« Le prochain chapitre devrait arriver plus rapidement ! » HAHAHA ! J'aime me moquer de moi-même, oui oui ! Bon, ok je l'avoue, j'ai eu du mal avec la première partie du chapitre (la deuxième étant écrite depuis déjà un moment) mais j'ai réussi ! Alors oui ça fait longtemps, vous m'avez peut-être déjà oubliée et je m'excuse à plat ventre de mon retard ! Mais entre le bac et la préparation de mon stand à la japan expo mes "vacances" n'en était pas tant ! (oui oui, j'ai toujours une excuse...)

Aussi je vous rappelle que ceci est le dernier chapitre « officiel » de la fic. Et oui, c'est terminé, mais comme je suis comme un chewing-gum, je ne me résigne pas à arrêter ! Vous aurez donc le droit à un petit épilogue bien plus cours que les chapitres normaux et à la demande d'une fidèle lectrice, il y aura un petit bonus sur l'enfance de Roxas et Sora ! J'espère que ces nouvelles vous feront plaisir... Ou pas ? Vous pensiez en avoir fini avec moi ? Courage, c'est bientôt fini !

Night Shade : "D-déesse des yaoi" ? Mon dieu, j'ai du lire ta review un milliard de fois tellement elle m'a fait plaisir, tu ne peux pas savoir à quel point ! Je suis idolâtrée par quelqu'un, c'est tellement rare ! Mes mots ne seront jamais assez fort pour te remercier convenablement, mais sache que je te suis très très très reconnaissante pour ce que tu as dit !

Merci également à Pow pour sa correction et surtout de poster ce chapitre à ma place vu que je suis en ce moment même en Espagne ! Je prends enfin mes vacances bien méritées ! Sur ce, bonne lecture !


Un vieux au visage tout flétri, un connard aux cheveux roses, pleins de gens à la mine grave et un blond super sexy sont dans un tribunal... Ça pourrait être le début d'une blague très drôle, malheureusement, mon humour décalé ne plaira pas à tout le monde dans cette situation. Aussi, je préfère rester assis à écouter distraitement les témoins parler : s'enchaînent Axel, Riku et Hayner qui racontent ce qu'ils ont vu, puis Larxene, un joli plâtre autour du bras. Il lui va bien, j'aimerai qu'elle le garde un long moment en souvenir de moi. Enfin, son regard de tueuse me démontre qu'elle ne partage pas mon avis. Mais je me contente de l'ignorer, autant ne pas provoquer d'autres problèmes. Et oui, je deviens raisonnable !

Soudain, Sora s'avance pour témoigner à son tour. Il est encore très pâle, de nombreux pansements parsèment son visage, des bandages pansent ses bras meurtris et son pas boitant rajoute un côté vulnérable assez touchant. Malgré tout, il a toujours son fier sourire accroché aux lèvres, celui qui montre sa force et qui prouve à quel point il est supérieur à tout ce qui lui est arrivé, que ses blessures ne sont rien pour lui. Marluxia, qui était resté très silencieux depuis le début, baisse d'autant plus la tête quand mon frère s'avance et s'assoit tranquillement. Il commence à raconter son agression :

« Je rentrais de chez mon ami Riku quand je me suis fait agresser. Je vais chez lui chaque mardi et je prends toujours le même itinéraire, c'est pourquoi il devait être facile de... Prévoir une agression... – Après un court silence, il reprend : – Quand je suis passé dans cette ruelle, quatre hommes m'attendaient. Sur le coup j'ai trouvé ça louche, mais je suis tellement habitué à cette paisible petite ville que je ne pensais pas qu'une telle chose pourrait m'arriver. Les hommes m'ont encerclés, l'un d'eux s'est retourné et a fait un signe à l'ombre de quelqu'un, qui se trouvait être Marluxia, comme on me l'a dit, pour être certain que j'étais la bonne personne. Quand ils en ont été sûr, ils ont commencé à me frapper. Je n'ai rien pu faire… Même quand j'étais par terre, les coups ne cessaient pas, je n'arrivais plus à respirer, la douleur était insoutenable. Et puis, après, je me suis évanoui… »

Sa voix se brise tandis que ses derniers mots franchissent ses lèvres. Un silence de malaise et de gêne s'installe dans la pièce sombre. Le juge racle nerveusement sa gorge et remercie Sora pour son témoignage. Celui-ci hoche la tête et son regard croise le mien. Sa mine est pâle, je me doute qu'il vient à l'instant de se remémorer avec amertume cet événement. De colère, je ne peux m'empêcher de serrer fortement les poings. Pour avoir fait ça à mon frère, Marluxia mériterait de crever ici et maintenant !

Pourtant, je sens le regard autant autoritaire que triste de Sora posé sur moi. Il semble vouloir m'apaiser, pour que j'évite de m'énerver ouvertement et que je n'envenime la situation. Alors je tente désespérément de me calmer et c'est à ce moment, sans que je le souhaite spécialement, que j'aperçois le rouquin. Il est assis quelques mètres plus loin, sur le banc des témoins, le dos droit et les yeux rivés sur Sora. Ces derniers jours, Axel a beaucoup fait partie de mon quotidien. Pour une raison que je n'explique pas, il est resté près de moi dans les moments difficiles, et je lui en suis reconnaissant, même si une partie de moi n'aime pas l'admettre.

Mon regard a peut-être été légèrement plus insistant que je ne le pensais car le concerné se retourne et me sourit tendrement, comme pour m'encourager. Je tourne immédiatement la tête pour le fuir, lui et son trop plein de gentillesse. Le procès continue donc, et la balance de la justice bascule fébrilement entre mon côté et celui de Marluxia. Les deux avocats se battent comme des chiens enragés, prêts à tout pour gagner, et cette vision m'amuse quelque peu. Comme il me l'avait dit, mon avocat me fait passer pour un enfant impulsif qui voulait naïvement se faire vengeance lui-même. Ainsi, la pression psychologique malsaine qu'exerçait cette situation, en comptant le mépris et la provocation de Marluxia par rapport à moi, m'aura poussé à agir ainsi. Je passe donc pour la victime dans l'histoire. De plus, les témoignages de mes amis et de mon frère soutiennent l'idée que je n'étais pas dans mon état habituel.

Ainsi, le juge fini par trancher au bout d'une heure de débat animé.

« Roxas, nous vous déclarons instable psychologiquement, des consultations régulières et obligatoires chez le psy vous seront donc attribués et vous subirez 6 mois de travaux d'intérêts généraux. De plus, il vous sera interdit d'approcher Marluxia à moins de 100m. Aussi, n'espérez pas vous en sortir en si bon compte si nous vous revoyons dans cette cour. Quant à vous Marluxia, – Il se tourne vers lui. – vous écoperez d'une amende importante et serez dans l'obligation de payer les frais d'hospitalisation du jeune Sora. De plus, si de nouvelles plaintes sont entendues à votre sujet, selon les méfaits, vous pourriez avoir des heures de travaux d'intérêts généraux voire faire quelque semaines ou mois en prison pour mineur. Le procès est clos. »

Un tumulte soudain, des éclats de voix. Un immense brouhaha règne à présent dans la pièce et une agitation sans précédent agite tout le monde face à ce jugement. Mais les plaintes du maire et de son avocat n'y font rien, le juge part simplement tandis que ma mère, mon frère et mes amis me rejoignent. Je leur sourit, gêné. A vrai dire, je n'ai pas reparlé à Riku ni à Hayner depuis cette fameuse nuit, contrairement à Axel que j'ai vu assez fréquemment. Du coup, je ne sais pas trop comment réagir face à eux.

Sora me prend joyeusement par la main, heureux que cette histoire soit fini et il m'entraîne jusqu'à chez nous. Ma relation avec Hayner ne peut que se rétablir, il faut juste laisser le temps passer, que je m'excuse surtout. Au fond de moi, j'espère de tout cœur qu'entre nous, ça se rétablira. A notre arrivée à la maison, Demix et Naminé nous attendent, tout sourire. On s'installe à table, une discussion remplie de paroles soulagées envahissent la pièce, puis, comme pour mettre un point final au procès, ma mère lève son verre, les autres la rejoignant dans ce geste puis elle clame.

« A la fin de cette histoire ! »


Des semaines ont passé depuis la journée au tribunal. Depuis, Hayner m'ignore. Je sais l'avoir profondément déçu en trompant sa gentillesse et son amitié tout ça pour exercer ma vengeance, mais je pensais qu'il me pardonnerait rapidement… Je dois avoir pris de la naïveté de Sora… En parlant de lui, il va beaucoup mieux, et son entrain habituel est de retour, à ma plus grande joie. De plus, je suis obligé de retourner en cours à présent, donc je passe mon temps à ses côtés. Fini les journées de glande, je dois rattraper mon retard, et ce n'est pas franchement évident. C'est pourquoi le ô combien gentil prof M. Axel m'assiste dans cette tâche si ardue…

A présent, j'ai retrouvé ma complicité avec Naminé et Demyx, à défaut d'être proche d'Hayner. Sora a également lâché sa bande de lèche botte et consacre son temps à rester avec moi, Riku et mes amis. Il a aussi rompu avec Kairi, et ça n'est pas plus mal. Maintenant je le soupçonne de sortir avec Riku, mais à chaque fois que je lui en parle il préfère s'enfuir. En bref, ces dernières semaines ont été très mouvementées. Sans compter que je dois me farcir ces saletés d'heures de travaux d'intérêts généraux et des séances chez le psy…

Mais en ce moment même, je préfère ne pas y penser et me concentrer sur cet agréable après-midi en compagnie de Naminé qui évoque alors un point dont elle aime me parler…

« Alors, dis-moi, comment ça se passe avec Axel ? »

Je relève la tête et aperçois une lueur sournoise briller dans les yeux de Naminé, ce qui ne m'annonce rien de bon. Je hausse les épaules en évitant soigneusement son regard et lui répond d'un air le plus détaché possible.

« Rien, qu'est-ce que tu veux qu'il se passe ? C'est mon prof je te rappelle.

- Oui c'est ça, réplique-t-elle, tu peux pas me duper. Vous sortez ensemble, hein ? »

Je fronce les sourcils et tente de me sauver en contrant sa question.

« Je te retourne la question en d'autres mots : Hayner est bon au lit ? »

Roxas : 1 - Naminé : 0. Je gagne cette manche, la voilà rouge comme une pivoine. Elle bafouille quelques mots inaudibles tandis que je savoure malicieusement ma victoire. Pourtant, elle prend une grande inspiration et calme rapidement ses rougeurs. Nos regards se croisent et bientôt l'esprit de compétition s'inscrit dans l'espace ambiant.

« Contrairement à toi, je ne couche pas avec tout ce qui bouge, Roxy. Alors non, je suis désolée de te décevoir mais je n'ai pas encore couché avec Hayner.

- Alors j'avais raison, tu sors bien avec lui ?

- Bien sûr, je n'ai aucun problème à l'avouer. Je ne suis pas comme toi !

- Pourquoi tu insistes ? Je te dis que je ne sors pas avec ce bouffon d'Axel ! En plus, tu n'as aucune raison de penser ça !

- Hum, les témoignages de Riku et Hayner qui m'ont raconté ce fameux soir et ta façon d'être apaisé par Axel ?

- Trop facile ça, j'étais sous l'effet de la drogue !

- Le fait que ça soit lui qui était avec toi au commissariat et qui t'ai accompagné à l'hôpital ?

- Pur concours de circonstance. – Je souris narquoisement. – Rien de mieux ma petite ?

- Mince, que vais-je faire ? Je n'ai rien d'autre ! – Elle éclate d'un rire sournois. – Tu croyais que j'allais dire ça ? »

Malgré moi, je ne peux réprimer un frisson. Elle a le don de me faire sérieusement flipper par moment… Qu'est-ce qu'elle peut bien cacher…

« T'as rien, tu bluffes.

- Vraiment ? Reprend-elle, alors que dis-tu d'un certain rendez-vous dans un certain parc à une certaine heure comme, laisse-moi deviner… Environ 15-16h ? »

Roxas : 1 – Naminé : 1. Egalité. Merde... Comment a-t-elle pu nous voir ce jour-là ? Si j'aurais pu feindre l'incompréhension, c'est raté, car mon expression de pur choc me trahit totalement.

« Ne crois pas pouvoir berner ta meilleure amie, gamin ! Dit-elle avec un insupportable air supérieur. L'autre jour, je voulais te voir pour te remonter le moral, mais quelle ne fut ma surprise d'apprendre que tu n'étais pas chez toi ! Attristée, je pris le chemin du parc dans l'espoir de t'y trouver. Ainsi, j'aperçus une touffe blonde familière, et, tandis que je m'apprêtais à te rejoindre en courant au ralenti comme dans une série américaine, je fus arrêtée dans ma course par la vision d'une tête rousse à tes côtés ! J'ai reconnu cette silhouette en la personne d'Axel et fut très étonnée, mais outre cela, inutile de le préciser, vous étiez a-do-rables ! On aurait dit un vrai petit couple qui profitait du beau temps. Je n'ai pas osé vous déranger, alors je suis partie. »

Je me crispe en entendant ses dernières phrases. Puis, pour la faire taire et surtout faire cesser ses idées d'amour merveilleux, je prends un ton plus dur.

« Il me conseillait seulement sur quoi dire au tribunal, mens-je.

-Durant une chaude journée de printemps, dans un parc ? – Elle hausse un sourcil. – Axel avait l'air bien souriant pour quelqu'un qui parle d'un sujet aussi sérieux. »

Inutile de m'enfoncer d'avantage dans ce débat, je préfère couper court à cet épisode.

« Très bien, admettons qu'on s'est vu juste pour discuter de tout et de rien, ça ne fait pas de nous un couple !

- Et si je te dis que j'ai parlé à Axel et qu'on a longuement discuté ? Qu'il m'a raconté vos ébats, mais surtout sa déclaration, puis la tienne.

- Quoi ? Quelle déclaration ? Il a dit qu'il tenait à moi, pas qu'il… M'aimait. Et moi j'ai seulement dit que dans un sens, il était cool, mais ça veut rien dire ! Et si j'ai accepté son rencard c'est parce que j'étais fatigué et qu'il était là donc… Je sais pas, je me suis dit que ça me posait pas de problème d'être avec lui ! Et que… Recoucher avec lui c'était aussi une idée acceptable. Mais si ce connard va dire des trucs faux, je vais vraiment le buter ! Nan parce que ces derniers jours on a continué à se voir, mais franchement, c'est pas parce que je lui ai dit que je trouvais ça agréable de trainer avec lui qu'on sort ensemble !

- Et si je te dis que je n'ai pas parlé à Axel ? »

J'ouvre de grands yeux et dévisage Naminé qui arbore un sourire angéliquement innocent. Je finis par prononcer quelques mots, sous le choc.

« - Hein ? Mais… Comment tu…

- J'ai dit des trucs un peu au hasard parce que j'étais sure que tu allais te défendre hardiment dans l'espoir de contredire mes paroles, et tu l'as fait. »

Tidoudoudou, Game Over. Try again ? Euh… Je préférerais quitter le jeu là… Malheureusement le boss de fin devant moi, j'ai nommé « la grande renarde Naminé » ne disparait pas et ne me laisse aucune chance de me rattraper.

« Alors comme ça vous vous voyez souvent ? Et tout ce que tu lui as dit ne te ressemble tellement pas ! Je suis vraiment heureuse de te voir en couple Roxas. »

Son tendre sourire pourrait presque me faire oublier sa ruse perfide, mais ce n'est pas le cas.

« C'est très bas comme technique ça !

- Arrête de râler Rox, et percute un peu ! J'essaye de te faire réaliser ta situation. Cesse de te voiler la face, assume et sois heureux ! Axel est un garçon génial, il est gentil et compréhensif et plus que tout, il fait parti des gens qui te supportent ! Ne laisse pas cette occasion filer entre tes doigts. »

Je ne réponds rien, son regard autoritaire braqué sur moi me déstabilise et je préfère tourner les yeux dans une autre direction. Elle s'approche de moi et saisit délicatement mon visage.

« Roxas, je ne suis pas là pour te forcer ou te piéger, j'essaye juste de t'aider. J'aimerai réellement que votre relation évolue dans le bon sens. Je pense très sérieusement que ça te ferait le plus grand bien. Alors, tu me promets d'y réfléchir ? »

Je hoche la tête pour acquiescer. Au final, je veux surtout en terminer avec cette conversation, mais peut-être que Naminé a raison. C'est vrai que je me sens relativement bien avec lui, comparé au tout début bien sûr. Mais je ne suis jamais vraiment sorti avec quelqu'un, et surtout, je n'ai jamais éprouvé un quelconque sentiment qu'on pourrait appeler « l'amour ». Pourtant, dans le fond, quand mon cœur s'accélère en sa présence et que je voudrais rester toute la vie blotti dans ses bras, peut-on appeler ça… De l'amour ?

Les paroles de Naminé ont mis un doute en moi et c'est encore troublé que je la quitte. Elle m'embrasse tendrement les deux joues et me lance un clin d'œil. Je lève les yeux au ciel, merci, grâce à elle je suis encore plus paumé qu'avant… Je me dirige alors d'un pas mou jusque chez moi et pénètre dans l'appartement. Là, à discuter autour de la table, se trouvent Sora, Riku, et celui que j'avais le moins envie de voir en ce moment : Axel. Il se lève en me voyant et trottine vers moi comme un chien vers son maître. Bon, j'admets que la comparaison est un peu prétentieuse, mais c'est vraiment l'impression que ça me donne…

« Tu n'as pas oublié notre petite séance de révision pour ton contrôle de maths, n'est-ce pas ? »

Je blêmis. Si, en effet, j'avais zappé cette partie « horrible » de ma journée. Pour une fois que je ne devais pas aller voir le psy… Un long soupir s'échappe de mes lèvres et je relève légèrement les yeux, dans l'espoir de croiser le regard compréhensif du rouquin, mais ce n'est pas le cas: ses mains posées sur ses hanches et son sourire en coin semblent me hurler que je ne pourrais pas m'échapper. Ainsi, pour ne pas me laisser le temps de fuir, Axel me saisit le bras et me traîne dans ma chambre tandis que Sora pousse un petit cri d'encouragement.

Arrivé à destination, je m'assieds par terre, car oui, je travaille mieux sur le sol, et que par la même occasion mon bureau est trop encombré pour que je puisse poser un centimètre du cahier dessus. Axel se place à côté de moi et s'embarque tout de suite dans des explications plus qu'incompréhensibles alors que je cherche désespérément à m'évader par la pensée. Une heure passe et je sens mes nerfs m'abandonner peu à peu.

« Accroche-toi Roxas ! Me lance Axel énergiquement. Avec ton contrôle demain, tu dois te concentrer ! »

Je roule en boule sur le sol, allant de gauche à droite, réellement déprimé. De toute façon j'ai des notes pourries, j'y arriverais jamais ! Et puis ça fait déjà une heure qu'on est dessus ! Axel me regarde en soupirant, posant les cahiers plus loin et se massant les tempes. Un début de mal de tête ? J'imagine, vu ma façon de lui répéter que je ne comprends rien.

« Je te permets une petite pose, mais après on doit reprendre !

- Hors de question, je m'arrête là !

- Roxas ! Je suis ton prof, obéis-moi un peu de temps en temps ! »

Face à cette réplique, mon côté taquin ne peut s'empêcher de lui répondre avec une voix légèrement sensuelle.

« Han, alors je vais avoir droit à une punition pour ne pas vouloir travailler, monsieur le professeur ? »

Je fais les yeux doux affichant dans un second temps une malice perverse. Il me regarde avec un air choqué ce qui me fait lever les yeux au ciel. Si ennuyeux… Voilà ce que je n'aime pas chez lui, il ne rentre jamais assez dans mes jeux. Je pousse un imperceptible soupir et regarde ailleurs quand une main vient s'écraser relativement violemment contre mon torse et que je me retrouve plaqué au sol. Axel, munit d'un sourire en coin mais à la fois timide, se rapproche de mon oreille et viens me susurrer quelques mots.

« C'est vrai que tu es un mauvais garçon Roxas, je ne suis pas très content. »

Je le regarde avec des yeux ronds tandis qu'il pouffe.

« Je sais bien que tu aimes faire ça violemment, pas vrai ? Me demande-t-il sournoisement. Alors aujourd'hui je vais jouer avec toi, mais c'est moi qui instaure les règles. »

Après quelques secondes d'hésitation, il déboutonne maladroitement ma chemise et maintient d'une main mes deux bras au-dessus de ma tête. Enlevant sa ceinture, il l'attache fermement autour de mes poignets, m'arrachant un gémissement plaintif face à sa brutalité. Je le vois tressaillir mais pour le rassurer je viens lécher sensuellement son cou, remontant jusqu'à son menton. Il frissonne et m'embrasse fougueusement, ses doigts s'entremêlant dans mes cheveux, une main reposant sur ma joue qu'il caresse tendrement. Sa langue joue avec la mienne, ce baiser est brûlant et intense, il réveille peu à peu mon excitation. Jamais au grand jamais je n'aurai pu imaginer Axel agir ainsi. Aussi, mon côté masochiste semble apprécier ce traitement. Mais bientôt, ses petites attentions m'empêchent de réfléchir clairement.

Il passe sa langue sur mes tétons, les mordillant dans une douce torture. Suçotant l'un et pinçant l'autre. Il appuie plus ou moins fortement son ongle sur mes bouts de chairs, les aspirants encore et encore dans sa bouche. Ma respiration accélère, je gémis au contact. Axel me sourit et vient m'embrasser, léchant mes lèvres du bout de la langue.

« Tu as vus comme tes tétons pointent ? Tu m'as l'air bien excité Roxy. »

Je rougis faiblement en poussant un soupir lascif. C'est quoi cette façon de parler, sérieusement ? Il cherche à m'impressionner ou quoi ?

Sa main descend alors vers mon érection naissante, il défait avec une insupportable lenteur la ceinture, puis mon pantalon. Je fais des mouvements de bassin, lui priant de se dépêcher de saisir mon membre. Il ôte mon pantalon, le faisant glisser sur mes jambes et caresse l'intérieur de mes cuisses. Je grogne, il sait très bien ce que je veux mais aime me faire languir. Il caresse alors le bout de tissu qui emprisonne mon membre, je gémis de nouveau.

« A-axel, je… Je t'en prie… ! »

Il me fixe, un sourire taquin aux lèvres. Je déteste ce sourire-là.

« Oh, tu serais prêt à me supplier ? »

Si par « règles » il voulait dire ça, je me vois obligé de jouer à son jeu. Je hoche donc vivement la tête. Il me chuchote alors de le faire. Mettant mon orgueil de côté, je me décide à l'implorer. Je prends la voix la plus sensuelle que je peux pour le faire craquer.

« Axel, je t'en supplie, prend-moi ! »

Il sourit, visiblement satisfait et me met un doigt sur la bouche.

« Doucement, pas trop vite, on est pas pressé ! »

Sa langue redessine la forme de mon cou, s'attardant pour me marquer d'un suçon, parsemant ma trachée de nombreux baisers papillons. Il continue sa chute jusqu'à mon ventre, repassant furtivement sur mes tétons durcis pour le plaisir. D'une main habile il rejoint mon sexe qu'il caresse. Gémissant de plus en plus fort, je meurs de plaisir quand il commence quelques va-et-vient sur mon membre. Soudain, mon cœur s'arrête de battre : bruyamment, Sora vient de rentrer dans ma chambre, Riku à sa suite.

« Hey Roxas je voulais te dire que… »

Il reste interdit, moi aussi. Les mains attachées au-dessus de ma tête, le souffle court et les joues rouges, le torse nu et la peau recouverte de suçons, Axel ayant sa main dans mon caleçon, je ne sais clairement pas comment expliquer la situation. J'ouvre et referme la bouche plusieurs fois sans trouver les mots. Bientôt, Sora et moi atteignons la même couleur rouge pivoine. Axel lâche innocemment un « oups » inutile face à ma détresse et Riku affiche un sourire taquin, assurément très amusé de la situation.

Je ne peux même pas cacher mon visage entre mes mains vu ma position. Enfin, ça n'aurait sûrement pas changé grand-chose, mais question de principe : dans un moment gênant comme celui-là, on essaye toujours de disparaître. Oui bon, enfouir son visage dans ses mains ne fait pas disparaître quelqu'un… Réalisant que Sora ne bouge pas, que Riku me regarde avec le regard qui semble me dire « tu vois je t'avais dit que tu pourrais avoir un petit copain fixe » et Axel ne faisant rien pour aider, je pousse désespérément un cri.

« Ferme la porte, ferme la porte Sora ! »

Il balbutie des excuses mais sa main reste bloquée sur la poignée de porte. Il sourit bêtement.

« Je suis super content pour toi Roxas !

- Putaaaain ! C'est pas le moment merde ! »

Il hoche vigoureusement la tête, souriant toujours aussi idiotement. Riku me fait un signe et il rabat la porte, non sans échapper un commentaire.

« Amusez-vous bien, et ne faites pas trop de bruit.

- Va te faire foutre ! »

Je les entends pouffer et descendre. Pitié, faites qu'ils partent de la maison et qu'ils nous laissent seuls ! J'ai encore du mal à réaliser ce qui vient de se passer. Je gémis plaintivement. Aussi puissant qu'une douche froide, me faire surprendre par mon frère a totalement calmé mon excitation. Axel me regarde en riant, je le foudroie du regard.

« En quoi cette situation est-elle marrante ?

- Je te trouve très mignon quand tu es gêné. Et puis, tu gardes ce côté agressif si propre à toi, c'est très drôle ! »

Je ris jaune en roulant des yeux. Il vient alors m'embrasser langoureusement, enlève mon caleçon et reprend son mouvement au niveau de mon entrejambe pour raviver mon excitation. Finalement mon désir reprend de plus belle quand la langue humide d'Axel vient caresser ma verge. Je me mords la lèvre inférieure, tentant de retenir mes gémissements. Axel me prend entièrement en bouche, il effectue ses va-et-vient d'un rythme rapide qui me rapproche de la jouissance.

« A-axel… Je… Je vais vraiment jouir si tu t'arrêtes pas maintenant ! »

Il relève la tête et me regarde avec un sourire mutin aux lèvres.

« Tu n'en as pas envie ? Ah ! Je ne te permets pas de répondre, moi je le veux alors tu n'as pas ton mot à dire ! N'oublie pas : MES règles ! »

Je pousse une plainte exaspérée. Je ne sais pas ce qu'il a aujourd'hui ! Mais je n'ai pas le temps d'y réfléchir intensément, mon cerveau ne se focalise que sur Axel, sa bouche, et le plaisir qu'il me confère. Me mordre ne sert plus à rien, je ne peux retenir mes gémissements tant c'est agréable. Je jouis quelques temps plus tard dans sa bouche. Il remonte à mon visage dans l'intention de m'embrasser mais je tourne la tête. Je ne supporte pas son sourire taquin, sa langue léchant ses lèvres pour faire disparaître ma semence, je ne veux pas qu'il me considère comme un éjaculateur précoce, merde !

Il tourne la tête à son tour pour rentrer dans mon champ de vision mais de nouveau je me détourne, après trois reproductions du même schéma, il finit par m'attraper le visage. Ce qui ne m'empêche pas de regarder autre part.

« Hey Roxy, un problème ? »

Je reste silencieux un moment. Hors de question de lui dire ce qui me pose problème !

« C'est parce que je t'ai fait jouir ? – Il bégaie sans trop savoir quoi me dire. – Désolé, si t'en avais pas envie, bah, euh…

- Laisse tomber, idiot ! C'est juste que… On aurait dit que c'était trop simple…

- C'est parce que je suis trop fort ! »

Il rigole fortement, moi je lui siffle de se taire. Je ferme les yeux, sentant des rougeurs apparaître sur mon visage. Il s'arrête de rire, est-il vexé ? Il l'a bien mérité, il devrait savoir que je suis comme ça. N'est-ce pas lui qui me répète que je suis instable ?

« Je ne veux pas que tu me trouves nul pour ce genre de chose… »

Je sursaute quand je sens sa bouche contre mon front, ma joue, mon cou puis quand je rouvre les yeux, il joint nos lèvres.

« Ne sois pas idiot Roxas, tu crois vraiment que je pense ça de toi ? D'ailleurs, pour moi, tu es la meilleure chose qui me soit arrivé. »

Je rougis violemment. Il pense vraiment ce qu'il vient de dire ?

« Axel je… - Mes sourcils se froncent et je reprends un air sérieux. - Dit pas ces putains de conneries ! Les répliques genre « feu de l'amour » ça marche que sur les jeunes filles en manque ! »

Il lève les yeux au ciel. Oui je sais, l'instabilité, l'instabilité… Pas de ma faute si je change de comportement comme ça !

« Vraiment ? Tu as peut-être raison, depuis que je te connais je n'ai eu que des galères ! Notre première rencontre a été désastreuse ! Et tu es toujours si boudeur, et vulgaire avec ça ! Non franchement, j'ai vécu des moments plus faciles dans ma vie !

- Merci, ça fait toujours plaisir…

- MAIS ! Ça ne m'empêche pas de t'aimer Roxas. Car oui, moi je sais mettre des mots sur mes sentiments. »

Je me statufie après sa dernière réplique. Le choc est tellement grand que j'ai du mal à réaliser la situation. Il vient de… Se déclarer ? Devant mon air ébahi, il sourit chaleureusement et m'ébouriffe les cheveux. Je reviens à la réalité grâce à ce geste.

« Mec, touches pas à mes cheveux ! »

Il prend un faux air outré avant de recommencer.

« C'est sûr que c'est pas comme si t'étais déjà tout décoiffé. Et vu comment tu es attaché je ne risque pas grand-chose de toi ! »

Je pousse un soupir blasé. Puis, malgré moi je repense à ce qu'il m'a dit, et je ne peux m'empêcher de rougir comme une jeune fille. Je déteste quand je ne peux pas me maîtriser sur ce point-là…

« Vraiment, je crois que tu veux me faire mourir c'est ça ? Si tu continues de rougir de cette façon aussi adorable, je vais finir par te violer tu sais !

- Va te faire hmmmm ! »

Sa bouche plaquée contre la mienne m'interdit de terminer ma phrase. Il y introduit sa langue, rejoignant la mienne, la caressant, léchant mon palais et me laissant enfin respirer. Essoufflé je me perds dans le vert de ses yeux.

« Même dans un moment aussi magique, tu trouves le moyen de casser l'ambiance en m'insultant…

- Eh bah désolé d'être comme ça…

- Non non, ça fait partie de toi, et c'est vraiment ado-…

- Adorable je sais ! Tu n'as que ce mot à la bouche ? »

Il fait mine de réfléchir et faisant comme s'il avait trouvé, m'embrasse le cou puis me susurre.

« Je peux dire « je t'aime ». »

Je craque, j'ai tellement envie de l'enlacer, et pour une fois, de pleurer… Qui à part mon frère a pu me dire ces mots ? De plus, venant de Sora, ça n'est pas la même chose. Je sens mon cœur battre à un rythme affolant dans ma poitrine. Il me fait un petit clin d'œil et me demande s'il peut continuer. Je hoche doucement la tête et laisse son doigt pénétrer dans mon intimité. Au contact, je me crispe, il me caresse la joue doucement en me priant de me détendre. Facile à dire… Je prends une grande inspiration et ferme les yeux, un deuxième doigt rentre en moi, puis un troisième. Dans un mouvement de ciseau, il m'habitue à sa présence et tend au maximum son majeur pour venir toucher une boule de nerf qui me fait sursauter, puis gémir.

« A-ah, Axel…

- On dirait que j'ai tapé juste ! »

Je pousse des gémissements encore plus puissants quand il appuie un peu plus dessus, puis il retire ses doigts tandis que je grogne de frustration. Il poste son membre à mon entrée et rentre avec précaution. De nouveau, je me crispe. Haletant, je fais tout pour me détendre, le laissant me pénétrer un peu plus. Quand enfin il est entièrement en moi, il patiente quelques secondes avant que je n'esquisse un mouvement de bassin, l'avertissant qu'il peut bouger. Ses mouvements de va-et-vient commencent doucement, puis plus brutalement, de plus en plus profondément, jusqu'à ce qu'il touche ma prostate. Je pousse un fort gémissement, mon dos se cambrant face à cette montée de plaisir. Il continue avec ses coups de butoir, s'enfonçant à chaque fois un peu plus, frappant mon point sensible continuellement.

La sensation des va-et-vient en moi m'hypnotise, je ne sens plus le sol dur contre ma peau nue ni la ceinture qui retient fermement mes bras en arrière, plus rien ne compte sauf ce plaisir. Mes soupirs se font plus profonds, je gémis si fortement que je crie presque, tant pis pour ce qu'a dit Riku ! J'ai tellement envie de le toucher, de caresser son torse musclé, d'entremêler mes mains dans ses cheveux. Je veux lui procurer du plaisir.

« Détache moi A-axel… Je… Je veux te... te toucher. »

Il le fait sans hésitation, laissant mes bras meurtris s'enrouler autour de son cou. Je l'embrasse à pleine bouche, mêlant nos langues dans une danse lascive. Mes mains quant à elles se baladent sur son torse musclé et humide de sueur, son visage est aussi rouge que ses cheveux, ce qui me fait glousser intérieurement. Il me saisit les jambes pour les placer contre ses épaules, relevant légèrement mon corps et mon dos totalement plaqué au sol. Ayant maintenant un meilleur accès, il appuie plus violemment contre ma prostate. Je sens que je vais bientôt jouir, lui aussi d'ailleurs vu l'accélération de ses mouvements.

« Hn, Ro… Roxas ! »

Après un dernier coup, il vient en moi dans un cri étouffé tandis que je fais de même à peine quelques secondes plus tard, mon dos se cambrant suite à cette abondance de plaisir. Il roule sur le côté, tenant ma main dans la sienne. On regarde pendant un long moment le plafond sans raison particulière, juste exténués par cet effort. Ma respiration commence à se calmer petit à petit. Axel s'accoude au-dessus de moi et me regarde intensément. Il me caresse du bout des doigts la joue avant d'y déposer un léger baiser.

« Je t'aime Roxas, et toi ? »

Je me retiens de lui répondre « oui je m'aime », sérieusement, je crois qu'il est plutôt sincère, je ne vais pas casser l'ambiance avec une blague vaseuse. Alors je repense à sa question. Moi l'aimer ? Je ne suis jamais tombé amoureux, l'amour c'est un poison qui s'infiltre dans ton corps, s'entremêle à ton sang et il est impossible de le retirer sans un douloureux traitement. Si l'un de nous venait à ne plus vouloir qu'on soit ensemble, alors l'un ou l'autre serait forcément blessé. L'amour ne fait qu'attirer plus de malheurs et pour combien de bons moments ? Pourtant, mon cœur s'emballe quand il me dit qu'il m'aime. Pourtant, faire l'amour avec lui était cent fois mieux qu'avec n'importe qui. Pourtant, il a été si gentil avec moi et compréhensif. Pourtant, je crois que je l'aime.

« Je… Je ne sais pas. Sûrement… »

Il me sourit tendrement, ce qui me fait rougir un peu plus.

« Ça me suffit amplement, je me contenterai de ça pour l'instant. Enfin, tu es instable non ? Peut-être que tu vas me déclarer ta flamme dans trente secondes ? »

Je lui donne une tape sur la tête avant de le traiter d'idiot. Puis je fais la moue et détourne le visage. Il rigole et m'embrasse, me portant jusqu'à mon lit et relevant les couvertures sur nous.

« Sérieusement, on était à deux centimètres du lit, on aurait pu éviter de le faire par terre…

- Désolé Roxy, j'étais trop excité à te voir galérer avec tes maths ! »

Un ange passe suite à sa dernière phrase et tandis que je blêmis en réalisant la situation, il pousse un cri entre l'exaspération et le désespoir.

« - Putain, le contrôle !

- Oh nooon…

- Bon il faut se remettre au boulot, et tout de suite ! Allez, lève-toi !

- Laisse-moi dormir Axeeel ! »

Il essaye de me tirer de la couette, mais je m'accroche désespérément aux draps et au matelas. Après quelques minutes d'acharnement, il laisse tomber dans un soupir et s'écrase sur le lit. Je me blottis contre lui, ma tête enfouie dans son cou, je prends une grande inspiration pour m'imprégner de son odeur. Très vite, je retrouve les bras de Morphée.


Bon, rassurez-vous, j'ai fais une ellipse mais dans l'épilogue vous aurez normalement le droit à une confrontation Hayner/Roxas et selon la place, j'éclaircirai la relation Sora/Riku mais ça c'est pas sûr du tout. Encore désolée et j'espère ne pas avoir perdu mes chers lecteurs que j'aime tant à cause de mon retard...