Bonsoir,
Suite à cet encouragement, bulle-de-bo, je vais poursuivre la mise en ligne des chapitres. Ce soir, ce sera une immersion plus ou moins liée à un personnage du passé dont celui-ci lui fait penser à une certaine, en dernière date, ancienne marieuse, toujours pateline [Doucereux, hypocrite, enjôleur]. Je crois que vous aurez deviné. Si ce n'est pas le cas, votre mémoire sera rafraîchie en lisant ce huitième songe plus court. Agréable curieux tour, je vous souhaite de faire.
P.S: La fanfiction comportera finalement douze chapitres. La neuvième tranche est un bonus, certainement une micro-longueur.
A bulle-de-bo: Tout d'abord, je te remercie pour ce nouveau commentaire dont le contenu qui m'a fait très plaisir. La comparaison a été justement analysée, le reconnaissant, sans prétention, évidemment. Il est vrai que quand l'intérêt des personnes se fait moindre, comme ici, concernant les commentaires, malheureusement, on a plus envie de fournir d'effort et on supprime. Honnêtement, si tu ne commentais pas, vu qu'il n'y a pas d'autres gens, j'aurais annulé l'histoire sur le site. Je pense qu'une petite minorité, à travers doivent lire, mais ne se manifestant pas, chacun de toute façon est libre, cela pousse à opter pour ce genre de choix. De toute manière, il y aurait toujours eu le blog où suivre la suite, comme je l'ai annoncé précédemment. Donc, sadique, à moitié. Hahaha! Comme ton désir est de voir ce que la chute prévoit, je ne ferai pas preuve de cruauté. Ah!
Merci encore à toi.
Bon vendredi à tous.
La Tentatrice
Le huitième transfert se matérialise d'une manière toujours onirique bien évidemment, muté alors dans un cadre inédit. Une spacieuse salle tamisée fait irruption devant mes yeux de rêveur bien grands ouverts où un choix coloré des jets de lumière entre en piste par alternance, celui-ci malgré tout restreint en variété. Mauve, rose et argenté me désignent par leur rayon porteur sur quelques mètres pendant qu'une musique non assourdissante aménage la totalité de la superficie, ne connaissant là, non plus, ce morceau. Encore jamais composée dans la réalité ! De l'électro pop si je devais la définir qui m'incite néanmoins, étrangement, ne faisant partie de mes habitudes réelles, à bouger mon corps comme dans ce songe, en compagnie des mon entourage, où nous remuions notre popotin sur le play-back de cette chanteuse. Je m'active davantage en mouvement, assez drôle à se voir ainsi, non dans mon élément car j'avoue que je me sens peu à ma place. Totalement empoté, nigaud, godiche, le tout, à nouveau, pour un prix fictif. Soudainement, un tapotement léger prend contact sur mon épaule, me forçant à me retourner. Je ne sais pourquoi mais je râle en moi-même. Oh ! Non ! Pas ce rêve-ci ! Pourquoi commandant ? Ne pouvez-vous pas faire demi-tour ? Je suis parfaitement disposé, prêt à un changement de cap. Vous avez le droit d'avorter le songe. 1, 2, 3, 4, 5, 6,7, 8 ,9 ,10… Non ? Pitié ! Je vous implore. 1, 2, 3, 4, 5, 6… Merci beaucoup ! Je n'aurais malheureusement pas le pouvoir, la prochaine, de vous le revaloir.
Entreprenante, je suis accaparé sans détenir la possibilité de m'enfuir. Prisonnier, je danse avec cette femme de taille un tantinet supérieure à la mienne, je dirais, deux, trois centimètres supplémentaires grâce aux escarpins, ne distinguant que lorsque mon regard se baisse, les talons aiguilles. Mieux vaut ne pas avoir comme partenaire de danse une maladroite. Pied amoché vous conduit directement aux soins intensifs, priant pour ne pas marcher ensuite tel un pauvre boiteux, victime d'un malencontreux faux pas, au sens bien propre, qui laisse des traces de séquelles inesthétiques et bien handicapantes.
Heureusement, je ne subis aucune maltraitance physique. Cette femme d'une petite quarantaine, cheveux noirs à longueur mi- épaule, brillants, de le remarquer curieusement, traits du visage à la fois eurasien et hispanique. C'est étrange. Elle me rappelle quelqu'un que…. Je connais, comprenant mieux mon envie de m'en dépêtrer. Comportement enjôleur, calculateur, manipulateur, un parfum qui flotte, portant une senteur vénale. Sensation très précise que j'éprouve. Mante religieuse, conspiratrice, utilisant ses charmes pour parvenir à ses fins en se servant des hommes plus particulièrement, sournoise, vicieuse, fatale pour ceux qui s'y aventurent. La musique comme par hasard s'est modifiée, remplaçant l'ancien provocateur de sauts, d'excités survoltés par un slow langoureux, mélodie jouée également inconnue du monde terrestre. Alors nous dansons, nous dansons au rythme lent d'un escargot, tournant sur lui-même, n'ayant d'autre choix que de faire acte d'adaptation, de me montrer disposé élégamment. Ma cavalière porte une eau de parfum, baptisée La réincarnation numéro 5 d'Erica Flynn. Si je m'attendais à ce que son aura s'immisce dans mon sommeil de rêveur !
La fameuse veuve très joyeuse dont je confesse cette attirance ressentie envers, dû certainement à la part sombre qui était tapie en moi, n'ayant seulement succombé avec une sage mesure par ce baiser donné sur mes lèvres, dans sa chambre d'hôtel. J'ai su me retirer à temps, du tout dupe. Cette tireuse de fils de pantins masculins sait comment tenter d'ajouter du gaz dans l'eau loin des Etats-Unis, quelque part à Beyrouth où sa liberté fut encerclée par des barreaux d'une très prochaine prison qui s'impatienter de sa venue suite à notre mission, envoyés là-bas par Abbott. Quelle aubaine !Oh ! Teresa ! Toujours là quand la situation devient critique.Les bulles qui montent peuvent éclabousser. Ça pétille ! Le slow s'arrête rapidement toutefois, la femme se détache petitement, ses yeux noisettes me fixent, la tentatrice veut me charmer. Ma bouche s'étire avec aisance, l'attitude pondérée, mes yeux l'affrontent, faisant preuve sincèrement de franchise. Je me déclare à cœur probe, le dialogue du passé s'en mêle.
-Ça ne m'intéresse pas. Je n'aime que Teresa. Alors jeter votre dévolu sur quelqu'un à qui vous pourrez plaire.
La prédatrice *captieuse esquisse un sourire sournois, visiblement net à mon œil, la sensation que j'en ai eu, a pile-poil deviné, surtout lorsque son visage s'approche afin de tenter de déposer un baiser sur ma bouche non disponible. Heureusement que ma main vient à mon secours pour riposter. Celle-ci bâillonne la sienne, mes lèvres maintiennent leur sourire décontract, attitude affermie cependant, mon refus insistant affirmativement, catégoriquement. Cette scène remémore malgré tout, encore, mon cher esprit de dormeur, une, vécue il y a déjà quelques temps, au Liban. Toutes deux auraient vraiment pu être sœur. Les Flynn dénuées de *manichéisme, envoûteuses perfides, peu scrupuleuses, à l'affût de leurs proies masculines pas très futées, pattes antérieures en replie comme pour prier, explication très chrétienne que j'avais retenue, prêtes à l'attaque. Elles bondissent en tant que *tigre de l'herbe Tiens ! Une autre. Comme on les surnomme également, dû aux mœurs voraces, les victimes crétines sucées jusqu'à l'os. Je n'ai jamais été tellement du genre à me laisser emprisonner dans la toile d'une araignée fourbe. L'opération séduction a échoué. Démoniaque bébête êtes-vous !
-Non.
Ma main se retire de sa bouche d'un rouge orangé chatoyant, teinte attirante oui mais absolument pas tenté. Mon corps accentue la distance entre nous, mes lèvres toujours en étirement, gentiment, poliment, en douceur, ne pouvant solliciter la méchanceté toutefois. Ce n'est pas du ressort de ce rêve et non de ma nature d'homme envers les femmes mêmes les plus garces. Je quitte la piste, la salle sans me retourner, fier, soulagé, empli de contentement. Subitement, la voix de la séductrice s'exprime, espérant que je refasse demi-tour, afin de semer une pensée intrigante dans mon cerveau, accouché d'une curiosité qui me redirigerait en sa direction pour approfondir le lien de cette rencontre. Toujours pas intéressé.
-Emaelle est mon prénom !
Cela me rappelle bien Beyrouth. Des nouvelles à nouveau de la veuve joyeuse, future tentative d'évasion réussie dont on nous préviendrait ? Comme ça ne ferait que la deuxième fois, je ne crois pas. Et placée sous haute surveillance dans un quartier plus que sécurisé, je n'éprouverais pas l'envie de parier. Son pouvoir de charmeuse ensorceleuse a été neutralisé.
Merci capitaine de m'en être sorti aussi brillamment, librement avec tact. Quel cran de ma part !
Si je devais me retrouver une nouvelle fois confronté à ce type de personnage, ça serait un bon moyen pour appliquer ce comportement d'action, plus fermement.
Le songe qui suit me semble précieusement marquant, très significatif comparé aux précédents. Plus que la bienvenue à bord ? Peut-être. Nous allons bien voir. Mais ce rêve somptueux, émerveillant n'intervient qu'ensuite.
Je n'aime que toi…..
1*Visant à faire la distinction entre le positif et le négatif de toute sorte.
2*Qui tente de tromper.
3* Tigre de l'herbe, informé de cette appellation sur Wikipédia.
