Chérie, écoute, c'est pour ta sécurité et celle du bébé. » Reprit Zéro.
« Tu veux dire, que tu vas aller mourir au combat, me laissant seule avec notre enfant ! » Continua-t-elle.
« Si je dois mourir pour que notre enfant connaisse le bonheur, alors oui ! » Termina avec aplomb, le commandant terrien.
A ses mots, Marina sentit les larmes couler et quitta la tente d'un pas furieux, laissant Zéro dans l'incompréhension totale. Mimée qui avait suivi la discussion, entra dans la tente et s'assit près de son ami.
« Pourquoi ? » Demanda-t-il alors.
« Elle a peur de vous perdre. » Répondit elle.
« Elle est enceinte, elle ne devrait pas penser à se battre, elle ne pense pas au bébé ! » Rugit Zéro en se redressant.
« Et vous, vous ne pensez pas la peine que vous lui infligeriez en mourant. » Dit elle calmement.
A cette phrase, Zéro comprit enfin que Marina avait peur de le perdre comme lui, il avait peur de la perdre, se rendit compte de sa bêtise et remercia la jurassienne avant de quitter la tente et de rejoindre Marina pour s'excuser. Il la retrouva près d'une rivière, éloignée de quelques mètres du camp, la rejoignit en quelques enjambées et la serra dans ses bras; lui tournant le dos, elle lui cachait ses larmes et continuait à pleurer.
« Pardon. » Dit-il.
« … »
« Je n'aurais pas dû te dire cela, j'aurais dû comprendre ta peur. Je t'aime Marina, je ne veux pas te quitter maintenant que je t'ai à mes côtés, je reviendrai vers toi, quand cette guerre sera enfin finie, je serai prêt de toi, élevant notre enfant, le regardant grandir dans un monde de paix. » Reprit-il.
Marina se retourna enfin et le serra de toutes ses forces, versant toutes ses larmes.
« Ne pars pas, ne m'abandonne pas ! » Cria-t-elle.
« Je ne te laisserais jamais seule, ni toi, ni notre enfant, jamais, je te reviendrai ! Promis. »
L'heure du départ approchait, les derniers préparatifs étaient terminés, les hommes disaient au revoir et embarquaient vers un destin inconnu, Warius embrassait une dernière fois celle qui l'aimait et qui portait leur enfant avant de remonter à bord. Tous les vaisseaux de guerre décollaient et quittairent l'atmosphère terrestre pour le champ de bataille avec à bord de l'Arcadia, Ikikaeru, fille du dragon et élue du dernier espoir.
