Bonjour,
Alors comme toujours je suis assez lente pour poster ce nouveau chapitre ! Surtout que vos reviews étaient vraiment très gentilles ! Merci à toutes pour vos reviews!
Pour répondre à Mimja, pas de dispute (pour le moment^^). Pour répondre à Poupoune, j'ai ma petite idée pour ce qui est des surnoms (mais il faudra attendre quelques chapitres).
Alors pour une fois j'ai une « excuse », il me manquait le petit piquant qui ferait que je serai contente de ce chapitre et je l'ai trouvé ! Donc pour une fois voici un chapitre qui me plaît totalement !
J'espère que vous apprécierez autant ce chapitre que moi ! ;-)
Je termine en parlant d'une œuvre de Jane Austen que j'ai découverte il y a quelques jours (et qui je crois m'a en partie inspirée), elle s'appelle Lady Susan, je trouve qu'on y retrouve toute la verve et la moquerie de Jane Austen mais dans un contexte un peu différent car il montre de façon beaucoup flagrante les difficultés pécuniaires de l'héroïne !
N'hésitez pas à me laisser une petite review pour me dire ce que vous en pensez ou si vous préférez vous pouvez m'envoyer un mail (phile19 )
Bonne lecture !
Phile
PS: j'ai mis pas mal de "citations" de Jane Austen (ou du moins d'allusions au livre), elles sont retranscrites de mémoire pour certaines ou je les ai prises dans l'édition traduite 1018
PPS: ne voyez s'il vous plaît aucun rapport entre le personnage Lady Susan de ma fic et le personnage dont je viens de parler, j'avais trouvé son nom (que j'aime bien et donc que je ne vais pas changer) avant de lire le livre. C'est très personnel mais je n'aime pas mélanger les livres de Jane Austen!
Chapitre 9 – Le bal
« Mr. Darcy quelle joie de vous revoir ! »
« Lord Dottington, permettez-moi de vous présenter mon épouse, Mrs. Darcy. Elizabeth voici Lord Dottington, un associé de longue date. »
« Voyons Darcy, nous ne sommes pas ici pour parler affaires. C'est un plaisir de vous rencontrer Madame ! » il lui fit un baisemain avec un sourire charmeur.
« Le plaisir est pour moi Lord Dottington. »
« Et voici mes filles Mrs. Darcy : Miss Harriet Dottington et Miss Lisa »
« C'est un plaisir »
« Pour nous aussi, Mrs. Darcy » répliquèrent les deux femmes avec une profonde révérence avant de suivre leur père.
Lord Dorttington était un homme d'une cinquantaine d'années, père de deux jeunes femmes qu'il avait en vain essayé de marier à Darcy. Ces deux femmes étaient certes distinguées mais même une excellente éducation ne pouvait cacher leur bêtise. Il était un ancien associé de feux Mr. Darcy et avait toujours été en très bon terme avec la famille. C'était un ancien bourgeois qui s'était élevé seul au rang de Lord et qui cherchait toujours à augmenter son profit. Il s'était pour cela marié à une première femme qui lui avait donné un fils, décédé dans son enfance, la même maladie avait également emporté la mère. Il s'était ensuite remarié et avait eu deux filles de sa seconde femme qui était morte en couche. Ses deux femmes étaient toutes deux d'un rang modeste mais très riches.
« Lady Susan, quelle joie de vous revoir ! Permettez-moi de vous présenter ma femme, Mrs. Darcy, Elizabeth voici Lady Susan, une amie de longue date. »
« Enchantée Mrs. Darcy ! »
« Le plaisir est pour moi Miss Firstein. » Darcy sentit une pointe de fierté le parcourir en entendant que sa femme avait retenu les détails concernant leurs différents invités. Car si Darcy les lui présentait visuellement ce soir, voilà deux semaines qu'il lui parlait de chacun pour qu'elle connaisse tous les détails les concernant. Il aurait en effet été maladroit qu'Elizabeth appelle Lady Susan « Mrs. Firstein » ou qu'elle prenne des nouvelles de Lady Dottington. Mais sa femme n'avait fait aucun faux pas depuis le début des présentations, elle accordait un mot aimable à chacun.
« Bonsoir Colonel ! » s'exclama Elizabeth.
« Bonsoir Mrs. Darcy, c'est un plaisir de vous revoir en excellente santé ! Permettez-moi de vous présenter mon père et ma mère, le Comte et la Comtesse de Matlock. »
« Je suis ravie de faire votre connaissance ! » s'exclama Elizabeth avec sincérité.
« Mrs. Darcy, j'espère que vous nous pardonnerez le temps que nous avons mis à répondre à votre invitation » lui répondit la Comtesse avec sincérité également.
« Votre présence ce soir est ce qui m'importe le plus et m'enchante ! »
« Mrs. Darcy » le Comte fit un simple hochement de la tête avant de laisser place à son fils aîné.
« Et voici mon frère, le Vicomte Richard et sa femme, Mrs. Mary de Matlock. » présenta le Colonel après un regard désolé vers Elizabeth et Darcy. Il était en effet mal aisé de considérer Darcy taciturne en comparaison à son oncle.
« Je suis enchantée de vous rencontrer ! »
« Le plaisir est pour nous, Fitzwilliam nous a parlé de vous durant tout le trajet, je vois qu'il n'a pas menti sur votre beauté ! » s'exclama l'aîné du Colonel, faisant sourire son cadet.
« J'espère que vous ne jugerez pas Elizabeth sur sa beauté, cela ne lui rendrait pas justice! » s'exclama Mr. Darcy, heureux de la visite de son oncle et de son cousin.
Les présentations continuèrent sans le moindre faux pas de Mrs. Darcy pour la plus grande fierté de son époux. Puis il l'emmena sur la piste de danse, afin d'ouvrir le bal. Il fut surpris d'entendre un reel et se souvint d'une certaine conversation à Netherfield. Il dansa ainsi les deux premières danses avec sa femme.
« Vous êtes d'humeur à accorder votre intérêt à des demoiselles qui font tapisserie ce soir, Mr. Darcy ? »
« Vous m'aviez entendu ? » Darcy essaya de cacher sa surprise et sa gêne mais le regard malicieux de sa femme lui permit de savoir qu'elle n'était pas dupe.
« Pourquoi croyiez-vous que je vous détestais autant ? Je ne pouvais vous pardonner votre orgueil aussi facilement que je l'aurais fait de coutume car vous aviez modifié le mien ! »
« Elizabeth, vous savez à quel point j'ai horreur de parler avec des étrangers alors vous imaginez-vous, devoir danser avec une étrangère pendant une demie-heure ! »
« Heureusement pour vous, vous n'avez invité que vos connaissances ce soir, cela vous permettra de ne pas négliger une seule femme ! »
« J'aimerais tant pouvoir les négliger toutes et ne danser qu'avec vous ! »
« Réjouissez vous que ce ne soit pas le cas, discuter pendant trois heures sur les dimensions du salon ou le nombre de danseurs n'est guère passionnant ! »
« Si nous parlions lecture ? »
« Pendant un bal, vous n'y pensez pas Mr. Darcy ! Et je suis sûre que nous goûts diffèrent ! »
Après quelques minutes pendant lesquelles il se remémora leur danse à Netherfield, il lui dit : « Vous m'aviez d'avantage plu après cette danse, le saviez-vous ? »
« Vraiment Darcy? J'avais pourtant tout fait pour vous être désagréable ! J'étais tellement énervée de ne pas avoir pu trouver d'excuse pour éviter de danser avec vous. »
« C'est justement votre façon de me parler qui m'a attiré vers vous ! C'était peut-être la première fois qu'une femme se montrait aussi sèche avec moi ! »
« Comment ! Les flatteries persistantes de Miss Bingley n'étaient pas à votre goût ? Mais pourquoi ne pas le lui avoir dit ! Elle se serait tue si elle avait su que cela la mènerait à votre cœur ! »
« Mrs. Darcy vous êtes impossible ! » il la regarda avec amour, appréciant la grâce de ses mouvements et le plaisir que c'était de partager cette danse avec elle.
« Vous êtes magnifique ! » s'exclama-t-il.
« Et ce grâce à votre générosité ! Merci de m'avoir offert cette robe, elle est ravissante ! »
« Heureux de vous avoir fait plaisir. » La robe en question était d'un rouge sombre qui mettait en valeur le teint d'Elizabeth. Darcy était venu la trouver quelques semaines avant le bal avec la couturière, décidé à lui offrir une robe. Celle-ci avait protesté qu'elle possédait déjà des robes mais il avait tant insisté qu'elle avait fini par accepter. À sa grande surprise elle n'avait cependant pas suivi la mode actuelle ni les conseils de la couturière et avait demandé une robe très sobre dont l'élégance ne venait que du tissu et de la coupe qui mettait en valeur la grâce naturelle d'Elizabeth. Elle s'était de plus parée des rubis de l'ancienne Mrs. Darcy ce qui lui donnait un prestance très noble. Ainsi c'était dans la simplicité que sa femme affirmait sa beauté et il la trouvait parfaite. Elle n'avait rien à envier à Miss Bingley, qui ayant appris qu'il y aurait un bal s'était empressée de se faire faire la dernière robe à la mode par la couturière de Lambton, bien au contraire !
Elizabeth lui enjoigna ensuite de danser avec leurs nombreuses invitées. Il invita alors sa sœur qui quitta le Colonel Fitzwilliam avec un immense sourire de se voir attribuer une demie-heure de danse avec son frère. Elizabeth fut elle-même invitée par le Colonel. Confiant quant au sort de sa femme Darcy reporta son attention sur sa jeune sœur. Il discutèrent, heureux d'être ensemble. Car si la jeune avait beaucoup grandi ces dernières années, elle restait très timide et se retrouvait pour la première fois en société.
Il confia ensuite sa jeune sœur à John Dortworth et voulut alors retrouver sa femme mais la trouva aux bras de Bingley qui avait par miracle délaissé sa femme. Il en profita pour inviter celle-ci.
Face à l'affection évidente qui liait sa femme à sa sœur aînée, il avait pris le temps pendant son séjour à Pemberley d'apprendre à la connaître. Il avait été charmé par son heureux caractère, sa douceur et sa gentillesse. Il comprenait l'erreur qu'il avait faite de la séparer de Bingley un an auparavant car elle lui convenait parfaitement. Il était en effet impressionné par l'égalité de son caractère dont il était d'ailleurs, il devait se l'avouer, un peu jaloux.
Désireux ensuite d'éviter Caroline, il invita d'abord Mrs. Gardiner qui s'excusa de ne pas apprécier danser et d'être un peu trop fatiguée, et invita alors Mary de Matlock puis Lady Susan. Sachant qu'il ne pouvait pas se permettre de pousser l'impolitesse plus loin il invita ensuite Miss Bingley.
« Mr. Darcy, permettez-moi de vous féliciter pour ce bal ! »
« Ce n'est pas moi qu'il faut féliciter mais Mrs. Darcy » répliqua-t-il un peu sèchement.
« Pemberley est une demeure très agréable ! C'est un plaisir d'être votre hôte ! »
« Là encore vous devez féliciter ma femme ! »
Miss Bingley partit ensuite dans l'éloge des lieux, des dons de la sœur et de la bonté du maître de maison. Il n'eut même pas à prendre la peine de répondre tant Miss Bingley avait à dire et ne fut pas malheureux de retrouver Elizabeth qui était au bras de Lord Dortworth avec qui elle venait de danser.
« Comment Dortworth, vous, vous dansez ? Cela m'étonne de votre part ! » s'exclama-t-il lorsqu'il fut près d'eux.
« Il faut dire que vous avait une femme particulièrement remarquable ! Et ce serait manquer à mon devoir d'hôte que de ne pas inviter Mrs. Darcy, mais vous avez bien raison, j'ai assez dansé pour les dix prochaines années ! » répondit-il souriant en donnant la main qu'il tenait d'Elizabeth à Darcy, qui la prit avec plaisir. Il discuta ensuite avec Lord Dortworth, qui devait partir le lendemain, et l'invita pour la saison de la chasse à l'automne prochain. Il alla ensuite voir les Gardiner et invita de même Mr. Gardiner à la chasse.
« Je ne sais pas si mes affaires me le permettront, je vous remercie de m'inviter et essaierai de venir ! »
« Vous êtes également invitée Mrs. Gardiner, même si votre mari ne peut venir. »
« Je vous remercie bien volontiers. Votre confinement aura-t-il déjà commencé » demanda-t-elle alors à Elizabeth. Celle-ci regarda alors son mari, tous deux étaient pris au dépourvu par la perspicacité de la tante. Voyant cependant leur gêne, elle ajouta « Ne vous inquiétez pas, votre secret est bien gardé avec nous ! » Il sourit, un peu décontenancé, et emmena Elizabeth à l'écart.
« Lui avez-vous dit quelque chose ? »
« Non, bien sûr ! Sachez cependant qu'après notre visite à Pemberley, elle était persuadée que nous étions fiancés en secret. Le mariage qui lie ma tante à mon oncle est de la même nature que celui qui nous lie, voilà pourquoi ils savent certaines choses que les autres ignorent. »
« Vous avez peut-être raison, heureusement que nous pouvons leur faire confiance ! M'accorderez-vous cette dernière danse ? »
Pour clore le bal, ils avaient décider de lancer une valse. Bien que cette danse existât depuis plusieurs dizaines d'années, elle n'était pas encore très en vogue en Angleterre. Darcy l'appréciait beaucoup depuis son voyage à Vienne six ans auparavant. Il avait donc initié Elizabeth qui avait été enchantée. Ils guidèrent ensuite leurs invités dans la salle à manger où l'on servit un souper à la française. Elizabeth avait beaucoup insisté auprès des cuisiniers pour que le repas soit parfait, car les gens jugeraient forcément le bal selon la musique, les danses et la qualité des mets qui seraient servis. Il trouva le repas particulièrement réussi comme tout le reste et se félicita de l'idée qu'avait eu sa femme de ne pas mettre Miss Bingley à leur table. Pour cela elle avait proposé que celle-ci soit avec des gens de haut rang ou de grande fortune afin qu'elle ne se sente pas délaissée, comme Lord Dottington par exemple. À leur table se trouvaient de ce fait les Bingley, les Gardiner, les cinq Matlock, Lady Susan, Lord Dortworth et Mrs. Hulmer. La conversation fut des plus plaisantes et des plus amicales. Les Matlock prirent la peine de mieux connaître sa femme Mr. Gardiner, d'abord surpris par la franchise de Lord Dortworth entra ensuite en grande conversation littéraire avec lui Elizabeth menait avec esprit la conversation avec Lady Susan, Mrs. Hulmer et sa tante Bingley n'avait d'yeux que pour Jane ce que Darcy ne pouvait lui reprocher Darcy et le Colonel était en grande discussion pour savoir ce qu'il se passerait si Napoléon revenait au pouvoir.
Une fois le repas finit Darcy emmena les hommes dans le fumoir afin de partager quelques cigares et plusieurs verres de brandy. Les invités repus après un excellent repas laissaient les conversations aller mollement, lui-même sentait la torpeur le gagner progressivement. Il sentait une douce chaleur l'envahir, due non seulement à l'alcool mais aussi aux flammes qui dansaient dans la cheminée. Il resta rêveur quelques minutes, méditant sur l'heureux choix qu'il avait fait en épousant Elizabeth puis se dit qu'il était temps de retrouver les femmes. Il se leva doucement, et sentit l'atmosphère changer imperceptiblement : il était bel et bien le maître de maison. Tous se levèrent plus ou moins dignement afin de le suivre dans les salons d'où on entendait les tintements de porcelaine et les éclats étouffés de voix féminines. Arrivant dans le salon, il chercha des yeux sa femme mais ne rencontra que le regard intéressé de Caroline qui lui fit un sourire on ne peut plus faux. Il surprit un coup d'oeil de Georgianna lui désignant le salon de musique. Il s'y dirigea et entendit des voix.
« Mrs. Darcy nous sommes ravis de faire enfin votre connaissance et d'avoir été invités au bal de Pemberley ! »
« Je suis également ravie que vous soyez venue, Comtesse. J'espère que nous aurons plus d'occasions pour apprendre à mieux se connaître ! »
« C'est également mon avis. Cependant, pardonnez mon impolitesse mais pourquoi ne pas avoir invité Lady Catherine ? »
« Je vous demande pardon ? »
« Lorsque nous avons proposé à Lady Catherine de partager notre voiture, celle-ci nous a rétorqué qu'elle n'avait pas été invitée et ne se permettrait pas de venir dans des lieux 'souillés', excusez-moi c'est le terme qu'elle a employé... »
« Madame la Comtesse, je ne permettrai pas d'être insultée de la sorte, je sais que la tante de mon époux a très bien montré son désaccord quant à ce mariage mais sachez que je n'ai jamais rien fait pour rentrer dans ce jeu malsain ! Lady Catherine était évidemment invitée, tout comme elle a été invitée à venir passer les fêtes de Pâques en famille à Pemberley ! L'inimitié que Lady Catherine de Bourgh me porte ne devrait en aucun cas porter préjudice entre les relations qui lient les autres membres de cette famille et j'espère qu'elle ne continuera pas à semer la discorde entre nous ! Je vous prie de m'excuser » Darcy eut juste le temps de se mettre à l'écart de la porte pour voir sa femme rouge de confusion sortir rapidement de la pièce. Darcy entra dans la pièce. Il y trouva sa tante une expression de surprise sur le visage.
« Comtesse » il la salua peut-être un peu plus froidement qu'il ne l'aurait voulu.
« Darcy »
« Bien que ce soit d'une impolitesse sans mesure, je viens de surprendre les propos que vous avez échangé avec Mrs. Darcy. »
« Fitzwilliam, je … »
« S'il vous plaît ma tante, laissez-moi finir. Lorsque j'ai annoncé avec une joie sans mesure mes fiançailles avec Miss Elizabeth Bennet quelle ne fut pas ma surprise et mon horreur en lisant la lettre de Lady Catherine à son égard. Elle l'avait vue pendant six semaines lorsqu'Elizabeth avait rendu visite à son amie Charlotte Collins, la femme du pasteur de Hunsford. Lady Catherine n'avait pas hésité à nous faire part, au Colonel et à moi-même, de ce qu'elle estimait la plus grand bêtise de Mr. Collins : avoir épousé Charlotte Lucas et non Elizabeth Bennet, qui selon ses dires était plus intelligente, plus vive, plus travailleuse, de meilleure naissance et plus jolie. Voyant que la femme qui avait attiré mon attention était appréciée par une femme à qui il est si difficile de plaire, j'avais envisagé avec moins d'appréhension une union que je savais pourtant répréhensible sur beaucoup de points, notamment pour ma famille. Mais la lettre de Lady Catherine n'a pas seulement exprimé son désaccord quant à notre union – sachant qu'elle n'a aucune réelle autorité sur moi ou Mrs. Darcy – elle était également en tous points insultante. Et sachez que c'est Elizabeth qui a insisté pour que nous l'invitions car pour moi, vu comment elle considérait ma femme, il n'était pas question d'envisager de la recevoir à Pemberley ! »
Au fur et à mesure de son discours, Darcy avait vu les yeux de sa tante s'agrandir de surprise puis d'horreur.
« Alors ne rentrez pas s'il vous plaît dans son jeu malsain, qui ne mènera qu'à la ruine de notre famille ! »
« Fitzwilliam, je suis vraiment navrée d'apprendre toute la noirceur de cette femme. Jamais j'aurais pu penser que Catherine puisse se comporter ainsi ! Votre femme mérite évidemment toute notre amitié et vous l'avez également ! J'irai faire mes excuses à Mrs. Darcy demain. »
« Merci Comtesse ! »
Il rejoignit les petits groupes qui s'étaient formés dans le salon et vit que sa femme était encore le centre de toutes les attentions.
Les invités partirent ensuite petit à petit, ce qui étaient logés le plus loin d'abord. Il ne resta ensuite qu'une dizaine de privilégiés qui dormaient à Pemberley.
Après qu'Elizabeth eut accompagné chacun dans sa chambre, elle le retrouva au salon où il parlait d'affaires avec Mr. Gardiner. Celui-ci s'excusa alors et monta se coucher. Il présenta son bras à sa femme et la guida vers ses appartements. Il la laissa devant sa chambre et alla lui même se changer. Puis la retrouva dans la chambre.
« Félicitations Elizabeth ! Le bal était magnifique ! Une réussite ! »
« Merci ! » fit-elle avec un sourire fatigué.
« Dormons, nous avons encore besoin d'énergie pour le brunch de demain matin. » lui dit-il en l'embrassant sur le front. Il la sentit se détendre contre son corps et lui-même ferma les yeux et repensa à leur valse, un sourire sur les lèvres, sombrant petit à petit dans le sommeil.
