Hello! voici le chapitre 9 avec l'apparition de Lexa! Et oui, enfin!

Réponses aux reviews:

Bellarke-Princesse: Merci :D Même si tout le mérite revient à Kiera Cass.

kawaya25: Oui, voila l'apparition des prétendants qui ne sont pas super bien acceuillis par Clarke. XD Tu as tout spoilé :'( Tu as déja lu la Sélection ou c'est moi qui l'ai marqué quelque part? :D

Clexa38469: Ouiii Anya est la tante de Clarke mais désolé on va vraiment pas la voir beaucoup / Et je ne savais pas pour Raven/Anya! Faut dire que je lis que du Bellarke et du Sterek (et du Greylu aussi, merci Fairy Tail :)) en ce moment donc... T'inquiètes pas trop pour Finn, il n'est pas trés présent (voir pas du tout) pour le moment. Nope je n'ai pas écrit (enfin recopié) les chapitres à l'avance. Comme je suis en vacance, j'ai le temps. Même si il faut que je révise mon code :'( Je t'envoie un mail tout à l'heure à propos de Murphy, Bellamy et Captain Hook ;)

Bref... Bonne lecture!

Lorsqu'ils ont commencé à arriver, je me suis réfugiée dans ma chambre. J'ai profité de la lumière du soleil pour dessiner sur mon balcon. Trop de rires bruyants et de salutations enthousiastes. Je me suis demandé si cette camaraderie allait durer longtemps. Après tout, c'était une compétition. J'ai mentalement ajouté à ma liste de choses à faire : « Trouver des moyens de les monter les uns contre les autres. »

— Je pense que tu devrais relever mes cheveux, Raven. Je veux avoir l'air mûr.

— Excellent choix, ma dame, a-t-elle répondu en me nettoyant les ongles. Et pour la robe ?

— Robe du soir. Noire de préférence.

Elle a gloussé.

— Vous espérez leur faire peur ?

Je n'ai pas pu retenir un sourire rusé.

— Juste un peu.

Nous avons éclaté de rire de concert. J'étais contente de l'avoir à mes côtés. J'allais avoir besoin de ses paroles apaisantes et de ses gestes mesurés dans les semaines à venir. Lorsque mes cheveux ont été secs, nous les avons tressés avant de fixer la natte autour de ma tête comme une couronne, ce qui mettait en valeur mon diadème. J'ai sorti la robe noire que j'avais portée pour le réveillon du jour de l'an l'année précédente. Elle était en dentelle, moulante jusqu'aux

genoux et évasée ensuite. Elle dévoilait une partie de mon dos et les petites manches papillons découvraient mes épaules. Elle était encore plus belle à la lumière du jour qu'à celle des bougies.

Ma pendule a sonné treize heures et je me suis dirigée vers l'escalier. Nous avions transformé une des bibliothèques du troisième étage en fumoir afin que les Sélectionnés puissent se réunir et se

détendre pendant leur séjour au palais. Elle était de la même taille que le boudoir et contenait de nombreux fauteuils et canapés, des livres et deux téléviseurs.

Je me suis dirigée vers cette partie du palais. Nous avions décidé que les prétendants me salueraient un par un avant d'être conduits au fumoir, où ils pourraient faire connaissance les uns

avec les autres. Une foule de gens se tenait dans le vestibule, au milieu desquels mes parents et le général Kane.

Je les ai rejoints en essayant de ne pas afficher ma nervosité. En me voyant, mon père a eu l'air stupéfait et ma mère a posé la main sur sa bouche.

— Clarke… tu fais si adulte.

Elle a soupiré en passant la main sur ma joue, mon épaule et mes cheveux. Elle n'a rien dérangé, juste vérifié.

— Certainement parce que j'en suis une.

Elle a acquiescé, les larmes aux yeux.

— Tu as l'air d'une reine. Je n'ai jamais cru que je pourrais passer pour une reine un jour, mais toi… tu es parfaite.

— Arrête, maman. Tout le monde t'adore. Papa et toi avez instauré la paix dans le pays. Moi en revanche, je n'ai encore rien fait.

Elle a posé un doigt sous mon menton.

— Ça va venir. Tu es trop déterminée pour ne pas accomplir de grandes choses.

Mon père s'est approché de nous avant que j'aie eu le temps de répondre.

— Prête ?

— Oui, ai-je répliqué en me redressant. (Je n'avais pas imaginé que ma mère me tiendrait ce genre de discours.) Je n'ai pas l'intention d'éliminer qui que ce soit maintenant. Ils méritent tous de rester au moins une journée.

Papa a souri.

— Sage décision.

J'ai inspiré.

— Bien. Commençons.

— Tu veux que nous restions ou que nous partions ? a demandé ma mère.

J'ai réfléchi.

— Vous pouvez partir. Pour le moment.

— Comme tu veux, a répondu mon père. Le général Kane et quelques gardes se tiennent non loin. Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu n'as qu'à demander. Nous voulons que tu passes une journée merveilleuse.

— Merci, papa.

— Non, a-t-il répliqué en me prenant dans ses bras. Merci à toi.

Il a reculé et offert le bras à maman. Ils se sont éloignés et j'ai deviné, à leur façon de marcher, qu'ils étaient heureux.

— Votre Altesse, a dit le général Kane. (J'ai pivoté. Il souriait.) Nerveuse ?

J'ai secoué légèrement la tête, et je suis presque parvenue à me convaincre.

— Faites entrer le premier.

Il a acquiescé et jeté un coup d'œil en direction d'un majordome au fond de la pièce. Un garçon est sorti de l'une des bibliothèques en rajustant ses boutons de manchettes. Il était mince et pas très

grand, mais il avait un visage avenant.

Il s'est immobilisé devant moi et s'est incliné.

— Jasper Jordan, Votre Altesse.

J'ai incliné la tête.

— C'est un plaisir.

Il a inspiré.

— Vous êtes splendide.

— On me l'a déjà dit. Vous pouvez disposer, ai-je rétorqué en faisant un geste en direction du fumoir.

Jasper a froncé les sourcils, puis il s'est incliné et s'est éloigné.

Le garçon suivant était déjà devant moi, tête penchée.

— Nathan Miller, Votre Majesté.

— Bienvenue.

— Merci infiniment de nous recevoir chez vous. J'espère me révéler plus digne de votre main de jour en jour.

J'ai penché la tête, curieuse.

— Vraiment ? Comment comptez-vous faire aujourd'hui ?

Il a souri.

— Aujourd'hui, je vous annonce que je suis issu d'une excellente famille. Mon père était un Deux.

— C'est tout ?

Il a poursuivi sans se décourager.

— Je pense que c'est assez impressionnant.

— Pas autant que d'avoir un père Un.

Son visage s'est décomposé.

— Vous pouvez disposer.

Il s'est incliné et s'est éloigné. Après quelques pas, il s'est retourné vers moi.

— Je suis navré de vous avoir offensée, Votre Altesse.

Il avait l'air tellement triste que j'ai failli lui répondre que ce n'était pas le cas. Mais ça ne rentrait pas dans le plan que j'avais élaboré pour la journée. Un cortège de garçons sans signes distinctifs particuliers a défilé devant moi. Alors que j'en avais déjà vu plus de la moitié, Bellamy s'est présenté. Pour une fois, il était correctement coiffé et ses yeux ne disparaissaient pas sous ses cheveux.

— Votre Altesse.

— Pour vous, ce sera Chieuse Royale, ai-je rétorqué.

Il a gloussé.

— Comment ils te traitent, Bellamy ? Ta mère m'a dit que les journalistes avaient divulgué ton appartenance au palais.

Il a secoué la tête, un peu interloqué.

— Je pensais que ce serait une invitation à prendre une raclée de la part d'une bande de connards baraqués jaloux, mais il s'avère que la plupart d'entre eux me considèrent comme un atout.

— Oh ?

— Ils croient que je sais tout de toi. Ils m'ont bombardé de questions toute la matinée.

— Qu'est-ce que tu leur as raconté ?

Il a eu un petit sourire suffisant, un peu canaille.

— Que tu es une créature délicieuse, évidemment.

— C'est ça, ai-je répliqué en levant les yeux au ciel. (Je n'en croyais pas un mot.) Tu peux…

— Écoute, je suis vraiment désolé. D'avoir dit que tu étais une enfant gâtée.

J'ai haussé les épaules.

— Tu étais contrarié.

Il a acquiescé, acceptant cette excuse.

— C'était quand même injuste. Ne va pas croire le contraire : tu es pourrie gâtée. Mais tu es obligée de te montrer dure. Un jour tu régneras, et même si je vis au palais, je n'ai jamais subi la même pression que toi. Je n'ai pas le droit de te juger.

J'ai soupiré. Si j'étais polie, je devrais le remercier. D'accord, je pouvais l'être.

— Merci.

— Pas de problème.

Il y a eu un long silence.

— Hum. Le fumoir est par là, ai-je dit avec un geste de la main.

— Oui. À plus tard, je suppose.

J'ai souri en remarquant qu'il tenait un carnet dans son dos. Bellamy était plus avenant que d'habitude grâce au relooking obligatoire, mais c'était toujours un ennuyeux rat de bibliothèque.

Le garçon qui s'est présenté après lui ne l'était en revanche pas du tout.

Ses cheveux d'ébènes étaient rejetés en arrière et il avait les mains dans les poches, comme s'il était déjà chez lui. Pendant un instant, j'ai été déstabilisée par son attitude. Était-il là pour moi ou était-ce l'inverse ?

— Votre Majesté, a-t-il dit sur un ton suave en s'inclinant.

— Altesse, ai-je rectifié.

— Non, non. Appelez-moi juste Atom.

Son sourire a creusé une de ses joues.

— C'était une très mauvaise blague, ai-je répondu en riant.

— Il fallait que je prenne ce risque. Il y a trente-quatre autres gars. Comment faire pour que vous vous souveniez de moi ?

Son regard était appuyé et, si je n'avais pas négocié avec un nombre incalculable de politiciens au cours de ma vie, j'aurais certainement été charmée.

— Je suis ravie de vous rencontrer.

— Moi aussi, Votre Altesse. J'espère vous revoir rapidement.

Il a été suivi par un jeune homme à l'accent si prononcé que j'ai dû me concentrer pour le comprendre. Un autre m'a demandé s'il serait payé rapidement. Un autre transpirait tellement que j'ai

été obligée de réclamer une serviette au majordome pour m'essuyer la main quand il est parti. Le suivant a lorgné mes seins de manière éhontée tout le temps qu'a duré notre conversation. Un défilé de catastrophes.

Le général Kane a surgi à mes côtés.

— Au cas où vous auriez perdu le compte, c'est le dernier.

J'ai rejeté la tête en arrière, soulagée.

— Dieu merci !

— Je ne pense pas que vos parents oseront vous demander un rapport, mais vous devriez les rejoindre quand vous aurez terminé.

Je lui ai lancé un regard agacé.

— Si vous insistez.

Il a gloussé.

— Soyez sympa avec eux. Votre père est submergé de problèmes en ce moment.

— C'est lui qui a des problèmes ? On voit que vous n'avez pas remarqué le garçon aux mains moites.

— Ce n'est pas sa faute. Vous êtes princesse. Vous pouvez le condamner à mort si vous en avez envie.

Le général Kane avait des yeux bruns pétillants de malice et c'était le genre d'homme que l'âge rendait encore plus séduisant. Mlle Maya m'avait montré une photo de leur mariage et il était moins beau qu'à présent. Parfois, s'il était fatigué ou si le temps était humide, il boitait légèrement, mais ça ne le ralentissait pas. J'avais toujours eu confiance en lui, peut-être en raison de l'amour que lui portait Mlle Maya. Si je n'avais pas craint qu'il ne prenne le parti de mes parents, je lui aurais

demandé des conseils sur la façon de pousser ces jeunes gens à rentrer chez eux. Quelque chose dans son regard me disait qu'il saurait exactement comment s'y prendre.

— Certains m'ont embarrassée, ai-je avoué.

Les mots doux, les regards lubriques. Même si je savais depuis toujours que j'étais spéciale, je ne voulais pas qu'on me regarde comme si j'étais un gros lot.

Une expression compatissante a traversé son visage.

— C'est une situation étrange, je sais. Mais vous n'êtes pas obligée de vous retrouver seule avec quelqu'un qui ne vous plaît pas, vous pouvez congédier quiconque sur un simple pressentiment et même le plus idiot d'entre eux ne serait pas assez stupide pour vous faire du mal, a-t-il promis. Si l'un d'entre eux osait, je vous jure qu'il ne pourrait plus jamais marcher.

Il m'a adressé un clin d'œil avant de s'éloigner en faisant signe au dernier candidat d'approcher. Perplexe, j'ai vu avancer non pas une personne, mais deux. Le garçon portait un costume bien repassé, mais la fille était en simple tee-shirt/jean. Elle se tenait en retrait et contemplait le sol. Le garçon souriait de toutes ses dents. J'avais l'impression que quelqu'un avait tenté en vain de discipliner ses cheveux.

— Salut, Altesse, a-t-il dit avec un accent que j'ai été incapable de reconnaître. Comment va ?

Embarrassée mais désarmée par son sourire chaleureux, j'ai répondu :

— Bien. La journée a été longue. Pour vous aussi, je suppose.

Derrière lui, la fille s'est penché et lui a murmuré quelque chose que je n'ai pas compris.

Le premier a opiné.

— Oh, oui, oui, mais… je content rencontrer vous.

Il utilisait ses mains en parlant, comme pour rendre ses propos plus clairs.

Je me suis penchée vers lui. Je n'avais pas saisi ce qu'il disait et j'espérais que notre proximité me permettrait de mieux déchiffrer son accent.

La fille derrière lui a pris la parole.

— Il dit qu'il est ravi de faire votre connaissance.

J'ai plissé les yeux, toujours perplexe.

— Je m'appelle Roan, a-t-il dit en s'inclinant et j'ai compris à son expression qu'il avait oublié de le faire plus tôt.

Je ne voulais pas paraître grossière, aussi me suis-je contentée de hocher la tête.

— Bonjour, Roan.

Il s'est illuminé en entendant son prénom. Son regard passait alternativement de la jeune femme à moi.

— Vous avez un accent, ai-je remarqué sur un ton que j'espérais amical. D'où venez-vous ?

— Mmm, Suéd… ? a-t-il commencé avant de se tourner vers son interprète.

La jeune femme a hoché la tête et poursuivi à sa place.

— Sir Roan est né en Suédège. Il a un fort accent finnois.

— Oh, ai-je répondu. Est-ce qu'il parle un peu anglais ?

Roan est intervenu.

— Anglais, non, non.

Il n'avait pas l'air vraiment gêné, plutôt amusé.

— Comment allons-nous faire connaissance ?

L'interprète s'est tourné vers Roan.

— Miten saat tuntemaan toisensa ?

Roan a désigné la jeune femme.

— Je traduirai, a répondu cette dernière.

— D'accord. Bon. Hum.

Je ne m'attendais pas à ça. Était-ce grossier de le renvoyer chez lui ? Discuter avec ces jeunes gens seul à seule serait déjà suffisamment pénible. Je n'étais pas prête à supporter un tiers.

À ce moment, je me suis rappelé le formulaire de Roan. Ça expliquait les fautes d'orthographe. Il parlait très mal anglais.

— Merci. Je suis ravie de vous avoir rencontré, Roan.

Il a souri en reconnaissant son prénom. J'étais presque certaine que les autres mots n'avaient guère d'importance. Je ne pouvais pas le renvoyer comme ça.

— Le fumoir est là.

Roan s'est incliné tandis que son interprète traduisait à voix basse. Ils se sont éloignés.

— Général Kane, ai-je appelé, en enfouissant le visage dans mes mains.

— Oui, Votre Altesse.

— Dites à mon père que je lui ferai un compte rendu dans une heure. Il faut que j'aille prendre l'air.

Les Reviews sont vos amies

Et oui, comme l'a deviné kawaya25, l'homme blond est... Roan!

Dites moi qui est votre favori parmi ceux qu'on a mentionnés.

Moi, c'est Atom que j'adore *-*

Même si mon préféré reste et restera Bellamy!